Editions De La Loupe

  • "Tesson ! Je poursuis une bête depuis six ans, dit Munier. Elle se cache sur les plateaux du Tibet. J'y retourne cet hiver, je t'emmène.
    - Qui est-ce ?
    - La panthère des neiges. Une ombre magique !
    - Je pensais qu'elle avait disparu, dis-je.
    - C'est ce qu'elle fait croire".

    En 2018, Sylvain Tesson est invité par le photographe animalier Vincent Munier à observer aux confins du Tibet les derniers spécimens de la panthère des neiges. Ces animaux discrets et très craintifs vivent sur un gigantesque plateau culminant à 5 000 m d'altitude, le Changtang. Situé au Tibet septentrional et occidental, il s'étend sur environ 1 600 km, du Ladakh à la province du Qinghai, et il est habité par les nomades Changpas.
    L'équipe atterrit à Pékin, puis prend la route à bord d'un 4X4 en direction du Tibet. Au fil des jours le convoi s'achemine vers des panoramas de plus en plus grandioses et déserts : là où la population recule, la faune avance et se déploie, protégée des effets nocifs de la civilisation.
    Sylvain Tesson décrit une sorte de savane africaine qui serait perchée à 4 000 mètres d'altitude, où l'on croise des troupeaux d'antilopes, des chèvres bleues, des hordes de yacks qui traversent de vastes étendues herbeuses où s'élèvent des dunes.
    L'équipe s'enfonce toujours plus loin, se hissant à des hauteurs qui dépassent largement ce que nous connaissons en Europe. À 5 000 m d'altitude s'ouvre le domaine de la panthère des neiges. Dans ce sanctuaire naturel totalement inhospitalier pour l'homme, le félin a trouvé les moyens de sa survie et de sa tranquillité. Les conditions d'observation deviennent très difficiles, il faut parfois rester immobile pendant trente heures consécutives par -30° C pour apercevoir quelques minutes le passage majestueux de l'animal...
    Sylvain Tesson entrecroise habilement le récit d'une aventure exceptionnelle aux confins du Tibet avec des réflexions d'une pertinence remarquable sur les conséquences désastreuses de l'activité humaine envers le règne animal. À travers l'exemple de la panthère des neiges, l'auteur s'interroge sur la morphologie d'un monde où toutes les espèces viendraient à se raréfier puis à s'éteindre. Il nous entraîne dans cette aventure singulière où l'on s'intéresse autant à l'art de l'affût animalier qu'à la spiritualité asiatique.

    " Tout en guettant dans le froid tibétain la mythique panthère des neiges comme d'autres attendent Godot, l'aventurier laisse courir sa plume, peuplant le silence de souvenirs et de réflexions souriantes. " Étienne de Montety, Le Figaro.

    Si ce livre vous a plu nous vous conseillons de découvrir " Asie fantôme - Le pays du tigre " de Ferdynand Ossendowski.

    Voyageur et écrivain, Sylvain Tesson partage sa vie entre expéditions au long cours, écriture et réalisation de documentaires d'aventure.

  • Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté.

    Inde. Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l'école.
    Sicile. Giulia travaille dans l'atelier de son père. Lorsqu'il est victime d'un accident, elle découvre que l'entreprise familiale est ruinée.
    Canada. Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu'elle est gravement malade.
    Liées sans le savoir par ce qu'elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est destiné et décident de se battre. Vibrantes d'humanité, leurs histoires tissent une tresse d'espoir et de solidarité.

  • Sylvain Tesson est né en 1972. Aventurier et écrivain, président de la Guilde européenne du Raid, il est l'auteur de nombreux essais et récits de voyage, dont L'axe du loup . Son recueil de nouvelles Une vie à coucher dehors , s'inspirant de ses pérégrinations, reportages et documentaires, a reçu le prix Goncourt de la nouvelle 2009. Dans les forêts de Sibérie a été couronné par le prix Médicis essai 2011 et Berezina par le prix des Hussards 2015 et le prix de la page 112.

    2014. "L'année avait été rude. Je m'étais cassé la gueule d'un toit où je faisais le pitre. J'étais tombé du rebord de la nuit, m'étais écrasé sur la Terre. Il avait suffit de huit mètres pour me briser les côtes, les vertèbres, le crâne. J'étais tombé sur un tas d'os. Je regretterais longtemps cette chute parce que je disposais jusqu'alors d'une machine physique qui m'autorisait à vivre en surchauffe. Pour moi, une noble existence ressemblait aux écrans de contrôle des camions sibériens : tous les voyants d'alerte sont au rouge mais la machine taille sa route. La grande santé ? Elle menait au désastre, j'avais pris cinquante ans en dix mètres.

