• Que se passe-t-il avec Alexia ? Un jour elle chipote dans son assiette ; le lendemain, elle engouffre un gâteau au chocolat pour six. Elle ne mange plus rien à table mais elle dévore en douce des spaghettis crus. Une seule chose ne bouge pas : Alexia, 15 ans, hait Chloé, sa petite soeur de 12 ans. Chloé a renoncé à la faire changer d'avis à son sujet, elle préfère se faire la plus discrète possible. Qui sait, ça finira peut-être par s'arranger ? Depuis quelques jours, Alexia lui confie des secrets, à elle seule, et Chloé se surprend à penser qu'il suffirait de peu pour que sa soeur aînée l'accepte enfin... Si c'est le cas, Alexia prend un fieffé détour. Sa haine reste intacte, on dirait même qu'elle augmente. Mais qui déteste-t-elle le plus au monde : sa petite soeur ou elle-même ?

  • Les gazes, c'est une bande de trois copains, Germain, Matilda et Mehdi, habituée à se retrouver le soir après le collège sur le toit de leur immeuble, à Ménilmontant. Un de leurs points communs, c'est que les parents des trois passent un moment difficile... et que leurs enfants sont parfois obligés d'être plus responsables qu'eux !

  • Comment écrire un traité de l'amour parfait, quand sa propre histoire d'amour foire ? Gilda, 40 ans et plus, sujette aux emballements les plus délirants et aux échecs retentissants, n'est peut-être pas la mieux indiquée, pour donner des conseils pertinents... même si elle a tendance à jouer double jeu, même avec ses lecteurs. Un roman loufoque, vif et pertinent, sur les relations hommes/femmes.

  • Rose vit dans l'imaginaire, avec son frère inventé, Jac. À l'école, elle se sent à l'écart : elle est tombée amoureuse d'un garçon à qui elle n'ose pas parler et dont elle n'ose même pas écrire le nom. Plutôt que de s'avouer timide, elle dit avoir un sphinx en elle... En de courts chapitres, elle nous raconte ses rapports aux autres, sa réalité et ses rêves. Car elle espère bien, quand elle sera adulte, savoir vraiment vivre sa vraie vie, avoir confiance en elle et partager son amour.
    Heureusement que dans la vraie vie de Rose l'écolière, il se passe aussi des choses formidables, comme cette boum chez une copine de classe, durant laquelle elle va vraiment parler au garçon qui n'a pas de nom.
    Un roman très subtil sur une gamine différente. Géraldine Barbe a le sens de la formule pour recréer la langue de cette fillette. Un petit trésor d'écriture.

  • Quand Louis a choisi l'espagnol au collège, il pensait que ce serait facile, qu'il n'y aurait qu'à ajouter des o et des a à la fin des mots. Mais, en fait, l'espagnol, c'est plein de faux amis ! Et personne, dans sa famille, ne peut l'aider pour ses devoirs : sa mère est prof d'anglais, son père est prof de maths et sa grande soeur Lola fait allemand. Bref, en y réfléchissant, Louis trouve qu'il a une famille hyper normale, trop normale.
    Ses parents ne se rendent pas compte que ce n'est pas bon pour l'éveil de leurs enfants ! Son copain, Roméo, lui, a trop de chance, sa mère est brésilienne, son père est écrivain, et ils sont séparés, donc fini les disputes au quotidien et vivent les voyages et les langues étrangères ! Certes, ses parents ne se disputent pas, et Louis pense même qu'ils s'aiment, mais s'ils se séparaient, leur vie à tous serait complètement changée et beaucoup plus palpitante ! C'est sûr, ce n'est pas une idée facile à accepter, dans une famille normale mais Louis a un plan ! Il prend l'initiative de convier deux invités surprise à l'anniversaire des 40 ans de sa maman qui pourraient les faire changer d'avis.
    Pilar, la maman de Roméo, en plus d'être brésilienne, est très séduisante. Et Benjamin Biolay, le chanteur, est un ami d'enfance de sa maman. Voilà de quoi mettre du piment dans une banale fête d'anniversaire. Un premier roman drôle et tendre sur la famille où se pose la question du bonheur. Avec beaucoup de subtilité et d'humour, Géraldine Barbe met en scène un garçon aux prémisses de l'adolescence et en recherche d'exaltation.

  • Au feu, Gilda !

