Eres

  • Dans l'analyse qui a permis à l'auteure d'accepter ses origines, son sexe biologique et la maternité, Lacan a recouru très largement à la séance dite courte. Betty Milan témoigne de la pertinence de cette pratique.

    Lacan n'était pas guidé par le temps de Kronos, celui de la durée qui s'écoule, mais par celui de Kairos, moment fugace où se présente une opportunité qu'il faut savoir saisir. Pour lui, le discours de l'analysant primait sur le temps de la pendule : dès lors que l'essentiel avait été dit, la séance était terminée, l'analyste avait rempli son rôle. La séance n'était pas courte comme on dit couramment, sa durée était variable. Mais il y avait aussi des séances très courtes, pour des raisons analytiques et non pas mercantiles... rien à voir avec time is money. En empruntant cette voie, Lacan a bouleversé la psychanalyse et lui a rendu la virulence de ses débuts. Plus que ça, il nous a appris à ne pas gaspiller le temps, ce qui est fondamental dans n'importe quelle activité humaine, aujourd'hui plus qu'hier.

  • Ce livre expose de manière simple et très illustrée le chemin par lequel le bébé passe pour arriver à la marche et tous les bienfaits qu'il peut en tirer. Cette nouvelle édition augmentée tient compte des très nombreux échanges que l'auteur a eus, depuis la première parution, avec les parents, les kinésithérapeutes, les personnels de la petite enfance et les médecins.

    Kinésithérapeute expérimentée, l'auteur a observé et analysé avec précision les étapes qui mènent le bébé vers la marche. Par son côté pratique - des illustrations qui montrent le quotidien du bébé, un texte clair, mis en page de manière très simple et colorée - l'ouvrage a déjà séduit de nombreux parents et personnels de la petite enfance.
    On y « voit » les mouvements du bébé, on comprend facilement le chemin naturel qui conduit le nourrisson de la position « couché sur le dos » à la marche autonome et tout le bénéfice qu'un bon développement moteur peut lui apporter. L'auteur propose des conseils pour la vie quotidienne, pour le choix du matériel et des objets à mettre à disposition, mais aussi des jeux moteurs simples, faciles à partager, afin de donner au tout-petit toutes les chances d'être à l'aise dans son corps avant de savoir marcher.

    Stimulés ou pas, tous les bébés en bonne santé parviennent à marcher, sans que l'on ait besoin de leur apprendre. Toutefois, l'attitude des personnes qui les entourent peut favoriser ou freiner l'installation d'une bonne motricité.
    Forte de son expérience de kinésithérapeute, l'auteur répond aux nombreuses questions que se posent les parents et les professionnels de la petite enfance : le passage par le quatre pattes est-il important ? Faut-il aider le bébé à se mettre debout ou à marcher ? Doit-on s'inquiéter d'un petit retard d'installation de la marche ? Comment faire face à un bébé en difficulté ?
    Les nombreux dessins et photos rendent l'ouvrage dynamique, vivant et pédagogique : au service de tous les enfants, qu'ils soient en bonne santé ou qu'ils présentent une pathologie, il a pour objectif d'inciter l'entourage familial et professionnel à mieux observer les tout-petits, à s'émerveiller devant leurs exploits moteurs et mais aussi à agir au bon moment en cas d'inquiétude.

  • Comment une approche philosophique, qui repose sur le questionnement et la remise en cause des évidences, permet de mieux cerner tout ce qui se joue dans l'enfance.

    Ce livre de philosophie écrit pour toutes et tous envisage l'enfance dans toute sa richesse et son importance. L'enfance n'est pas exactement la même chose que l'enfant. L'enfant est un être humain dépendant qui a besoin de soin et d'attention. L'enfance n'est pas un état passager dont il faut sortir pour accéder à des choses plus sérieuses, c'est un ensemble d'idées, de souvenirs, de croyances, de rêves qui vivent en nous et organisent notre rapport au réel et au présent. Nous savons prendre soin des enfants. Mais comment prendre soin de l'enfance, de cette idée de l'enfance, en nous ?

