• Le proustographe  : Proust et à la recherche du temps perdu en infographie Nouv.

    Quel ouvrage pouvait, avant celui-ci, et en si peu de mots, apprendre à son lecteur combien de livres Proust a vendus, en quelles langues La Recherche a été traduite, quelle en est la chronologie exacte, ce que l'on trouvait dans sa bibliothèque, quels pays il a visités, quelles drogues il prenait, combien de dizaines de milliers de lettres il a envoyées, combien de personnages il a dotés de vie et de langage, quelles sont les particularités de son style, quelle est la véritable histoire de la madeleine, en quelle année il porta la moustache en guidon ? » interroge Thierry Laget dans sa préface.

    Véritable encyclopédie visuelle consacrée à l'auteur d'À la recherche du temps perdu et à ses livres ; Le Proustographe apporte, en près de 100 infographies, un regard inédit et moderne sur Marcel Proust, romancier adulé à l'oeuvre monumentale, à l'occasion du centenaire de sa mort.

  • Fable satirique et roman d'aventures, Les Animaux dénaturés s'ouvre sur la découverte d'un cadavre assez déconcertant, progéniture du journaliste Douglas Templemore.
    Quelques mois auparavant, Templemore partait avec une équipe de savant en Nouvelle-Guinée et découvrait une étrange colonie d'hommes-singes. Tandis que les scientifiques s'interrogeaient sur leur nature, des hommes d'affaires y voyaient une main-d'oeuvre gratuite et Templemore, pour contrecarrer leurs projets, se prêtait à l'expérience saugrenue qui le conduirait en prison.
    Paru en 1952, Les Animaux dénaturés a séduit la critique et les lecteurs autant par son humour que par l'aventure intellectuelle, toujours d'actualité, que l'auteur du célèbre Silence de la mer y narrait.
    C'est Gulliver, et c'est Candide aussi, c'est Wells et c'est Jules Verne. (André Wurmser)

  • Cafés de la mémoire

    Chantal Thomas

    Avec légèreté et mélancolie, ironie et émotion, Chantal Thomas met en scène sa jeunesse, ses études, ses errances. C'est à Nice, par une nuit de Carnaval, qu'elle commence son récit. Quelques huîtres, un verre de vin. L'œil aux aguets pour observer ses voisins. Et tous les cafés de la mémoire resurgissent, cafés-vitrines, cafés secrets, café des spectres et café des artistes... Entre le temps de l'enfance à Arcachon, Bordeaux, puis Paris, se raconte l'histoire d'une jeune fille qui, exaltée par l'exemple de Simone de Beauvoir, veut devenir philosophe, s'inventer une vie nouvelle. Mais, très vite, c'est dans le grand livre du monde qu'elle va faire son apprentissage. Alors elle accorde aux rencontres de hasard et aux ivresses qu'elles lui procurent l'entière confiance qu'elle accordait au savoir. Cette autobiographie librement menée se situe entre 1945 et 1969, entre la libération de la France et la démission du général de Gaulle, c'est dire qu'elle est aussi le tableau d'une génération, le récit du triomphe de la jeunesse, de son éclat d'insouciance et de fête.
    Chantal Thomas (Prix Fémina 2002) pour Les Adieux à la Reine est désormais membre du Jury du Prix Femina. Directrice de recherches au CNRS, elle est spécialiste du XVIIIe siècle et a publié de nombreux essais.

  • Une collection Lonely Planet pour découvrir un pays à travers ses plus beaux itinéraires en voiture
    Redécouvrez les routes françaises à travers plus de 40 itinéraires couvrant tout l'Hexagone dans ce guide tout en couleurs, illustré de dizaines de cartes et de photos.
    Du pays des Ch'tis à la Provence des artistes, en passant par la route des vins d'Alsace ou celle des châteaux Cathares, ces circuits de 2 à 7 jours vous donnent le plein d'idées de séjour et de week-ends clefs en main.
    Pour oublier les autoroutes et explorer les départementales les plus charmantes de France, les auteurs Lonely Planet vous emmènent sur la piste des volcans d'Auvergne, dans les pas de Monet en Normandie, dans les villages basques des Pyrénées ou sur la trace des rois de la Renaissance dans la vallée de la Loire.
    Des anecdotes historiques et des éclairages culturels sur la gastronomie ou les traditions et un carnet d'adresses d'hôtels et de restaurants pour les principales étapes.
    Et aussi, des balades à pied au coeur des villes d'art et d'histoire : Caen, Dijon, Lyon, Nice et Bordeaux.

