Snoeck Gent

  • Visa pour l'image est un festival international de photojournalisme créé en 1989, par Roger Thérond, le directeur de la rédaction de Paris-Match. Il en avait confié l'organisation à Michel Decron, directeur du journal Photo du groupe Filipacchi. Dirigé par Jean-François Leroy, Visa pour l'image se déroule chaque année dans toute la ville de Perpignan, de fin août à mi-septembre pour une durée de quinze jours, plus une 3e semaine réservée aux scolaires. Il s'agit du plus important festival de photojournalisme public et gratuit au monde, quant à la fréquentation.

  • L'exposition " United States of Abstraction. Artistes américains en France, 1946-1964 " est organisée par le Musée d'arts de Nantes, où elle sera présentée au public du 11 février au 23 mai 2021, et le Musée Fabre de Montpellier, où elle sera présentée du 3 juillet au 17 octobre. Le rôle de Paris comme capitale mondiale de l'art occidental depuis le 19e siècle est bien connu, et il est également considéré comme un fait établi que la Ville lumière perd cette prééminence après la Seconde Guerre mondiale au profit de New York.
    Pourtant, l'on sait également que de très nombreux artistes, peintres, musiciens et écrivains américains, hommes et femmes, ont continué à venir étudier et créer en France. Plusieurs centaines de jeunes artistes, musiciens et écrivains américains, hommes et femmes, ont séjourné à Paris après la Seconde Guerre mondiale et jusque dans les années 1960. Certains comme Joan Mitchell en 1955 se sont installés en France définitivement.
    Plus de 400 artistes ont en particulier utilisé la bourse du GI Bill, qui permettait à tout ancien combattant de financer ses études, en venant s'inscrire aux écoles d'arts et académies parisiennes entre 1946 et 1953. Certains artistes comme Ellsworth Kelly, arrivé en France en 1948, étudièrent à l'Ecole de Beaux-arts, tandis que d'autres fréquentèrent avec plus ou moins d'assiduité les ateliers de la Grande Chaumière auprès de Fernand Léger ou d'Ossip Zadkine.
    Ils venaient pour des raisons diverses : l'attrait culturel de Paris, ses musées et ses maîtres, l'attrait de l'Europe, l'aventure de vivre correctement et sans réelle contrainte grâce à la bourse, la recherche d'une plus grande liberté, l'envie d'être ailleurs, d'être à Paris comme sur une île. L'exposition explore cette intense présence et la manière dont elle a contribué à la redéfinition de l'art abstrait en France à un moment où la géographie mondiale de l'art était bouleversée.
    Elle est organisée en trois chapitres, qui se retrouveront également dans le catalogue. La première section, " Les autres de l'Art autre : les Américains autour de Michel Tapié ", examinera les oeuvres réunies par le critique Michel Tapié, que ce soit dans des expositions de groupe (comme Véhémences confrontées à la galerie Nina Dausset en 1951, Les Signifiants de l'informel en 1952 ou Un art autre au Studio Facchetti la même année) ou dans des publications de la première moitié des années 1950.
    Ces événements constituent une passionnante tentative de rapprocher une série d'oeuvres abstraites en dehors de considérations nationales, mais autour des idées d'expressivité, de peinture gestuelle ou automatique abstraite. Plusieurs peintres américains, Jackson Pollock, Willem De Kooning, Mark Tobey, Claire Falkenstein, Alfonso Ossorio y sont associés et mis en rapport avec Wols, Jean Dubuffet, Georges Mathieu, Jean-Paul Riopelle.
    Le second chapitre, " Paris , une île pour les artistes américains ? ", regroupera plusieurs coloristes abstraits, comme Sam Francis, Joan Mitchell, Shirley Jaffe, mais aussi Kimber Smith, Norman Bluhm ou Beauford Delaney, qui trouvèrent en France un lieu de liberté et de créativité, sans pour autant établir de liens forts avec les artistes français du groupe de l'abstraction lyrique, à l'exception du peintre canadien Jean-Paul Riopelle.
    Ils revendiquent une forme de solitude, et utilisent la capitale française comme un lieu stimulant pour la création mais néanmoins étrangement apatride. Leurs oeuvres ont en commun des formes flottantes, de grande échelle, aux coloris intenses. Le dernier chapitre, " Nouvelles voies de l'abstraction géométrique : ombre, hasard, mouvement ", étudiera comment les artistes Ellsworth Kelly, John Youngerman, Robert Breer et Ralph Coburn, en relation avec certains de leurs aînés comme Jean Arp ou Alexander Calder et avec certains de leurs contemporains (François Morellet), ont profondément renouvelé l'abstraction géométrique dans le Paris de l'après-guerre.

