Ses oiseaux perdus Ses oiseaux perdus
Ses oiseaux perdus
Ses oiseaux perdus

Ses oiseaux perdus (postface de Maxime Hortense Pascal)

Traduction FRANCOIS HEUSBOURG  - Langue d'origine : ANGLAIS (ETATS-UNIS)

À propos

Après Nous ne jouons pas sur les tombes, ouvrage paru en 2015 qui présentait un choix de poèmes de l'année 1863 - la plus prolifique de l'auteur - nous poursuivons la publication des oeuvres d'Emily Dickinson avec Ses oiseaux perdus, qui se concentre sur les 5 dernières années de sa vie (1882-1886). Ce sont les années du deuil et de l'esseulement progressif. Sa mère disparaît en 1882, son neveu favori, Gilbert, est emporté par la typhoïde l'année suivante et son ami intime, le juge Otis. P. Lord, avec lequel elle entretient une correspondance passionnée, meurt en 1884. La poésie de Dickinson semble se resserrer avec le temps, au fur et à mesure de ces disparitions, des charges domestiques de plus en plus pesantes, et de la maladie qui l'affaiblit et finit par l'emporter. Elle sent le vide autour d'elle, elle se sent entourée d'êtres de poussière et comprend qu'être seule, c'est être oubliée. Ses poèmes sont plus brefs, et plus rares (un peu plus d'une centaine sur 5 ans, seulement 2 la dernière année), quand elle pouvait en écrire entre 200 et 300 par an au milieu des années 1860. Cette dernière partie de l'oeuvre d'Emily Dickinson est marquée par une foi désabusée et une croyance intacte dans le pouvoir de l'amour humain, elle porte l'empreinte poignante d'une femme qui devient le dernier habitant d'une existence qui se referme. Son écriture, plus émaciée, est celle d'une âme qui s'accroche éperdument à la coquille de noix d'une vie qui chavire. Les poèmes vont jusqu'à perdre leur vêtement de poème, ils se dépouillent en adresses intenses et désespérées, en envois à des destinataires impossibles, dans une ultime sublimation, au-delà du poème.

Rayons : Littérature générale > Poésie

  • EAN

    9782877041843

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    96 Pages

  • Longueur

    21 cm

  • Largeur

    15 cm

  • Épaisseur

    1.3 cm

  • Poids

    240 g

  • Distributeur

    Belles Lettres

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Broché  

Emily Dickinson

Emily Dickinson est née en 1830 à Amherst (Massachussets) d'une famille de notables. Son père, avocat réputé, est représentant à la Chambre des députés du Massachusetts.Emily a un frère aîné Austin et aura une cadette, Lavinia. Elle reçoit une éducation soignée. À la Amherst Academy, elle rencontre ses plus chères amies. La mort de son amie Sophia Holland en 1844 la bouleverse. En 1847, un jeune stagiaire, Ben Newton, arrive au cabinet de son père, qui exerce une influence déterminante sur sa vocation d'écrivain : il est, écrira-t-elle, « l'ami qui m'enseigna l'immortalité».
En 1852, son père est élu membre du Congrès. Emily se rend à Washington puis à Philadelphie où elle rencontre le Révérend Wadsworth. Son frère Austin se marie en 1856 avec sa meilleure amie, Sue, qui restera sa confidente privilégiée, malgré un puritanisme qui l'agace. Emily se détache de plus en plus des pratiques religieuses. En
1860, Wadsworth part s'installer en Californie. L'éloignement devient un thème dominant de ses poèmes. Totalement recluse, elle ne se vêt plus que de blanc.
Emily écrit en 1862 au critique T. W. Higginson pour avoir son avis sur ses poèmes.
Ses réserves la décident à n'en publier aucun. Les années 1874 et 1875 marquent le début d'une série de maladies et de deuils. Son père meurt en 1974, sa mère est frappée de paralysie en 1875, Gilbert, fils d'Austin et Sue, meurt de fièvre typhoïde.
Emily se prend d'une ardente passion pour le juge Otis P. Lord, ami de son père tombé veuf en 1877. La mort de ce dernier en 1884 est à l'origine d'une dépression nerveuse qui altère le fragile équilibre de sa santé. Elle meurt en 1886 à 56 ans.

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