Paulsen

  • Explorateur d'océans Nouv.

    « On n'empêche pas une mouette de prendre le large ». Jean-Louis Étienne a fait sienne cette phrase de Bernard Moitessier, dont il partage le goût pour la liberté qu'offre les océans. Quand il voit la mer pour la première fois, Jean-Louis Étienne a 10 ans. Enfant, c'est la montagne qui han- tait ses rêves de bravoure et de territoires à explorer. Pourtant, quand il lui faut s'engager pour son service militaire, c'est la marine que le jeune médecin choisit. Un premier pas... Puis les rencontres et les embar- quements s'enchaînent. Avec le père Jaouen, qui emmène en mer de jeunes toxicomanes en rupture avec la société et leur dispense sa leçon d'humanité : « Démerdez­vous pour être heureux ». Avec Alain Colas, et à l'école du grand Éric Tabarly, avant de mener ses propres expéditions et de construire ses bateaux qu'il conduit au Groenland, en Antarctique, à Clipperton, au Spitzberg... Aujourd'hui encore l'explorateur regarde vers la mer. Bientôt il mettra à l'eau la plateforme POLAR POD, grâce à laquelle il dérivera pour explorer l'océan Austral, qui absorbe la majorité du carbone émis par l'homme.

    Jean-Louis Étienne est bien le plus marin des terriens, un amoureux de la mer. Elle est son champ d'exploration, d'investigation, de liberté aussi. Mais l'homme est aussi un scientifique, un médecin. Et ce livre est un cri d'amour à l'océan. L'océan qui produit la moitié de l'oxygène que nous respirons, l'océan qui est le premier apport de protéines pour 1 milliard d'êtres humains, l'océan qui abrite 90 % de l'habitat naturel de la Terre, qui représente 90 % des stocks d'hydrocarbures et qui en plus est une source d'énergie renouve- lable de plus en plus importante. L'océan, ce poumon de l'humanité grâce auquel nous vivons. À travers son parcours personnel et son regard de scientifique, Jean­Louis Étienne rappelle le rôle de l'océan et à quel point il est nécessaire de nous rapprocher de la mer, pour le bien de tous.

  • Parti de Marseille pour une expédition vers l'Atlantique nord, Pythéas découvrit bien au-delà de la Grande-Bretagne une île qu'il baptisa Thulé et fut le premier à rapporter que la mer pouvait geler. À son retour, il consigna ses travaux scientifiques en astronomie, géographie et océanographie dans un traité De l'Océan, qui fut abondamment commenté et copié pendant toute l'Antiquité. Aucune page de son oeuvre n'a survécu. La plupart des commentateurs de l'Antiquité le traitèrent d'affabulateur, voire de menteur. Une mer gelée ? Quelle galéjade ! Son nom tomba dans l'oubli. Dans cette biographie imaginaire, François Garde réhabilite le marin, le Marseillais, l'astronome et le scientifique. Il retrace le destin d'un explorateur au temps d'Alexandre le Grand, et interroge le parcours d'un homme dont la vie fut guidée par la curiosité, la persévérance et la volonté de transmettre le savoir.

  • Sur l'île noire

    Sonja Delzongle

    Comment un mythe façonne-t-il une région et ses habitants ? Pourquoi croit-on au fantastique ? Sonja Delzongle, pour qui la différence, la solitude, la marginalité ont toujours été source d'inspiration, s'interroge sur la force des figures extraordinaires. Et plus particulièrement de Nessie, créature des profondeurs lacustres, autour de laquelle on trouve : des îles riches en légendes, des canulars, de présumées apparitions, de sérieuses études scientifiques ayant abouti à 600 prélèvements d'ADN et surtout des doux dingues, des aventuriers du lac pour qui le monstre est devenu le quotidien. Partie sur les terres noires d'Écosse qui entourent le Loch Ness pour saisir l'esprit des Highlands et apprécier le trouble de ses eaux, elle est revenue avec un récit alternant enquête, rencontres improbables et voyage - tant intérieur qu'extérieur.

