• « La scène se joue non loin du lac Baïkal, où je vis, où j'aime, où j'ai la chance d'être aimé, à Irkoutsk, capitale de la Sibérie orientale. Des hommes cagoulés surgissent, c'est le matin. Ma fille crie. Elle a cinq ans. Je suis arrêté sous ses yeux, frappé ensuite avec science, interrogé, mais surtout frappé de ce mot ignominieux qu'il m'est pénible d'écrire : pédophilie. Sous les cagoules et dans l'ombre, des hommes veulent ma peau. Ils ont enclenché une mécanique de destruction, grossière et implacable, elle porte un nom, je le connais, le mot a été inventé par le KGB : Kompromat.
    Dans les geôles de Sibérie, je tente de comprendre. Dans l'hôpital psychiatrique où je suis plus tard enfermé, je tente de comprendre. On me promet quinze années de camp à régime sévère. L'histoire de mes évasions peut commencer.
    Nommer les personnages et les lieux importe peu. Je n'ai rien inventé. C'est un film, et ce n'en est pas un. C'est un roman, et ce n'en est pas un. Ce qui importe, c'est le moment de beauté où la littérature rend la vie plus intéressante que la littérature, ce qu'il faut, c'est l'attraper comme on attrape un poignard. La meute lancée à mes trousses craignait que tout finisse dans un livre. Le voilà. »

  • Été 1902, Jack London s'immerge pendant sept semaines dans les bas-fonds de Londres. De cette immersion en ressort un témoignage qu'il publie en 1903. Il montre avec une implacable lucidité une société qui, au nom du profit, parque des milliers de gens dans des conditions insalubres, les exploite sans se soucier de leur santé. Rien n'échappe à l'oeil du reporter  : les logements malsains, la pollution destructrice, les conditions de travail déplorables, les salaires dérisoires.
    Texte abrégé

  • Un jour, il a choisi de tout quitter pour voyager : un témoignage initiatique, original et inédit !
    Il s'appelle Jérémy, il a une petite trentaine d'années. En 2011, il décide de rendre les clés de son appartement pour voyager à plein temps. De la Norvège au Népal, du Cambodge à l'Écosse,  de la Slovénie jusqu'aux déserts du Moyen-Orient, il en prend  plein les yeux et change radicalement de mode de vie, d'habitudes, de métier. Après sept ans à bourlinguer, il pose son baluchon en Croatie pendant plus d'un an avant de décider de revenir vivre en France, auprès de ses proches, dans un village de Normandie.
    Qu'est-ce que changer vraiment de vie ? De quelles façons initier un tel bouleversement ? Comment s'y prendre pour subvenir à ses besoins, trouver un logement, mais aussi, et surtout, pour être réellement heureux ?
    Un récit sensible et émouvant en forme de retour d'expérience sur un changement de vie radical, pour tous ceux qui y ont un jour pensé, y pensent encore, ou en  rêvent !
    Parce que les seules frontières sont celles que l'on se donne...

  • Julien, 37 ans, est bloqué dans une vie qui ne lui convient plus et qu'il tente d'oublier en multipliant les soirées et les amitiés éphémères. Parce qu'il aspire à se libérer de cette spirale, il décide contre toute attente d'aller marcher sur le chemin de Compostelle.
    De Figeac à Santiago, d'étape en étape, de kilomètre en kilomètre, il recueille le bénéfice de l'effort qu'il s'impose. Le rythme de la marche, les paysages, mais aussi la fatigue et les douleurs physiques l'aident à rompre avec sa vie d'avant tout en réveillant un passé avec lequel il n'est pas réconcilié. Heureusement, si le chemin est une traversée solitaire, il est également émaillé de rencontres éclairantes, émouvantes, irritantes parfois, qui font comprendre à Julien les impasses de son existence et lui montrent la voie pour cheminer autrement.
    Avec une sincérité sans faille doublée d'un féroce amour de la vie, Julien Charles nous livre le récit de sa « Compostelle Therapy », où il nous raconte qu'il est possible de reprendre son élan pour mieux repartir, pour lui comme pour tout marcheur qui cherche à avancer.

  • « J'avais roulé tôt vers le port de Saint Malo un matin de printemps, pour voir partir en campagne de pêche, le plus ancien et le plus grand des chalutiers français, le Joseph Roty II. Un monstre d'acier de quatre-vingt-dix mètres de long avec cinquante cinq marins à bord. Aveuglé par la clarté du ciel, je ne distinguais pas leurs visages, seules leurs silhouettes massives se détachaient dans le contre-jour. Je les entendis se marrer. Ils partaient cinq semaines pêcher le merlan bleu en Atlantique nord. Ces marins au long cours quittaient le port, anonymes, sans un adieu, ni de leur famille, ni des Malouins.
    J'ai désiré monter à bord, comme si je le devais. Au nom des rencontres à vivre, d'une rudesse masculine à partager, de ma fascination pour le monde maritime et pour retrouver une authenticité que le monde moderne éparpille. Il n'est de liberté que celle qu'on éprouve et pour elle on repousse les limites de son confort et de sa sécurité.
    Il fut convenu avec l'armateur que j'embarquerais un 3 janvier, pour réaliser un film documentaire. J'ignorais encore ce que nous allions vivre, les marins et moi,  durant ces deux mois au large. Personne ne pouvait imaginer que nous nous retrouverions au coeur d'un ouragan, et combien cette navigation hivernale dans l'Atlantique nord, au pire moment de l'année, allait devenir une incroyable aventure humaine.  »F. B.