  • La Fondation de l'Hermitage consacre une importante rétrospective au peintre lucernois Hans Emmenegger (1866-1940) - une première en Suisse romande. Avec une centaine de tableaux, l'exposition dévoile l'oeuvre de cet artiste resté méconnu du grand public, malgré un fort engagement au sein de la communauté culturelle suisse alémanique. Fin observateur et amoureux de la nature, Emmenegger est un peintre d'une originalité frappante, dans le traitement insolite de ses paysages et natures mortes, comme dans l'audace de ses compositions. Il compte parmi les artistes suisses les plus importants de sa génération.
    Formation artistique : Emmenegger commence sa formation à l'école des arts appliqués de Lucerne (1883-1884). Il la poursuit à Paris, à l'Académie Julian, puis dans l'atelier de Jean-Léon Gérôme. Dans cette effervescence artistique, il se lie d'amitié avec Cuno Amiet et Giovanni Giacometti. En hiver 1885-1886, il séjourne à Munich, où il rencontre Max Buri, avec qui il voyagera en Afrique du Nord en 1891. En 1893, Emmenegger hérite du domaine de son père à Emmen, près de Lucerne, où il vivra et travaillera jusqu'à sa mort. En 1895-1896, il passe un second hiver à Munich. Il y pratique la gravure avec Albert Welti et s'initie à la peinture de plein air avec Bernhard Buttersack. Fasciné par le travail d'Arnold Böcklin, il séjourne à plusieurs reprises au Tessin et en Italie entre 1897 et 1903.
    Un artiste singulier : Au début du 20e siècle, Emmenegger s'affranchit de l'influence de Böcklin et développe son propre langage artistique, se consacrant à des thèmes récurrents - intérieurs obscurs de forêt, fonte des neiges, ombres portées ou reflets à la surface de l'eau. Son style figuratif plonge le spectateur dans des décors au cadrage serré, parfois sans horizon, et génère une atmosphère aussi étrange que mélancolique. Grâce à de subtils agencements d'aplats de couleur et à de puissants contrastes d'ombre et de lumière, une grande tension se dégage de ses compositions. Dès les années 1910, Emmenegger se passionne pour la question de la représentation du mouvement et livre des toiles inspirées de la chronophotographie, qui rappellent les expérimentations des artistes futuristes.
    Engagement dans le milieu artistique : Emmenegger était notamment président de la section lucernoise de la Société des peintres, sculpteurs et architectes suisses et membre du comité de la Société des beaux-arts de Lucerne. Philatéliste et collectionneur averti, il possédait, entre autres, des oeuvres de Ferdinand Hodler, Cuno Amiet, Max Buri, Giovanni Giacometti et Albert Trachsel, ainsi qu'un ensemble de photographies, de minéraux et de fossiles.
    Dialogue avec d'autres artistes / carte blanche à l'ECAL : L'époustouflante modernité de l'oeuvre d'Emmenegger est mise en évidence par le biais d'une centaine de tableaux, qui dialoguent avec des peintures de ses mentors, amis et contemporains Cuno Amiet, Arnold Böcklin, Giovanni Giacometti, Ferdinand Hodler, Félix Vallotton et Robert Zünd. Le parcours est également ponctué d'oeuvres d'artistes contemporain·e·s inspiré·e·s par son travail : Caroline Bachmann, Stefan Banz, Michel Grillet, Alois Lichtsteiner, Nicolas Party et Albrecht Schnider.
    À découvrir dans les salles et dans le parc de l'Hermitage, la carte blanche confiée à l'ECAL/Ecole cantonale d'art de Lausanne, mettant en résonance l'oeuvre d'Emmenegger avec les travaux de photographes de la nouvelle génération.

  • L'exposition intitulée " A la pointe de l'art " sera la troisième exposition temporaire du musée depuis sa réouverture. Au coeur de cette exposition se trouve le timbre-poste ; en effet, les collections philatéliques constituent le fonds le plus important du musée. Cependant, le sujet de l'exposition portera moins sur les aspects techniques du timbre que sur la création de l'oeuvre à proprement parler.
    En effet, en plus d'être une estampe, le timbre reste l'une des plus petites surfaces de création qui existent au monde mais aussi l'une des plus diffusées. Aussi, les dessins originaux et les poinçons gravés d'artistes seront au coeur du propos. En plus des timbres eux-mêmes, le musée conserve dans le cadre du dépôt obligatoire des archives du timbre-poste français des milliers de pièces témoignant du processus créatif conduisant à l'émission d'un timbre : les esquisses et dessins préparatoires, les épreuves d'impression, essais de couleurs ou poinçons gravés.
    L'idée première est de démontrer que, bien que le timbre soit une oeuvre de commande régie par un cahier des charges strict, la place accordée au geste de l'artiste reste très présente. Le parcours de l'exposition sera ainsi ponctué de neuf portraits de dessinateurs, graveurs, peintres, illustrateurs, tous créateurs de timbres et ayant des carrières artistiques et parcours très différents. C'est une manière pour le Musée de La Poste de valoriser la création philatélique et de l'ancrer dans le vaste domaine de l'histoire de l'art.
    A côté des peintures d'Henry Cheffer ou estampes de Pierre Albuisson, le visiteur découvrira les gravures héraldiques de Sarah Bougault, les sculptures de Jacques Jubert, les peintures sur ivoire de Pierrette Lambert, les bandes dessinées de Pierre Forget, l'univers fantastique de Thierry Mordant et Ciou, ainsi que le monde foisonnant de détails et d'histoires de Jean Delpech. Le timbre-poste est une surface de création à la fois unique et pour autant connue de tous.
    Ce support artistique voyage et nous fait voyager. Depuis les années 1960, la série artistique, imaginée par André Malraux pour mettre l'art à portée de tous les Français, a su s'imposer et c'est donc tout naturellement que certains des plus grands artistes se sont approprié le timbre-poste pour nous proposer de merveilleuses créations. Tomi Ungerer, Victor Vasarely, Raoul Ubac, Jean-Michel Folon, Salvador Dali, Roger Bezombes et bien d'autres se sont prêtés à l'exercice et le résultat est toujours impressionnant.
    Le Musée de La Poste est le musée d'entreprise du Groupe La Poste consacré à l'histoire postale et à la philatélie française. Ouvert en 1946, il a connu deux sites dans Paris. Le musée actuel est situé au 34 boulevard de Vaugirard (Paris 15e) depuis 1973. Reconnu Musée de France, le musée a été fermé pendant plusieurs années pour rénovation complète de ses espaces avec notamment pour objectif une accessibilité totale aux personnes en situation de handicap.
    Il a rouvert ses portes au public en novembre 2019. Le Musée de La Poste est un lieu de présentation, de conservation et de diffusion du patrimoine postal. Il est centré sur l'Ecrit, l'Histoire et la Culture. Des bottes de sept lieues aux héros de l'Aéropostale, en passant par le panorama des 150 ans du timbre-poste en France, ses collections racontent une histoire, non seulement celle d'une entreprise mais aussi celle de la France au quotidien.
    Le musée conserve et expose sur plus de 1000 m, le patrimoine historique, artistique, philatélique et scientifique constitué par des pièces aussi diverses que les premières cartes des routes de poste, des uniformes de facteurs, des maquettes d'artistes, des timbres-poste, des objets populaires et enfin une collection de mail art et d'art postal.