    Corseté dans ce lit étroit, je m'étais dit à voix presque haute : Si je m'en sors, je traverse la France à pieds. Je m'étais vu sur les chemins de pierre ! Je voulais m'en aller par les chemins cachés, flanqués de haies, par les sous-bois de ronces et les pistes à ornières reliant les villages abandonnés. Il existait encore une géographie de traverse pour peu que l'on lise les cartes, que l'on accepte le détour et force les passages. Loin des routes, il existait une France ombreuse protégée du vacarme, épargnée par l'aménagement qui est la pollution du mystère. Une campagne du silence, du sorbier et de la chouette effraie...

    Parole tenue. Pour peu que l'on veuille regarder et prendre le temps, il existe des sentiers qui ne sont pas, ou plus, fréquentés et qui permettent de voir la France comme une terre nouvelle et inconnue." Terroir, aventure, superbe écriture... tout y est !

  • Un hymne à la nature, un hymne de six mois, en pleine forêt, au bord du lac Baïkal. Beaucoup ont révé de le faire sans jamais décider de le réaliser. Les paysages, le temps qui passe, l'humour souvent. une formidable exploration de soi et des humains bien qu'il n'y en ait que très peu au cours de ce récit :

    « Assez tôt, j'ai compris que je n'allais pas pouvoir faire grand-chose pour changer le monde. Je me suis alors promis de m'installer quelque temps, seul, dans une cabane. Dans les forêts de Sibérie.
    J'ai acquis une isba de bois, loin de tout, sur les bords du lac Baïkal.
    Là, pendant six mois, à cinq jours de marche du premier village, perdu dans une nature démesurée, j'ai tâché d'être heureux.
    Je crois y être parvenu.
    Deux chiens, un poêle à bois, une fenêtre ouverte sur un lac suffisent à la vie.
    Et si la liberté consistait à posséder le temps ?
    Et si le bonheur revenait à disposer de solitude, d'espace et de silence - toutes choses dont manqueront les générations futures ?
    Tant qu'il y aura des cabanes au fond des bois, rien ne sera tout à fait perdu. » Prix Médicis Essai 2011

  • Tokyo, 1938. Quatre musiciens amateurs passionnés de musique classique occidentale se réunissent régulièrement au Centre culturel pour répéter. Autour du Japonais Yu, professeur d'anglais, trois étudiants chinois, Yanfen, Cheng et Kang, restés au Japon, malgré la guerre dans laquelle la politique expansionniste de l'Empire est en train de plonger l'Asie. Un jour, la répétition est brutalement interrompue par l'irruption de soldats. Le violon de Yu est brisé par un militaire, le quatuor sino-japonais est embarqué, soupçonné de comploter contre le pays. Dissimulé dans une armoire, Rei, le fils de Yu, onze ans, a assisté à la scène. Il ne reverra jamais plus son père... L'enfant échappe à la violence des militaires grâce au lieutenant Kurokami qui, loin de le dénoncer lorsqu'il le découvre dans sa cachette, lui confie le violon détruit. Cet événement constitue pour Rei la blessure première qui marquera toute sa vie... Dans ce roman au charme délicat, Akira Mizubayashi explore la question du souvenir, du déracinement et du deuil impossible. On y retrouve les thèmes chers à l'auteur d'Une langue venue d'ailleurs : la littérature et la musique, deux formes de l'art qui, s'approfondissant au fil du temps jusqu'à devenir la matière même de la vie, défient la mort.

  • À 40 ans, Solène, qui a tout sacrifié à sa carrière d'avocate, s'effondre dans une sévère dépression. Pour l'aider à reprendre pied, son médecin lui conseille le bénévolat. Peu convaincue, Solène répond à une petite annonce qui éveille sa curiosité : « Cherche volontaire pour mission d'écrivain public ». Envoyée dans un foyer pour femmes en difficulté, le « Palais de la Femme », elle déchante?: les résidentes sont méfiantes, insaisissables. Solène va cependant peu à peu gagner sa place et se révéler étonnamment vivante. Elle va aussi comprendre le sens de sa vocation : l'écriture.
    Près d'un siècle plus tôt, Blanche Peyron, Cheffe de l'Armée du Salut en France, rêve d'offrir un toit à toutes les exclues de la société, ce sera le « Palais de la Femme ». Laetitia Colombani nous invite à y entrer pour découvrir ses habitantes, leurs drames et leur misère, mais aussi leurs passions, leur puissance de vie, leur générosité.

    Ce livre est le destin croisé de ces deux femmes.