  • Magellan Nouv.

    Magellan

    Stefan Zweig

    • Paulsen
    • 17 Octobre 2021

    Fernand de Magellan, grand navigateur portugais du XVIe siècle, a une intuition géniale : on doit pouvoir contourner la barrière de l'Amérique et percer le passage du détroit antarctique pour rejoindre les très convoitées îles aux épices, les Moluques. Persuasif, il gagne la confiance du roi d'Espagne, Charles Quint, obtient cinq navires en piteux état, embarque une cohorte cosmopolite de 237 hommes et lève l'ancre le 20 septembre 1519. Tempêtes, mutineries, tensions à bord, épreuve du froid jalonneront l'épopée de ces navires.

    Magellan passe dans l'étroit boyau du détroit qui porte désormais son nom, et sort enfin de l'enfer pour entrer dans cet océan inconnu qu'il baptisera Pacifique.
    Il mourra victorieux 150 jours plus tard, dans l'eau tiède d'un récif des Philippines, percé de flèches, avant d'avoir rejoint le sud de l'Espagne.

  • " Stéphanie Bodet redonne à la littérature alpine une fraîcheur et une intensité que l'on croyait perdues. " Jean-Christophe Rufin
    C'est l'histoire d'une enfant asthmatique qui serre très fort un caillou dans sa main pendant le supplice du cours de gym. D'une petite fille sensible qui aime se perdre hors des sentiers. Qui d'aussi loin qu'elle se souvienne, a choisi de regarder sa vie de haut, à la verticale de soi. Surtout depuis cette fêlure, celle d'une petite soeur disparue trop tôt et qui lui a donné ses ailes : " Vivre. Vivre intensément ", écrit-elle. Perdue pour le sport, Stéphanie Bodet s'est pourtant donnée à l'escalade. Elle raconte l'entraînement intensif, les podiums en compétition, puis les années de vagabondages verticaux sur des parois égarées dans des jungles, les bivouacs glacials sous les étoiles. Et cet amour fertile qui l'unit à Arnaud Petit. La corde entre eux ne signe aucune entrave. Synonyme de liberté et de confiance, elle leur permet de flâner les yeux grands ouverts dans ces lieux vertigineux qu'ils affectionnent ensemble depuis plus de vingt ans.
    À l'heure des rendez-vous avec soi-même, elle se raconte avec une totale sincérité, à l'écoute des tourments de son âme et de son corps. Plus qu'un terrain de jeux, les parois sont pour Stéphanie un territoire de connaissance, de reconnaissance. Se fondre dans la nature, ne faire qu'un avec l'hirondelle ou le pin funambule, pour éprouver sa nature véritable. La grimpeuse vit l'ascension comme un acte poétique, une voie d'intrépidité et de sagesse. Acquiescer à la vie coûte que coûte, et peut-être réussir à s'élever, dans tous les sens du terme...

  • Carnets de marins

    Huw Lewis-Jones

    • Paulsen
    • 19 Septembre 2019

    La mer est depuis toujours une inépuisable source de fascination, un lieu d'émerveillement et de terreur. Les journaux de bord, carnets de croquis, lettres et dessins nous font partager les expéditions et navigations des marins les plus intrépides. Une source essentielle pour comprendre leur vécu et leur ressenti, suivre leurs découvertes de nouveaux rivages et de créatures extraordinaires, connaître leurs appréhensions des dangers et leurs accomplissements.
    À travers des documents datant du XVIe au XXe siècle, complétés par des notices biographiques, nous partons à la rencontre d'officiers et de matelots ordinaires, de cuisiniers et de baleiniers, de chirurgiens et d'artistes, tous explorateurs et aventuriers à leur manière. Parmi eux, Jeanne Baret, première femme à avoir fait le tour du monde - sur un navire où elle s'était embarquée clandestinement -, l'Italien Antonio Pigafetta, qui navigua avec Magellan, William Bligh, capitaine du Bounty, Piri Reis, amiral ottoman et cartographe, le Tahitien Tupaia, qui participa au premier voyage de Cook, ou les figures exceptionnelles que furent le flibustier Bartholomew Sharp, le naturaliste Georg Steller et Zheng He, l'homme aux commandes d'une flotte chinoise de 200 navires sous l'empereur Ming.
    Comme des trésors surgis des malles, les carnets des hommes et des femmes qui prennent la mer sont une invitation à embarquer.