  • Véritable cosmopolite d'autrefois, et homme de culture de toujours, Georges Bemberg est l'héritier d'une vieille famille vivant depuis longtemps entre l'Ancien et le Nouveau Monde. Si c'est en 1841 que le banquier Charles-Juste Bugnion achète la campagne de l'Hermitage, située sur une colline dont la vue superbe sur la cathédrale de Lausanne et le lac avait déjà été immortalisée par Camille Corot en 1825, c'est peu d'années plus tard que la famille Bemberg quitte Cologne, en Allemagne, et traverse l'Atlan- tique pour y commencer une nouvelle vie.
    Georges Bemberg aurait pu être pianiste, compositeur, écrivain, ou encore auteur de théâtre mais, avec une discrétion et un sens du secret qu'il érige en règle de vie, c'est en collectionneur qu'il se consacra à l'art. Jusqu'à ses derniers jours, il partage son temps entre Paris où il réside le plus souvent, New York dont il aime l'énergie et les hivers, et Buenos Aires auquel il garde un attache- ment profond.
    Né en Argentine en 1915 dans une famille luthérienne d'industriels, il grandit en France. Pianiste talentueux envisageant un temps de devenir compositeur, il choisit Harvard pour ses études afin de rejoindre Nadia Boulanger et côtoyer toute l'élite des compositeurs du xxe siècle. Finalement, il renonce à la carrière musicale, trop exclusive à son goût, pour se lancer dans la création littéraire. Diplômé en littérature comparée anglaise et française, il devient alors un familier des cercles d'écrivains et de poètes de la Nouvelle-Angleterre et rencontre de grands auteurs comme John Dos Passos ou Edmund Wilson.
    Il publie différents ouvrages et certaines de ses pièces sont jouées avec succès off-Broadway. En Argentine, il fréquente les milieux intellectuels sud-améri- cains et sa cousine Victoria Ocampo lui ouvre sa fameuse revue littéraire SUR. En France, ses nouvelles et poèmes au style subtil et sensible sont favorablement accueillis par la critique. Néanmoins, au-delà de la multiplicité de ses talents, il consacre sa vie à sa passion pour les beaux-arts.
    De sa famille, généreux mécène à qui l'on doit la Maison de l'Argentine à la Cité universitaire de Paris, et plus particulièrement d'un oncle, élève de Picasso, Georges Bemberg hérite de l'amour de la peinture. C'est à New York, alors âgé d'une vingtaine d'années, qu'il fait l'acquisition d'une gouache de Pissarro, remarquée chez un marchand et obtenue pour 200 dollars. "C'est pour un musée" dit-il, pour cacher sa timidité et anticipant inconsciemment son désir profond.
    Aux Etats- Unis, puis en France après la guerre, Georges Bemberg se familiarise avec le marché de l'art et parcourt les ventes. A Paris, il est ébloui par Bonnard et va constituer, au fil des ans, un des plus grands ensembles de ce peintre, riche de plus de trente toiles. Il le complètera par un nombre important d'autres signatures de la fin du xixe et du début du xxe siècle, impression- nistes, nabis et fauves.
    Il réunira également près de deux cents tableaux anciens, du xvie au xviiie siècle, dont des portraits de Clouet, Benson et Cranach. Son amour pour Venise le pousse à collectionner les maîtres vénitiens tels que Canaletto et Guardi. Toutes les formes d'expression artistique le passionnent. Ainsi, de remarquables bronzes de la Renaissance, de splendides reliures, une foule d'objets précieux ou encore des meubles de grands ébénistes viennent s'ajouter à sa collection, qu'il ne va jamais cesser d'enrichir.
    Dans les années 1980, Georges Bemberg recherche un lieu où abriter sa collection et la partager avec le public, considérantque les beaux objets doivent finir dans un musée pour être vus par tous. C'est ainsi que lui vient l'idée de créer une Fondation, seul moyen de préserver sa collection dans son intégrité, tout en la rendant accessible. La splendeur de l'Hôtel d'Assézat que la municipalité de Toulouse lui propose de mettre à sa disposition, le convainc d'installer sa collection dans la ville.
    Le voeu du collectionneur peut se réaliser : abriter les oeuvres et les objets témoignant d'une vie tout entière consacrée à la recherche artistique dans un lieu hors du commun. Investi dans la mise en scène de l'oeuvre de sa vie, il crée un décor semblable à celui d'une noble maison particulière, renouant ainsi avec la vocation première de l'hôtel d'Assézat. Ce qui distingue la collection Bemberg et qui en fait tout le charme et la personnalité, c'est qu'elle n'est rien d'autre que le reflet fidèle du goût et du tempérament de son auteur.
    Celui-ci a choisi chaque tableau, chaque objet, pour la seule beauté et l'émotion que leur contem- plation éveillait en lui. Régulièrement, dans le plus grand anonymat, Georges Bemberg venait voir ses oeuvres installées dans l'écrin qu'il leur avait choisi et, toujours sans se faire connaître, se plaisait à écouter les commen- taires élogieux des visiteurs. Lieu d'exception s'il en est, l'hôtel d'Assézat appartient depuis plus de cent ans à la Ville de Toulouse.
    Sa construction, qui remonte à la seconde moitié du xvie siècle, est due à Pierre Assézat, négociant ayant fait fortune dans le pastel, plante tinctoriale dont le commerce était alors florissant. Venu d'Espalion, en Aveyron, au début du xvie siècle pour rejoindre ses frères aînés déjà associés à ce commerce, Pierre Assézat en devient l'héritier et le successeur en 1545. Marié à la fille d'un capi- toul, receveur général de la reine douairière Eléonore d'Autriche, il accéde au Capitoulat en 1552.
    Dès 1551, il commence à acquérir les terrains nécessaires à la construction d'une "grande maison" . Le 26 mars 1555, il conclut un bail à besogne avec le maître-maçon Jean Castagné et l'architecte sculpteur Nicolas Bachelier pour la construction du corps de logis formé de deux ailes perpendiculaires reliées par un escalier. A la mort de Nicolas Bachelier en 1557, son fils Dominique dirige les travaux du pavillon d'entrée, de la galerie ouverte sur la cour et enfin, de la "coursière" 4 qui anime le mur mitoyen aveugle.
    En 1761, les descendants de Pierre Assézat vendent l'hôtel au baron de Puymaurin, qui modernise façades et appartements. L'hôtel d'Assézat nous parvient donc après deux campagnes de travaux bien distinctes : l'une, datant de la Renaissance, met en place la composition générale, le dessin des façades, la superposi- tion des ordres dorique, ionique et corinthien, l'importance donnée à tous les éléments d'architecture par l'emploi de la pierre ; l'autre, remontant au xviiie siècle, voit les fenêtres à meneaux remplacées par de grandes fenêtres au premier niveau, pour éclairer les salons nouvellement créés.
    Au xixe siècle, après avoir été transformé en entrepôts et en bureaux, l'hôtel d'Assézat fut acheté par la banque Ozenne et légué en 1895 à la Ville de Toulouse. C'est au terme d'une étude de plusieurs années qu'a pris forme le projet de réhabilitation de l'édifice et son aménagement en vue d'abriter la collection Bemberg. Les travaux, commencés en 1993, se sont achevés début 1995, et la Fondation Bemberg a ouvert ses portes dans un bâti- ment entièrement rénové et réaménagé en fonction de sa nouvelle vocation culturelle.
    La Fondation Bemberg a réalisé une première extension et une rénovation de ses espaces en 2001, ce qui a permis d'y intégrer de nouveaux espaces comme l'auditorium, les ateliers pédagogiques, etc. A l'issue de près de 25 ans d'activités, le musée nécessite des aménagements plus adaptés à sa fréquen- tation et aux attentes du public, notamment en ce qui concerne l'accueil. Afin d'offrir la meilleure expérience possible à chacun de ses visiteurs, le conseil d'administration de la Fondation Bemberg a décidé d'un ambi- tieux chantier de rénovation, prévu de la fin de l'année 2020 au début 2022.
    Ce projet est l'aboutissement d'une réflexion en profon- deur sur les aspects techniques et la conser- vation préventive, ainsi que sur les aspects fonctionnels et notamment sur le parcours, les agencements muséographiques, les systèmes d'éclairage ainsi que les dispositifs de média- tion associés. Différents paramètres sont ainsi intégrés : muséographie, architecture, patri- moine, fonctions, et techniques.
    La Fondation Bemberg ou l'art de se réinventer... A l'heure où cette dernière a fermé ses portes pour un an afin de de se préparer pour une nouvelle vie, elle consent un prêt tout à fait exceptionnel. En effet, depuis sa création, c'est la première fois que la Fondation Bemberg, en dehors des prêts individuels qu'elle pratique toujours avec joie, prête ici une très large sélection des chefs-d'oeuvre de sa collection de peintures.
    Nul doute que, européen convaincu et amou- reux des beaux lieux, Georges Bemberg aurait apprécié de voir nombre de ses tableaux favoris dans le cadre attachant et romantique de la Fondation de l'Hermitage, en attendant que le rêve de sa vie fasse peau neuve...

