Editions Paulsen

  • Explorateur d'océans Nouv.

    Jean-Louis Étienne revient sur son parcours d'explorateur des pôles et des océans. Un livre très personnel dans lequel il rappelle à quel point l'océan, l'autre poumon de la planète, est au coeur de l'avenir du climat de la Terre et des ressources pour l'humanité.
    Lorsqu'il voit la mer pour la première fois, Jean-Louis Étienne a 10 ans. Enfant, c'est la montagne qui hantait ses rêves de bravoure. Pourtant, quand il s'engage pour son service national c'est la Marine que le jeune médecin choisit. Puis, les rencontres et les embarquements s'enchaînent. Avec le père Jaouen sur le
    Bel Espoir, qui emmène en mer des jeunes en rupture avec la société et leur dispense sa leçon d'humanité " Démerdez-vous pour être heureux. " Avec Alain Colas, et à l'école du grand Éric Tabarly pour la course autour du monde, avant de lancer
    Antarctica et de mener ses propres expéditions. D'autres constructions suivront, comme la capsule
    Polar explorer, avec toujours la même ambition : inventer des expéditions à vocation scientifique et pédagogique.
    Aujourd'hui encore, l'explorateur regarde vers la mer. Bientôt il mettra à l'eau
    Polar Pod, une plateforme océanique qui dérivera dans l'océan Austral méconnu.
    Jean-Louis Étienne est bien le plus marin des terriens. La mer est son champ d'investigation, d'expérimentation et de liberté. En homme de terrain, il se fait passeur et nous amène à comprendre l'urgente nécessité de préserver ces océans qui nourrissent les hommes et régulent le climat de la Terre.

  • " Stéphanie Bodet redonne à la littérature alpine une fraîcheur et une intensité que l'on croyait perdues. " Jean-Christophe Rufin
    C'est l'histoire d'une enfant asthmatique qui serre très fort un caillou dans sa main pendant le supplice du cours de gym. D'une petite fille sensible qui aime se perdre hors des sentiers. Qui d'aussi loin qu'elle se souvienne, a choisi de regarder sa vie de haut, à la verticale de soi. Surtout depuis cette fêlure, celle d'une petite soeur disparue trop tôt et qui lui a donné ses ailes : " Vivre. Vivre intensément ", écrit-elle. Perdue pour le sport, Stéphanie Bodet s'est pourtant donnée à l'escalade. Elle raconte l'entraînement intensif, les podiums en compétition, puis les années de vagabondages verticaux sur des parois égarées dans des jungles, les bivouacs glacials sous les étoiles. Et cet amour fertile qui l'unit à Arnaud Petit. La corde entre eux ne signe aucune entrave. Synonyme de liberté et de confiance, elle leur permet de flâner les yeux grands ouverts dans ces lieux vertigineux qu'ils affectionnent ensemble depuis plus de vingt ans.
    À l'heure des rendez-vous avec soi-même, elle se raconte avec une totale sincérité, à l'écoute des tourments de son âme et de son corps. Plus qu'un terrain de jeux, les parois sont pour Stéphanie un territoire de connaissance, de reconnaissance. Se fondre dans la nature, ne faire qu'un avec l'hirondelle ou le pin funambule, pour éprouver sa nature véritable. La grimpeuse vit l'ascension comme un acte poétique, une voie d'intrépidité et de sagesse. Acquiescer à la vie coûte que coûte, et peut-être réussir à s'élever, dans tous les sens du terme...