  • Né en Écosse en 1838, débarqué à 10 ans dans la région des Grands Lacs, aux États-Unis, le jeune Muir s'échine chaque jour dans les champs et lève parfois la tête pour regarder la nature environnante qui l'émerveille. Le soir, il imagine et crée des objets mécaniques qu'il présente ensuite en ville comme, par exemple, cet appareil pour le sortir automatiquement du lit à l'heure du lever. Très vite, John Muir s'interroge sur le sens de cette vie de labeur, alors qu'il pourrait vivre en autonomie dans la nature. Il quitte le Wisconsin, sillonne le pays à pied du nord au sud et d'est en ouest, participe aux transhumances de bergers isolés, vit en ermite dans les bois, fasciné et nourri par la vie qui l'entoure. Dans la Californie de la ruée vers l'or, on fait fortune en creusant une dette écologique abyssale, que personne ne voit encore. Sauf Muir, qui la pressent grâce à son attention aux hommes et son amour du paysage. Figure mythique aux États-Unis, fondateur des parcs nationaux, sauveur du Yosemite, John Muir posa clairement la question du sens de la vie dans la nouvelle société industrielle et industrieuse et il y a répondu, par son mode de vie, en termes tout aussi clairs. Ancêtre du concept d'écologie, il fut, selon Roosevelt, « l'homme le plus libre que j'ai jamais rencontré ».

  • SOS Himalaya

    Denis Urubko

    L'alpiniste Denis Urubko, le sauveteur d'Élisabeth Revol au Nanga Parbat, raconte les six épisodes où il a sauvé des vies en Himalaya, avec un sens certain du récit et une voix singulière. Doué, entraîné, affûté et non dépourvu d'humour, il nous donne accès à cette "zone de la mort" au-delà de 8000 mètres qu'il a si souvent approchée.
    La France a découvert Denis Urubko en janvier 2018 lorsqu'il s'est porté au secours d'Élisabeth Revol, en perdition au Nanga Parbat. Abnégation : il renonce au K2 dont il tentait l'ascension hivernale ; suspense : la paroi du Nanga est immense et les infos floues ; exploit : il gravit 1 200 mètres de paroi en pleine nuit ; chance ou miracle : il retrouve la Française dans les ténèbres. Urubko raconte ce secours dans le détail pour la première fois. Mais il n'en était pas à son premier exploit : au moins six fois, il a ramené des alpinistes de la " zone de la mort ", ces hautes altitudes où chacun est trop obsédé par sa propre survie pour penser aux autres. Si Urubko peut jouer les saint-bernards, c'est qu'il est un as des 8 000, doué, entraîné et affûté. Il a su raconter ces histoires extraordinaires avec une voix talentueuse et singulière, où l'humour le dispute à l'orgueil.
    Denis Urubko est né en 1973 au pied du Caucase, en URSS. Il a pris la nationalité kazakhe en s'engageant dans l'armée aux débuts de sa carrière d'alpiniste, puis la nationalité polonaise lorsqu'il a participé à des expéditions hivernales nationales. Il a gravi vingt-deux fois des sommets de plus de 8 000 mètres, un record - parfois à plusieurs reprises, toujours sans oxygène, même en hiver.
    SOS Himalaya, traduit du russe par Nina Neverov, est son premier livre publié en France.