  • Du 13 février au 6 juin 2021 le musée Fabre met à l'honneur trois artistes contemporains dont les oeuvres, toiles et dessins, ont récemment rejoint les collections du musée. Ils sont à découvrir dans trois espaces distincts du parcours permanent Issus de trois générations différentes, Pierrette Bloch, André-Pierre Arnal et Stéphane Bordarier se sont tous trois intéressés à la matérialité de la peinture, élaborant de nouvelles techniques picturales mises au coeur de leur pratique. Si Pierrette Bloch fait gouter la peinture, point après point, sur le papier ou sur la toile disposée à l'horizontal, noue consciencieusement le crin, inscrit de larges traces blanches au pastel, André-Pierre Arnal plie, froisse, ficèle la toile, colle et décolle le papier. Stéphane Bordarier développe quant à lui une technique picturale qui se rapproche de celle de la fresque, dans laquelle la couleur est prise dans la colle encore humide, induisant l'urgence du geste.
    Issus de trois générations différentes, Pierrette Bloch, André-Pierre Arnal et Stéphane Bordarier se sont tous trois intéressés à la matérialité de la peinture, élaborant de nouvelles techniques picturales mises au coeur de leur pratique. Si Pierrette Bloch fait gouter la peinture, point après point, sur le papier ou sur la toile disposée à l'horizontal, noue consciencieusement le crin, inscrit de larges traces blanches au pastel, André-Pierre Arnal plie, froisse, ficèle la toile, colle et décolle le papier. Stéphane Bordarier développe quant à lui une technique picturale qui se rapproche de celle de la fresque, dans laquelle la couleur est prise dans la colle encore humide, induisant l'urgence du geste.
    Peintre et sculptrice française.
    Évoluant depuis les années 1950 vers une pratique abstraite, l'oeuvre de Pierrette Bloch, en dehors de toute catégorie esthétique, joue sur le rythme, l'ambivalence entre le plein et le vide, le contraste entre le noir et le blanc. Subtile, elle se décline par séries, avec une économie de moyens, à partir de la répétition de formes élémentaires - le point, les entrelacs, l'écriture - et de couleurs quasi absentes. Elle éprouve ses premières émotions artistiques en 1939, devant les chefs-d'oeuvre du musée du Prado exposés à Genève. C'est justement en Suisse que, fuyant la France occupée, elle se réfugie avec ses parents en 1940. Elle se plonge dans la lecture, source d'inspiration fondamentale, et assiste à des conférences d'histoire de l'art, notamment celle de René Huyghe sur la ligne, qui la conduit à s'interroger sur les relations qu'entretient le dessin avec le temps et l'écriture. À la fin de la guerre, de retour à Paris, elle suit les cours des peintres Jean Souverbie (1891-1981) et André Lhote (1885-1962) ; en 1949, elle est la première élève d'Henri Goetz (1909-1989), qui délaisse alors le surréalisme au profit de l'abstraction. Elle fait la connaissance de Colette et Pierre Soulages (1919), devenus des amis intimes. Influencées par celui-ci et Nicolas de Staël, ses premières peintures abstraites, à la texture épaisse, sont structurées par un système de grille, caractéristique des oeuvres picturales d'après-guerre. Les années 1950 correspondent au début de sa reconnaissance : elle participe au Salon des réalités nouvelles (1950), dédié à l'abstraction depuis l'après-guerre ; dès l'année suivante ont lieu ses premières expositions personnelles en France et aux États Unis, où elle séjourne régulièrement.

