Que Sais-je ?

  • Selon le philosophe allemand Ernst Cassirer (1874-1945), être historien, c'est d'abord apprendre à lire. À lire une langue, à déchiffrer un monde, à cartographier un univers mental : celui des hommes et des femmes du passé. Donc, contrairement aux idées reçues, l'histoire n'est pas qu'une affaire de dates, elle est aussi affaire de mots.
    Johann Chapoutot en a sélectionné 100 pour sensibiliser le grand public à une discipline au coeur du débat d'idées contemporain, et qui s'est construite comme une science, avec son épistémologie (l'historiographie), mais une science bien littéraire, dont l'objet n'est rien de moins que le temps !
    Voici le petit livre d'un historien chevronné qui, en amoureux du gai savoir, vous fera entrer dans l'histoire...

  • Histoire de l'alimentation Nouv.

    À l'heure de la désertification de vastes zones agricoles de la planète, de la remise en cause des élevages intensifs et de la transition biologique de l'agriculture, mais aussi à l'heure où le « repas gastronomique des Français » est classé patrimoine mondial et où les arts de la table ont envahi écrans et librairies, faut-il manger pour vivre ou vivre pour manger ? Dans cette histoire de l'alimentation, qu'ils ont pris le parti de ne pas traiter comme un continuum linéaire, Gilles Fumey et Jean-Pierre Williot montrent à quel point les systèmes de production - issus de symboliques et de techniques en constante évolution - sont en passe de connaître une véritable révolution. Matières premières, industrie agroalimentaire, mais aussi consommation à domicile et hors du foyer, enjeux politiques du repas : ils brossent un panorama mondial et thématique, sur fond de crise écologique et de famines récurrentes. L'abondance, de fait, est encore très loin d'être la chose du monde la mieux partagée...

  • Vérifier plusieurs fois que la porte est bien fermée, s'assurer cent fois que tout est bien rangé, se laver les mains sans cesse par peur de la contamination... Autant de pensées et de comportements répétés, difficiles à contrôler, qui s'accompagnent de beaucoup d'anxiété, et qui sont les symptômes de troubles obsessionnels compulsifs (ou TOC). Loin de la névrose obsessionnelle, le TOC est aujourd'hui reconnu comme une maladie à part entière par les manuels de santé mentale.
    Grâce aux neurosciences, nous savons désormais que plusieurs dysfonctions cérébrales en sont à l'origine. Les deux traitements de première intention, les médicaments agissant sur la sérotonine et les thérapies cognitives et comportementales (TCC), parviennent à traiter plus de la moitié des patients. Pour les autres, les chercheurs continuent de tester des dispositifs permettant de diminuer les symptômes, la souffrance et le handicap qui y sont souvent associés.
    La recherche progresse chaque jour pour mieux comprendre ce trouble, et ainsi mieux le soigner.

  • Souvent confondu avec la démagogie, le populisme n'a pas bonne presse. De fait, si le mot renvoie à l'origine à un mouvement politico-social russe de la seconde moitié du XIX siècle, qui s'était donné pour objectif de soulever la paysannerie contre le pouvoir tsariste, il désigne aujourd'hui, dans le débat, les discours et les doctrines qui en appellent au « peuple » comme s'il était un corps politique indifférencié. Le populiste, c'est celui qui flatte les masses dans ses aspirations les moins louables.
    Or, les crises multiples que traversent nos démocraties libérales (crises économiques, mondialisation, crises migratoires, crise de la représentation) réactivent un spectre qu'on a cru disparu avec les idéologies du XX siècle. Le populisme est-il une dérive inévitable de la démocratie ? En quoi n'est-il justement pas le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ? Quel en est le moteur ?
    Pascal Perrineau tente de circonscrire un concept flou, fait le point sur les études les plus récentes et montre quelles sont les formes nouvelles du populisme à l'heure des réseaux sociaux et des fake news .

  • On parle beaucoup d'intelligence : artificielle, émotionnelle, animale, voire végétale ! Mais qu'est-ce au juste que l'intelligence ?

    Jadis, le psychologue Alfred Binet (1857-1911) en a proposé une mesure à l'origine du QI, souvent décrié. Par la suite, Jean Piaget en a exploré les stades chez l'enfant, du bébé à l'adulte, où il voyait s'opérer une succession d'opérations mentales de plus en plus logiques. Or, Daniel Kahneman a remis en cause cette vision trop rationnelle en démontrant que nos jugements et nos décisions sont le plus souvent dominés par des automatismes intuitifs, très (trop ?) rapides, fondés sur des biais cognitifs. D'où nos illogismes et, parfois, notre adhésion déraisonnable aux infox (fake news).