  • Longtemps, le fait de se taire était synonyme de décence. Pas facile en effet de parler d'un père de famille ruiné, d'un viol, d'un suicide, d'un adultère...
    C'est ainsi que de nombreux non-dits ont été enfouis.  Le secret agit alors de façon souterraine et prend le visage soit de la somatisation (douleurs inexpliquées, maladies, addictions, dépression, pensées mortifères...) soit de la répétition (sans nous en rendre compte, nous répétons les mêmes schémas familiaux, les mêmes drames que ceux vécus par nos parents ou grands-parents.)
    Cet ouvrage explore par quels mécanismes ces secrets se transmettent, comment ils impactent notre vie et surtout comment s'en libérer.

  • A 20 ans, à 40 ou à 80 ans, les hommes se posent toujours des questions sur leur pénis : trop grand, trop petit, boursouflé, efflanqué, couvert de boutons ou de taches  ; il vire à gauche ou à droite, il est chaud, il se rétracte quand le thermomètre tombe, il s'essouffle, il s'effondre, il repart à l'assaut...
    Bref, sa vie est trépidante, inquiète, jubilatoire, oisive, distraite, élastique !
     
    Le duo de choc Marc Galiano, andrologue, et Rica Etienne, journaliste, nous expliquent le fonctionnement de l'appareil génital masculin et les problématiques qui en découlent  : il s'agit de libérer la parole et de répondre une bonne fois pour toute aux questions que l'on se pose -souvent en secret.
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  • Le 26 septembre 2002, un bateau, le Joola, part de  Ziguinchor pour Dakar avec à son bord près de 2000  passagers. Il n'arrivera jamais à destination. 1863 personnes  mourront. Adrien Absolu se rend à de nombreuses reprises  en Casamance. L'histoire du Joola le hante. Comment une  telle catastrophe a-t-elle pu arriver ? Les responsables  essaient-ils de ralentir l'enquête ? Qui étaient les victimes  et notamment Dominique, un Français de vingt ans ?
    Adrien Absolu nous raconte, heure par heure, cette journée  de septembre 2002. Il remonte le temps, lorsque le  bateau a été construit et qu'on l'a laissé naviguer malgré  ses vices. Il décrit le courage et l'obstination de ceux qui  ont tout tenté.
    Les disparus du Joola est un récit bouleversant, comme un  espoir de vérité et une stèle pour ceux qui ne sont plus.

  • Confusions

    Marie Tanguy

    «  Ces deux derniers mois, j'ai passé près de cinq cents heures dans une pièce de onze m2 qui était devenue l'endroit le plus stratégique de France. Nous étions cinq à y travailler, composant le pôle Idées. J'avais rejoint l'équipe de campagne d'En Marche en tant que plume ; excitée, terrifiée, mais confiante. Je croyais que la sincérité de mon écriture suffirait. Je me trompais.
    Accéder au sixième étage était le Graal. C'était le dernier, au plus près du ciel, celui du chef et de sa garde rapprochée. Moi qui y avais atterri directement, dans le bureau où s'écrivait le programme présidentiel, j'en gardais la sensation d'avoir été plongée dans une bassine d'huile bouillante. » G
     
    Écrit dans un souffle, Confusions offre une plongée troublante au coeur d'une campagne au fonctionnement illisible et à la réussite insolente. Dans ce récit puissant, Marie Tanguy explore l'engagement et la fragilité. Elle raconte un monde où règnent la bienveillance et la politesse feutrée, où le doute n'a pas sa place, où la vérité ne se discute pas. Mais s'exécute.
     
     

  • Dans le cabinet d'un médecin, une femme s'effondre. 
    Sa maladie porte un nom connu : le burn-out sans que l'on sache exactement ce qu'il signifie. Une dépression ? Un surmenage ? Un vide immense ? Après le choc du diagnostic, Alexandre Duyck, son mari, qui est journaliste et romancier, cherche à comprendre comment la maladie a pu s'installer sans qu'il s'en rende compte et pourquoi le burn-out frappe les plus forts, les plus passionnés, les plus idéalistes. Mois après mois, il raconte l'évolution du mal, la patience et l'amour dont il faut s'armer, la lente reconstruction et l'espoir d'une vie différente, qui passera par l'apprentissage d'un nouveau métier.
    Un effondrement est le récit délicat et bouleversant d'une bataille contre la maladie, qui oblige à voir le monde différemment, lorsqu'en particulier la vie craque, qu'il faut se relever, reconstruire.
     

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