  • Une exposition consacrée à des oeuvres artistiques de Franscisco de Goya y Lucientes est organisée du 7 novembre 2019 au 10 février 2020 par le musée des Beaux Arts de la Ville d'Agen, au sein de l'ancienne église des Jacobins.
    Le projet d'exposition s'appuie sur une recherche approfondie concernant l'achat à Madrid au XIXe siècle par le Comte de Chaudordy, ambassadeur de France à Madrid de 1874 à 1881, de huit oeuvres réalisées ou attribuées à Goya. Cette manifestation s'inscrit à la suite des journées d'étude organisées par le musée du Louvre et le Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France en janvier 2013, suivies en avril par celles consacrées aux oeuvres de plusieurs musées de France, dont Agen :
    Deux manifestations internationales qui avaient réuni conservateurs et spécialistes.

  • Le chantier est une ambition, un processus et un théâtre où se jouent la transformation physique du monde et l'imaginaire de nos sociétés. C'est un lieu éminemment technique, mais c'est aussi un puissant instrument de pouvoir, un théâtre de la société où les grands aiment se faire représenter et où les artisans apparaissent tantôt comme des héros de la modernisation des villes, tantôt comme des exploités. À partir du XXe siècle, il inspire les architectes et les artistes par son processus et son caractère provisoire et contribue à transformer l'art et l'architecture.
    Ce sont ces différentes facettes que l'exposition a l'ambition de dévoiler à travers un très grand nombre d'oeuvres, de maquettes et d'objets. L'objectif est de faire découvrir des installations et des pratiques techniques par nature temporaires : gestes, machines, procédés disparus, mais aussi des pratiques sociales, politiques et artistiques moins connues.
    L'exposition, dont le commissariat est assuré par Valérie Nègre, professeur d'histoire des cultures des arts et des techniques à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, en collaboration avec un conseil scientifique composé de spécialistes de l'architecture et de l'art de bâtir, propose un parcours en trois temps : « Les progrès de la technique », « Le chantier, théâtre de la société » et « performances et expérimentations ».
    Le catalogue suivra le parcours de l'exposition au travers d'articles de spécialistes et de focus sur des artistes ou des oeuvres.

  • C'est cette histoire d'une Pologne sans nation mais en quête de liberté qu'entend raconter le Louvre-Lens à travers une exposition de peintures des artistes les plus illustres de l'époque. Est mis à l'honneur l'oeuvre de ceux qui ont cherché à maintenir éveillée la conscience nationale, à faire vivre le souvenir d'un passé glorieux et à affirmer l'identité culturelle polonaise en s'inspirant notamment d'une historiographie nationale nouvelle et des écrits romantiques défenseurs sans concession du patriotisme polonais, alors exilés à Paris. Un art au caractère « patriotique »... Par le biais de ce récit, l'exposition est l'occasion de révéler la spécificité de cette peinture « nationale » à un moment où la nation est elle-même en question. La variété des sujets abordés par les artistes de l'époque va donner naissance à une grande peinture polonaise d'histoire, de paysage et de scènes de genre. ... sur un vaste territoire multiculturel aux traditions séculaires Comment donner sens à cette idée de « nation polonaise » alors même que les populations locales sont de traditions culturelles, sociales et religieuses si variées ? Alors même que le territoire par son immensité tente de maintenir une unité géographique. C'est le parti pris des artistes de l'époque : unir par la diversité, créer une synergie par la peinture. Un lien particulier avec la France Revenir sur la peinture polonaise du XIXe siècle, c'est également rappeler au public du Louvre-Lens les liens historiques entre la Pologne et la France qui remontent d'ailleurs à une époque bien antérieure. Aussi la période romantique polonaise est comme hantée par la figure napoléonienne largement représentée dans l'oeuvre de Piotr Michalowski. De même, il convient de rappeler l'importance de la peinture d'histoire du peintre français Paul Delaroche pour ses homologues polonais les plus illustres, à commencer par Jan Matejko et Józef Simmler.