    Pour lever ce paradoxe, Olivier Houdé ne propose rien de moins qu'une théorie nouvelle de l'intelligence en trois systèmes, où le dernier, le système inhibiteur, peut au besoin bloquer le circuit court des automatismes. Une inhibition subtile, guidée notamment par le doute, la curiosité ou encore le regret, et qui est la clé de l'intelligence, celle qu'on éduque ou celle que l'on code...

  • Par « théories du complot », on désigne des explications, parfois naïves, qui s'opposent aux thèses officiellement soutenues et qui mettent en scène un groupe ou plusieurs groupes agissant en secret pour réaliser un projet de domination ou d'exploitation. Les conspirateurs imaginés sont accusés d'être à l'origine de tous nos maux.
    Le moteur de ces raisonnements ? L'insatisfaction. C'est de cette insatisfaction porteuse de suspicion que dérive le discours complotiste contemporain, qui met l'accent sur le doute : « On a le droit de se poser des questions ! » Pierre-André Taguieff fait ici l'hypothèse que le complotisme répond à une demande de sens et de cohérence : pour ses zélateurs, l'ennemi invisible et diabolique explique tous les malheurs des hommes et, en même temps, réenchante le monde, même si c'est pour le peupler de démons. Comment, dès lors, dissiper de telles illusions, qui fonctionnent comme de véritables nourritures psychiques ?

  • Sa vie durant, Simone Weil a tenté de se comprendre et de comprendre le monde, et repoussé l'horizon de l'intelligible pour essayer de penser Dieu. Avec fermeté mais usant d'une grande finesse psychologique, elle a fait paraître en pleine lumière les grandeurs et les misères des hommes. Figure inconfortable qui ne peut laisser indifférent, elle suscite toujours autant de réactions contradictoires et souvent violentes.
    Mais tout le monde s'accorde sur un point : la force de Simone Weil est sa pureté. Cette pureté du regard, Florence de Lussy nous la restitue avec beaucoup d'honnêteté, sans jamais faire l'impasse sur les excès et les errements de l'auteur de L'Enracinement, ici dépeint en clair-obscur. Au terme de ces pages, c'est la grande philosophe - qui fut en même temps une mystique - qui s'impose. Un essai bienvenu, sans concession et éclatant de vérité.

  • Par le terme « Anthropocène », on désigne la nouvelle époque géologique dans laquelle nous sommes récemment entrés et qui se caractérise par la pression sans précédent que les humains font peser sur l'écosystème terrestre. Ses racines profondes ? L'entrelacement étroit, depuis la plus lointaine Préhistoire, de la trajectoire de la nature et de celle des sociétés humaines.

    Après avoir fait la généalogie du concept et évoqué les polémiques que suscite son adoption, Michel Magny examine les différentes manifestations de la crise écologique dont l'Anthropocène est aujourd'hui le nom : réchauffement climatique, chute de la biodiversité, pollution des écosystèmes, anthropisation des espaces terrestres et pression démographique.

    Et de s'interroger plus largement : l'Anthropocène ne nous donnerait-il pas à penser, avec la crise écologique, celle des sociétés humaines, c'est-à-dire le rôle de notre espèce et les imaginaires qui fondent notre manière de faire société et d'habiter le monde ?

  • Des Frères musulmans à l'EIIL, des Ouïghours indépendantistes de Chine aux islamistes d'Indonésie, mais aussi de France, d'Angleterre et des États-Unis, l'onde de choc islamiste fait parler d'elle dans le monde entier. Et si le terrorisme djihâdiste est au centre de toutes les préoccupations, l'islamisme ne saurait s'y réduire : depuis 2011, des groupes islamistes ont pris la direction d'États de manière démocratique (en Turquie, en Tunisie, au Maroc, brièvement en Égypte). En somme, qu'il soit politique, terroriste ou missionnaire, l'islamisme grandit, mais l'idée d'une internationale islamiste est bien une illusion. Prendre en compte cette pluralité est indispensable à la compréhension de ce phénomène. Anne-Clémentine Larroque explicite les origines et fondements des doctrines islamistes sunnites comme chiites et donne les bases nécessaires à toute réflexion sur le sujet. Elle nous montre surtout combien appréhender les islamismes d'aujourd'hui exige une étude géographiquement et politiquement ancrée de chaque mouvance.

