• Aux États-Unis, Georgia O'Keeffe (1887-1986) a acquis un statut quasi-légendaire et demeure la plus célébrée et reconnue des peintres américaines. Cet automne, le Centre Pompidou présentera la première exposition rétrospective française de l'oeuvre de O'Keeffe, réalisée en collaboration avec le Musée Thyssen de Madrid, la Fondation Beyeler de Bâle et le Musée Georgia O'Keeffe de Santa Fe.

  • Nighthawks, New York Movie, Gas, House by the Railroad, les images d'Edward Hopper incarnent nos mythologies américaines. À l'instar des scènes les plus mémorables du cinéma d'Hollywood, nous avons fini par croire à leur vérité, sans jamais cependant oublier qu'elles sont taillées dans l'étoffe des rêves. L'art d'Edward Hopper s'enracine dans le naturalisme des peintres de l'Ash Can School; il se développe pendant les années 1920 et 1930, dans un contexte soucieux d'identité nationale, qui referme sur lui le piège étroit du réalisme. Didier Ottinger analyse cette oeuvre qui présente de singulières affinités avec le surréalisme le plus fondamental, se rapproche des précurseurs d'un art conceptuel, expose des scènes apparemment banales et réalistes mais qui retrouvent l'intimisme de Vermeer, la spiritualité de Rembrandt, la théâtralité de Watteau ou de Degas.

  • René Magritte est un artiste à part au sein du Surréalisme. Il n'a de cesse de remettre en question la supposée supériorité du mot sur l'image. Son oeuvre est parcourue d'allusions aux mythes fondateurs de l'Occident (Platon, Pline l'Ancien, l'Ancien Testament, Cicéron...), dans lesquels il ancre sa réflexion. L'artiste s'attache à hisser la peinture au rang de la poésie, de la musique et de la philosophie, au risque de s'attirer les foudres d'André Breton.

    Une approche originale et dialectique : l'ouvrage s'articule autour de 5 mythes fondateurs, chacun associé à un tableau classique. Des essais de philosophes contemporains et d'historiens d'art analysent l'influence de ces mythes sur le processus de création de Magritte et dans sa réflexion incessante sur le statut de l'art. Un corpus de lettres complète l'ouvrage, illustrant la correspondance entre Magritte et les grands philosophes de son temps.

    Publié à l'occasion de l'exposition consacrée à l'oeuvre de René Magritte par le Centre Pompidou, ce catalogue rassemble les plus grands chefs-d'oeuvre de l'artiste. En proposant un dialogue inédit entre les tableaux du peintre et cinq mythes fondateurs de la pensée occidentale, l'exposition "La trahison des images" illustre l'ambition de Magritte de faire de la peinture la forme la plus aboutie de l'expression de l'esprit.

  • L'exposition du Grand-Palais revient sur la confrontation féconde que les artistes ont menée, depuis les années 1960, avec l'oeuvre de Picasso. Cette relation est présentée dans son développement historique, dans sa diversité : de la peinture à la vidéo, de la photographie à la bande dessinée. A la fois chronologique et thématique, le propos retrace les différents moments de la réception critique et artistique de l'oeuvre de Picasso, les étapes de la formation du mythe associé à son nom.
    Aux grandes phases stylistiques, à certains tableaux emblématiques tels que Les Demoiselles d'Avignon et Guernica, répondent les oeuvres contemporaines de Bacon, Hockney, Jasper Johns, Lichtenstein, Kippenberger, Warhol ou encore Jeff Koons.

  • Le surrealisme

    Didier Ottinger

    Découvrez les univers des plus grands artistes du XXe et du XXIe siècle à partir d'une sélection d'oeuvres emblématiques principalement tirées de la prestigieuse collection du Musée national d'art moderne, au Centre Pompidou, à Paris.
    Richement illustrés, les titres de cette série sont écrits par des spécialistes du sujet. Grâce à des textes clairs et vivants, ces ouvrages satisferont aussi bien les amateurs que ceux qui veulent faire leurs premiers pas dans le monde de l'art moderne et contemporain.

  • Deux ans après la fondation du surréalisme, Aragon, avec son Paysan de Paris, veut inventer un réel, ré-enchanté par les vertus de fraîcheur et d'immédiateté sensible qu'il prête au mythe.
    Il faut toutefois attendre 1942 et l'exposition qu'André Breton organise à New York pour que soit officiellement fixé comme but au surréalisme l'expression d'une mythologie moderne. Ce projet est réaffirmé à l'occasion de l'exposition Le surréalisme en 1947, qui marque le retour de Breton à Paris. Ariane guide De Chirico dans un labyrinthe qui se confond avec nos définitions de l'inconscient, Fantômas devient le déchiffreur des arcanes de la psyché moderne, Pasiphaé incarne un éros surréaliste sur lequel plane l'ombre du sadisme et de la bestialité, la " Femme-lune " des mythologies indiennes apparaît comme l'emblème de l'indépendance à laquelle aspire l'art d'avant-garde américain.
    La loupe mythologique posée sur l'histoire du surréalisme donne à ses formes des significations nouvelles, en redéfinit les figures tutélaires, De Chirico, Masson, Duchamp y retrouvent une place de premier plan. Rendu à la temporalité du mythe, le surréalisme s'échappe de la théorie saccadée des avant-gardes du XXe siècle. Ses chimères, ses cadavres exquis rejoignent ceux qui prolifèrent dans l'art maniériste des grotesques et dans l'art fantastique médiéval ou symboliste.

  • Anglais Francis bacon

    Didier Ottinger

    Version anglaise du catalogue qui accompagne l'exposition Francis Bacon au Centre Pompidou à Paris (11/09/2019-20/01/2019).

