• Au coeur de la vallée de Jezréel, dans le nord d'Israël, Meir Shalev cultive son jardin bien-aimé. De sa plume, il donne vie à cette parcelle de terre, évoque les couleurs, les parfums et les sons qui la peuplent, au rythme des saisons qui défilent. Il décrit les paysages, mais converse aussi avec les vrais propriétaires du lieu : oiseaux, hérissons et autres amis. Dans cette collection d'impressions sur son jardin sauvage, l'amour de ce jardinier passionné pour son terrain dont il connaît tous les recoins transparaît à chaque ligne.
    Tout en distillant avec humour anecdotes et conseils, Meir Shalev invite à une méditation sur ce que la nature peut nous apprendre de nous-mêmes.

  • En 1930, le jeune Ze'ev Tavori quitte sa Galilée natale pour s'installer dans un nouveau village au sud du mont Carmel, avec «tout ce dont un homme a besoin» : un fusil, une vache, un arbre et une femme. Mais dès la première année, son mariage tourne mal. Depuis, personne n'a jamais osé parler de ce qui a pu se passer en cet hiver 1930, mais la colère et la vengeance de Ze'ev ont marqué les Tavori sur plusieurs générations. Seule sa petite-fille Ruta, enseignante à l'esprit rebelle, connaît l'ampleur du drame qui a frappé sa famille. Lorsqu'elle est à son tour touchée par une tragédie, Ruta choisit de ne plus se taire.

    Meir Shalev évoque les grands thèmes de l'Ancien Testament - amour et trahison, résilience et expiation -, depuis la Palestine mandataire jusqu'à l'Israël d'aujourd'hui, où le pardon devient possible.

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  • Banni de la famille après son installation en Californie, l'oncle Yeshayahou concocte un plan diabolique pour secouer son frère et sa belle-soeur Tonia, la grand-mère du narrateur, installés au mochav de Nahalal, une coopérative agricole de Galilée. Après la révolution d'Octobre, et alors qu'une importante partie de la communauté juive quitte la Russie pour émigrer en Palestine, se développe une défiance toujours plus grande vis-à-vis de l'Amérique au sein des communautés socialistes de la région. Autant dire que l'oncle - qui se fait maintenant appeler Sam - est considéré comme le traître de la dynastie, un vulgaire capitaliste essayant de se racheter par l'envoi d'enveloppes pleines de dollars.
    Il connaît l'obsession de la grand-mère Tonia pour la propreté et décide de lui envoyer le tout dernier modèle d'aspirateur. Personnage à part entière, l'aspirateur nommé sweeper devient le moteur des histoires familiales, des tensions intergénérationnelles, et des anecdotes les plus folles. C'est que l'objet magique possède en réalité un secret. Grand-mère Tonia découvre avec stupeur que la saleté n'a pas disparu de son appartement mais s'est confortablement installée dans le ventre du cheval de Troie. Immédiatement enfermé dans la salle de bains et recouvert d'un linceul blanc, il restera cloîtré quarante années avant de revoir la lumière et finalement se volatiliser.
    Plusieurs versions de sa disparition existent, mais peu importe les variantes, Meir Shalev met ici en scène sa vision de l'écrivain, un conteur qui s'applique à raconter l'incroyable sur le terreau de la réalité. Il nous plonge avec une légèreté jouissive dans son invraisemblable histoire familiale et dégage ainsi avec une grande finesse les ambiguïtés de la société israélienne naissante.

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  • Un jeune colombophile surnommé « le bébé » et une demoiselle de Tel-Aviv s'envoient des lettres d'amour par pigeon voyageur. Leurs sentiments, qui s'expriment à travers leurs messages, sont de plus en plus forts. Pris dans la tourmente de la guerre d'Indépendance de 1948, le bébé meurt sur le champ de bataille. Cinquante ans plus tard, au décès de sa mère, Yair Mendelson, guide touristique et doux rêveur, se met à la recherche d'une maison. Il renoue avec Tirza, son ami d'enfance. Deux hommes qui ne se sont jamais connus, mis dont les destins sont intimement mêlés. Deux histoires d'amour qui ont en commun la passion, l'espoir et la quête irrésistible d'un foyer.

  • Si la Bible est le livre le plus lu et commenté au monde, elle pourrait bien encore nous réserver quelques surprises ! Car Meir Shalev puise dans ce formidable répertoire d'histoires et les éclaire d'un regard neuf, impertinent et drôle. Il nous présente ses héros comme des êtres de chair et de sang, secouant les mythes et dévoilant des facettes insoupçonnées de leur personnalité ; Comment Moïse combattit-il l'opposition ? Qui était vraiment la reine de Saba ? Et qui aurait pu croire que David eût recours à des méthodes dignes de la mafia pour devenir roi ? Au fil des intrigues tant politiques qu'amoureuses, la Bible nous apparaît peu à peu comme le creuset des passions humaines, et ces personnages vieux de plusieurs millénaires nous semblent soudain étonnamment proches.