  • L'année de l'éveil

    Charles Juliet

    Un petit paysan qui n'avait jamais quitté son village se retrouve un jour enfant de troupe. Dans ce récit, il relate ce que fut sa seconde année de jeune militaire, une année de découverte et de bouleversements, qui le verra mourir à son enfance et s'éveiller à des réalités et des énigmes dont il ignorait tout. La faim, le froid, les bagarres, son avide besoin d'affection, l'admiration qu'il voue à son chef de section, sa passion pour la boxe, les sévices que les anciens font subir aux bleus, la découverte de l'amour avec la femme de son chef, le sadisme de certains sous-officiers, la nostalgie qu'il a de son village, de sa chienne et de ses vaches, ses quinze jours de cachot, son renvoi de l'école puis sa réintégration, la hantise de mourir à dix-huit ans, là-bas, dans ces rizières où la guerre fait rage..., c'est le récit d'une entrée en adolescence, avec ses révoltes et sa détresse, ses déchirements et ses ferveurs.

  • Côte d'Ivoire, 1978. Aya, dix-neuf ans, vit à Yopougon, un quartier populaire d'Abidjan. Ça sent le début des vacances mais très vite les choses vont commencer à se gâter...

  • Nuit
    du 19 au 20 juillet 1961
    (les Fleurys)

    Voici pourquoi j'ai vécu

    Goûtant un vif plaisir à ne rien faire que provoquer par ma seule présence (chargée d'une sorte d'aimantation à l'être des choses) - cette présence étant en quelque façon exemplaire : par l'intensité de son calme (souriant, bienveillant), par la force de son attente, par la force d'exemple de son existence accomplie dans le calme, dans le repos, par la force d'exemple de sa santé - que provoquer une intensification vraie, authentique, sans fard de la nature des êtres et des choses, qu'à l'attendre, qu'à attendre ce moment-là.
    À ne rien faire qu'à attendre leur déclaration particulière.
    Puis à la fixer, l'attester : à l'immobiliser à la pétrifier (dit Sartre) pour l'éternité, à la satisfaire ou encore à l'aider (sans moi ce ne serait pas possible) à se satisfaire.
    À ne rien faire qu'écrire lentement noir sur blanc, très lentement, attentivement, très noir sur très blanc.
    Je me suis allongé aux côtés des êtres et des choses la plume à la main, et mon écritoire (une page blanche) sur les genoux.
    J'ai écrit, cela a été publié, j'ai vécu.
    J'ai écrit. Ils ont vécu, j'ai vécu.

  • La brièveté de son oeuvre (3326 vers seulement) et de sa vie (il disparaît vers l'âge de trente ans, en 1463) a fait de Villon une légende. Pourquoi ses vers hantent-ils nos mémoires depuis plus de cinq siècles?
    Villon : une poésie du quotidien. Lui qui a connu la prison et côtoyé la mort, parle d'expérience. Il est temps pour lui de régler ses comptes. 'Je, François Villon' : le caractère autobiographique assumé, dans une revendication de tous les excès, nous frappe par sa modernité et son audace. A l'opposé de l'amour courtois, Villon est un amoureux de Paris, du Paris nocturne des mauvais garçons et des filles de mauvaise vie, des déambulations et des tavernes, où riches et pauvres, jeunes et vieux, hommes et femmes sont fondus dans une même mélancolie. 'Mais où sont les neiges d'antan?' Poésie de l'universel : celle du bonheur fugace et de l'amour éphémère. Poésie du corps, matérialiste et profane, qui célèbre la vie sans craindre la mort. 'Autant en emporte le vent!' Sous l'apparente simplicité de ses vers se cachent une complexité formelle et une profondeur de sens, où le lyrisme côtoie la satire, où l'ironie allège tout ce qui pèse, dans le grand éclat de rire du pendu.
    Au-delà de la légende du poète maudit, écoutons la beauté entêtante de sa poésie.