  • Un urinoir, un porte-bouteilles, un bouchon d'évier, un peigne pour chien, une pelle à neige...
    La liste des oeuvres de Marcel Duchamp ressemble à l'inventaire des objets du rayon bricolage d'un grand magasin. D'autres oeuvres, moins visibles, plus complexes peut-être (des notes griffonnées sur une facture de gaz ou sur les pages d'un cahier d'écolier) projettent sur les premières des lumières aux couleurs changeantes. L'ensemble forme le fonds Marcel Duchamp du Centre Pompidou (celui du Musée national d'art moderne, celui de sa Documentation).

  • Comment concilier l'appel au rêve et le souci du réel, la psychanalyse et le matérialisme dialectique ? La question se pose au Surréalisme à la fin des années vingt, alors le mouvement, fondé par André Breton, se met « au service de la Révolution ». Un engagement, qui suppose la remise en cause du rôle social de l'artiste, de la fétichisation marchande de ses oeuvres, auquel répond l'invention de l'objet surréaliste.
    La Boule suspendue d'Alberto Giacometti constitue le prototype des « objets à fonctionnement symbolique » surréalistes. Face au soupçon de déviance « idéaliste » par les instances du Parti communiste, André Breton est conduit à reconsidérer ces premiers objets dont le « contenu manifeste », les liens avec l'inconscient et les puissances du désir, s'avèrent par trop subjectif et « artiste ». L'« Exposition surréaliste d'objets », organisée en 1936 à la galerie Ratton, qui marque le point d'orgue de la réflexion surréaliste appliquée à l'objet, rassemble des « objets mathématiques », des masques Inuits, des minéraux, un tamanoir empaillé, et quelques objets surréalistes.
    La période de la guerre voit un transfert des questions liées à l'objet dans un art de l'assemblage.
    Avec un groupe d'oeuvres joyeusement polychromes, Joan Miró crée, à la fin des années soixante, des figures improbables qui résultent de l'assemblage d'objets les plus hétéroclites.
    Ce dictionnaire-catalogue qui accompagne l'exposition « La sculpture au défi », présentée au Centre Pompidou du 30 octobre 2013 au 3 mars 2014, retrace les étapes d'un questionnement qui provoque l'avènement de l'objet, fait proliférer la figure du mannequin, provoque le développement de la mise en scène des expositions.

  • Published by Louvre Abu Dhabi in collaboration with France Museums and Centre Pompidou, this exhibition catalogue examines how certain 20th century artists strove to establish a new visual language by merging text and image. Largely in response to a rapidly changing society, these artists looked towards eastern traditions and broke away from figurative conventions. Following the development of abstraction and how artists were inspired by early forms of writing, particularly calligraphy, the book is a rare opportunity to explore the work of modern masters such as Henri Matisse, Paul Klee, Joan Miró, Lee Ufan, Dia Azzawi, Lee Krasner and Jackson Pollock, alongside contemporary pieces and monumental calligraffiti by Mona Hatoum, eL Seed and Ghada Amer.

  • Dans son étude consacrée à Goya, André Malraux date l'origine de la modernité du moment où l'art renonce à une beauté traditionnellement identifiée au bien et à la vérité. L'art, qui explore les zones les plus obscures de la conscience, s'attachant aux images de l'excès et de la transgression, renoue avec son antique vertu cathartique. En rassemblant des oeuvres du Musée national d'art moderne, en enrôlant écrivains et essayistes sous la bannière de la paresse ou de la luxure, Les péchés capitaux versent une pièce résolument contemporaine au dossier, déjà bien nourri, des relations malicieusement nouées entre l'art et l'immoralité.

  • Dans son étude consacrée à Goya, André Malraux date l'origine de la modernité du moment où l'art renonce à une beauté traditionnellement identifiée au bien et à la vérité. L'art, qui explore les zones les plus obscures de la conscience, s'attachant aux images de l'excès et de la transgression, renoue avec son antique vertu cathartique. En rassemblant des oeuvres du Musée national d'art moderne, en enrôlant écrivains et essayistes sous la bannière de la paresse ou de la luxure, Les péchés capitaux versent une pièce résolument contemporaine au dossier, déjà bien nourri, des relations malicieusement nouées entre l'art et l'immoralité.

  • Après la seconde Guerre mondiale, le nom de Picasso devient définitivement synonyme du génie artistique moderne. Personnalité solaire dotée d'une puissance créative exceptionnelle, Picasso fascine les artistes contemporains soucieux d'incarner, au sein de leur génération, le même esprit de liberté et d'avant-garde.

    Le travail de Picasso, ses techniques et sa vision ont été repris par les plus grands noms de l'art contemporain. David Hockney, Roy Lichtenstein, Andy Warhol et Jeff Koons font partie de ces nombreux artistes qui revendiquent l'influence de Picasso et qui sont représentés dans l'exposition. L'album de Picasso.mania poursuit cette mise en lumière en confrontant directement Picasso à chacun des artistes qu'il a inspirés.

  • Publié par Louvre Abu Dhabi en collaboration avec France Muséums et le Centre Pompidou, ce catalogue d'exposition examine comment certains artistes du xxe siècle ont cherché à établir un nouveau langage visuel en associant le texte et l'image. En réponse aux évolutions rapides de la société, ils se sont tournés vers les traditions orientales et ont rompu avec les conventions figuratives. S'intéressant au mouvement artistique de l'abstraction et la manière dont les artistes se sont inspirés des premières formes d'écriture, notamment la calligraphie, ce catalogue est une rare occasion d'explorer l'oeuvre de maîtres modernes tels que Henri Matisse, Paul Klee, Joan Miró, Lee Ufan, Dia Azzawi, Lee Krasner ou Jackson Pollock, aux côtés de pièces contemporaines et de calligraffiti monumentaux de Mona Hatoum, eL Seed et Ghada Amer.

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