  • À partir des constats de leurs réalités quotidiennes, les acteurs des différents secteurs d'activité liés à l'enfance croisent leurs regards pour mettre en lumière le sort réservé aux enfants, décrypter les logiques politiques actuellement à l'oeuvre et se faire force de proposition d'une réelle politique de l'enfance. Les objectifs de l'ouvrage consistent donc à :
    Décrire les principales politiques menées dans les divers secteurs de l'enfance, leurs insuffisances ou les attaques qu'elles recèlent à l'égard des enfants ;
    énoncer leurs impacts sur la situation et la condition des enfants ;
    Formuler des exigences et des propositions pour promouvoir la cause des enfants.

  • À la différence de la domination et de la coercition, l'autorité est la parole du collectif, elle est le Tiers qui conditionne tout ensemble le langage et le rapport à autrui. Comment faire autorité dans la famille, à l'école, au travail ou en politique lorsque toute position d'exception se trouve par avance récusée, contestée, sinon méprisée ? Qu'est-ce qu'une société dans laquelle plus personne n'assume la position d'exception et les normes de la vie ensemble, chacun renvoyant les contraintes sociales à des formes de domination impersonnelle ? Quelles conséquences sur la construction psychique de l'autonomie et de la responsabilité ? Dans un échange constructif, les auteurs, issus d'horizons professionnels différents, s'essaient à concevoir de nouvelles formes d'autorité au service du commun, plus respectueuses de nos valeurs démocratiques.

  • Une lecture sociologique des innovations managériales en cours, qui tendent à faire oublier les véritables objectifs des employeurs : continuer à mettre en oeuvre la subordination des salariés, seule garantie de leur exploitation « légitime ».

    L'auteure décrypte la capacité patronale à faire renaître, sans cesse, sa domination, afin de préserver, voire sublimer, un lien de subordination qui prend une forme de plus en plus personnalisée, intrusive et délétère, et qui compromet toute capacité collective des salariés à s'emparer des véritables enjeux du travail. Des drh « bienveillantes » et préoccupées du « bonheur » de leurs salariés aux « entreprises libérées » par leur leader, en passant par l'esprit start-up et l'offre éthique, l'auteure analyse tous ces faux-semblants qui paralysent l'intelligence collective et menacent l'avenir du monde.

  • Comment fonctionne une cure psychanalytique ? Si elle n'est pas réductible à un échange « horizontal » et doit ménager une dissymétrie nécessaire dans la pratique, et non une position de surplomb, l'auteur soutient qu'elle ouvre à un dialogue différent où chaque mot, chaque geste - et en particulier ceux de l'analyste - prend un sens plus fort. En explorant ce dialogue analytique, il repose de nombreuses questions cliniques, du fait que le patient d'aujourd'hui n'est pas le patient d'hier. À travers cela, il engage un dialogue avec d'autres analystes, pour que les différends et conflits qui peuvent exister ne se figent pas en oppositions inexpugnables.
    Pour autant, il ne s'agit pas d'un « livre pour les spécialistes ». Il inscrit la psychanalyse contemporaine dans notre actualité, y compris par rapport à la pandémie de la Covid-19.

  • Ce vocabulaire présente les concepts, la clinique, les pionniers de la pratique psychanalytique avec les enfants et les adolescents. Il est ouvert sur les autres disciplines qui s'intéressent à l'environnement social et culturel du premier âge et de la jeunesse.

    « Qu'est-ce qu'une psychanalyse avec des enfants, des adolescents ? Nous avons voulu répondre à cette interrogation par un vocabulaire ancré dans la clinique avec nos jeunes patients.
    De la même façon qu'un psychanalyste ne saurait travailler en se coupant du bruit du monde, nous avons conçu un ouvrage polyphonique, réceptacle des signifiants, mots, concepts, expressions... qui véhiculent culture, connaissances, débats entre professionnels et thématiques liées à l'enfance et à l'adolescence qui intéressent tout un chacun. » C.R.

