Hélèna Villovitch

  • Quel enfant n'a jamais rêvé d'un monde sans parents ? Mais alors, comment s'organiser ? Comment se nourrir et s'occuper ? Surtout, comment savoir qui doit faire la vaisselle ?
    Pour répondre à ces questions essentielles, les sept protagonistes de ce conte pour adultes testent différents modèles de société sur leurs étranges voisins, les Legrand.

  • Tous les lundis matins, Adjib (surnommé Petit chéri), Raoul, Bichon et les triplées Elaine, Madeleine et Porcelaine, prennent le mini-bus qui les conduit à l'école, à un petit kilomètre de leur village.
    Ils sont accueillis par un bol de chocolat chaud et des petits gâteaux pour se reposer du voyage. Dans leur école, les divisions tombent toujours justes, les multiplications sont sans retenue et les notes toujours supérieures à la moyenne. À la cantine, chacun a droit à son plat favori. Et l'après-midi : surtout pas de sport : on risquerait de se blesser ! Avant de se coucher, on leur raconte des histoires, celle d'Hansel et Gretel, où une vieille dame leur offre un merveilleux goûter avant de les raccompagner chez leurs parents ou celle du Petit Chaperon rouge et de son tendre ami le loup.
    Un soir, Bichon s'énerve : il en a marre d'être pris pour un imbécile. Ce qu'il veut, c'est qu'on lui raconte le vrai conte, celui qui fait peur et qu'il a lu dans un livre qui appartenait à sa grande soeur et que ses parents ont caché au grenier. Il commence alors à s'interroger : pourquoi ne peuvent-ils pas dormir chez eux alors qu'ils habitent tout près de l'école ? Et s'il se passait des choses affreuses dans leur maison la nuit ? Pour la première fois de leur vie, ils s'apprêtent à faire une bêtise : aller au village pour découvrir ce que font les adultes lorsqu'ils ont le dos tourné...

  • Mlle Mouette est vraiment chouette : dans sa classe, les huit élèves font un peu ce qu'ils veulent et progressent à leur rythme.
    Ferdinand n'en revient pas de s'y sentir aussi bien, lui qui jusqu'alors a fréquenté l'école en pointillé, obligé de déménager au gré des petits boulots de son grand-père. Et lorsque la minuscule main de Gaufrette se glisse dans la sienne, Ferdinand n'a plus qu'une envie : y rester le plus longtemps possible. Mais son nouveau bonheur est fragile. La directrice est loin d'apprécier les méthodes éducatives plutôt originales de Mlle Mouette.
    Pour éviter la catastrophe, Ferdinand et ses nouveaux amis, Gaufrette, Babouche et un gros monsieur qui sent la bière, vont user de micropouvoirs pas si petits que ça. Des pouvoirs surnaturels qui leur sauveront la mise mais les placeront aussi dans des situations plus qu'embarrassantes...

  • hier, thomas de champilly-sur-gardon était le plus heureux des garçons de dix ans.
    il allait prendre le train pour la première fois, direction paris et ses champs-elysées et surtout sa mona lisa. aujourd'hui, il commence à douter de la réalité du bonheur. dans le wagon, il a dû échapper à des pickpockets de sandwichs et au "petit garçon" d'une vieille dame adorable mais pas très observatrice. puis tante hélène est arrivée, en retard sur ses hauts talons, avec ses cheveux colorés et ses idées fantasques.
    thomas sait qu'à paris les gens sont un peu différents, bizarres, à l'ouest. mais là, il se demande comment il va survivre à cette vie de dingues. ici, on mange des trucs inimaginables, on se lave dans des baignoires lilliputiennes et on croise, le plus naturellement du monde, des escargots géants.
    très vite, thomas de paris est à bout de souffle. justement, il rencontre une fille, dorian, qui aime les jeux de garçon et les garçons.

  • Une chambre aussi blanche que sa mémoire. Quand il se réveille ce matin là dans un lit inconnu, Ferdinand a tout oublié. Jusqu'à son prénom, jusqu'au langage, babillant comme un nourrisson un mot mystérieux : Moukajou. Cette amnésie pourrait être inquiétante s'il n'y avait à son chevet une belle dame inconnue, vêtue de blanc, au parfum délicieux et qui, elle, semble bien le connaître. Voyageant entre veille et sommeil, le jeune garçon se voit alors délivrer la clé du mystère qui se dénouera à 15 000 kilomètres de là. La confirmation pour Ferdinand que les rêves peuvent bel et bien changer la réalité, à Moukajou comme ailleurs, pour lui-même et pour tous ses amis un peu spéciaux.