  • Le 1er août 1914, le jour où l'Europe entre en guerre, le trois-mâts l'Endurance quitte Plymouth. Le but de l'expédition ? Traverser l'Antarctique. Mais, au-delà du 60e parallèle sud, les glaces se referment sur le bateau qui va lentement dériver pendant neuf mois. L'Endurance finit par se briser et Shackleton donne l'ordre à ses hommes d'évacuer le navire. Ils vont devoir survivre aux orques, aux tempêtes, au froid et à la faim avant de pouvoir enfin atteindre une terre : l'île de l'Eléphant.
    Mais l'hiver arrive et les chances de survie sont presque inexistantes. Shackleton et cinq hommes décident alors de partir sur le James Caird, l'un des canots de secours de l'Endurance, pour tenter de rejoindre la Géorgie du Sud. Une navigation aléatoire de 1 500 km au coeur des 50e hurlants. Les six hommes réussiront contre toute attente et leur exploit restera légendaire. Mais il leur faudra encore affronter les montagnes escarpées de Géorgie du Sud avant de pouvoir enfin déclencher les secours et réunir tout l'équipage sain et sauf.
    Le récit de Sir Ernest Shackleton, agrémenté des photos de Frank Hurley, offre un témoignage bouleversant.

  • Un corps en miettes au pied d'une falaise, des questions sans réponses... Le récit étrange et pénétrant d'un homme revenu de loin.
    " J'étais parti seul escalader la falaise. Elle n'a plus voulu de moi et je suis tombé. Cinquante mètres plus bas, je suis revenu à la vie. Un ange m'a-t-il gardé dans ma chute ? La question peut paraître ridicule, même pour un croyant. Dieu nous voulant libre, pourquoi se mêlerait-il alors du pataquès dans lequel je me suis mis ? "
    Trente ans après avoir échappé miraculeusement à une chute, Claude Compagnone la revisite dans un premier livre singulier, explorant les mots pour dire l'indicible et raconter son chemin du retour à la vie.

  • Jungle

    Miguel Bonnefoy

    "Au mois de décembre 2014, il m'a été permis de prendre part à une expédition au Venezuela, dans l'État de Bolívar, plus précisément dans la municipalité de la Gran Sabana, pour y écrire un livre. Il était question de gravir la montagne de l'Auyantepuy, de la traverser et de la redescendre en rappel par la gorge du Diable, où se situe la cascade la plus haute du monde, le Kerepakupai Venà. Nous avons vécu pendant quinze jours au milieu d'un paysage fait de torrents et de marécages, de bois serrés et pluvieux, dans la chaleur épaisse des forêts équatoriales. Nous étions quatorze hommes.
    Avant le départ, je lus tout ce que je trouvais sur le sujet. Du vieux manuscrit jusqu'au traité de biodiversité, je m'enfermai dans des bibliothèques et des librairies, je rencontrai des archéologues et des géographes, des journalistes spécialisés dans les exploitations minières et des poètes de Ciudad Guayana. J'abattis le travail de plusieurs hommes pour dresser une monographie régionale de la Gran Sabana. Je dois confesser ici que, lorsque je posai le premier pied dans la jungle, je compris que mon effort avait été vain. Toutes les pages des bibliothèques ne peuvent rien devant l'architecture d'une fleur." Miguel Bonnefoy

  • Depuis le grenier où il collectionne livres et revues d'exploration et d'ethnologie, le jeune Paul-Émile Victor, membre des Éclaireurs de France, cultive deux rêves ambitieux et d'apparence antagonistes : se rendre un jour aux pôles et en Polynésie.
    Après avoir été élève officier sur un cuirassé, aspirant sur un porte-avion puis pilote d'avion, il met de côté les promesses d'aventure en reprenant les affaires familiales de fabrication de pipes de bruyère. Cet écart ne dure pas. Bientôt, il fait la connaissance de l'explorateur Jean-Baptiste Charcot et embarque avec lui sur le Pourquoi-pas ? en 1934. Sa découverte du Groenland le marque à jamais. Fasciné, il n'aura de cesse d'y retourner, traversant l'île en traîneaux à chiens, vivant parmi les Inuits en ami et en ethnologue, apprenant leur langue, esquissant ses premiers dessins de masques. À son retour, il se fait connaître en multipliant les conférences et les publications, notamment pour le musée de l'Homme.
    En 1947, juste après la guerre et en grande partie à l'aide d'anciens résistants, il fonde les Expéditions Polaires Françaises (EPF), qui inaugurent des missions scientifiques de grande envergure tant en Arctique qu'en Antarctique, où il installe les bases Dumont d'Urville et Charcot.
    Grand défenseur de l'environnement à la fin de sa vie, il termine ses jours, selon son rêve, en Polynésie.