  • Après le drame qui a fait basculer sa vie, Léna décide de tout quitter. Elle entreprend un voyage en Inde, au bord du Golfe du Bengale, pour tenter de se reconstruire. Hantée par les fantômes du passé, elle ne connait de répit qu'à l'aube, lorsqu'elle descend nager dans l'océan indien. Sur la plage encore déserte, elle aperçoit chaque matin une petite fille, seule, qui joue au cerf-volant.
    Un jour, emportée par le courant, Léna manque de se noyer. La voyant sombrer, la fillette donne l'alerte. Léna est miraculeusement secourue par la Red Brigade, un groupe d'autodéfense féminine, qui s'entraînait tout près.
    Léna veut remercier l'enfant. Elle découvre que la petite travaille sans relâche dans le restaurant d'un cousin, qui l'a recueillie et l'exploite. Elle n'a jamais été à l'école et s'est murée dans un mutisme complet. Que cache donc son silence ? Et quelle est son histoire ? ...
    Aidée de Preeti, la jeune cheffe de brigade au caractère explosif, Léna va tenter de percer son secret. Jadis enseignante, elle se met en tête de lui apprendre à lire et à écrire. Au coeur de ce monde dont elle ignore tout, commence alors une incroyable aventure où se mêlent l'espoir et la colère, la volonté face aux traditions, et le rêve de changer la vie par l'éducation...
    La rencontre inoubliable et réparatrice entre une femme, une jeune fille et une enfant au milieu d'une Inde tourmentée.

  • Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur « Mr Bojangles » de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n'y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis. Celle qui mène le bal, c'est la mère, imprévisible et extravagante. Elle n'a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères. Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l'inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte.
    L'amour fou n'a jamais si bien porté son nom.

  • " Les faits. Le peu qu'on en a su pendant des mois. Ce qu'on a cru savoir. Les rumeurs, les récits. Sur ce meurtre, longtemps, l'unique certitude fut la météo. Ce samedi-là, il a fait beau. Dans les commerces et sur les parkings des hypermarchés, on pointait le ciel, on parlait d'été indien. Certains avaient ressorti leur bermuda et leurs tongs. Ils projetaient d'organiser des barbecues dans leur jardin. L'agresseur, a-t-on assuré, s'est introduit dans la maison de l'impasse en plein jour. On ignore à quelle heure. Pour trancher, il faudrait disposer du rapport du policier qui a dirigé les investigations. Malheureusement, quatorze mois après les faits, il ne l'a toujours pas rendu. " Face à l'opacité de ce fait divers qui l'a touchée de près - peut-être l'oeuvre d'un serial killer -, Irène Frain a reconstitué l'envers d'une ville de la banlieue ordinaire. Pour conjurer le silence de sa famille, mais aussi réparer ce que la justice a ignoré. Un crime sans importance est un récit taillé comme du cristal, qui mêle l'intime et le social dans des pages tour à tour éblouissantes, drôles ou poignantes.

  • «?-?Vous souffrez d'une forme de routinite aiguë. - Une quoi ? - Une routinite aiguë. C'est une affection de l'âme qui touche de plus en plus de gens dans le monde, surtout en Occident. Les symptômes sont presque toujours les mêmes : baisse de motivation, morosité chronique, perte de sens... - Mais... Comment vous savez tout ça ? - Je suis routinologue. - Routino-quoi?? » Camille, trente-huit ans, a tout pour être heureuse. Alors pourquoi le bonheur lui glisse-t-il entre les doigts ? Quand Claude, routinologue, lui propose un accompagnement pour l'aider, elle n'hésite pas?: elle fonce. À travers des expériences étonnantes et riches de sens, elle va, pas à pas, transformer sa vie et repartir à la conquête de ses rêves...

  • Berezina

    Sylvain Tesson

    Octobre 1812, Napoléon entame la retraite de Russie. 4000 kilomètres d'une course mortelle contre la faim et la neige, où les hommes, harcelés par les cosaques, devenaient fous. Deux cents ans plus tard Sylvain Tesson décide de mettre ses pas dans ceux de l'empereur. Pour ça il lui faut : de la neige, du froid, le géographe Cédric Gras, le photogra-phe Thomas Goisque, deux amis russes, trois side-cars soviétiques et beaucoup, beaucoup d'humour. Un récit très drôle, où l'on galope à 80 km/h (l'Oural ne va pas plus vite).


    Berezina a été récompensé du Prix de la page 112 et du Prix des Hussards.