  • Cadres, employés, chômeurs, ils travaillent chez eux ou dans un bureau. Poètes, cinéastes, graphistes, ils organisent des expositions, des happenings. Ils parlent... Chez ces parleurs-travailleurs-artistes, quelqu'un observe, écoute, copie les mots et maux, décompose les attitudes. Il en résulte une série de saynètes vives et une comédie où la modernité est réduite à ses éléments de base avant d'être méthodiquement saccagée. Surprenant et jubilatoire, petit bijou de concision et d'acuité : un écrivain à l'oeuvre, photos à l'appui ! Artiste accomplie, Hélèna Villovitch (née en 1963) pratique la peinture, la photographie, le graphisme et le cinéma expérimental. Elle est notamment l'auteur de Pat, Dave et moi, Petites soupes froides, Dans la vraie vie. « Il y a dans Je pense à toi tous les jours un penchant marqué pour l'irrévérence et le nonconformisme. Il y a de la vivacité et de la belle humeur. Hélèna Villovitch ne manque pas de souffle ! » Le Monde

  • «Dans Sofa, je n'ai pas pu garder les vrais prénoms car si je l'avais fait il y aurait un seul prénom . Tous les personnages s'appelleraient Hélèna. Ce ne serait pas facile pour s'y reconnaître. La fille qui hérite des problèmes de sa mère c'est moi. La mère qui ne peut pas s'empêcher d'emmerder sa progéniture c'est moi aussi. Le petit ami qui adore jouer au ping-pong c'est encore moi. Le type qui collectionne des petits bidules en plastique c'est toujours moi et l'ami d'enfance qui raconte les vieilles histoires c'est moi, moi et moi. J'ai donc dû inventer des prénoms.» 160 pages, sous couverture illustrée,

  • Lorsque david s'est réveillé ce matin-là, il a décrété qu'il ne s'appelait plus david mais georges.
    A la pâtisserie, il a commandé sans réfléchir une glace à la fraise, alors qu'il a toujours préféré le parfum chocolat. et puis, au fil de la journée, tout le monde s'y est mis. son père a décidé de se faire appeler hugh grant. sa mère a rempli le réfrigérateur de graines germées et croit dur comme fer qu'elle s'est toujours prénommée madonna. a l'école, les élèves sont tous arrivés déguisés, et tout le monde a eu l'air de trouver cela normal.
    Sauf, évidemment, georges, pardon david. maintenant celui-ci aimerait bien remettre un peu d'ordre.

  • Un couple se défait, sur fond d'édition et de littérature. Elle travaille à la correction d'un gros annuaire, pendant que lui cherche un emploi. En vain, jusqu'au jour où des amis l'encouragent à suivre une formation de correcteur, à la suite de laquelle il est embauché dans une maison d'édition. Entre-temps, la roue a tourné, ils se sont séparés, et c'est elle qui est en manque de travail. Alors que leurs chemins professionnels se recroisent, elle va le découvrir sous un nouveau jour... mais plus tatillon que jamais.

  • Fini les cocktails branchés, les performances spectaculaires, les rêves de star et les lendemains désenchantés : le nouveau monde d'Hélèna Villovitch passe la majeure partie de son temps dans des bureaux et travaille. Seuls quelques artistes font encore une apparition, mais ils sont à la retraite. Ce sont les parents de Karl. Des gens formidables, le narrateur (un ami de Karl) le sait, qui se propose de les héberger, le temps que leur nouvel appartement soit prêt. Gentils, attentionnés, curieux, créatifs, les parents investissent son salon, puis sa cuisine, puis tout le studio, puis sa vie... jusqu'à ce qu'il se retrouve à vivre dans un mobil home sur le parking d'en face.
    Les personnages de Dans la vraie vie sont à l'image de ce narrateur. Des êtres urbains, aux prises avec leurs amours difficiles et leurs incertitudes professionnelles, qui ne parviennent plus à rêver leur vie. Ils vont au bout du monde pour se réconcilier, s'engouffrent dans leur ordinateur pour rencontrer l'âme soeur, se perdent dans un trajet en train, ou encore prétendent passer des vacances idylliques lorsqu'ils sont à l'hôpital. Une comédie, la vie ? Oui, jusqu'à un certain point.
    A travers ces huit histoires, Hélèna Villovitch s'attarde sur les visages et les fêlures qu'ils trahissent, explore ce qui les entoure et s'y reflète. Elle parle du bonheur pour rappeler que chacun peut s'en trouver vite exclu ou ne pas le rencontrer. Hélèna Villovitch est une moraliste plus classique qu'on pourrait le croire, écrivait Philippe Lançon dans Libération à propos des Petites soupes froides. Ce nouveau livre le prouve, et confirme encore une fois l'humour très particulier de son auteur.