    Géraldine Barbe

    • Rouergue
    • 3 Février 2016

    Gilda, 40 ans, fraîchement divorcée, vit seule avec son fils une semaine sur deux. Ancienne actrice désormais au chômage, elle décide de se lancer dans la littérature, parce que, paraît-il, il y a des opportunités, on manque vraiment d'écrivains de talent !
    Et puisque la réalité sociale est vraiment trop désespérante, autant se nourrir d'imaginaire et de fantasmes. D'autant que les fantasmes, elle connaît : d'ailleurs, elle vient d'avoir un coup de foudre, devant l'école, pour un père lui aussi fraîchement divorcé. qui a l'air de résister sérieusement à ses charmes.
    Qu'importe ! Aidée d'une éditrice en retraite, elle se lance dans l'écriture de l'idylle parfaite. Entre visites à Pôle Emploi, soirées entre amies, parties de jambe en l'air avec Emmanuel, son doudou sexuel, la fantasque Gilda nous emporte dans son délire, avec un humour ravageur.
    L'amour, le chômage, les bobos de l'Est Parisien, l'autofiction :
    Toute passe au tamis de son regard loufoque et déjanté !

  • Aimer Roger

    Géraldine Barbe

    Il ne faut pas aimer Roger.
    Il faut fuir Roger, il faut regarder Roger de loin, il faut passer son chemin quand Roger s'approche. Sinon, vous êtes foutues, mesdemoiselles, comme Jane va vous le prouver. Elle sait de quoi elle parle : elle a bien cru qu'elle l'aimerait toujours.

  • Quelques exemples:

    Phia:
    Avant d'être la performeuse dont on a pu voir récemment Vortex au théâtre Sylvia-Monfort, Phia Ménard était un homme. Après s'être longtemps interrogée sur sa normalité, elle part au Brésil et apprend à parler d'elle au féminin. Elle revient ensuite en France pour devenir celle que l'on connaît aujourd'hui.
    La vraie question est : pourquoi les gens ne changent pas ? Ce devrait être banal, changer, devenir qui l'on est. Ce qui est vraiment étrange, ce sont eux, tous ces gens dans la rue qui ne changent pas.

    Goldie:
    Bien qu'elle ait toujours su qu'elle aimait les femmes, Goldie Goldbloom, écrivain australienne (Gin et les Italiens, 10/18), a choisi de mener une existence juive dans la plus stricte orthodoxie. Mariée par convenance, elle aura huit enfants. Vingt ans plus tard, elle divorce, rencontre une femme. Mais elle reste dans le monde orthodoxe.
    Nous sommes qui nous sommes à cause de tout ce que l'on a traversé. Ça peut momentanément être agaçant, décevant et même triste. Mais ça ne peut pas être effacé.

    Lise:
    Après une carrière brillante dans une grande chaîne de télévision et un mariage qui semblait sans nuages, Lise change radicalement de route et devient professeur de yoga.
    Je n'arrivais pas à avoir un deuxième enfant. J'ai fait ma troisième fausse couche à plus de six mois et demi de grossesse. Ça te donne un électrochoc. J'ai failli mourir, mais j'étais vivante et je me suis dit : Il y a un problème là. Quel est le sens de ma vie ? Est-ce que je vais continuer comme ça ? Dans cette routine ?

    Irina:
    En 1995, se pensant en danger, Irina quitte la Géorgie en catastrophe. D'abord médecin, elle a créé un journal, et rencontré le succès. Arrivée en France, elle n'a plus rien. Aujourd'hui, elle est infirmière à Paris.
    A chaque nouvelle situation, tu rencontres des gens qui te découvrent dans la situation présente. Le passé n'existe pas, comme s'il était enterré. Mais on ne va jamais échapper à notre histoire.

  • « Sur internet je cherche de mes nouvelles, mon programme pour demain et si quelqu'un
    pense encore à moi. Je tape mon nom sur Google, je veux voir si je suis traumatisée, si
    quelqu'un me cherche, si j'ai une actualité frémissante ou si je rate un peu ma vie.
    Je sais que je ne suis pas la seule. Nous sommes plusieurs derrière nos ordinateurs avec nos
    petites lunettes à vérifier qui fait quoi de sa vie, qui se plante, qui passe à l'as, qui a réussi.
    Quelques-uns font des jeux ou classent leurs photos, la plupart vérifient qu'ils ne sont pas les
    seuls à perdre leur temps dans un bureau pourri, dans une vie sans kakatoès. »
    Un incendie ayant détruit tous ses manuscrits, Géraldine, jeune comédienne qui se rêve
    é c r i vain, ne se décourage pas, et recommence, raconte son quotidien, fait d'attente, d'angoisse
    de rater sa vie et d'espoir qu'en ratant mieux encore son livre, l' a rt l'arrache à la banalité
    des jours.
    Premier volume de la collection M@nuscrits, qui regroupera des textes issus d'internet et
    repérés par les bloggeurs sur le site leoscheer.com, Rater mieux impose avec humour et
    tendresse la voix singulière d'une génération née parmi les écrans et que la littérature continue
    de fasciner.

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