  • Les règles d'usage des écrans ne peuvent pas être les mêmes à chaque âge. La règle « 3-6-9-12 » - « Pas de télévision avant 3 ans, pas de console de jeux personnelle avant 6 ans, pas d'Internet avant 9 ans et Internet accompagné jusqu'à l'entrée en collège, vers 11-12 ans » - constitue une feuille de route pour un usage raisonné des écrans, de la naissance à la majorité, et au-delà.

    Cette nouvelle édition se présente enrichie de trois façons par rapport à la précédente, même si le message principal reste évidemment le même : l'apprentissage du bon usage des écrans commence dès la naissance, et il se fait en famille.
    1. De nombreux exemples nouveaux.
    2. La référence à des travaux parus depuis 2013 renforce l'idée que les troubles liés à la surconsommation d'écrans sont corrélés au temps passé devant un écran avant l'âge de trois ans.
    Du coup, l'accent de la prévention est déplacé. La responsabilisation se porte encore plus sur les parents qui doivent comprendre l'importance de tenir l'enfant de moins de trois ans à l'abri des écrans.
    3. L'énoncé d'un mode d'emploi pour aider les parents à tenir leurs décisions concernant les limitations du temps d'écran face à leurs enfants. Les enfants ont beaucoup plus de plasticité psychique et comportementale que tous ne le croient : profiter des changements, comme la rentrée scolaire, pour modifier les habitudes...

  • Et si la métaphore du vin qui vieillit en disait plus long qu'il n'y paraît ? Pour le vin, vieillir exige des interactions avec des conditions environnementales... Ne serait-ce pas la même chose pour l'homme ?

    Le vin vieillit-il comme nous ? Vieillissons-nous comme le vin ? Est-ce que nous nous bonifions ou au contraire nous gâtons-nous ? Est-on bien sûr que le vin ou les hommes s'améliorent toujours avec l'âge ?
    Médecin, oenologue, psychanalyste, sociologue, philosophe en disent quelque chose et s'intéressent évidemment à ce lien possible entre la vieillesse des humains (hommes et femmes) et celle du vin, comme si cette dernière, peut-être, pouvait nous guider, nous donner des repères, des idées, nous aider à penser notre vieillesse, notre avancée en âge, et pourquoi pas à la penser comme une bonification continue.
    « Vieillir comme le bon vin » pourrait devenir alors une sorte de défi à relever, pour celles et ceux qui semblent parfois douter de ce qui pourrait leur arriver de bon dans l'avancée en âge. Il se pourrait même que cette réflexion nous conduise à ouvrir, avec le sourire mais très sérieusement pourtant, des questions sur le sens de ce que nous vivons en vieillissant et faisons vivre parfois à celles et ceux qui vieillissent, des questions éthiques finalement !
    Vivre, acquérir de la maturité, devenir meilleur, « prendre de la bouteille », tout simplement...
    Alors, vieillir comme le bon vin et avec le bon vin, avec du bon vin pour sentir, goûter, partager, savourer, déguster, apprécier, s'émerveiller, et vivre, vivre, vivre encore...

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  • Dire l'indicible : rencontre avec des patients pas comme les autres Nouv.

    Ce livre écrit dans un style personnel montre, à travers le récit de rencontres formidables, que cette clinique du handicap, souvent négligée, peut se révéler passionnante et dévoiler l'incroyable inventivité de la psyché humaine, même dans des situations traumatiques. En s'appuyant sur son engagement et son empathie d'analyste, l'auteure s'est attachée à donner la parole à ceux qui ne parlent pas, à trouver les mots pour dire l'indicible.