  • Inventeur génial dès son plus jeune âge, amoureux de la nature, grand marcheur, il sillonna le monde à pied et fut le premier à percevoir les dangers de l'exploitation de la nature. John Muir aurait pu être millionnaire, il a choisi d'être vagabond. Il a inspiré Alexis Jenni (prix Goncourt 2011).
    " C'est l'homme le plus libre que j'ai jamais rencontré " disait de lui Theodore Roosevelt.
    Né en Écosse, débarqué à 10 ans aux États-Unis avec son frère et son père, installé dans la région des grands lacs, il travaille sans cesse dans les champs et lève parfois la tête pour regarder la nature environnante qui l'émerveille. Le soir il invente des objets mécaniques qu'il présente ensuite en ville comme, par exemple, cet appareil qui le sort automatiquement du lit à l'heure du lever.
    Très vite John Muir s'interroge sur le sens de cette vie de forçat, alors qu'il pourrait vivre en autonomie dans la nature. Il quitte le Wisconsin et sillonne les États-Unis à pied jusqu'en Californie. Dès lors, il parcourra le monde.
    Figure mythique aux États-Unis, créateur des parcs nationaux, John Muir posa clairement la question du sens de la vie dans la nouvelle société industrielle et industrieuse et il y a répondu, par son mode de vie.
    Prix Goncourt 2011 pour
    L'Art français de la guerre (Gallimard).
    Ce livre a reçu le prix du Livre Lumexplore 2020

  • SOS Himalaya

    Denis Urubko

    L'alpiniste Denis Urubko, le sauveteur d'Élisabeth Revol au Nanga Parbat, raconte les six épisodes où il a sauvé des vies en Himalaya, avec un sens certain du récit et une voix singulière. Doué, entraîné, affûté et non dépourvu d'humour, il nous donne accès à cette "zone de la mort" au-delà de 8000 mètres qu'il a si souvent approchée.
    La France a découvert Denis Urubko en janvier 2018 lorsqu'il s'est porté au secours d'Élisabeth Revol, en perdition au Nanga Parbat. Abnégation : il renonce au K2 dont il tentait l'ascension hivernale ; suspense : la paroi du Nanga est immense et les infos floues ; exploit : il gravit 1 200 mètres de paroi en pleine nuit ; chance ou miracle : il retrouve la Française dans les ténèbres. Urubko raconte ce secours dans le détail pour la première fois. Mais il n'en était pas à son premier exploit : au moins six fois, il a ramené des alpinistes de la " zone de la mort ", ces hautes altitudes où chacun est trop obsédé par sa propre survie pour penser aux autres. Si Urubko peut jouer les saint-bernards, c'est qu'il est un as des 8 000, doué, entraîné et affûté. Il a su raconter ces histoires extraordinaires avec une voix talentueuse et singulière, où l'humour le dispute à l'orgueil.
    Denis Urubko est né en 1973 au pied du Caucase, en URSS. Il a pris la nationalité kazakhe en s'engageant dans l'armée aux débuts de sa carrière d'alpiniste, puis la nationalité polonaise lorsqu'il a participé à des expéditions hivernales nationales. Il a gravi vingt-deux fois des sommets de plus de 8 000 mètres, un record - parfois à plusieurs reprises, toujours sans oxygène, même en hiver.
    SOS Himalaya, traduit du russe par Nina Neverov, est son premier livre publié en France.

  • Un corps en miettes au pied d'une falaise, des questions sans réponses... Le récit étrange et pénétrant d'un homme revenu de loin.
    " J'étais parti seul escalader la falaise. Elle n'a plus voulu de moi et je suis tombé. Cinquante mètres plus bas, je suis revenu à la vie. Un ange m'a-t-il gardé dans ma chute ? La question peut paraître ridicule, même pour un croyant. Dieu nous voulant libre, pourquoi se mêlerait-il alors du pataquès dans lequel je me suis mis ? "
    Trente ans après avoir échappé miraculeusement à une chute, Claude Compagnone la revisite dans un premier livre singulier, explorant les mots pour dire l'indicible et raconter son chemin du retour à la vie.