  • L'immobilier

    Hélèna Villovitch

    Habiter la ville, habiter sa vie, s'habiter... tout court.
    Avec ces quatorze nouvelles immobilières, Hélèna Villovitch poursuit la chronique d'une génération précaire, la sienne. La quête d'un logement nourrit chaque mésaventure, cruelle ou burlesque, de ce recueil : entre vagabondage insouciant, co-location à l'étroit, échange d'appartements, troubles du voisinage, endettement à long terme et culbute spéculative. Autant de cloisonnements existentiels qui pèsent sur les personnages, accusent leur solitude, les minent de l'intérieur.
    Maniant la satire avec bienveillance, Hélèna Villovitch sonde les illusions perdues et les calculs égoïstes de notre époque, sans oublier jamais d'y glisser un grain de folie douce.

  • " Nous filons vers la Ville Universitaire La Plus Proche, dans la belle voiture rouge d'Oliver.
    J'aurais préféré qu'elle soit noire. Oliver est adorable, mais il a des goûts un peu nuls. Par exemple, il aime bien Téléphone. Heureusement, il a compris qu'il ne fallait pas le dire devant nous. Bien sûr, je peux comprendre ça : moi-même, il m'arrive parfois d'écouter avec plaisir certaines chansons d'Indochine. Mais je ne le dis jamais. J'adore rouler très vite. Ce qui serait parfait, c'est d'avoir un accident, là, maintenant, et de mourir, alors qu'on n'est pas encore vieux.
    " C'est l'histoire d'une fille qui rate le concours d'entrée des Arts déco, et qui va avoir vingt ans. Entre-temps, elle rencontre Pat (il ressemble à Robert Smith) et Dave (un garçon qui se fait passer pour une fille). Dans la Petite Ville où ils habitent, non loin de Paris, les distractions sont rares. Pour échapper à l'ennui, le trio doit faire preuve d'invention, quitte à tomber dans les pires excentricités.
    Ce roman est l'histoire d'une amitié.
    Mais aussi le portrait d'une jeunesse, dans les années 80, coincée entre les seventies radicales et un avenir encore inimaginable.

  • Pour écrire ce livre, l'auteur a parcouru des kilomètres dans les allées et les escaliers d'un grand magasin. Jour après jour, et même parfois la nuit, elle a observé, suivi, espionné les usagers pour découvrir et s'approprier les secrets du bonheur et de la consommation. Le bonheur de la consommation oe
    Du rayon bricolage à celui des jouets pour animaux en passant par l'alimentation et les vêtements, elle a tendu l'oreille et ouvert grand les yeux. Rien ne devait lui échapper. Pas une attitude, pas un dialogue, pas une prise de bec. Clients et clientes, vendeurs et vendeuses, flâneurs et flâneuses s'en
    donnent à coeur joie dans ces pages où le lecteur reconnaîtra sans doute une ou deux tares de notre société. Une société complètement tarée oe
    Hélèna Villovitch a pris sa mission tellement au sérieux qu'elle s'est mise, elle aussi, à acheter toutes sortes d'objets dont elle n'avait pas besoin ; c'est ce qu'on appelle les risques du métier.
    Quelques histoires vraies, plusieurs récits parfaitement inventés, de beaux rêves et d'effroyables cauchemars, on trouve tout dans un grand magasin... Peut-être même le bonheur, qui sait ? Ce qui nous manque et que nous ne cessons de combler avec d'innombrables gadgets. Il faut juste un peu
    de patience, quelques heures à fouiller dans le coin des bonnes affaires.


  • L'auteure fait le récit de son enfance dans les années 1970 dans un pavillon austère de la banlieue et dresse un portrait sans concession de sa famille. Elle avait treize ans et demi et rien d'une enfant modèle et menait une vie monotone au milieu d'une famille sans amour.


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