    Cet ouvrage raconte le trajet d'une psychanalyste qui chemine hors des sentiers battus, avec des patients hors norme, marqués par le handicap, qui n'ont pas une vraie place dans leur famille ni dans la société. Nourri de recherches théoriques, ce livre écrit dans un style personnel montre, à travers le récit de rencontres formidables, que cette clinique du handicap, souvent négligée, peut se révéler passionnante et dévoiler l'incroyable inventivité de la psyché humaine, même dans des situations traumatiques. Sans méconnaître les aspects tragiques du handicap, l'auteur témoigne de la richesse et de la diversité des situations qu'elle a vécues et où elle a pu être utile à certains.

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  • Croissance et opulence sont la face éclairée d'un monde de dénuement. Comment aider les plus vulnérables de nos jeunes à prendre leur place dans un monde désenchanté ?

    Crise e´cologique, économique, financière, sociétale, crise sanitaire et crise du Sujet se court-circuitent. Ce sont les rejetons d'une me^me me´canique qui s'emballe en roue libre et fait place, au coeur de la logique néolibérale, à un effondrement du symbolique. Comment aider les plus vulnérables de nos adolescents à affronter les difficultés qui les attendent au lieu qu'ils ne s'engouffrent dans le cycle nihiliste du « no future, no limits », entre violences et addictions, entre fuite en avant maniaque et plongée mélancolique ? Naufragés psychiques de la déliaison sociale, ils sont le sympto^me d'un échec sociétal. L'auteur réinterroge les grands enjeux de notre civilisation pour rebattre les cartes et tisser le devenir des générations futures. Face au dogme économique néolibéral, comment mobiliser nos enfants pour qu'ils réussissent à franchir le cap de leur inespoir et fassent de leur rage de vivre le socle d'une implication citoyenne ?

  • Douze récits immergent le lecteur dans le « vif » de la pratique d'une éducatrice spécialisée auprès d'enfants, d'adolescents et de jeunes adultes en grande difficulté. Jacques Marpeau prolonge la réflexion sur ce qui fait sens dans ces situations.

    Le livre résulte du choix d'un double regard : le premier, « de l'intérieur », restitue le vécu d'une professionnelle aux prises avec les difficiles réalités de terrain. Le second, dans « l'après-coup », est un questionnement. Il donne à voir l'élaboration d'hypothèses de compréhension de « ce qui se passe » pour les personnes en situation. Il montre comment ces hypothèses découlent de références puisées dans une culture professionnelle. Cette double approche, impliquée et réflexive, souligne que s'agissant d'histoires chaque fois uniques et singulières, on ne peut faire l'économie d'un travail d'élaboration à plusieurs.

  • L'analyse des controverses sur l'autisme permet d'illustrer le décalage entre les connaissances scientifiques stabilisées et les informations tronquées relevant du marketing ou d'intérêts particuliers, entre les revendications des mouvements associatifs les plus médiatisés et les besoins des familles de milieu plus modeste. L'auteur étudie les transformations à l'oeuvre dans les représentations et les définitions de l'autisme et leurs conséquences en matière de santé mentale, de psychiatrie et plus généralement de politiques de santé. Elle met en évidence l'émergence d'un lobbying associatif, d'une recomposition des relations entre associations et pouvoirs publics et le développement de logiques managériales.

  • Les auteurs témoignent d'une pratique clinique avec des travailleurs sociaux et tentent d'en tirer les leçons : il s'en dégage à quel point le management est en train de tuer dans l'oeuf ce qui fait la spécificité du travail social.

    Que dit-on à un patient alcoolique qui vient s'écrouler parce qu'il va perdre sa femme ? À une caissière de supermarché qui ne peut plus suivre la cadence ou ne parvient pas à retourner travailler sans « la boule au ventre » ? Aux parents qui viennent consulter avec un adolescent, le casque sur les oreilles, et qui décrivent une addiction aux écrans et des résultats scolaires en chute libre... ? À un éducateur qui doit faire face à un enfant autiste en crise ? Que dit-on à ces jeunes sujets qui se décrivent harcelés sur Facebook ou abandonnés par un copain et incapables de vivre ? ... Dans le séminaire « Pour une clinique du quotidien », un participant tiré au sort est invité à décrire son service et sa mission, à énoncer sa fonction et à parler d'une situation avec laquelle il/elle rencontre une difficulté, est traversé(e) par une question ou un doute. Le postulat de base est qu'il n'y a pas de « bonne réponse » mais qu'il y a néanmoins quelque chose à en dire, que ce quelque chose rend compte d'une rencontre unique entre un intervenant social et un patient et que, de cette rencontre seule, un soulagement, peut-être, surgirait.