  • Ce livre nous a fait passer le temps. Du début de l'automne à la fin de l'hiver. Tous les textes ont été dits à Jérôme Beaujour, à très peu d'exceptions près. Puis les textes décryptés ont été lus par nous. Une fois notre critique faite, je corrigeais les textes et Jérôme Beaujour les lisait de son côté. C'était difficile les premiers temps. On a très vite abandonné les questions. On a abordé des sujets, là aussi on a abandonné. La dernière partie du travail, je l'ai consacrée à abréger les textes, les alléger, les calmer. Cela de notre avis commun. Donc aucun des textes n'est exhaustif. Aucun ne reflète ce que je pense en général du sujet abordé parce que je ne pense rien en général, de rien, sauf de l'injustice sociale. Le livre ne représente tout au plus que ce que je pense certaines fois, certains jours, de certaines choses. Donc il représente aussi ce que je pense. Je ne porte pas en moi la dalle de la pensée totalitaire, je veux dire : définitive. J'ai évité cette plaie. Ce livre n'a ni commencement ni fin, il n'a pas de milieu. Du moment qu'il n'y a pas de livre sans raison d'être, ce livre n'en est pas un. Il n'est pas un journal, il n'est pas du journalisme, il est dégagé de l'événement quotidien. Disons qu'il est un livre de lecture. Loin du roman mais plus proche de son écriture - c'est curieux du moment qu'il est oral - que celle de l'éditorial d'un quotidien. J'ai hésité à le publier mais aucune formation livresque prévue ou en cours n'aurait pu contenir cette écriture flottante de La Vie matérielle, ces aller-et-retour entre moi et moi, entre vous et moi dans ce temps qui nous est commun.

  • La série BILINGUE de 12-21 propose :
    o une
    traduction fidèle et intégrale, accompagnée de
    nombreuses noteso une
    méthode originale de perfectionnement par un contact direct avec les oeuvres d'auteurs étrangers.
    Lewis Carroll, nom de plume de Charles Lutwidge Dodgson (1832-1898): mathématicien, poète, diacre, photographe, écrivain, inventeur, amateur de lanternes magiques, enseignant, dessinateur, logicien, montreur de marionnettes.Imaginées le 4 juillet 1862 pour distraire son "amie-enfant" Alice Liddell et ses soeurs, au cours d'une promenade sur la Tamise, les Aventures d'Alice au pays des merveilles poursuivent leur traversée du temps et de l'espace. Parue en 42 langues - une des oeuvres les plus traduites après la Bible - l'oeuvre de Carroll continue à charmer les générations. Les plus jeunes y retrouvent la fantaisie et la magie des dessins animés du XXe siècle et les plus grands les jeux de langage et le goût de l'absurde qui font de ce livre un jeune classique de notre temps.

  • De nouveaux problèmes animent le quartier de Yopougon, à Abidjan. Les Sissoko refusent de croire que leur fils Moussa est le père du bébé d'Adjoua. Cette dernière se retrouve toute seule pour s'occuper de son fils et profite -un peu trop- des talents de nounou d'Aya. Bintou, elle, est tombée amoureuse d'un Parisien en vacances et n'a plus de temps à consacrer à ses amies. Comme les Ivoiriens boivent de moins en moins de bière, la Solibra va mal et le père d'Aya doit abandonner son second bureau à Yamoussoukro. Mais bientôt les filles n'ont plus qu'une idée en tête: se préparer pour le grand concours de Miss Yopougon...