  • L'hiver en train, l'été en car, Bernard Chambaz a parcouru l'Oural du sud au nord. Situé entre les capitales de l'ouest et l'immensité transibérienne, frontière entre l'Europe et l'Asie, ce territoire reste méconnu. Ce voyage doit à son amour de la Russie et de son peuple, mais aussi à la puissance des livres. Parmi eux, il y a le recueil largement oublié et assez décapant d'Aragon (Hourra l'Oural), l'ombre de Pasternak et du doc-teur Jivago, l'ombre plus noire de Chalamov et du goulag.
    L'Oural, c'est aussi la terre natale de Boris Eltsine, dont on suivra les traces. On vérifiera que les statues de Lénine n'ont pas toutes été déboulonnées, loin de là, et que si on a pu évoquer la fin de l'homme rouge, l'homo sovieticus tend à devenir pour les jeunes générations un objet, sinon un sujet de folklore.
    Dans ce récit de voyage peu ordinaire, vous croiserez des météorites, suivrez une enquête sur la disparition étrange de géologues il y a cinquante ans, vous échapperez à un accident d'avion, découvrirez un jeune Eltsine explorateur sans peur, vous verrez des camions rouler sur la Kama gelée, visiterez le camp de Perm-36 et les monastères de Verkhotourié, sillonerez Ekaterinbourg sur les traces des Romanov, naviguerez sur la Kama, découvrirez Tcheliabinsk et son formidable musée des tracteurs à défaut de la centrale nucléaire de Majak, le site archéologique exceptionnel d'Arkaïm qui date de l'âge du bronze, avant d'admirer sous un ciel gris et déjà froid la modernité de la capitale bachkire. Tout cela sans oublier les trois figures centrales : Aragon, Pasternak et Chalamov.

  • Baïkal-Amour

    Olivier Rolin

    Cinq mille kilomètres en train, du coeur du continent sibérien jusqu'aux rives du Pacifique. Cinq mille kilomètres le long de la Grande ligne Baïkal-Amour, l'autre chemin de fer transsibérien, et au-delà du détroit de Tartarie jusqu'à l'île de Sakhaline et au souvenir de Tchékhov, qui y alla visiter le bagne en 1890.
    Des villes de pionniers à demi abandonnées dans l'immensité, des vies si humaines qui ne savent plus où elles vont, la mémoire enfouie mais ineffaçable des centaines de milliers de déportés qui construisirent cette ligne et ces villes au prix de leur vie, la grandeur et le malheur, la mélancolie russes...

    Il y a tout cela dans ce livre que traverse pourtant, né de l'espace sans bornes, un sentiment de liberté :
    « Tout fuit, tout glisse, on se dit qu'on est bien ici, loin de chez soi, libre provisoirement de toute attache, et que c'est pour ça qu'on voyage. »

  • La route maritime du Nord, qui permet de relier l'Atlantique au Pacifique en longeant les côtes de la Sibérie, est aujourd'hui le plus court chemin navigable entre l'Europe et l'Asie. Un passage forcément très convoité... Après leur voyage dans le grand Sud, en 2006, la navigatrice et ingénieur Isabelle Autissier et l'écrivain voyageur économiste Erik Orsenna se sont penchés sur cette région du monde où richesses naturelles, routes commerciales et gigantesques ports en construction attisent les convoitisent, tandis que la banquise est la première victime du réchauffement climatique.

    Il sont partis à trois reprises dans ces froides contrées pour mieux comprendre, sur place, les enjeux géopolitiques, économistes et écologiques de cette région et nous rappeler que notre avenir se jour aussi au pôle Nord.

