Entreprise, économie & droit

  • « Abandonner le dessin de presse qui gratte où ça dérange, c'est abandonner aux tristes passions le rire de raison. » Xavier Gorce Le 19 janvier 2021, quelques heures après la publication dans « Le Brief du Monde » d'un dessin de Xavier Gorce de la série Les Indégivrables, la rédaction du Monde exprimait publiquement ses excuses auprès des abonnés que ce dessin aurait pu heurter ; il aurait pu être compris « comme une relativisation de la gravité des faits d'inceste, en des termes déplacés vis-à-vis des victimes et des personnes transgenres ». Xavier Gorce décida de cesser sa collaboration avec le journal, débutée en 2002.

    Estimant que ces excuses, et les raisons qui les ont motivées, constituent une nouvelle manifestation de dangereux glissements de notre société, Xavier Gorce prend, dans cet essai vif, argumenté et illustré, la défense d'un dessin de presse incisif et ironique, où l'humour s'affirme comme l'une des figures de la raison - réponse distanciée à l'indignation émotionnelle et aux particularismes d'exclusion ou d'assignation.

  • Laëtitia Perrais avait 18 ans et la vie devant elle. Dans la nuit du 18 au 19 janvier 2011, elle a été enlevée. Puis tuée. Par la vague d'émotion sans précédent qu'il a soulevée, ce fait divers est devenu une affaire d'État. À travers cette enquête de vie, Ivan Jablonka rend Laëtitia à elle-même. À sa liberté et à sa dignité.

  • Contre Amazon

    Jorge Carrion

    En remontant aux racines d'Amazon, en s'intéressant au point de vue du lecteur, du libraire, de l'éditeur, du travailleur...
    SEPT BONNES RAISONS D'ÊTRE CONTRE AMAZON !

  • Si tu meurs, je te tue

    Chloe Verlhac

    • Plon
    • 7 Janvier 2021

    « Ce soir-là, comme à son habitude, il fabrique ses couleurs devant le JT. Et puis, saisi d'une impulsion, il se lève sans un bruit. Je le regarde du coin de l'oeil. Il disparaît comme un chat. Il réapparait quelques longues minutes plus tard. Il me tend un galet, en me souriant doucement. On adore les galets. On en fait collection... Il me demande de le retourner. Il l'a signé au feutre.
    Il me dit : "Tu as vu ? Je les ai tous signés. On ne sait jamais, ça pourra valoir très cher dans quelque temps." C'était quelques jours avant l'attentat. » Ainsi commence le récit de Chloé. Épouse Verlhac. Maman à la tête d'une petite tribu recomposée et pas mal de chats. Par fragments, sensations, éclats de souvenir, Chloé Verlhac reconstitue le puzzle d'une vie fracassée, d'une vie qui n'est plus pareille, mais d'une vie qui continue malgré tout, âpre, belle, mordante. Une sacrée vie, Tignous.

    Elle raconte les coulisses, largement inconnues du grand public, de l'attentat et de l'après, et la lente reconstruction des proches.

  • Aux Etats-Unis, les Noirs représentent 6% de la population et 40% des victimes de meurtres. Un jeune Noir a 15 fois plus de risques de se faire assassiner qu'un Blanc. Dans certains ghettos de Los Angeles, le taux de mortalité des Afro-Américains avoisine celui des GI américains en Irak. Et si la communauté noire n'était pas victime d'une trop grande sévérité de la justice, mais au contraire, d'un laxisme qui entretient le cercle vicieux de la violence ? C'est la conclusion de la journaliste Jill Leovy.
    Après des années passées à recenser les meurtres à Los Angeles, et à naviguer aux côtés des unités d'homicide du LAPD, Jill Leovy nous offre un travail d'investigation monumental et nous emmène dans les rues, à l'intérieur des maisons et dans la vie d'une communauté ravagée par une épidémie d'homicide.
    À travers l'histoire captivante d'un meurtre en particulier - un jeune afro-américain, Bryant Tennelle, abattu un soir de printemps sans raison apparente - et de son enquête par un des rares policiers à continuer de s'engager alors que le système démissionne, John Skaggs - elle révèle les véritables origines d'une telle violence, démonte les mythes et les idées reçues et montre que la seule façon d'inverser le cycle de la violence est avec la justice.