  • Gogol prétendait que " pour savoir ce qu'est la Russie d'aujourd'hui, il faut absolument y voya ger soi-même ". Bien que le grand auteur russe fit exactement le contraire, Bernard Chambaz a suivi sa recommandation à la lettre.
    L'hiver en train, l'été en car, Bernard Chambaz a parcouru l'Oural, territoire méconnu, frontière entre l'Europe et l'Asie. Un voyage qui doit à son amour de la Russie et de son peuple, mais aussi à la puissance des livres. Parmi eux, il y a le recueil oublié et décapant d'Aragon,
    Hourra l'Oural, l'ombre de Pasternak et du docteur Jivago, et enfin l'ombre plus noire de Chalamov et du goulag. On vérifiera avec l'auteur que les statues de Lénine n'ont pas toutes été déboulonnées, loin de là, et que si on a pu évoquer la fin de l'homme rouge, l'
    homo sovieticus tend à devenir pour les jeunes générations un objet, sinon un sujet de folklore...
    Dans ce récit de voyage peu ordinaire, on croisera des météorites, on suivra une enquête sur la disparition étrange de géologues il y a cinquante ans, on échappera à un accident d'avion, on découvrira un jeune Eltsine explorateur sans peur, on verra des camions rouler sur la Kama gelée, on visitera le camp de Perm-36 et les monastères de Verkhotourié, on sillonnera Ekaterinbourg sur les traces des Romanov, on découvrira Tcheliabinsk et son formidable musée des tracteurs à défaut de la centrale nucléaire de Majak, avant d'admirer sous un ciel gris et déjà froid la modernité de la capitale bachkire.

  • Cinq mille kilomètres en train, du coeur du continent sibérien jusqu'aux rives du Pacifique. Cinq mille kilomètres le long de la Grande ligne Baïkal-Amour, l'autre chemin de fer transsibérien, et au-delà du détroit de Tartarie jusqu'à l'île de Sakhaline et au souvenir de Tchékhov, qui
    y alla visiter le bagne en 1890.
    Des villes de pionniers à demi abandonnées dans l'immensité, des vies si humaines qui ne savent plus où elles vont, la mémoire enfouie mais ineffaçable des centaines de milliers de déportés qui construisirent cette ligne et ces villes au prix de leur vie, la grandeur et le malheur, la mélancolie russes...
    Il y a tout cela dans ce livre que traverse pourtant, né de l'espace sans bornes, un sentiment de liberté :
    " Tout fuit, tout glisse, on se dit qu'on est bien ici, loin de chez soi, libre provisoirement de toute attache, et que c'est pour ça qu'on voyage. "

  • Un état des lieux géopolitique, économique et écologique sur cette région en plein bouleversement.
    Après leur voyage dans le Grand Sud, en 2006, Isabelle Autissier et Erik Orsenna ont exploré le Grand Nord, cette région du monde où, dans un contexte de réchauffement climatique, les richesses naturelles, les routes commerciales et les gigantesques ports en construction aiguisent les appétits, tandis que la faune en est la première victime.
    À trois reprises, ils sont partis dans ces froides contrées. Ils ont suivi la route maritime du Nord, qui permet de relier l'Atlantique au Pacifique en longeant les côtes de la Sibérie, et qui est aujourd'hui le plus court chemin navigable entre l'Europe et l'Asie. Un passage forcément très convoité...
    Ils retracent ici les aventures de ceux qui ont ouvert ce passage au cours des siècles, ils expliquent les enjeux géopolitiques, économiques et écologiques de cette partie du monde et nous rappellent que notre avenir se joue aussi au pôle Nord.

  • - 50%

    La haute altitude, c'est hallucinant ! Les histoires les plus folles de ceux qui en sont revenus. De Jean Troillet à Adam Bielecki en passant par Elisabeth Revol et bien d'autres, Thomas Vennin convoque la science et les témoins pour un voyage dans ces délires haut perchés.
    Comment Stephen Venables peut-il descendre de l'Everest avec un vieillard qui glisse sur son violoncelle ? Pourquoi Carlos Carsolio, adepte de la " réalité étendue ", se met-il à courir à demi-nu dans la neige par moins 20 °c ? Élisabeth Revol rêve-t-elle quand elle échange sa chaussure contre une tasse de thé, une nuit d'hiver au Nanga Parbat ? Thomas Vennin relie le fil des plus étonnantes histoires d'hallucinations vécues en montagne. Convoquant la science et les témoins, il dresse la première géographie complète de ce paysage mental méconnu.
    "Le bout du rouleau est un endroit prodigieux. C'est le seul endroit au monde, avec celui des rêves, où la réalité se mélange à l'imaginaire. Un endroit de rêve, en somme."
    Thomas Vennin est chroniqueur himalayen pour
    Montagnes Magazine. Il est également l'auteur de
    La Dent du Piment (2019).