  • L'essentiel du travail de l'éducateur réside dans le caractère anecdotique de sa présence à l'Autre. Ce n'est pas pour autant que tout le monde peut se dire éducateur ! L'apparente simplicité d'un " être avec " masque la réelle complexité du " faire avec ". Et ce serait maintenir une illusion que de penser trouver les ressorts du métier d'éducateur en quelques savoirs disciplinaires : ceux-ci ne peuvent l'expliquer que dans l'après-coup. Le sens du métier d'éducateur est à puiser dans une lecture appliquée des actes posés au jour le jour ; encore faut-il pour cela disposer d'un langage approprié. D'où le choix de cent mots simples et pourtant illustratifs de la difficulté de ce métier. Cent mots pour une profession longtemps restée sans mots ! Tel est le pari de ce dictionnaire qui, par le biais de chacune des notions explorées, tisse des liens entre l'apparente banalité des gestes quotidiens de l'éducateur et leur fondamentale répercussion sur le développement de la personne accompagnée dans une relation d'aide éducative ou de soin. Au final, ce dictionnaire ne conceptualise pas une pratique professionnelle ; il la rend visible et lisible par tous ceux qui sont appelés à l'exercer. Il est une trousse à outils que tout éducateur devra savoir garder à portée de main, tant pour l'aider dans ses écrits que pour penser sa pratique.

  • Dans une bande-dessinée en noir et blanc, véritable livre d'artiste, l'auteur donne à voir Lacan au travail de l'interprétation d'un texte mythique, Le Banquet de Platon.

    Peintre, dessinateur et plasticien, Patrick Chambon s'invite au célèbre séminaire de Jacques Lacan sur le transfert (1960-1961), et rend compte, à sa manière, de l'interprétation du Banquet de Platon à laquelle se livre le psychanalyste, et notamment de son élaboration sur l'AMOUR.
    Dans ce livre d'artiste, il se met en scène feuilles et crayons à la main dans un amphithéâtre imaginaire où se côtoient philosophes grecs du temps de Socrate et auteurs d'hier et d'aujourd'hui, convoqués au gré de ses associations d'idées, comme dans une cure analytique.
    Au centre de toute l'attention, Lacan incarne et déploie l'interprétation d'un sujet, Socrate et d'un espace, celui de l'amour.
    Au dessus de l'épaule de l'auteur, le lecteur assiste à la construction d'une pensée qui se représente, se dessine, se montre et se forme dans les détours du discours du maître. Sur les doubles pages, circulent dans l'amphithéâtre les lignes en boucles, noeuds, tores, bandes de Moebius, lassos, qui viennent prendre les paroles de Lacan et les réactions du public...
    En associant le lecteur à cette dynamique, par des clins d'oeil et des apartés explicatifs, Patrick Chambon propose une entrée personnelle dans la théorie lacanienne et une mise en perspective originale du texte de Platon.

  • Le monde associatif est aujourd'hui à la croisée des chemins. Issu de recherches participatives entre acteurs associatifs et chercheurs, cet ouvrage envisage deux scénarios contrastés. L'un met en avant les limitations qui entravent l'action associative, les risques qui peuvent l'affaiblir.
    Le second, au contraire, envisage les dynamiques internes existantes ou à mettre en oeuvre pour affirmer le potentiel transformateur des associations.