  • Papillon

    Charriere/Brochier

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    • 6 Juin 2002

    Voici le récit du plus célèbre évadé de france ! condamné en 1933 au bagne, pour un meurtre qu'il n'a pas commis, henri charrière, dit "papillon", en réchappera treize années et quelques tentatives d'évasion plus tard.
    Entre ces deux dates, l'"enfer vert"! des années de réclusion totale aux îles guyannaises du salut, des cavales en pleine jungle colombienne entrecoupées d'un intermède paradisiaque chez les indiens guajiros.
    Une épopée sur terre et sur mer qui s'achève par l'ultime évasion, la plus risquée, la plus désespérée, à bord d'un simple radeau, pour une traversée de l'océan impossible.
    Et pourtant, au bout, c'est la liberté !
    On sort secoué, épaté de ce livre comme d'un superbe roman d'aventures. à la différence près, qu'ici tout est vrai !

  • Maura Murray a disparu

    James Renner

    Imaginez une jeune femme sur une route du Nord. Derrière elle, les montagnes de la Nouvelle-Angleterre et quelques tracas de la vie quotidienne : une rupture, des problèmes d'argent, et maintenant une sortie de route...
    Un voisin lui demande si elle a besoin d'aide. La jeune fille refuse, elle a déjà appelé les secours. Saisi d'un doute, il prévient la police qui arrive sept minutes plus tard : la voiture est toujours là mais la conductrice, elle, s'est volatilisée.
    Elle s'appelait Maura Murray ; elle avait 21 ans. On ne la reverra plus jamais.

    De cette énigme absolue, impénétrable et ordinaire, James Renner va remonter cent pistes, recueillir des témoignages, échafauder des plans, jusqu'à l'obsession...

  • "Pourquoi est-elle essentielle ?
    La librairie a mobilisé et attiré l'attention des lecteurs, le 1 des libraires explore son rôle dans la cité et ses transformations en pleine crise. Dossier spécial sur la librairie avec des enquêtes (Pascale frey, Jean-Baptiste Malet), nouvelle de Serge Joncour. A l'occasion du 150ème anniversaire de Proust, la 2ème feuille revisite « A la recherche du temps perdu » avec Camille Laurens et Adèle Van Reeth." Fottorino, Éric ; Laurens, Camille ; Monadé, Vincent ; Van Reeth, Adèle ;
    Malet, Jean-Baptiste ; Frey, Pascale ; Joncour, Serge

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  • Esclavage ? Vous avez dit " esclavage ". L'esclavage est caractérisé par le droit de propriété qu'un homme peut avoir sur un autre. Cette " chose " n'est plus une personne juridique. Mais n'a-t-il pas disparu ? Hélas non. Si l'esclavage pratiqué dans les anciennes possessions coloniales l'est, il survit toujours en quelques pays. Et il s'en faut de beaucoup que toutes les formes de dépendance qui portent atteinte à la liberté et à la dignité humaine se soient effacées. Du premier Code noir de 1685 aux dernières conventions internationales et à la loi du 21 mai 2001 s'exhale la grande misère humaine.

  • Figure centrale de la pensée française, Roland Barthes (1915-1980) a traversé tous les grands courants intellectuels du XXe siècle. Il en fut même, selon ses dires, la chambre d'échos. Tour à tour « marxiste », « sémiologue » et « structuraliste », il fut surtout un auteur singulier, qui fit oeuvre d'écrivain. Quarante ans après sa mort, on ne cesse de s'y reporter : il appartient à la catégorie restreinte de ceux que Foucault désigne comme des « fondateurs de discursivité », ces écrivains qui donnent à écrire et à penser.
    Mathieu Messager livre aux lecteurs d'aujourd'hui un portrait revisité de Roland Barthes, où il aborde directement ses travaux, dans leur contexte et dans leur chronologie, en mettant l'accent sur ce qui nous les rend si nécessaires et si actuels.

  • Chaque semaine, le 1 fait la part belle aux écrivains. Au fil des années, l'amour des lettres s'est prolongé jusqu'à nous pousser, en 2020, à lancer une nouvelle publication entièrement consacrée au livre pour vous faire voyager dans les grandes familles de la littérature. Du polar à la bande-dessinée, vous découvrirez dans un format inédit - deux grandes feuilles qu'on déplie - des entretiens, des portraits d'écrivains, une nouvelle inédite, des conseils de librairie ou encore la redécouverte d'une oeuvre de référence.