  • Deux journalistes se lancent sur les traces de deux exploratrices atypiques et avant-gardistes, parties seules dans le désert du Sahara près d'un siècle plus tôt à la rencontre du peuple mauritanien.
    L'une, styliste pour Jeanne Lanvin puis reporter, est candidate à une expédition Charcot au Groenland. L'autre est tour à tour modéliste, journaliste et dessinatrice. Elles sont audacieuses et avant-gardistes. En décembre 1933, pour fuir une société patriarcale, Odette du Puigaudeau et Marion Sénones embarquent sur un langoustier breton en partance pour la Mauritanie. Leur but ? Traverser le désert à dos de chameau, sans mission officielle ni subvention. L'image est tellement insolite que les Maures appelleront l'année de leurs premiers pas sur ces terres, " l'Année des deux dames ".
    Près d'un siècle plus tard, Catherine Faye et Marine Sanclemente marchent dans le sillage des deux aventurières pour raconter leur vie en marge, leur culot, leurs contradictions, explorer elles aussi ce pays, trait d'union entre le Maghreb et l'Afrique subsaharienne, où perdure une culture nomade millénaire. Dans des conditions souvent ardues, au fil de rencontres étonnantes, leur voyage est empreint de l'esprit téméraire d'Odette et de Marion.

  • 900 kilomètres à vélo dans un décor de western pour retracer la vie extraordinaire d'un chevalier mythique mais véritable : le Cid, figure espagnole légendaire aux résonances actuelles, digne d'un personnage de polar.
    Rodrigo Díaz de Vivar, plus connu sous le nom du Cid, n'est pas que le héros d'une pièce de théâtre. Ce fut un chevalier. Un vrai. Banni par le roi Alphonse VI, il a traversé l'Espagne au XIe siècle. Il a gagné des batailles. Contre les Musulmans, et avec eux. Un mercenaire avant l'heure. Un combattant légendaire.
    Si le Cid voyageait à cheval, c'est sur son VTT - baptisé Tornado - que Marc Fernandez suit sa route de Burgos, ville natale du chevalier, jusqu'à Valence, où il mourut en 1099. Une épreuve et un défi pour l'auteur, à la découverte d'une partie méconnue de l'Espagne, médiévale, immensément vide. 900 kilomètres à vélo, 11 302 mètres de dénivelé positif dans un décor de western, pour retracer la vie extraordinaire d'une figure mythique digne d'un personnage de polar.

  • En 1988, la Néo-Zélandaise Lydia Bradey devient la première femme à réussir l'Everest sans oxygène, mais son exploit est " effacé " par des compagnons d'expédition jaloux, qui l'accusent d'avoir menti. Ce texte raconte la vie d'une femme à l'énergie indomptable, courageuse dans l'épreuve, élégante dans le triomphe. Un vrai polar d'altitude, et une formidable autobiographie, d'une sensibilité très féminine (et féministe).
    " Pourquoi ont-ils fait ça ? Pourquoi ont-ils dit que je n'avais pas gravi l'Everest ? "
    1988 : une jeune femme de 27 ans redescend du sommet de l'Everest, tout sourire sous ses dreadlocks blondes. Elle est la première femme au monde à réussir cet exploit sans oxygène. Mais que se passe-t-il? Pourquoi ses compagnons ont-ils déserté la montagne alors qu'elle se trouvait encore, seule, dans la zone de la mort? Et pourquoi, contre toute évidence, affirment-ils qu'elle a menti, elle dont la sincérité dérange?
    Lydia Bradey a passé des années à chercher les réponses à ces questions, et près de trente ans à les écrire avec l'aide de son amie auteur, Laurence Fearnley. Et la plus belle réponse est sa vie intense traversée par sa relation puissante et dérangeante avec Royce, cette mère qui l'a élevée seule ; par sa passion dévorante pour l'alpinisme, avec un talent inné pour l'altitude ; par sa trace en zigzag dans un Himalaya souvent macho où elle se promène en dansant, sans jamais s'user mais pas sans efforts. Adolescente, elle jouera des coudes pour entrer au club alpin qui n'accepte alors pas les femmes ; plus tard, elle se fera sermonner avant l'arrivée au camp de base de l'Everest pour s'assurer qu'elle reste à sa place...
    2019 : Lydia Bradey est guide de haute montagne et se dresse pour la sixième fois de sa vie sur le Toit du monde, avec une cliente. Presque au même instant, la photo d'une hallucinante file d'attente est diffusée en direct sur les réseaux sociaux, mais Lydia, comme toujours, a tracé sa voie loin de la cohue.