  • Exposition 18 mars - 13 juillet 2020.
    Le musée des Beaux-arts de Lyon proposera une relecture du thème de la baigneuse dans l'oeuvre de Pablo Picasso avec des contrepoints d'oeuvre d'artistes du XIXe siècle qui ont influencé Picasso dans le traitement de ce sujet. D'autres artistes contemporains ou suiveurs de Picasso seront également présentés alors qu'ils se sont intéressés aux baigneuses picassiennes et ont trouvé en elles une source d'inspiration ou le prétexte à une confrontation.
    L'exposition est organisée en partenariat avec le musée national Picasso-Paris et avec le concours de la Fondation Guggenheim de Venise. A l'origine de l'exposition, Femme assise sur la plage (10 février 1937) léguée au musée en 1997 par l'actrice collectionneuse Jacqueline Delubac et qui est devenue une des icônes de la collection d'art moderne du musée.

  • La Cité de l'architecture et du patrimoine prépare pour l'automne 2019 une « Saison viennoise » autour de deux expositions montées en partenariat avec des institutions renommées de la capitale autrichienne. * La première, produite avec le Wien Museum, sera consacrée à Otto Wagner, maître de l'Art nouveau viennois, l'un des principaux architectes européens du tournant des XIXe et XXe siècles. * La seconde invite à Paris la prestigieuse collection de dessins d'architecture de l'Albertina, dont une centaine de chefs-d'oeuvre seront présentés, dans une exposition intitulée Trésors de l'Albertina, dessins d'architecture. La collection des dessins d'architecture L'Albertina doit son nom à son fondateur, le duc Albert de Saxe-Taschen. Passionné d'arts graphiques, il collectionne sans relâche les dessins des grands maîtres. A sa mort en 1822, la collection compte plus de 35 000 items qui permettent d'embrasser les plus grands courants de l'histoire de l'art depuis la fin du Moyen Âge jusqu'au début du XIXe siècle. Ce noyau initial est régulièrement enrichi grâce à l'action de ses successeurs qui opèrent des achats, favorisent les dons ou les legs. L'exposition Trésors de l'Albertina, dessins d'architecture présente un florilège de cette incroyable collection.

  • Wim Delvoye

    Wim Delvoye

    Figure majeure de la scène artistique belge, Wim Delvoye est connu pour son humour, son goût de l'expérimentation technologique, et sa production riche et variée. Sa réputation a depuis longtemps dépassé les frontières de son pays natal, et il a réalisé ces dernières années de nombreuses expositions dans des contrées aussi diverses que le Québec, l'Azerbaïdjan, la Russie, le Luxembourg ou encore l'Iran.
    Conçue en étroite collaboration avec l'artiste, l'exposition des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique propose un vaste panorama de son travail, et met l'accent sur son aspect pluridisciplinaire. En effet, les oeuvres de Wim Delvoye naissent souvent d'une rencontre entre l'artisanat et les techniques de fabrication industrielle les plus sophistiquées.
    Ancré dans le monde contemporain, Wim Delvoye étudie le passé et contemple l'avenir. De façon inédite, l'exposition fait dialoguer ses créations avec des chefs-d'oeuvre de la collection d'art ancien des MRBAB. De plus, des oeuvres récentes, présentées au public pour la première fois, témoignent du regard attentif porté par l'artiste aux mutations en cours dans nos sociétés hyper-connectées, ou réel et virtuel tendent de plus en plus à se confondre.

  • Arts et cinéma

    Collectif

    La Cinémathèque française, associée à la Réunion des musées métropolitains Rouen Normandie et à la Fondation de l'Hermitage à Lausanne, présente pour la première fois en France et en Suisse, une exposition retraçant les échanges fructueux qui ont accompagné´ le cinéma, de son émergence jusqu'à son admission au rang de septième art. Intitulé Arts et Cinéma, le parcours mêle aux riches collections de la Cinémathèque française des oeuvres issues des plus grands musées ou conservées en mains privées. Il montre comment le cinéma, dès les premières « vues » des frères Lumière, a été conçu comme un art aussi plastique que narratif, innervé par l'impressionnisme alors dominant. Cette évidente porosité entre les arts et le spectacle nouveau-né s'est tout de suite établie dans les deux sens, créant un flux fascinant, et ininterrompu à ce jour, d'échanges et d'influences réciproques.

  • Haute Dentelle offre un éclairage inédit sur les usages contemporains de dentelle tissée sur métiers Leavers par les créateurs de mode.
    Inspirées et affranchies de la dentelle à la main, les dentelles mécaniques marient tradition et innovation depuis 200 ans. Synonyme de délicatesse, l'apparente fragilité de la dentelle est un leurre : sa texture tissée la rend indémaillable. Textile de haute technicité, objet de toutes les recherches design pour les dentelliers, la dentelle n'a jamais été aussi multiple. Aux teintes, textures, manipulations et broderies infinies, elle se veut transparente ou opaque, à motif floral ou abstrait, légère ou tridimensionnelle... quitte à devenir magnifiquement mé connaissable. À travers plus d'une soixantaine de robes issues des tout derniers défilés haute couture ou prêt-à-porter créateur, l'exposition dévoile la dentelle comme matière à réflexion des maisons de mode. Chaque vêtement marque le point de fusion entre le meilleur de la main et le meilleur de la machine, rendant hommage à cette matière d'exception, familière et pourtant mé connue.