    Ce numéro est le rendez-vous traditionnel du 1 pour partager ensemble cette formidable rentrée littéraire. La 1ère feuille est dédiée aux conseils de libraire et à un dossier sur le rôle des livres et des libraires en temps de crise. La 2ème feuille revisite un classique de la littérature française en compagnie d'auteurs contemporains et se déplie en un grand poster à collectionner.

  • « C'est un fait divers comme la France en compte des centaines chaque année. Quand, au hasard d'une conversation, j'évoque "mon cousin condamné pour le meurtre de sa femme", je m'étonne de la surprise des gens. Les crimes et délits saturent les journaux et nourrissent nos imaginaires. Ils doivent bien trouver leur réalité quelque part.
    Elle est la mienne et celle de ma famille depuis ce soir de juillet 2004.
    Pierre a tué un dimanche matin avant de cacher le cadavre de sa victime. Par les multiples atteintes portées au corps de sa femme, mère de ses deux enfants, il a contraint le monde à parler d'elle au passé. Trois jours plus tard, le temps d'une mise en scène grossière révélée par l'enquête, l'affaire envahissait nos vies.
    La famille est un organisme vivant. Qu'un seul élément l'intoxique et le corps entier entre en lutte. » J.R.

  • Leonardo Sciascia (1921-1989) a été un lecteur passionné de Stendhal. Dans Stendhal for ever, livre posthume et inédit en France, publié à l'occasion du centième anniversaire de la naissance de l'écrivain, sont réunis tous ses écrits sur l'auteur de la Chartreuse. Bibliophile raffiné qui a tout lu, Sciascia y adopte la démarche du glaneur, qui savoure le plaisir de retrouver, au fil de ses explorations littéraires, les traces de la présence, manifeste ou secrète, d'un écrivain auquel il voue une véritable adoration.
    Stendhalien invétéré, il propose au lecteur une virée littéraire jubilatoire où il nous est donné de rencontrer, entre autres, Giacomo Casanova et Giuseppe Tomasi de Lampedusa, Alberto Savinio et Ettore Majorana.

  • L'aspect des villes reflète la grande peur cachée qu'ont leurs habitants de s'exposer. Dans leur esprit, « s'exposer » suggère davantage le risque d'être blessé que la chance d'être stimulé. La peur de l'« exposition » renvoie d'une certaine façon à une conception militarisée de la vie de tous les jours, comme si le modèle « attaque et défense » s'appliquait aussi bien à la vie subjective qu'à la guerre.
    Avec cet ouvrage, Richard Sennett retrace la naissance de cette crainte et comment s'est édifié le mur séparant la vie intérieure de la vie extérieure. La construction de ce mur s'explique en partie par notre histoire religieuse : le christianisme engagera la culture occidentale sur la voie de la séparation de l'expérience intérieure et de l'expérience extérieure. L'ombre de ce mur continue d'obscurcir la société laïque Un des traits caractéristiques de l'urbanisme moderne est qu'il dissimule derrière ses murs les différences qui existent entre les individus. Ainsi, les urbanistes n'ont créé dans nos villes que des espace « inoffensifs », insignifiants, des espaces qui dissipent la menace du contact social : miroirs sans tain des façades, autoroutes isolant les banlieues pauvres du reste de la cité, villes-dortoirs. Cette approche compulsive de l'environnement s'enracine, en partie, dans des malheurs anciens, dans la peur du plaisir, qui ont conduit les individus à traiter leur environnement de façon

  • Des plateaux de France 2 aux studios d'Europe 1, la vie de Michel Drucker est une perpétuelle effervescence. A la mort de son frère Jean, idole de son enfance, le temps s'est, d'une certaine manière, arrêté. Jean Drucker entretenait avec son cadet un dialogue ininterrompu.

    Des passages émouvants révèlent un Michel Drucker qu'on ne connaissait pas, et ouvrent sur des moments plus légers retranscrits avec beaucoup de drôlerie (Johnny voulant à tout prix descendre en hélico sur le stade de France...). On y vit les coulisses d'émissions sous haute tensions, des portraits inattendus (Belmondo, Ferra, Chirac...) la valeur de l'amitié dans ce milieu plutôt réputé pour sa cruauté et son hypocrisie.

    Michel Drucker ouvre son coeur comme il ne l'avait jamais fait.