  • Si la très jeune danseuse contorsionniste hante l'art et la peinture, depuis les descriptions priapiques d'Augustin ou de Jean Chrysostome, c'est au coeur du xixe siècle que Salomé entre de plein pied et en grande pompe dans la littérature, avec l'Hérodias de Flaubert, suivi par Huysmans, avant qu'à son tour Jules Laforgue s'en mêle et qu'Apollinaire, enfin, ferme le bal au début du nouveau siècle. Sont rassemblées ici quatre Salomé, auxquelles s'ajoutent deux notes de Gustave Moreau sur ces propres tableaux, qui laisse voir le mythe entier d'une fillette aux prises avec le pouvoir et la cruauté, et un cahier d'images en couleurs qui va de la Salomé en mosaïque de Venise aux Mangas. Préface de Patricia Farazzi.

    C'est Gustave Flaubert qui, en France, ouvre le bal des Salomés avec son Hérodias en 1877, presque en même temps que les Salomés de Gustave Moreau qui en donne les descriptions dans ses carnets (1876), avant que ne s'y collent Huysmans à la fois dans ses critiques d'art et dans A rebours (1884) ou Jules Lafforgue (1877). Apollinaire ferme le bal en 1902 avec une Salomé mourante, dont la tête flotte sur un lac gelé de Nicopolis du Pont, où elle fut reine d'Arménie mineure.

  • Qui peut jurer de ne pas inventer, au moins en partie, ses souvenirs ? Certainement pas Augustin Harbour. Quarante ans plus tôt, errant dans le désert du sud libyen, il est tombé sur une mystérieuse oasis : Zindan. On y arrive de n'importe où, de n'importe quand, mais aucun des autres voyageurs échoués là ne sait comment en repartir. C'est que Hadj Hassan, Dieu lui-même, y vit, en compagnie de son envoûtante vestale, Maruschka Matlich.

    Réfugié dans une clinique de luxe, sur les rives du lac Calafquén au Chili, carnets, croquis et annotations à l'appui, Augustin dresse l'inventaire de cette extravagante épopée, des habitants et de leurs moeurs étranges - tabous ali- mentaires, pratiques sexuelles, objets sacrés et autres signes parleurs -, qui prend vite des allures de fantasmagorie. Présent et imaginaire se mêlent, comme pour une dangereuse immersion au coeur des ténèbres.

    Délirante invention d'un esprit malade ou intuition géniale d'un entendement hors du commun, le récit prodigieux et débridé d'Augustin nous emmène aux confins inexplorés de la folie. On retrouve dans ce roman phénoménal toute la fantaisie, l'humour, la virtuosité et l'érudition de l'auteur de Là où les tigres sont chez eux. Et un fameux coup de crayon !

  • Comprend 14 illustrations - 56 notes de bas de page - Environ 172 pages au format Ebook. Sommaire interactif avec hyperliens.
    Beaucoup de bruit pour rien (Much Ado About Nothing) est une comédie de William Shakespeare publiée en 1600, dont la première a probablement été représentée à l'hiver 1598-15991. Elle reste à ce jour l'une des comédies de Shakespeare les plus populaires. Stylistiquement, elle a beaucoup de points communs avec les comédies romantiques qui jouent sur deux couples d'amoureux : le couple romantique, Claudio et Hero, et leur contre-partie comique, Bénédict et Béatrice.

  • Comment Ignace expliquera-t-il à sa femme son deuxième bureau et ses nouveaux enfants ? Qui est cette mystérieuse inconnue qu'Albert voit toutes les nuits à l'Hôtel aux mille étoiles ? Adjoua pourra-t-elle s'en sortir en vendant des claclos toute la journée ? Mais surtout : qui sera élue Miss Yopougon ? Et Aya ! A-t-elle besoin de se mêler de toutes les histoires de Yop City ? Les réponses à ces questions et à bien d'autres encore dans le troisième volume des aventures de Aya de Yopougon.