  • « Au début, vous vous figuriez que cet enfant, votre enfant, serait le plus beau du monde, le plus intelligent, le plus doué, le plus aimant, le plus tout ce que vous pouviez imaginer. Mais vous allez devoir déchanter parce qu'aucun enfant ne vient au monde pour satisfaire les rêves de ses parents, parce qu'aucune puériculture n'est simple, aucune éducation aisée, parce qu'être parent, parfois c'est galère, parfois c'est super, parce qu'accompagner un enfant sur les chemins de la vie, c'est un vrai engagement, quotidien, lourd, riche. Vous serez ravis, émerveillés par la petite, le petit, qui vous donnera du peps, du bonheur, qui vous fera sourire, pleurer, penser. Et à d'autres moments, vous serez éreintés, démoralisés, perdus, contrariés, déprimés, enfin bref si c'était à refaire, le referiez- vous ? Ben oui, vous le referiez. Parce que vous allez survivre à ces moments, trop bons ou trop pénibles. Vous allez trouver par vous-même les moyens de tenir, de durer, de bien vivre, de bien faire.
    Immanquablement sur votre route, vous allez croiser ces nouveaux papes de la parentalité, bienveillante la parentalité, non-violente, compréhensive. Ils vous ont dit de ne pas vous inquiéter, qu'ils allaient vous donner les moyens de bien faire, qu'on a enfin trouvé la méthode miracle pour élever les enfants dans la paix et l'harmonie. Imaginez, finis les conflits, les prises de tête, les pétages de plomb, le burn-out et la déprime ! Contre quelques euros, vous avez acquis la notice, et vous vous êtes persuadés qu'à la course à l'enfant parfait, vous alliez finir prem's . Alors, vous l'avez gagnée votre médaille de parents zéro déchet ? Vous avez pu vous connecter au flux de la bienveillance et de l'empathie et vibrer à hauteur de l'illumination parentale ? Vous l'avez retrouvée cette positive attitude qui, immanquablement, a fait de vous des parents merveilleux, de vos enfants des enfants merveilleux, de votre famille une famille merveilleuse ?
    Comment ? Non ! Ce n'est pas possible, je ne vous crois pas, vous avez vraiment bien appliqué les techniques, les recettes, les 10 commandements et les 14 outils de la parentalité positive ? Vous vous êtes bien servi des 5 clés pour tout comprendre de votre enfant ? Vous avez soigneusement lu et administré ces petits guides à l'usage des parents positifs, ces kits de démarrage, ces fiches outils du « Parent bienveillant » ? Vous êtes bien allés aux ateliers ? Quoi ? Vous avez fait tout cela ? Et vous n'avez pas su trouver votre bonheur et celui de votre enfant ? Malgré tout l'outillage contemporain du parent moderne qu'on vous a distribué ? Oh ! Là, il y a un `blème... Vous avez un problème. Bien sûr, à cet instant précis, vous lisez « vous êtes un problème » parce que si les promesses de la parentalité positive ne se sont pas réalisées, c'est de votre faute n'est-ce pas ? C'est vous qui ne savez pas faire. Ouh, les parents qui se ratent ! La honte ! Pas fichu de bien faire avec leur gosse, bouh ! Et voilà qu'au lieu de contribuer à révéler vos « compétences » parentales, la super méthode clés en main ne fait que vous culpabiliser davantage.
    Allez, ne vous inquiétez pas, prenez ses conseils comme ils sont, lénifiants parfois, de bon sens d'autres fois, cucul-la- praline aussi et carrément insupportables encore. Et continuez, tranquilles, votre petite traversée de la vie avec enfant, par grand beau temps et mer calme mais aussi tempête et houle. Cultiver le bonheur en famille, développer l'équilibre des enfants et rendre leur vie future harmonieuse et sereine n'est pas une mince affaire. Parfois vous serez des parents 100% positifs, parfois juste 100% nuls. Et ce n'est pas grave. Pis, c'est normal. Parce que vivre, du mieux que l'on peut, cette incroyable et folle aventure de la parentalité, c'est pas évident. Mais vous y arriverez. » PBS

  • Ce livre questionne la problématique du lien et de ses aléas - pertes, ruptures et séparations - dans les relations intrafamiliales, de manière à la fois théorique et clinique. Bienvenu à l'heure où la distance est devenue la norme.