    Des pièces exceptionnelles ont été sélectionnées parmi treize maisons de mode : Alberta Ferretti, Balenciaga, Chanel, Christian Dior, Jean Paul Gaultier, Maison Margiela, Iris van Herpen, Schiaparelli, Valentino, Viktor&Rolf, Vuitton, Yiqing Yin, Zuhair Murad.

  • La collection Foujita du musée est devenue une référence incontournable pour évoquer le célèbre peintre souvent considéré comme le plus grand et le plus original des artistes japonais du XXe siècle. Foujita est l'un des acteurs incontournables de l'Ecole de Paris.

    C'est à Reims, en 1959, à la Cathédrale de Reims qu'il reçoit son nom de baptême : Léonard. Il fera ensuite ériger, dans la Cité des Sacres, une chapelle dédiée à Notre-Dame-de-la-Paix, où son corps repose aujourd'hui au côté de celui de son épouse Kimiyo. En 2013 et 2014, les héritiers de cette dernière ont donné au musée plus de 2200 ouvres et documents provenant de l'atelier du peintre. Ce catalogue est la première étape dans la valorisation de cette donation exceptionnelle, un hommage à l'artiste et aux donateurs. Il s'inclue dans la dynamique des travaux de recherches lancés sur les collections du musée des Beaux-Arts de Reims dans le cadre de son projet de rénovation et restructuration. 240 m2 seront consacrés à la donation Foujita, déjà beaucoup plébiscitée par les spécialistes mais aussi par les touristes, notamment par les touristes japonais de plus en plus présents à Reims. L'année du Japon sera l'occasion de lancer cet ouvrage, également lié à une exposition temporaire d'ouvres graphiques de cette collection, à l'automne prochain, au musée.

  • Organisée en partenariat avec la Cinémathèque française, l'exposition - première exposition de ce type à être organisée en France - présentera les liens du cinéma avec les autres arts et leurs influences réciproques. Un parcours chronologique mêlant extraits de films, peinture, sculpture, photographie, affiches, costumes, dessins, maquettes, permettra d'apprécier les relations que les artistes du XXe siècle nouèrent avec l'art des images en mouvement.
    Cette exposition fait suite aux deux étapes déjà organisées en Espagne en 2017 (CaixaForum Madrid et CaixaForum Barcelone), qui ont chacune remporté un franc succès. L'étape rouennaise de l'exposition resserre le propos chronologiquement, et renforce la présence de son versant plastique, à partir d'oeuvres issues des grandes collections publiques françaises.
    L'exposition est organisée autour de grandes sections thématiques :
    1) Avant le Cinéma.
    2) Les frères Lumière et l'impressionnisme.
    3) Charlot et le cubisme.
    4) Abstraction, rythmes formels.
    5) Expressionnismes allemand et russe.
    6) Surréalisme.
    7) Filmer l'art.
    8) Vagues modernes.
    L'exposition réunit des peintures, des affiches, des objets et des extraits cinématographiques autour d'un important ensemble issu des collections de la Cinémathèque française.

  • Staged bodies

    Collectif

    L'exposition Staged bodies est consacrée aux nombreuses façons dont le corps est mis en scène dans la photographie artistique depuis 1970. L'ouverture de la culture postmoderne aux domaines de la fiction, de l'hybridation et du simulacre a provoqué de nombreux bouleversements dans le traitement du corps. Ce dernier n'est plus considéré comme une réalité close et stable, mais devient une surface de projection fluctuante permettant de renégocier des questions fondamentales liées à la représentation, à l'identité, et à la relation entre les sexes. Dorénavant, le corps n'est plus un fait biologique inchangeable, mais une construction sociale, compréhensible uniquement à travers le prisme de ses multiples mises-en-scène dans des contextes historiques et culturels particuliers. À ce passage d'un corps naturel et permanent vers un corps idéologiquement déterminé et remodelable, correspond, en termes de photographie, l'abandon d'une approche documentaire en faveur d'une « staged photography », une photographie mise-en-scène, qui, au lieu de prétendre à la reproduction du réel, le théâtralise et le fictionnalise. Pour cette exposition, de nombreux prêts nous ont été accordés (CNAP, plusieurs FRAC, IAC Villeurbanne, MAMC Saint-Etienne, Musée de la Photographie de Charleroi, MAC's Grand Hornu, Fondation Lhoist...) et les oeuvres d'artistes reconnus seront présentées dont : Orlan, Zoe Leonard, Les Krims, Valie Export, Michel Journiac, Urs Lüthi, Shirin Neshat, Cindy Sherman, Nan Goldin, Balthasar Burkhard, Martin Parr, Victor Burgin, Luigi Ontani, Jürgen Klauke, Jan Vercruysse, Lili Dujourie, Hiroshi Sugimoto, Patrick Faigembaum ou encore Duane Michals.