  • C'est l'histoire d'un poème... A la veille de la Première Guerre mondiale, Louis Lambert, jeune professeur de lettres dans un lycée parisien, rencontre par hasard dans le sud de la France son auteur favori : Rudyard Kipling, le romancier adulé du Livre de la jungle et du fameux "If... " que les Français connaîtront bientôt sous le titre "Tu seras un homme, mon fils" . Louis Lambert, qui rêve depuis des années d'en donner lui-même la traduction idéale, tente d'obtenir l'autorisation de l'écrivain. Une amitié inattendue va naître entre les deux hommes, que la disparition de John, le fils de Kipling, mort au combat dans les tranchées, va brutalement modifier. Jusqu'où un père est-il responsable du destin de son fils ? Un poème peut-il être la clé de toute une vie ? Pierre Assouline nous plonge dans la vie intime de Kipling pour faire la lumière sur un drame qui changea à jamais le cours de l'existence d'un des auteurs les plus lus au monde.

  • Beaucoup de fantaisie dans ce nouveau roman de l'auteur qui nous embarque à Paris. Il y pleut sans discontinuer et la Seine est en crue. Il pleut aussi dans le coeur de Gaspard qui sort d'une rupture et dont le père veut vendre la péniche familiale sur laquelle se produisent les «?surprisiers?», ces artistes qui désirent changer le monde par leur imagination. Difficile de circuler dans une ville noyée sous les flots. Soudain Gaspard entend un chant sublime, se penche au dessus des quais et découvre une sirène blessée. Touché il décide de la soigner. Mais la sirène se sent à l'étroit dans la baignoire du jeune homme...

  • De l'âme

    François Cheng

    François Cheng, membre de l'Académie française depuis 2002, est à la fois poète (en 2000 il reçoit le prix Roger Gallois pour ses essais et son recueil de poèmes Double chant), romancier et essayiste (Assise, 2014). Il est membre du Haut Conseil de la Francophonie. Il a été promu officier de la Légion d'honneur en 2009.

    «Sur le tard, je me découvre une âme .» Une amie vieillissante écrit à François Cheng pour lui demander de lui parler de l'âme. En sept lettres lumineuses, profondes mais très abordables, l'auteur lui répond?: «La pensée indienne le nomme Aum, la pensée chinoise Qi, la pensée hébraïque Ruah, la pensée arabe Rûh, et la pensée grecque Pneuma [... ]; toutes les pensées traditionnelles lui donneront un nom particulier désignant une entité identique : l'âme.» En 2017 le Prix d'honneur du jury pour la spiritualité de l'oeuvre est remis à François Cheng pour son roman De l'âme et pour l'ensemble de son oeuvre.

  • « Mon père a été chanteur, footballeur, professeur de judo, parachutiste, espion, pasteur d'une Eglise pentecôtiste américaine et conseiller personnel du général De Gaulle jusqu'en 1958. Un jour, il m'a dit que le Général l'avait trahi. Son meilleur ami était devenu son pire ennemi. Alors mon père m'a annoncé qu'il allait tuer De Gaulle. Et il m'a demandé de l'aider.
    Je n'avais pas le choix.
    C'était un ordre.
    J'étais fier.
    Mais j'avais peur aussi...
    À 13 ans, c'est drôlement lourd un pistolet. »

  • Imaginez... Vous êtes en vacances à Bali et peu de temps avant votre retour, vous consultez un vieux sage local. Sans raison particulière, juste parce que sa grande réputation vous a donné envie de le rencontrer, au cas où... Son diagnostic est formel : vous êtes en bonne santé, mais vous n'êtes pas... heureux. Porteur d'une sagesse infinie, ce vieil homme semble vous connaître mieux que vous-même. L'éclairage très particulier qu'il apporte à votre vécu va vous entraîner dans l'aventure la plus captivante qui soit : celle de la découverte de soi. Les expériences dans lesquelles il vous conduit vont bouleverser votre vie, en vous donnant les clés d'une existence à la hauteur de vos rêves. Auteur de romans psychologiques, Laurent Gounelle est un spécialiste des sciences humaines formé en France et aux Etats-Unis. Ses livres expriment sa passion pour la philosophie, la psychologie et le développement personnel.

  • En Sibérie, dans les glens écossais, les criques de l'Egée ou les montagnes de Géorgie, les héros de ces quinze nouvelles ne devraient jamais oublier que les lois du destin et les forces de la nature sont plus puissantes que les désirs et les espérances. Rien ne sert à l'homme de trop s'agiter dans la toile de l'existence, car la vie, même quand elle ne commence pas très bien, finit souvent mal. Et puis une mauvaise chute vaut mieux qu'une fin insignifiante.