  • Marqué dès le début de sa carrière de journaliste par la Grande Guerre, dont il a rapporté les drames d'Anvers à Constan­tinople, Albert Londres a toujours su regarder du côté du faible et de l'exclu. Au côté des bagnards de Guyane, des enfermés de Biribi, des prostituées de Buenos Aires, des Juifs des ghettos, le grand reporter majuscule a systématiquement pris le parti des opprimés et des humiliés. Ses comptes rendus pour Le Matin, L'Excelsior ou Le Petit Parisien provoquèrent des débats sans fin et incitèrent parfois les législateurs à réviser leurs certitudes.
    Quatre-vingts ans après avoir questionné le monde, son mantra de journaliste (« Notre métier n'est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie ») figure toujours en bonne place au fronton d'une profession trop souvent malmenée.
    Nourri de sources nouvelles, agrémenté de photographies méconnues ou inconnues (souvent prises par l'intéressé lui-même), cet ouvrage revient sur le parcours d'Albert Londres en replaçant plus avant sa quête dans son contexte, en la confrontant aux travaux de ses contemporains et en soulignant ses contradictions comme ses originalités.

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    La haute altitude, c'est hallucinant ! Les histoires les plus folles de ceux qui en sont revenus. De Jean Troillet à Adam Bielecki en passant par Elisabeth Revol et bien d'autres, Thomas Vennin convoque la science et les témoins pour un voyage dans ces délires haut perchés.
    Comment Stephen Venables peut-il descendre de l'Everest avec un vieillard qui glisse sur son violoncelle ? Pourquoi Carlos Carsolio, adepte de la " réalité étendue ", se met-il à courir à demi-nu dans la neige par moins 20 °c ? Élisabeth Revol rêve-t-elle quand elle échange sa chaussure contre une tasse de thé, une nuit d'hiver au Nanga Parbat ? Thomas Vennin relie le fil des plus étonnantes histoires d'hallucinations vécues en montagne. Convoquant la science et les témoins, il dresse la première géographie complète de ce paysage mental méconnu.
    "Le bout du rouleau est un endroit prodigieux. C'est le seul endroit au monde, avec celui des rêves, où la réalité se mélange à l'imaginaire. Un endroit de rêve, en somme."
    Thomas Vennin est chroniqueur himalayen pour
    Montagnes Magazine. Il est également l'auteur de
    La Dent du Piment (2019).

  • Odette du Puigaudeau et Marion Sénones sont des aventurières et des avant-gardistes. La première est candidate pour participer à l'expédition Charcot au Groenland, styliste pour Jeanne Lanvin, puis reporter. La seconde est tour à tour modéliste pour la maison Roche, journaliste et dessinatrice. Toutes les deux sont atypiques et elles s'aiment. Mais la vie parisienne et l'état d'esprit occidental ne leur conviennent pas. En décembre 1933, pour fuir une société dans laquelle elles ne peuvent pas vivre comme elles l'entendent, elles embarquent sur un langoustier breton vers la Mauritanie. Leur but ? Traverser le désert à dos de chameau, sans mission officielle ni subvention. Avec pour seul soutien celui de Théodore Monod, scientifique et pionnier de la défense de l'environnement. L'image est tellement insolite que les Maures appelleront l'année 1934, « l'année des deux ». Près d'un siècle plus tard, Catherine Faye et Marine Sanclemente marchent dans le sillage des deux femmes pour raconter leur vie en marge, leur culot, leurs contradictions, explorer à leur tour ce protectorat français devenu République islamique et comprendre une culture nomade millénaire. Dans des conditions souvent ardues, parsemé de rencontres étonnantes, toujours éclairantes, leur voyage est empreint de l'esprit lumineux et audacieux d'Odette et de Marion.