  • Cette première rétrospective de Juliette Roche vise faire connaître cette figure méconnue des avant-gardes artistiques qui synthétise dans son travail les évolutions esthétiques du début du XXe siècle. L'exposition s'attache à cerner l'évolution esthétique, le contexte et la personnalité d'une figure impliquée dans les communautés artistiques de l'époque. La trajectoire artistique de Juliette Roche sera éclairée par la présentation inédite de ses archives personnelles.
    Le projet s'accompagne d'un catalogue scientifique dirigé par Christian Briend, conservateur et chef du Service des collections modernes au Musée national d'art moderne / Centre Georges Pompidou. L'édition a vocation à être un ouvrage de référence sur le travail de Juliette Roche. Abondamment illustrée par les reproductions des oeuvres et des archives personnelles de l'artiste, elle est structurée par quatre articles faisant état de la recherche sur le sujet et du témoignage du conservateur Pierre Georgel. Le cahier iconographique est ponctué de notices consacrées aux grandes typologies de sa production. Une biographie illustrée, une bibliographie et la liste des expositions auxquelles l'artiste a participé viennent compléter l'ensemble.
    Peu exposée du vivant de l'artiste, éclipsée par la reconnaissance de son époux, le cubiste Albert Gleizes, la production de Juliette Roche mêle les styles. Elève du peintre Maurice Denis à l'Académie Ranson, elle hérite des formes simples, du caractère décoratif et de l'univers symboliste du groupe Nabis. Sa fréquentation des cubistes de Puteaux la conduit à rythmer ses constructions en lignes géométriques. A New York durant la Première Guerre mondiale, elle participe au groupe Dada avec Marcel Duchamp et Francis Picabia. Ces rencontres introduisent dans son regard l'insolite et l'ironie. Elle renouvelle ainsi les genres traditionnels de la peinture par une grande liberté de ton. Portraits, autoportraits, paysages d'Ardèche, scènes de rue espagnoles, de music-hall parisien et new-yorkais autant que les natures mortes traduisent le regard singulier qu'elle porte sur la modernité. La grande huile sur toile American Picnic (1918), restaurée pour l'occasion, constitue un des premiers exemples d'influence américaine sur une artiste française et bénéficie, à ce titre, d'une double-page au sein du catalogue.
    L'exposition est conçue par le Musée des Beaux-arts et d'Archéologie de Besançon en partenariat avec la Fondation Albert Gleizes et circulera en 2021 et en 2022 au Musée Estrine de Saint- Rémy-de-Provence, ainsi qu'au Musée de l'Abbaye Sainte-Croix des Sables d'Olonne.

  • Novatrice et pionnière, l'artiste franco-américaine Niki de Saint Phalle (1930-2002) a bâti en l'espace d'une cinquantaine d'années un corpus d'oeuvres aussi vaste que complexe. Son travail jouit d'une reconnaissance internationale dès lors qu'en 1961 elle participa à The Art and Assemblage, une exposition prestigieuse organisée au Museum of Modern Art de New York. A partir de ce moment-là, Saint Phalle a été invitée à exposer de nombreuses fois en solo aux quatre coins du monde.
    Ces joyeuses et lumineuses Nanas sont devenues sa griffe. L'artiste et son travail ne peuvent toutefois pas être appréhendés à la seule lumière de ces oeuvres. Le présent catalogue qui accompagne la première rétrospective exhaustive de l'artiste en Belgique - une rétrospective qui se tient aux Beaux-Arts Mons (BAM) - explore la pratique aux multiples facettes de Saint Phalle et se penche sur son travail pluridisciplinaire comprenant à la fois des peintures, des assemblages, des sculptures, des performances, des ouvrages publics, des projets architecturaux, des films et des pièces de théâtre.
    Il survole l'ensemble de la carrière de Saint Phalle et montre comment elle s'est servie de son imagination débordante et de sa vision unique du monde pour sortir de l'espace typiquement réservé aux femmes et devenir l'une des plus grandes artistes du XXe siècle. Le titre Ici tout est possible est une déclaration que Niki de Saint Phalle a faite à propos de son Jardin des Tarots, un parc émaillé de sculptures monumentales situé en Toscane (Italie).
    Dans le présent contexte, il demande cependant à être lu comme une référence à l'ensemble de son processus artistique qui, à ses yeux à elle, en est un aux possibilités illimitées. Ce catalogue exhaustif et richement illustré comprend de nouveaux textes érudits de Catherine Francblin, Alison Gingeras, Denis Laoureux, Camille Morineau, Kyla McDonald et Xavier Roland. A ces essais s'ajoutent des interviews avec Daniel Abadie et Marcelo Zitelli, qui ont été tous deux pendant toute leur vie très proches de l'artiste, ainsi qu'une biographie illustrée.

  • L'exposition se propose de mettre en parallèle des oeuvres cinématographiques de Charlie Chaplin et des productions des avant-gardes, mêlant extraits de films, peinture, photographie, sculpture et documents. De la découverte de Charlot par Fernand Léger en 1916, au numéro spécial Disque vert de 1924 consacré à Chaplin, en passant par l'invention du concept de "7e art" par Ricciotto Canudo en 1919, qui identifie immédiatement Chaplin comme le premier artiste du médium, l'intérêt des avant-gardes pour ce nouveau moyen d'expression et particulièrement pour Chaplin permet de souligner de nombreuses porosités. L'exposition présentera des oeuvres de Marc Chagall, Fernand Léger, Man Ray, Marcel Duchamp, Meret Oppenheim, Claude Cahun, John Heartfield, Max Ernst...

  • Dans  les  coulisses  et  sur  les  plus  grandes  scènes,  120  photographies  couleur  et noir  &  blanc  (dont  certaines  en  format  géant)  présentées  dans  quatre  salles  ainsi qu'en  extérieur  dans  les  jardins  du  musée.  De  A  comme  amis  à  Z  comme  zazous, un  accrochage  en  forme  d'abécédaire  qui  fera  découvrir  au  public  la  petite  et  la grande  histoire  du  jazz,  l'envers  du  décor,  les  tournées  internationales  mais  aussi les  tètes  d'affiche  comme  les  jeunes  pousses  qui  font  cette  musique  aujourd'hui.

empty