  • La Commune, objet « chaud », a longtemps divisé les historiens. Elle a eu sa légende noire, sitôt après l'événement, celle de la révolte sauvage des « barbares et bandits ». Elle a aussi eu sa légende rouge : toutes les révolutions et les insurrections socialistes du XXe siècle se sont dites filles de l'insurrection parisienne de 1871.

    Cette légende a pu se révéler redoutablement déformante mais, à présent, une histoire apaisée de la Commune de Paris est devenue possible. Replacé dans l'ensemble plus large d'une France provinciale, l'événement - ces soixante-treize journées de la révolution parisienne achevée dans une répression sanglante - n'en devient pas pour autant un objet froid.

  • De quoi le " bonapartisme " est-il le nom ? A force d'en parler, on en oublierait presque celui qui lui a donné son nom. Et pourquoi pas plutôt " napoléonisme " ? Les célébrations du bicentenaire de la mort de Napoléon sont en tout cas l'occasion de revenir sur la véritable doctrine politique de l'Empereur. Institutions, fonctionnement de l'Etat, organisation de la société... Arthur Chevallier brosse pour nous le tableau d'une période fondatrice de la France contemporaine.
    A partir d'une analyse inédite de l'Empire, c'est d'un siècle entre chaos et fracas politiques qu'il retrace la fresque idéologique. Si le bonapartisme passe aujourd'hui pour une doctrine de droite parce qu'il est dans la continuité de l'expansionnisme français dont les lointaines origines remontent à Louis XII, il s'inscrivait au départ dans le sillage des politiques menées par les gouvernements les plus à gauche : ce sont les nostalgiques de la Révolution française qui, à partir des années 1820, ont invoqué la mémoire de Napoléon pour restaurer les idéaux de 1789.
    Un essai revigorant qui montre que, pour autoritaire qu'il ait été, Napoléon n'en a pas moins été le fondateur de ce qu'on appelle aujourd'hui l'Etat de droit..

  • Février 1917. L'empire de Nicolas II s'enlise dans la guerre. Les failles de l'économie russe, dont la modernisation est restée inachevée, apparaissent au grand jour. Entre l'autocratie des Romanov et une société en pleine mutation, le fossé se creuse.
    Quelques jours suffiront pour renverser le tsar. Sa chute ouvre la voie à une expérience démocratique unique dans l'histoire multiséculaire de la Russie, une expérience qui durera moins de huit mois : en octobre 1917, les bolcheviks, conduits par Lénine, prennent le palais d'Hiver...
    Ce sont ces événements de l'année 1917 que raconte avec passion Nicolas Werth. Dépassant le clivage entre les interprétations soviétique et libérale, il s'attache à analyser non pas une seule révolution politique, mais une multiplicité de révolutions sociales et nationales.

  • Eckhart de Hochheim est sans aucun doute l'un des auteurs du Moyen Âge le plus lu, essentiellement pour ses sermons allemands. Le Maître séduit, fascine, enthousiasme.
    Parce qu'il a subi un procès pour hérésie, on fait facilement de lui le chantre d'une spiritualité universelle, incomprise d'un magistère aux vues étroites et bornées ; un guide spirituel, libéré des dogmes sclérosants et affranchi du langage de l'Université.
    De fait, premier dominicain à prêcher en langue vernaculaire, Eckhart invente un langage et des mots, use de métaphores et d'images afin de transmettre au public peu averti qui était le sien - notamment les béguines - une pensée précédemment déployée dans le latin scolastique. Malgré tout, sommes-nous encore vraiment capables, nous modernes, de pénétrer ainsi cette oeuvre dense, difficile, exigeante ?
    Peut-être si, aujourd'hui comme hier, on admet une présence en nous qui, sans cesse recouverte par nos penchants et nos faiblesses, nous rappelle que l'absolu n'a pas déserté la création. Une présence que Maître Eckhart appelle Dieu.

  • Le génocide perpétré au Rwanda d'avril à juillet 1994 a été exceptionnel par son envergure, sa rapidité et son mode opératoire : plus d'un demi-million de Tutsi ont été exterminés en cent jours. Les victimes sont généralement tombées sous les coups d'un très grand nombre d'assassins ayant eu recours à des armes rudimentaires. Quels ont été les ressorts d'une telle tragédie ? Quelles en ont été les causes, lointaines ou plus immédiates ? Comment s'est-elle déroulée ? Quelles séquelles a-t-elle laissées ? Ce génocide n'appartient pas qu'à l'histoire : il reste un enjeu politique contemporain, tant au Rwanda qu'ailleurs dans la région et de par le monde, notamment en France. Les débats restent intenses ; les oppositions, souvent violentes. Filip Reyntjens, en s'appuyant sur des faits communément admis, offre des clés de lecture pour une interprétation plus sobre de ce qu'on a appelé le « dernier génocide du XXe siècle ».