  • Ce volume contient :
    - La Jalousie du Barbouillé
    -Le Médecin volant
    -L'Étourdi
    -Le Dépit amoureux
    -Les Précieuses ridicules
    -Sganarelle ou le cocu imaginaire
    -Dom Garcie de Navarre
    -L'École des maris
    -Les Fâcheux
    -L'École des femmes
    -Remerciement au roi
    -La Critique de l'école des femmes
    -L'Impromptu de Versailles
    -Le Mariage forcé
    -La Princesse d'Elide
    -Tartuffe ou l'imposteur
    -Dom Juan ou le festin de Pierre
    -L'Amour médecin
    -Le Misanthrope.

  • Par désir de paraître,déni du passé,pour cause d'inertie, de lâcheté,quelquefois par désespoir ou générosité,des gens ordinaires empruntent ces Passages d'enfer générés par l'ordre social.

  • Quoi de neuf sur la guerre? En principe rien, puisqu'elle est finie. Nous sommes en 1945-1946, dans un atelier de confection pour dames de la rue de Turenne, à Paris. Il y a là M. Albert, le patron, et sa femme, Léa. Leurs enfants, Raphaël et Betty. Léon, le presseur. Les mécaniciens, Maurice, rescapé d'Auschwitz et Charles dont la femme et les enfants ne sont pas revenus. Et les finisseuses, Mme Paulette, Mme Andrée, Jacqueline. Et il y a l'histoire de leurs relations et de leur prétention au bonheur. Dans l'atelier de M. Albert, on ne parle pas vraiment de la guerre. On tourne seulement autour même si parfois, sans prévenir, elle fait irruption. Alors les rires et les larmes se heurtent sans que l'on sache jamais qui l'emporte. Alors, «ceux qui ont une idée juste de la vie» proposent simplement un café ou un verre de thé avec, au fond, un peu de confiture de fraises. 1981-1982. Le journal intime de Raphaël, alors qu'en France progressent les activités antisémites. Trente-cinq ans après, quoi de neuf sur la guerre? Rien de neuf sur la guerre. Parce que, comme le disait M. Albert en 1945 : «Les larmes c'est le seul stock qui ne s'épuise jamais.»

  • De 1956 à 1973 la Tunisie a perdu la quasi-totalité de sa population juive, qui a émigré en France ou ailleurs. Ce livre, paru une première fois en 1983, raconte sous une forme romancée le drame de cet exil, tel qu'il a pu être vécu par des personnages aussi improbables qu'Alma Alba, détentrice malgré elle de la clé de la dernière maison juive, ou Judith, fillette égarée entre Tunis et Belleville où la communauté s'est installée à son arrivée en France. Il s'agissait de raconter le mythe de cet exil, à travers des personnages symboliques et de rappeler de quoi était faite la vie de cette population (coutumes, langages, histoires) et ce qu'elle a pu endurer, contrainte qu'elle était à un exil sans retour. L'auteur, quant à lui, apparaît masqué au fil des pages, mais ne la ramène pas trop.

    Michel Valensi (Tunis, 1956) est (aussi) éditeur. Avant de créer les éditions de l'éclat en 1985, il a exercé différents métiers: rangeur de fiches au CNRS, agitateur de négatifs photo dans une chambre noire, cuisinier, tubiste, violoncelliste, barman, chanteur, deuguiste en Sciences des Textes et des Documents (qui n'est pas un métier). Il a publié avec Patricia Farazzi une correspondance en 2020, Lettres du chemin de pierre. L'empreinte a été son premier roman, mais pas son dernier.

  • Les histoires de Yopougon s'exportent quand Inno, coiffeur pour dame stylées, débarque à Paris et lance une mode de la coupe Grace Jones dans un foyer malien. Pendant ce temps en Côte d'Ivoire, Aya est harcelée par un prof de fac, le père de Félicité surgit de nulle part pour récupérer sa fille devenue mannequin et Mamoudou subvient aux besoins de sa petite famille en faisant le gigolo.