  • La marche peut être une telle source de plaisirs qu'elle se passe de raisons. Mais si vous en doutez, ce livre vous en donne dix, aussi convaincantes les unes que les autres !
    L'apprentissage de la marche consume les premières années de votre existence, puis elle devient une fonction automatique de votre condition d'humain. Mais faites un pas de côté, regardez-vous marcher et vous verrez : marcher vous rend meilleurs. Plus intelligents, en meilleure santé et en meilleure forme, plus aptes à prendre des décisions, mieux disposés à l'égard des autres, plus " beaux ", plus heureux... Arrêtez-vous encore un instant, et vous verrez que les vertus de la marche bénéficient aussi à la société tout entière. Il y a peut-être mille bonnes raisons pour aller marcher. En voici dix.
    Thierry Malleret dirige The Monthly Barometer, une société de courtage en idées et investissements installée à Chamonix - sans doute la seule au monde à proposer ses services en montagne tout en marchant. Ce livre est le fruit d'une collaboration étroite avec sa femme Mary Anne Malleret.

  • Errances

    Olivier Remaud

    Le récit d'une vie, celle d'un Ulysse des Temps modernes. Vitus Bering mena, au début du XVIII e siècle, deux expéditions titanesques pour découvir les confins de l'empire russe en Sibérie, vérifier si les continents américain et eurasiatique sont reliés, et trouver un passage pour rejoindre l'Inde et la Chine à travers l'océan Arctique. Jamais un marin n'avait autant marché que lui.
    Des côtes danoises du Jutland à la péninsule du Kamtchatka, il devait unir la terre et l'eau sur une même carte du monde.
    Il arpenta les steppes et les forêts de la Tartarie, franchit ses monts et ses vallées, descendit ses rivières. Il atteignit la pointe nord de l'Extrême-Orient, traversa la partie septentrionale de l'océan Pacifique et vit la Grande Montagne sur les rivages de l'Amérique. Avec les vents contraires, les complications du pouvoir et la pensée du retour. Jusqu'au naufrage.
    Le récit des tribulations de Vitus Bering (1681-1741), explorateur danois et capitaine qui mena, au tournant du siècle des Lumières, des expéditions titanesques vers les confins de la Sibérie et même au-delà, vers l'Alaska.
    Olivier Remaud raconte l'odyssée de ce grand marin que rien n'ennuyait plus que les rivalités politiques et les spéculations des cartographes. Il décrit les choix et les doutes d'un homme de plein vent, né voyageur, qui vécut comme un nomade avant d'échouer sur une île. Une vie dans laquelle une femme d'action, son épouse Anna, joua un rôle majeur. Entre Ulysse et Gulliver, un portrait intime qui se lit comme un roman d'aventures.
    Prix Mémoires de la Mer 2020
    Prix Marine Bravo Zulu 2019