  • Michael Yoffé, né à peu près en même temps que l'Etat d'Israël, se fait le narrateur de sa propre vie et, plus encore, le commentateur de l'histoire de ses parents, grands-parents, oncles et tantes, tous vivant dans une grande propriété agricole fondée par le clan.
    Car, chez les Yoffé, on n'oublie rien, sauf " quand il y a épanchement de sperme, de sang ou de lait ". En plus de cette caractéristique partagée par toute la famille, Michael est doté d'une anomalie anatomique très particulière, à l'origine de sa sensibilité extrême : sa fontanelle ne s'est jamais refermée. Le récit haut en couleur de ce narrateur pas comme les autres, éternellement amoureux de la femme qui lui a sauvé la vie lorsqu'il avait cinq ans, néanmoins marié à l'énergique Alona et père de jumeaux, nous plonge dans une saga familiale dont les rebondissements parfois extravagants épousent les méandres de la jeune histoire israélienne.
    Grande fresque hyperréaliste et baroque à la fois, Fontanelle emporte le lecteur dans une verve comique irrésistible pour lui offrir un bonheur de lecture rare.

  • À cinquante-deux ans, Raphaël est le seul homme de sa famille à avoir vécu aussi longtemps. Il vit et travaille dans le Néguev, où il s'occupe de la maintenance des canalisations d'eau. Conscient que sa mort peut être imminente, il se réfugie dans le désert, avec sa touffeur, sa lumière, ses odeurs
    et sa solitude. Raphaël adresse à sa soeur le récit de cette épopée familiale chaleureuse et drôle, teintée de nostalgie, de tendresse et de dérision. Il se remémore les quatre hommes de la famille - un grandpère, un père et deux oncles -, dont les portraits sont accrochés au mur du couloir, disparus dans
    des circonstances tragi-comiques, et surtout les cinq femmes - sa mère, sa grand-mère, ses deux tantes et sa jeune soeur -, à l'ombre desquelles il a vécu. Indissociables les unes des autres, devenues pour Raphaël la Grande Femme, elles l'ont «élevé, caressé, nourri». N'est-ce pas la meilleure façon de grandir oe

  • " Le poulailler a brûlé, et l'albinos est venu, et Tonia Rabinovitch s'est noyée, et ta mère Judith est arrivée, Rebecca est partie, les canaris se sont envolés, Zeidé est né, l'ouvrier est arrivé, Judith est morte, et Jacob est resté. Quoi de plus simple ? Ça se passe toujours comme ça à la fin de tout amour. Le début est toujours différent, et la suite toujours une complication, mais la fin est toujours tellement simple et tellement la même chose. A la fin, il y a toujours celui qui vient et celui qui s'en va, et celui qui meurt et celui qui reste. " Zeidé ne sait lequel des trois hommes qui ont courtisé sa mère défunte, Judith, est son véritable père : Moshé, le fermier veuf et taciturné, Globerman, le marchand de bestiaux cynique et généreux, ou le romantique éleveur de canaris, Jacob Scheinfeld, qui le convie cérémonieusement à des repas initiatiques ? Les aventures picaresques se succèdent dans ce petit village de la vallée de Jezréel, riches d'anecdotes et de personnages truculents. La nature omniprésente, tour à tour maternelle et sauvage, bouscule le calcul des hommes : l'adage selon lequel " l'homme échafaude des plans et Dieu en rit " donne progressivement tout son sens à cette mosaïque de vies guidées par les jeux du hasard et du destin.
    La verve jubilatoire de l'écrivain où se mêlent la cocasserie, la sensualité et la tendresse est portée par la magie d'une écriture éblouissante.
    Meir Shalev, fils du poète Itshaq Shalev, est né en 1948 à Nahalal, en Galilée. Quelque temps réalisateur et présentateur d'émissions de télévision et de radio, il tient actuellement une chronique pour Yediot Aharonot, un des plus grands quotidiens israéliens. Marié et père de deux enfants, il vit à Jérusalem. Pour l'amour de Judith est son troisième roman publié en France, après Que la terre se souvienne (Prix WIZO) et Le Baiser d'Esaü, qui furent tous numéro un sur la liste des best-sellers en Israël ainsi qu'aux Pays-Bas et en Allemagne. Les romans de Meir Shalev sont traduits dans une dizaine de pays.
    " S'il est une oeuvre contemporaine dont Shalev est proche, c'est celle, fantastico-réaliste, de Gabriel García Márquez [à] Shalev est un auteur romantique malgré l'ironie avec laquelle il traite ses héros rêveurs et visionnaires. Ces derniers sont des dons Quichottes de l'amour qui échouent dans leurs tentatives de concrétiser leurs rêves. " Yediot Aharonot Traduit de l'hébreu par Ariette Pierrot.

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