  • La Dramaturgie se présente comme l'équivalent contemporain de La poétique d'Aristote. C'est donc un traité sur les mécanismes du récit, leur raison d'être et leur signification. Mais alors que le philosophe n'avait que les pièces grecques pour illustrer son ouvrage, Yves Lavandier peut s'appuyer sur un répertoire beaucoup plus riche, puisant ses nombreux exemples dans le théâtre, le cinéma, la télévision, les contes et la bande dessinée.

    Auteur dramatique, cinéaste et script doctor, Yves Lavandier a été formé à Columbia University par Frantisek Daniel, Stefan Sharff et Milos Forman. Il a écrit et mis en scène des pièces pour marionnettes, écrit et réalisé une dizaine de courts métrages et un long métrage sorti en 2001 avec Émilie Dequenne et Gérard Jugnot : Oui, mais.... Il est également pédagogue et l'auteur de La Dramaturgie, devenu depuis longtemps une référence, ainsi que de Construire un récit et Évaluer un scénario.

  • Dans le climat de l'Ère des réformes, l'utopie technologique imaginée par John A. Etzler n'est pas vraiment extravagante : tant d'autres, au milieu du XIXe siècle, ont imaginé des projets saugrenus pour refaire le monde. Fort réticent à l'égard de ces communautés chimériques, Emerson suggère au jeune Thoreau de rédiger une critique de l'ouvrage d'Etzler. Dans la fantaisie irréalisable qu'il commente, Thoreau apprécie la suggestion d'une relation apaisée avec la nature mais n'accepte pas une société idéale dont le but serait le confort matériel et la recherche du plaisir. Surtout, l'utopie d'Etzler manque l'essentiel : elle ne fait pas confiance à l'homme. Or, s'il doit y avoir progrès, il sera individuel.

    Américain dissident, Henry D. Thoreau (1817-1862) est un réfractaire qui se plaît à résister, à suivre son chemin absolu en dépit de tout. Par ses écrits, il met la force tonifiante de sa résistance au service de tous ceux qui veulent garder l'esprit en éveil et maintenir une position critique peut-être plus nécessaire que jamais à notre époque de contrôle soft de l'opinion par les divers moyens d'information ou les « produits culturels ».


  • Comprend 13 illustrations - 15 notes de bas de page - Environ 145 pages au format Ebook. Sommaire interactif avec hyperliens.

    Classée comme comédie dans le premier in-folio de 1623, Le marchand de Venise partage certains aspects avec les autres comédies romantiques de l'auteur, mais contient également des passages d'une grande intensité dramatique.
    Le personnage du titre est le marchand Antonio. Pour rendre service à son protégé Bassanio, il emprunte de l'argent à l'usurier Shylock. Certain de pouvoir le rembourser, il signe un contrat où il autorise son créancier à lui prélever une livre de chair en cas de défaut de paiement. Il ne peut faire face à son échéance et Shylock, qui veut se venger des humiliations que lui ont fait subir les chrétiens, insiste pour que le contrat soit appliqué à la lettre.
    Le portrait du Juif Shylock suscite de nombreuses interrogations et des interprétations très diverses, les uns y voyant un bouc émissaire, reflet des préjugés de Shakespeare et de son époque, les autres le porte-parole éloquent d'une communauté qui revendique un traitement humain.
    Cette ambigüité fait que la pièce est parfois considérée comme l'une des « pièces à problème » de Shakespeare, au même titre par exemple que Mesure pour mesure.

  • 16000 kilomètres en deux ans, un peu à pied, mais surtout en cheval : de Constantinople à Qaraqorum, capitale de l'Empire des steppes. Plusieurs années avant Marco Polo, le récit du père Guillaume de Rubrouck, envoyé de Saint Louis auprès du Grand Khan, est l'un des premiers textes qui révélèrent à l'Occident les merveilles de l'ordre mongol et de son empire. Un document historique médiéval exceptionnel doublé d'un fabuleux récit de voyage au coeur de l'Asie.

empty