  • La fascinante aventure d'une femme au courage et à la ténacité hors du commun, reconnue tardivement comme " héroïne de l'Arctique ". Avec une préface d'Isabelle Autissier.
    En 1923, l'explorateur canadien Vilhjalmur Stefansson envoie quatre jeunes hommes en Arctique. L'objectif : coloniser Wrangel, une île désolée, aux confins de l'Amérique et de la Russie.
    Pour compléter l'équipe, il embauche une Inuite de vingt-trois ans, mère célibataire d'un enfant malade, qui voit là l'unique moyen de soigner correctement son fils. Ada Blackjack aura pour rôle de cuisiner et de rav-auder les vêtements ainsi que le matériel des explorateurs - rôle essentiel dans ces contrées glaciales.
    Mais une fois sur l'île, la situation vire au cauchemar : la nourriture manque et le froid se fait plus assassin que jamais. Les plus confiants se mettent à douter, les plus vigoureux s'affaiblissent. Bientôt, ils se retrouvent à deux. Puis la jeune femme Ada sera seule. Abandonnée. Comment va-t-elle pou-voir survivre dans un environnement aussi hostile ?
    La vérité, enfin, sur le destin d'une extraordinaire Robinson Crusoé au féminin, qui inspira nombre d'aventuriers, dont Isabelle Autissier, dont le bateau porte le nom.

  • Entre humour et cynisme, Jacky Schwartzmann nous fait le récit de son immersion en Corée du Nord lors de sa participation à l'improbable marathon de Pyongyang.
    Rien n'était gagné. Il fallut franchir l'étape de la sélection, affronter les réactions - de l'éclat de rire à la quasi-hostilité -, puis se préparer à passer les frontières de la dernière dictature communiste à l'oeuvre... pour courir 42 kilomètres. Numéro de dossard : 1071.
    Dans son style imparable, alternant humour et cynisme, Jacky Schwartzmann cherche à comprendre ce qui pousse des individus venus du monde entier (les Américains mis à part) à participer à l'événement sportif le plus abracadabrant de la planète : le marathon de Pyongyang. Entre rêve fou, défi sportif et envie irraisonnée, il raconte un voyage durant lequel il fut aussi bien désorienté qu'émerveillé ou exaspéré, mais constamment surveillé, et allie émotion et curiosité pour nous proposer une immersion dans un pays fermé qui lui a ouvert ses portes... l'espace d'une course.
    Prix 2016 de la page 111 pour Mauvais Coûts (La Fosse aux ours)
    Prix Transfuge du meilleur espoir polar 2017 pour Demain c'est loin (Seuil)
    Prix du roman noir du festival de Beaune 2018 pour Demain c'est loin (Seuil)
    Prix Amila-Meckert 2018 pour Demain c'est loin (Seuil)

  • Une jeune alpiniste raconte quatre jours et quatre nuits d'une aventure solitaire devenue une lutte pour la survie.
    Le 16 mai 2013, le peloton de Gendarmerie de haute montagne lançait un appel à témoins suite à la disparition inquiétante d'une jeune alpiniste dans le massif du Mont-Blanc.
    Gaëlle Cavalié était partie seule pour la face nord de l'aiguille Verte. On avait perdu sa trace. La jeune femme a été sauvée in extremis le surlendemain. Repérée par l'hélicoptère des secours, elle a été hélitreuillée, à bout de forces et en hypothermie. Elle venait de passer quatre jours et quatre nuits à 4 000 mètres d'altitude, blottie dans un trou à neige tout près du sommet.
    Gaëlle Cavalié a mis plusieurs années à oser revivre par l'écriture ces heures où se sont jouées sa disparition puis sa survie. Elle le fait avec une totale sincérité, démontant heure après heure la mécanique du piège qui s'est refermé sur elle, explorant sans tricher ses ressorts intimes : l'ambition qui l'a guidée et l'angoisse qu'elle a vécue.

