• Un peintre décrit à la manière d'un poète sa démarche, son expérience, ses sensations, en prise directe avec le visible. Cette 5e édition augmentée de 80 pages prolonge sa réflexion jusqu'à aujourd'hui.

  • L'arbre, être vivant présente un choix de dessins, en noir et blanc et couleur, parmi lesquels les plus recents, de l'été 2016. Ces dessins retracent la présence de l'arbre qui est le thème dominant de son oeuvre. Alexandre Hollan essaie d'établir un dialogue de nature avec «son» arbre et à partir de ce regard contemplatif l'artiste essaie de transcrire, par le dessin, les multiples transformations qui changent, en permanece, la configuration de l'arbre. L'artiste arrive ainsi à la perception des changements plus subtils, comme si son dessin arrive à capter la respiration de cet être vivant qui est l'arbre. Ces infimes vibrations de l'arbre traversent le noir et blanc et la couleur, le plein et le vide, le proche et le lointain, le trait léger ou la ligne affirmative. A. Hollan est aussi l'auteur de remarquables notes critiques-poétiques sur son travail, publiées dans les reccueils, Je suis ce que je vois. Yves Bonnefoy, qui a été un ami proche de l'artiste, est l'auteur d'une abondante réflexion critique et poétique sur son oeuvre.
    Alexandre Hollan est né à Budapest en 1933. Il arrive à Paris en 1956 où il fait des études à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris et à l'Ecole des Arts Décoratifs de Paris. Il vit et travaille à Paris et dans le Languedoc.
    Son travail est régulièrement présenté à la galerie Marie Helène de la Forest Divonne, à Paris et à Bruxelles, et aussi dans les musées : retrospective récente à Budapest et à Montpellier, aussi au château de Chambord, entre autres et actuellement au musée de Lodève.
    En collaboration avec l'artiste Pagine d'Arte a publié deux autres livres : Un arbre sans fin (2009) et Alexandre Hollan (2010, réimpression en 2012). Les deux ouvrages sont épuisés.

  • Au Pont du Diable est le résultat d'un moment de pause.
    Pause d'un artiste, venu au bord de l'eau aux heures les plus chaudes de la journée, pour voir les gens s'y prélasser.
    Alexandre Hollan ne reste pourtant pas inactif.
    Fusain à la main, il réalise des croquis de ces êtres rassemblés là. Un seul trait, modulé en quelques courbes, suggère les corps, les visages, sans fond ni perspective.
    Les modèles ne posent pas, ils se laissent saisir par l'oeil de l'artiste comme ils sont, sans chercher à paraître. Et de la même façon, pas de pose artistique dans les croquis.
    Il s'agit simplement de saisir la vie telle qu'elle se donne à voir.

  • Dans ces "notes sur le dessin et la peinture", rééditées en un livre unique, un peintre décrit en poète sa démarche, son expérience, ses sensations, en prise directe avec le visible.
    Mise en vente le 28 mai 2015.
    Né à Budapest en 1933, Alexandre Hollan vit à Paris depuis 1956. Dès cette époque, il prend l'habitude de s'isoler une partie de l'année dans le Sud de la France, en contact intime avec la nature, les arbres. Depuis 1984, il passe une partie de l'été au milieu des vignes et des chênes verts, dans son mazet de l'Hérault. Le reste de l'année, il poursuit dans son atelier parisien ses recherches sur la couleur et il peint dans son atelier d'Ivry de grandes peintures d'arbres. Ces dernières années, son travail a fait l'objet d'importantes expositions en musée (Bologne, Budapest, Montpellier, Chambord, Grenoble...) et en galerie. Nombreux sont les poètes avec lesquels il a collaboré pour des livres d'artiste. Yves Bonnefoy lui a consacré plusieurs textes, entre autres : La journée d'Alexandre Hollan (Le temps qu'il fait, 1995) et L'arbre au-delà des images (éd. William Blake & Co, 2003).
    Pour en savoir plus, consultez le blog Po&Psy rubriques "auteur" (prochainement) et "artiste"

  • Après les deux premiers volumes de Je suis ce que je vois (1997 et 2006), voici le tome 3 des «Notes sur la peinture et le dessin». Le projet n'a pas changé, même s'il se précise et parfois s'infléchit.
    La plupart de ces notes brèves, écrites au jour le jour, avec une ténacité, une obstination remarquables, enregistrent les accords, désaccords, les découvertes, les pressentiments qui rythment ou accompagnent l'entreprise de la peinture, en relation intense avec le visible, plus précisément avec des arbres singuliers. (...) Le peintre ? Justement : ce n'est pas un philosophe, ni même un penseur qui lance ici des réflexions abstraites, c'est un artisan qui cherche à «rendre le trait plus conscient, plus intelligent» (27.8.08), et dont la main guide la réflexion. Il n'élabore pas des concepts ni ne profère des énigmes, il cherche à clarifier les termes d'une expérience globale, corporelle, sensible, mentale et expressive.