  • Les Expéditions Polaires Françaises voient le jour en 1947, à l'instigation de l'ethnologue Paul-Émile Victor. Les premiers volontaires sont des hommes engagés qui ne connaissent pas la peur, des personnages hauts en couleur, anciens résistants pour la plupart. Car il faut être un peu fou pour aller vivre six mois, parfois un an, dans un tel désert blanc. Pendant près de quarante-cinq années, jusqu'en 1992, chercheurs, ingénieurs, mécaniciens conduiront des campagnes scientifiques ambitieuses et des expéditions d'envergure entre l'Arctique et l'Antarctique, à grand renfort de matériel et d'engins motorisés. Des raids s'organisent, les premiers hivernants s'installent, des colonies de manchots Empereur sont découvertes, les premiers forages profonds réalisés par la France ont lieu, des bases se construisent, d'abord temporaires puis permanentes - Port-Martin et Dumont d'Urville en Terre Adélie et, plus tard, Concordia, la station franco-italienne. Le Traité sur l'Antarctique, signé en 1959, proclame l'Antarctique terre de paix dédiée à la recherche, tandis qu'au Groenland des milliers de kilomètres sont parcourus afin d'étudier les glaces de la calotte. À travers leur odyssée teintée d'enjeux historiques et géopolitiques, les Expéditions Polaires Françaises auront assuré la transition entre exploration pure et exploration scientifique.

  • Alexandra David-Neel fut une femme hors du commun. On la connaît comme une aventurière pionnière (certainement la plus importante du XXe siècle), celle qui voyagea seule au Tibet, mais on sait moins qu'elle fut également cantatrice, journaliste, franc-maçonne, féministe, conférencière, orientaliste et bouddhiste (elle fut d'ailleurs parmi les premiers bouddhistes de Paris). Passionnée par l'Orient, toujours en mouvement, elle sillonna d'abord l'Europe et l'Afrique du Nord avant de partir pour l'Asie. À la suite de longs séjours au Sikkim, en Inde, au Japon et en Chine, elle accomplit un véritable exploit au Tibet : en 1924, après une randonnée périlleuse, elle fut la première voyageuse occidentale à entrer dans Lhassa, la capitale du Tibet alors interdite aux étrangers. Alexandra David-Neel était aussi une intellectuelle, une mystique, qui, jusqu'au bout de sa vie n'eut de cesse de questionner la vie et la mort.


    Elle écrivait beaucoup aussi, remplissant ses carnets de son élégante écriture à l'encre de Chine. Jeanne Mascolo de Filippis avait longuement étudié la vie d'Alexandra David-Neel à travers plusieurs documentaires avant de se lancer dans ce récit. Elle a voyagé dans les pas de notre héroïne et livre ici un portrait très fouillé et personnel, dans lequel elle peut raconter ce qu'a vu l'exploratrice. Ce récit est illustré par de nombreux documents inédits, des photographies d'époque des paysages traversés et des documents personnels.

  • Rodrigo Díaz de Vivar, plus connu sous le nom du Cid, n'est pas que le héros d'une pièce de théâtre. Ce fut un chevalier. Un vrai. Banni par le roi Alphonse VI, il a traversé l'Espagne au XIe siècle. Il a gagné des batailles. Contre les Musulmans, et avec eux. Un mercenaire avant l'heure. Un combattant légendaire.

    Si le Cid voyageait à cheval, c'est sur son VTT - baptisé Tornado - que Marc Fernandez suit sa route de Burgos, ville natale du chevalier, jusqu'à Valence, où il mourut en 1099. Une épreuve et un défi pour l'auteur, à la découverte d'une partie méconnue de l'Espagne, médiévale, immensément vide. 900 kilomètres à vélo, 11 302 mètres de dénivelé positif dans un décor de western, pour retracer la vie extraordinaire d'une figure mythique digne d'un personnage de polar.