  • André fut élevé au milieu de ses cousines par son oncle et sa tante dans une maison chaleureuse ; chaque été sa mère descendait de Paris, femme élégante échouée dans la campagne pour quelques semaines. Il fut un enfant soleil, un bonheur à vivre et plus tard un héros de la guerre mais de son père, personne ne parlait. Jusqu'au jour de son mariage : sa mère confie l'identité du père à sa belle-fille qui lui rapportera le propos à son époux. Une faille s'ouvre alors dans le socle de son existence, un manque à combler, le secret du père. Et quelle sorte de force faut-il pour affronter sa propre histoire ?

  • Ferdinand Brun, 83 ans, solitaire, bougon, seul, aigri, méchant, s'ennuie à ne pas mourir. Son unique passe-temps?? Éviter une armada de voisines aux cheveux couleur pêche ou abricot. Son plus grand plaisir?? Rendre chèvre la concierge, Mme Suarez, qui joue les petits chefs. Mais lorsque sa chienne prend la poudre d'escampette, le vieil homme perd définitivement goût à la vie... jusqu'au jour où une fillette précoce et une mamie geek de 93 ans forcent littéralement sa porte, et son coeur.
    Un livre drôle pour une cure de bonne humeur?!

  • Dans cette afghanistan des talibans où la canicule, les ruines de l'après-guerre et l'abattement des esprits dominent, deux hommes et deux femmes cherchent comment retrouver goût à la vie.
    Ce sont les femmes qui aideront leur mari à retrouver des sentiments humains et à refuser la déchéance et pourtant elles sont dans l'ombre, sévèrement traitées et contraintes par le système politique. dans ce roman magnifique, qui est aussi un hymne à la femme, yasmina khadra a su mettre au jour avec le talent d'une langue épurée et une grande lucidité la complexité des comportements dans les sociétés musulmanes déchirées entre le féodalisme et la modernité.

  • Ce soir, Nine, seize ans, n'ira pas à la fête de son lycée. Sa mère, en a décidé autrement. Elle embarque sa fille vers une destination inconnue, une cabane isolée, au bord d'un lac. Il est temps en cette nuit de révéler à Nine un passé soigneusement caché... Qui sont Octo, Orion et Rose-Aimé?? À qui appartient cette mystérieuse cabane?? Et ce vélo rouge, posé sous l'escalier??

    Au fil d'un récit souvent drôle, parfois tragique et bouleversant, Nine découvre un étonnant roman familial.

    Quand l'aube se lèvera sur le lac, plus rien ne sera comme avant.

  • Jackson, Mississippi, 1962. Dans quelques mois, Martin Luther King marchera sur Washington pour défendre les droits civiques. Mais dans le Sud, toutes les familles blanches ont encore une bonne noire, qui a le droit de s'occuper des enfants mais pas d'utiliser les toilettes de la maison. Quand deux domestiques, aidées par une journaliste, décident de raconter leur vie au service des Blancs dans un livre, elles ne se doutent pas que la petite histoire s'apprête à rejoindre la grande, et que leur vie ne sera plus jamais la même. Passionnant de bout en bout, "La Couleur des sentiments" a bouleversé l'Amérique et déjà conquis plus de deux millions de lecteurs, parmi lesquels un certain Steven Spielberg.

  • Dans un restaurant de Tel-Aviv, une femme se fait exploser au milieu de dizaines de clients.
    A l'hôpital, le docteur Amine, chirurgien israélien d'origine arabe, opère à la chaîne les survivants de l'attentat. Dans la nuit qui suit le carnage, on le rappelle d'urgence pour examiner le corps déchiqueté de la kamikaze. Le sol se dérobe alors sous ses pieds : il s'agit de sa propre femme. Comment admettre l'impossible, comprendre l'inimaginable, découvrir qu'on a partagé, des années durant, la vie et l'intimité d'une personne dont on ignorait l'essentiel ? Pour savoir, il faut entrer dans la haine, le sang et le combat désespéré du peuple palestinien...

  • Un jeune homme achète aux enchères un carton de photos qu'il «?poste?» sur internet. Aux vues des réactions, il comprend qu'il a entre les mains des clichés d'exception, et pourtant, l'auteur des photos, Vivian Maier, est une parfaite inconnue?!
    Gaëlle Josse retrace la vie de cette américaine d'origine française, au passé chaotique, qui fut nourrice pour survivre. Les témoignages collectés, certains documents disponibles, les photos de l'artiste et enfin l'imagination de Gaëlle Josse donnent une biographie romancée subtile. Comme l'écriture de l'auteur, comme les photos de Vivian Maier?!

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