  • A la fin du XVIIIe siècle, deux astronomes imaginèrent des objets célestes si massifs que même la lumière ne pourrait s'en échapper... Aussitôt tombée dans l'oubli, cette intuition fut pourtant confirmée - à la surprise générale - par la théorie de la relativité d'Einstein. Depuis, de nombreuses recherches ont fait la lumière sur ces astres obscurs aux étranges propriétés. Matteo Smerlak revient sur l'histoire de la découverte des trous noirs.
    Il raconte comment nous les "voyons" et ce que nous savons d'eux. Comment se forment-ils ? Permettent-ils de voyager dans le temps ? Que se passe-t-il à l'intérieur ? Peut-on en créer artificiellement ? Partez en voyage à la vitesse de la lumière et explorez un univers profondément déroutant, et néanmoins intelligible.

  • Le mot "résilience" rencontre aujourd'hui un succès considérable. Pourtant, si elle constitue pour certains un véritable tournant dans la façon de considérer la psychopathologie, la résilience n'est pour d'autres qu'un habillage neuf pour désigner divers processus connus depuis longtemps : ceux qui permettent de résister à un traumatisme ou de se reconstruire après lui. Serge Tisseron analyse les raisons de l'attrait que la résilience suscite.
    Il expose son histoire, d'abord américaine, et pointe les divergences autour de ses définitions et de ses usages. Tantôt processus et tantôt trait de personnalité, sorte d'immunologie psychique ou méthode de prévention, la résilience connaît en effet de multiples déclinaisons et recouvre des conceptions variées, voire opposées.

  • Le terme « décroissance » est récent dans le débat économique actuel, même si l'idée a une histoire plus ancienne. Mais que désigne-t-il au juste ? Une inversion de la courbe de croissance du produit intérieur brut (PIB), indice statistique censé mesurer la richesse ? Ou la fin de l'idéologie de la croissance, c'est-à-dire du productivisme ?
    Si la croissance est une croyance en un progrès infini - pourtant chaque jour démenti par les ressources nécessairement limitées de la planète -, alors la décroissance est un gros mot, voire un blasphème. C'est pourtant cette idée qui permettrait de réenchanter le monde, non pas en substituant à la religion de la croissance une religion inverse, mais en retrouvant la dimension spirituelle, quoique laïque, de l'homme, lequel n'est pas qu'un homo oeconomicus .
    David Henry Thoreau, le précurseur de la décroissance, disait que « serait un poète celui qui pourrait enrôler vents et rivières à son service, afin qu'ils parlent pour lui ». La décroissance, c'est cet art de vivre, un art de vivre bien, en accord avec le monde, un art de vivre avec art.

  • Ce que les chrétiens appellent « Ancien Testament » correspond en partie - mais en partie seulement - au texte de la Bible hébraïque. Quelles sont les différences entre les deux textes ? Comment expliquer la formation du canon biblique, cette composition dans laquelle la tradition a consacré le texte sacré ?
    En archéologue des mots, le professeur Thomas Römer mène l'enquête et met au jour, sous les strates accumulées par les multiples compilateurs et rédacteurs, les origines diverses d'un livre pas comme les autres. Appliquant la méthode historico-critique, il retrace la formation des trois parties de la Bible en les situant dans leurs contextes socio-historiques respectifs.
    Une plongée fascinante qui vous fera lire la Bible d'un oeil neuf

  • La question des droits, de la citoyenneté et de l'émancipation des femmes se pose depuis les révolutions américaine et française à la fin du XVIII siècle. Nés dans un contexte occidental, des féminismes se sont implantés peu à peu sur tous les continents pour libérer la parole et l'action des femmes, selon des modalités spécifiques de luttes politiques, nationales et anticoloniales.
    Le point de vue global de Florence Rochefort permet de saisir ces interactions transnationales et de retracer les grandes caractéristiques des modes de pensée et de mobilisation contre les inégalités entre les sexes, pour les droits et les libertés des femmes, mais aussi pour de nouvelles normes de genre.
    Trois grandes périodes jalonnent cette histoire : un moment d'émergence et de premières mobilisations jusqu'en 1860 ; un moment d'affirmation de mouvements pour les droits des femmes jusqu'en 1945 ; enfin, un moment caractérisé par les mouvements de libération des femmes et une institutionnalisation de la lutte pour les droits des femmes.