    Les auteurs envisagent la problématique de la séparation comme inhérente aux relations humaines en général et familiales en particulier, sous différents aspects disciplinaires (sociologie, psychologie, philosophie, travail social, etc.), au plan théorique et clinique à partir d'exemples concrets. La séparation est abordée tout à la fois d'un point de vue structurel - la séparation est le moteur du développement de l'enfant et du devenir adulte - mais également conjoncturel quand elle s'actualise de manière parfois douloureuse dans des pertes, des ruptures, des deuils, etc.

  • La competence des familles

    Ausloos Guy

    • Eres
    • 19 Septembre 1995

    Par ses récits cliniques issus de son expérience auprès d'adolescents et de jeunes adultes et une réflexion théorique constamment réactualisée et élargie, Guy Ausloos nous guide dans cette passionnante aventure du soin direct apporté lors de crises familiales ou institutionnelles.

  • À partir de diverses entrées - le social, la clinique, l'institution, le déclin du politique, l'épisode des Gilets jaunes, la fin de la loi du père... - se déplie la thèse du livre : vingt-cinq ans après Un monde sans limite, c'est un immonde sans limite que nous avons fait émerger.
    Le livre décrit le changement d'hégémonie culturelle qui nous emporte depuis une quarantaine d'années. Fin du patriarcat et fin de la religion comme mode de vie en société nous ont entraînés vers un individualisme exacerbé qui a déconnecté le citoyen de son implication dans le lien social. L'avènement de « l'individu total », de celui qui ne doit rien à la société mais peut en revanche tout exiger d'elle, construit notre société de « l'immonde », caractérisée par la disparition de la limite reconnue collectivement. L'auteur en analyse les conséquences sur la vie psychique, la vie politique, la clinique, l'éducation et montre la place que les psychanalystes ont encore à y tenir.

  • De nouvelles pistes de réflexion pour comprendre comment nous devenons des sujets et pourquoi la qualité des soins précoces apportés aux bébés est déterminante pour leur devenir à long terme.

    L'embryon est un organisme vivant, le foetus également, mais il est difficile d'imaginer qu'ils aient déjà une réflexivité qui leur permette de se sentir exister. Ils peuvent probablement se sentir être car il n'y a pas besoin d'avoir déjà découvert l'objet externe pour cela. En revanche, le sentiment d'ex-ister fait par définition référence à l'extérieur et aux objets de l'environnement, il suppose donc d'accéder à l'intersubjectivité et à la subjectivation. Le passage de l'un à l'autre peut être traumatique, comme c'est probablement le cas dans le cadre des pathologies autistiques ou archaïques. Les défis de la périnatalité concernent la question du soin des liens précoces afin de permettre au bébé de passer sans à-coup du sentiment d'être au sentiment d'exister.

  • Ce livre se penche particulièrement sur la question de l'excès d'amour, que ce soit l'amour fou de la mère pour son bébé ou l'amour fou de l'adolescent pour l'autre tant désiré.

    Comment se joue l'amour fou dans la rencontre entre le bébé et sa mère ? Se rejoue-t-il à l'adolescence ? La dimension hallucinatoire de la première rencontre entre le bébé et sa mère jusqu'au drame triangulaire de la tragédie oedipienne de l'enfance est-elle réactivée dans l'après-coup du coup de foudre amoureux de l'adolescence et de la jalousie des pairs ? à partir de leur expérience clinique, les auteurs se penchent sur la nécessité de mieux différencier l'amour fou de la passion amoureuse. L'amour fou évoque une attraction irrépressible à la fois pulsionnelle et passionnelle : pulsionnelle où la source et l'objet se confondent ; passionnelle où le complémentaire et l'identique s'estompent. L'amour fou pose la question des modalités d'un travail analytique et en particulier des obstacles au transfert, tout autant avec le couple mère(père)-bébé qu'avec l'adolescent.

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