  • - 50%

    Un monde sépare l'excentrique patron du New Herald Tribune, James Gordon Benett Jr et le capitaine George De Long, militaire et patriote. Pourtant une expédition va les rassembler : celle, terrifiante, de l' USS Jeannette au pôle Nord. À la fin du XIXe siècle nombreux étaient ceux obsédés par l'une des dernières zones non cartographiées du globe : le pôle Nord. James Gordon Bennett, patron du
    New York Herald, qui avait attiré l'attention en envoyant Stanley chercher Livingstone en Afrique pour le compte de son journal, lance une expédition pour atteindre ce dernier. Pour se faire, il confie son commandement au jeune officier de marine, George Washington De Long.
    Le 8 juillet 1879, L
    'USS Jeannette quitte San Francisco, avec 33 hommes à son bord, sous le regard d'une foule en transe, contaminée par la fièvre arctique.
    Une fois passée les comptoirs d'Alaska, puis le détroit de Béring, le bateau est pris dans les glaces et dérive. Au bout de deux ans d'un voyage éprouvant, la coque se brise et l'équipage est contraint d'abandonner le navire. Seuls sur la banquise, avec de maigres maigres ressources, les naufragés entament une longue marche dans l'enfer gelé de l'une des zones les plus isolées au monde.
    Avec rebondissements et ressorts dignes d'un thriller, voici un "roman vrai", envoûtant, mêlant héroïsme et détermination.
    Avec habileté, les chapitres alternent entre la vie mondaine new yorkaise de la fin du XIXe siècle, écrit dans un style flamboyant, et l'horreur de la survie sur la banquise, dans un style pudique où l'auteur manie parfaitement la litote. Très documenté, le récit décrit parfaitement le quotidien des hommes, la vie des indigènes qui accueilleront l'une des trois équipes.
    L'auteur s'est ausi appuyé sur la correspondance entre George De Long et sa femme Emma, femme forte et importante de ce livre, dont il publie des extraits.

  • L'histoire vraie du new-yorkais Billy Gawronski, qui, en 1928, âgé d'à peine 17 ans, embarqua clandestinement à bord d'une expédition scientifique en Antarctique dirigée par l'explorateur Richard Evelyn Byrd.
    Le 24 août 1928, à la nuit tombée, un garçon de dix-sept ans traverse l'Hudson à la nage et monte à bord du City of New York.
    Depuis l'enfance, Billy Gawronski rêve d'aventure. Lorsqu'il a vent du projet de l'explorateur Richard Byrd - être le premier à prendre des photos aériennes du pôle Sud -, il est déterminé à faire partie du voyage. Mais son père, immigré polonais très actif dans la communauté, a d'autres projets pour lui. Dans ces années 1920, marquées par des ascensions sociales fulgurantes, Rudy Gawronski ne songe qu'à ajouter "& Fils " à l'enseigne de son entreprise de décoration d'intérieur. Dépité, Billy s'introduit alors clandestinement sur l'un des bateaux de la première grande expédition américaine du XXe siècle.

  • Dix récits épiques pour un regard inédit sur l'histoire de la conquête des pôles.
    Les femmes n'ont pas toujours été les bienvenues sur les terrains de l'exploration et de la découverte. Et moins encore s'agissant des extrêmes polaires.
    Comment imaginer ces " frêles machines " (Denis Diderot) résistant à un environnement aussi hostile ?
    Les exceptions n'en ont que plus de mérite qui, petit à petit, ont gagné les marges de ces régions impossibles. Souvent au gré de ruses et d'audaces spectaculaires.
    De Jeanne Baret, la pionnière des pionnières qui, en 1768, doubla la Terre de Feu à bord du bateau de Bougainville jusqu'à Louise Boyd qui, en 1955, survola la banquise arctique à bord d'un DC4, les femmes des pôles constituent une caste à part, un florilège détonnant où l'on croise, aux mépris des ostracismes et des ségrégations, une touriste égarée aux confins de la mer de Kara, une Iñupiat abandonnée en terre de Wrangel, une parturiente inattendue, une infirmière russe, une médecin française et même la maîtresse de Victor Hugo en route pour le Spitzberg.
    Une poignée de destins d'exception qui dit la curiosité, la clairvoyance et, plus encore, l'originalité de femmes vraiment singulières.

empty