  • La méditation fait, depuis quelques années, une entrée remarquée en Occident. Son succès grandissant interroge. Faut-il n'y voir qu'une réponse au stress causé par nos sociétés contemporaines ? En revenant aux sources de cette pratique, en particulier aux textes du Bouddha, des moines du nord de la Thaïlande, des maîtres chinois ou japonais ou encore aux écrits des grandes universités monastiques du Tibet, Fabrice Midal nous invite à comprendre la richesse de la pratique méditative.
    Il explore aussi ses liens avec les différentes spiritualités. Il interroge surtout l'intérêt que lui portent la psychologie, la philosophie, les arts ou encore les neurosciences. Il montre enfin en quoi, parce qu'elle incarne une autre entente de l'être humain, la méditation est une réponse à la crise des temps modernes.

  • En 1907, Maria Montessori, l'une des premières femmes médecins d'Italie, ouvre une école d'un nouveau genre au service d'une vision inédite de l'enfant, envisagé comme une personne libre et épanouie, qui apprend spontanément. Sa méthode ? Une pédagogie qui respecte ce qu'est l'enfant, les étapes de son développement, ses exigences, ses besoins. Ce projet d'une éducation nouvelle, qui s'inscrit dans la promotion de la paix universelle et du progrès, repose sur trois piliers : une posture particulière de l'éducateur, un environnement préparé et un matériel pédagogique spécifique.
    Mais bien plus qu'une méthode, la pédagogie Montessori est un état d'esprit, qui ne se limite pas à une tranche d'âge ni à l'école, et dont les principes sont maintenant confirmés par des recherches en neurosciences et en psychologie du développement.

  • Dyslexiques, dysphasiques, dyspraxiques, dyscalculiques... Les enfants dys souffrent de troubles cognitifs spécifiques qui, parce qu'ils apparaissent au cours de leur développement, ralentissent ou compromettent leur acquisition des savoirs fondamentaux. Leur vie scolaire en pâtit, et s'ils ne sont pas pris en charge, ils en subissent les conséquences à l'âge adulte, dans leur vie professionnelle et sociale. En France, 6 à 8 % des élèves d'une classe d'âge seraient concernés.
    Comment dépister et traiter ces troubles ? Comment accompagner au mieux les enfants dys ?
    Gabriel et Marie Wahl proposent des pistes et, à l'appui d'exemples concrets et d'une solide expérience de terrain, montrent que les troubles dys ne sont pas une fatalité.

  • D'où vient notre esprit ? Est-il divisé, mesurable, inné ou acquis ? Quels sont ses rapports avec le cerveau ? Et avec Dieu ? Depuis deux millénaires, les penseurs se posent ces questions. C'est l'histoire de la psychologie, intimement mêlée à celles de la philosophie et de la biologie. De Platon, Aristote, saint Augustin et Montaigne... à Gall, Darwin, Fechner, Wundt, Ribot, James, Freud, Piaget et bien d'autres, Olivier Houdé nous raconte cette histoire, telle une petite encyclopédie de notre âme.

  • Europe, 1348. La mort rôde. Les populations sont décimées. Le coupable ? Non pas la guerre, ni des massacres de masse, ni la famine, ni une catastrophe naturelle, mais Yersinia pestis, une simple bactérie, bientôt nommée la « peste noire ».

    Depuis l'Antiquité jusqu'à l'épidémie de Marseille en 1720, ce mal a profondément marqué l'Occident, témoin notre usage encore courant de mots comme « pestiféré » ou « pestilentiel ».

    Entre médecine, biologie, archéologie et histoire, Caroline Costedoat et Michel Signoli nous racontent, à l'heure où plane le spectre d'autres grandes épidémies (Ebola, grippe A/H1N1, sida, Covid-19, mais aussi la peste, par exemple à Madagascar...), comment nos ancêtres ont tâché de surmonter ces crises.

    Un travail de rationalisation bienvenu, tant il est vrai que nous craignons encore la venue du jour où, « pour le malheur et l'enseignement des hommes, la peste réveillerait ses rats et les enverrait mourir dans une cité heureuse » (Albert Camus).

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