  • Le Tibet est probablement l'une des régions du monde ayant su le mieux protéger ses secrets. Jusqu'au début du XIXe siècle, l'Occident ne connaît encore que peu de choses sur cette contrée auréolée de mystère. Seuls quelques voyageurs intrépides ont franchi les cols himalayens et mis les pieds au pays des neiges.
    Parmi eux, des jésuites et des missionnaires venus en reconnaissance, des cohortes d'espions, le plus souvent déguisés, chargés de cartographier ces hauts plateaux encore méconnus, mais aussi de grandes expéditions scientifiques, des voyageurs passionnés ou encore des écrivains orientalistes.
    Nombre d'entre eux ont risqué leur vie pour atteindre la cité sainte de Lhassa. Il leur fallait traverser des zones inhospitalières, affronter de terribles tempêtes et résister aux attaques-surprises de brigands farouches.
    Entre exploration et conquête, ces audacieux personnages, chacun à leur manière, ont laissé derrière eux des témoignages qui ont permis d'accéder à un univers longtemps resté inaccessible.

  • En 1988, la Néo-Zélandaise Lydia Bradey devient la première femme à réussir l'Everest sans oxygène, mais son exploit est " effacé " par des compagnons d'expédition jaloux, qui l'accusent d'avoir menti. Ce texte raconte la vie d'une femme à l'énergie indomptable, courageuse dans l'épreuve, élégante dans le triomphe. Un vrai polar d'altitude, et une formidable autobiographie, d'une sensibilité très féminine (et féministe).
    " Pourquoi ont-ils fait ça ? Pourquoi ont-ils dit que je n'avais pas gravi l'Everest ? "
    1988 : une jeune femme de 27 ans redescend du sommet de l'Everest, tout sourire sous ses dreadlocks blondes. Elle est la première femme au monde à réussir cet exploit sans oxygène. Mais que se passe-t-il? Pourquoi ses compagnons ont-ils déserté la montagne alors qu'elle se trouvait encore, seule, dans la zone de la mort? Et pourquoi, contre toute évidence, affirment-ils qu'elle a menti, elle dont la sincérité dérange?
    Lydia Bradey a passé des années à chercher les réponses à ces questions, et près de trente ans à les écrire avec l'aide de son amie auteur, Laurence Fearnley. Et la plus belle réponse est sa vie intense traversée par sa relation puissante et dérangeante avec Royce, cette mère qui l'a élevée seule ; par sa passion dévorante pour l'alpinisme, avec un talent inné pour l'altitude ; par sa trace en zigzag dans un Himalaya souvent macho où elle se promène en dansant, sans jamais s'user mais pas sans efforts. Adolescente, elle jouera des coudes pour entrer au club alpin qui n'accepte alors pas les femmes ; plus tard, elle se fera sermonner avant l'arrivée au camp de base de l'Everest pour s'assurer qu'elle reste à sa place...
    2019 : Lydia Bradey est guide de haute montagne et se dresse pour la sixième fois de sa vie sur le Toit du monde, avec une cliente. Presque au même instant, la photo d'une hallucinante file d'attente est diffusée en direct sur les réseaux sociaux, mais Lydia, comme toujours, a tracé sa voie loin de la cohue.

  • La marche peut être une telle source de plaisirs qu'elle se passe de raisons. Mais si vous en doutez, ce livre vous en donne dix, aussi convaincantes les unes que les autres !
    L'apprentissage de la marche consume les premières années de votre existence, puis elle devient une fonction automatique de votre condition d'humain. Mais faites un pas de côté, regardez-vous marcher et vous verrez : marcher vous rend meilleurs. Plus intelligents, en meilleure santé et en meilleure forme, plus aptes à prendre des décisions, mieux disposés à l'égard des autres, plus " beaux ", plus heureux... Arrêtez-vous encore un instant, et vous verrez que les vertus de la marche bénéficient aussi à la société tout entière. Il y a peut-être mille bonnes raisons pour aller marcher. En voici dix.
    Thierry Malleret dirige The Monthly Barometer, une société de courtage en idées et investissements installée à Chamonix - sans doute la seule au monde à proposer ses services en montagne tout en marchant. Ce livre est le fruit d'une collaboration étroite avec sa femme Mary Anne Malleret.

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