  • " Il y a toujours l'adrénaline, en spectacle. Même si on joue tous les jours, il y a tout le temps ça. C'est motivant. c'est toujours motivant. " Spectacle vivant le plus apprécié des Français, le cirque est aujourd'hui un secteur dynamique et d'une grande diversité : aux côtés des chapiteaux colorés qui déroulent leurs numéros devant un public d'enfants fascinés, le cirque contemporain prend une place de plus en plus importante et suscite de nombreuses vocations. Si l'on naît toujours enfant de la balle, on peut maintenant apprendre le métier dans des écoles spécialisées ou de manière autodidacte, et la vie de nombreux artistes de cirque s'apparente aujourd'hui à celle des autres artistes : statut d'intermittent du spectacle, recherche de subventions pour les créations, tournées en fonction des ventes de spectacles aux établissements culturels. Bien loin de se limiter à la seule représentation, le quotidien d'un artiste de cirque est varié et nécessite souvent une forte polyvalence et une implication totale. Un métier fait de passion, et de risque : celui de la prouesse physique, mais aussi celui de l'incertitude financière liée à toute activité de création.

    Les auteurs : maître de conférences en STAPS à l'université Paris Ouest Nanterre, Marine Cordier étudie les politiques et les marchés du cirque. Émilie Salaméro travaille notamment sur la formation des artistes de cirque et enseigne à l'université Toulouse Le Mirail dans le cadre de la licence professionnelle " Médiation culturelle et développement de projets en danse et cirque ".

  • Burn-out, hiérarchies rigides, salariés démotivés : l'économie traditionnelle est à bout de souffle, dirigeants et employés rêvent d'autre chose.

    Stéphanie Bacquere et Marie-Noéline Viguié, pionnières du mouvement du corporate hacking, lancent un appel à une rébellion constructive : il ne faut pas attendre que le changement vienne uniquement "d'en haut". Chacun, à son niveau, peut contribuer à faire bouger les lignes et à retrouver plaisir et efficacité au travail.

    L'approche mise au point par les auteurs permet d'intégrer petit à petit la culture de travail qui fait le succès des start-up, avec des projets en mode sprint et des pratiques collaboratives vraiment efficaces.

    À la fois parcours de découverte de la culture hacker et guide pratique, ce livre vous apporte des exemples inspirants, des outils et conseils concrets pour hacker votre propre entreprise.

    Bienvenue dans le Makestorming !

  • Retrouvez les coups de coeur des libraires dans l'édition 2019 du hors-série rentrée littéraire du 1 au format XS.

  • Le pouvoir entretient une relation particulière avec le monde des spectacles. Souvent les princes se sont mis en scène au travers de protocoles minutieux. Parfois, ils ont eux-mêmes fait l'objet de spectacles dans lesquels les acteurs leur ont attribués des rôles taillés sur mesure allant du drame au burlesque.
    Cependant, les spectacles ne se jouent pas seulement pour la Cour, dans les résidences royales ou impériales. Dès le XVIe siècle, les princes comprennent l'utilité politique des pièces de théâtre, qui peuvent servir à montrer leur puissance et à assurer leur propagande. Ils saisissent l'intérêt social de ces divertissements, appréciés et recherchés au sein des couches les plus aisées de la population. Autour de trois thèmes - la construction des salles, leur fonctionnement et leur programmation -, sont ici réunies vingt-neuf contributions répondant à une recherche européenne, comparatiste et interdisciplinaire destinée à confronter la vision des juristes, des historiens, des politistes et des sociologues.

  • L'édition est la grande absente des analyses du rôle de l'industrie des relations publiques dans l'"éternel combat pour le contrôle des esprits".
    Pourtant, comme les autres médias, l'édition est depuis longtemps aux mains de grands groupes, souvent les mêmes. Et elle remplit la même fonction dans le maintien de l'ordre idéologique. Suivant la même logique de croissance par acquisition qui prépare la suivante, les grands éditeurs perpétuent l'existence d'un type d'acteur qui, du seul fait de sa taille et de son mode d'organisation, forge un monde social et économique face auquel les idées de changement ne pèsent pas grand-chose.
    La distinction artificielle entre "groupes de communication" et "groupes éditoriaux" occulte le rôle de ces entreprises dans une société à caractère de masse : transformer les lecteurs en consommateurs et limiter la capacité d'agir du plus grand nombre. Ecrit par un éditeur, ce livre propose à la fois une antilégende de l'édition et les bases d'une réflexion sur les responsabilités sociales et politiques de tout métier.
    Un questionnement qui prend une forme plus directe lorsqu'il touche à la diffusion d'idées : de quelles manières et sous quelles bannières défendre quels projets de société.

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