    (Extraits de la préface de Jean-Yves Pouilloux)

  • La donation exceptionnelle d'Alexandre Hollan au musée Fabre en 2017 vient compléter deux premiers dons datant de 2012 et 2015 et permet d'embrasser son parcours artistique, de ses débuts dans les années cinquante à aujourd'hui. Toute sa vie durant, le peintre n'a cessé de chercher à exprimer le lien profond entre la nature et l'homme, en cherchant sans relâche la juste distance entre elle et lui : " Entre le visible et l'invisible, le connu et le secret, l'image apparait." C'est dans la garrigue languedocienne, à Gignac près de Montpellier, que l'artiste hongrois s'installe, ou début des années quatre-vingt, et fixe le cadre de son atelier en plein air.
    Depuis, chaque année à la belle saison, ou milieu de ses arbres, il va sur le motif, s'inscrivant ainsi dons une longue filiation esthétique qui, depuis Poussin, peint une poésie éternelle habitant les hommes et les arbres. Cet ouvrage invite à découvrir pour la première fois l'intégralité des oeuvres dont Alexandre Hollan a fait don ou musée Fabre, donnant a voir, à travers les motifs de ses vies immobiles, une forme de spiritualité dans l'art.

  • Dans ces notes qui s'étalent de 1997 à 2005, Alexandre Hollan poursuit une réflexion, souvent poétique, qui accompagne son travail de peintre. Il interroge et commente les différents éléments qui font naître sa peinture, voire la peinture. Ces notes constituent un cheminement, mettent en valeur une relation au monde : " comment percevoir les relations entre les éléments qui se trouvent dans notre champ de vision. Voir unifie. " Une pureté presque mystique se dégage sans emphase aussi bien du texte que des reproductions.

  • « Des amis sont dans la peine. Et je les sens si proches. C'est, je crois, ce ciel tendre et léger, tout de pastels bleus et roses et blancs qui pose leur présence ici, tout près, dans l'espace où je suis, assise, un livre ouvert sur les genoux, et oublié. C'est la lumière aiguë et fraîche qui griffe la neige des sommets, c'est la douceur de l'air, peut-être tout ce que l'on voudrait offrir et partager qui doit assurer ce transport de présences aimées. Il penche son grand corps vers celle qui somnole, il tient ses mains et dans ses lointains elle sent les forces qu'il transfuse, elle reconnaît les mains familières et sans doute lui dit-il en silence ce ciel tendre et frais, la lumière aiguë, la douceur de l'air, la jeunesse de la neige. » B. Engel-Roux.

  • J'écris des dates le temps les traverse ne laisse qu'un peu de poudre humide parfois les feuilles remuent le ciel n'est pas le ciel le jour est un reste de regard.

  • Des oliviers près de Grenade, des arganiers dans les environs de Tioute, des chênes verts entre Tarifa et Algésiras dans le petit matin, ou le noyer de Cougou dans la cour de ferme de l'enfance : les arbres, on dirait, viennent à la rencontre de James Sacré, sans paroles, sans mots, mais peut-être pas sans intentions. L'attention qui leur est accordée ici ne leur invente pas un quelconque langage, elle vise seulement, peut-être, à nous rappeler une certaine familiarité avec leur temps long, leur générosité pour les hommes, l'esprit qui conduit au multiple et au mystère de leurs racines & de leurs ramifications.
    « Les arbres dans leurs formes diverses Sont-ils pas l'expression de sentiments (À cause du temps qu'il fait Du sol qui les tient dans ses matières mystérieuses, à cause Des jours qui passent en histoire construite ou défaite) ? » Alexandre Hollan a voué une grande part de son oeuvre aux arbres, retrouvant dans le mouvement de l'encre ou du fusain une violence de la poussée, une fragilité aussi, leur adressant ce qu'Yves Bonnefoy a pu nommer « un acte d'oraison ». À partir de plusieurs séries de trois encres, chacune élaborant le mouvement d'un houppier ou la lente maturation d'une branche, des fragments de ces encres ont été prélevés, desquels est né un jeu avec le poème dans la page.

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