Transboreal

  • Avec les récits d'ethnologie et d'expéditions pour unique boussole, Eddie Mittelette a parcouru 11 000 kilomètres en solitaire à vélo sur les pistes reculées de l'Ouest australien.
    Sa fascination pour la culture aborigène l'a mené auprès des Martu : les derniers nomades traditionnels. En deux années passées sur l'île-continent, il a partagé la vie quotidienne des familles et s'est assis au coin du feu pour goûter aux nourritures ancestrales. Aux côtés des anciens, il s'est aussi initié à la chasse et à la cueillette au coeur d'une nature âpre et magistrale. Avec réalisme, il porte ici un regard déférent sur une culture qui a basculé en l'espace de cinquante ans d'un mode de vie parcimonieux à celui d'une économie matérialiste.
    />

  • Pendant plus de deux décennies, de la fin des années 1990 à nos jours, Françoise Ardillier-Carras, universitaire, géographe de formation, a sillonné l'Arménie. Ses nombreux voyages - aussi bien de recherche que de découverte, ou pour accompagner des groupes -, sa fréquentation régulière et passionnée de la population, lui ont fourni une moisson d'histoires qui racontent l'Arménie vue et vécue par les Arméniens.
    Entre récit de voyage et guide culturel, A l'ombre de l'Ararat propose à tous, voyageurs et curieux, les clés pour découvrir, mieux comprendre et aimer l'Arménie.

  • Ce que Naraa Dash ignore durant l'enfance, c'est que la maladie emportera sa mère et trois de ses frères, c'est que la chaleur nomade atténuera la rigueur d'un climat implacable, c'est que la chape de plomb soviétique scellera le destin de son peuple, et enfin que son père, brave et clairvoyant, s'évertuera à lui indiquer le chemin. Ce récit est celui de l'ascension d'une femme, de la pauvreté des steppes aux ors d'Oulan-Bator en passant par la France et son industrie du cinéma.
    De la yourte aux palaces, elle fait preuve d'ardeur pour se forger un destin, se faire une place dans un monde d'hommes, sans rien craindre. A 48 ans, elle a déjà eu plusieurs vies, qu'elle raconte avec la candeur de l'enfant pauvre qu'elle fut, puis avec le regard de l'adulte épanouie qu'elle est devenue. Son témoignage est une leçon de résilience qui ramène à la lumière, celle de la steppe.

  • Venise, le Bosphore, Ispahan, Samarcande, le Wakhan afghan.
    C'est la route de la soie, des épices et des pierres précieuses qu'a suivie Philippe Valéry, celle-là même que parcourut Marco Polo et qu'empruntèrent Alexandre le Grand et Gengis Khan. Parti en quête de relations sincères et chaleureuses, il a marché durant deux ans et dix mille kilomètres de Marseille à Kachgar, en Chine, à travers quinze pays pittoresques. De la Méditerranée aux contreforts de l'Himalaya, maisons, huttes et yourtes se sont ouvertes, comme s'est dévoilée l'âme habitants.

  • Lodewijk Allaert a accompli à pied la traversée de la chaîne des Carpates sur 2 000 kilomètres. Dans ces montagnes légendaires, il a emprunté les chemins de transhumance pour sillonner le dernier sanctuaire sauvage d'Europe. Il a côtoyé des bergers baroques, des cueilleurs de myrtilles au sourire pourpre, des paysans hors du temps et des Tsiganes venus s'isoler de la fureur des villes. La marche a décanté les idées reçues et une autre Europe s'est révélée. Elle a donné au voyageur authentique un sens nouveau à son Occident intérieur, dans la lumière d'altitude.

  • Des centaines de milliers de Japonais honorent annuellement les 88 temples qui jalonnent le chemin de pèlerinage de Shikoku. Ces sanctuaires cachés dans les montagnes célèbrent la mémoire de Kobo-Daishi, qui fonda au VIIIe siècle une branche ésotérique du bouddhisme et qui reste un modèle de compassion et de droiture pour les Japonais.
    Thierry Pacquier a parcouru à pied les 1 200 kilomètres du pèlerinage. Il a cheminé d'une traite comme le faisaient en leur temps les moines itinérants et les poètes vagabonds, en quête de sublime et de liberté, tout en s'immergeant dans une nature aux vertus régénérantes.
    Ce voyage dans les pas de Kobo-Daishi, que Thierry Pacquier a entrepris une seconde fois par la suite, a changé sa vie, achevant de faire de lui un nomade.

  • Les montagnes de la Mongolie abritent les yourtes des éleveurs nomades. Dans le campement d'une famille modeste, Marc Alaux s'est retiré le temps d'un hiver pour s'initier au métier de berger puis se nourrir de silence et d'espace. Le temps s'étire calmement sur la ligne pure de la steppe enneigée, mais le froid et les loups accablent les troupeaux. Et la vie dans cette nature libre impose de renouer avec les tâches manuelles, qui disent ce qu'on vaut réellement.
    Au face-à-face avec soi-même s'opposent heureusement l'intimité fraternelle de l'hivernage ainsi que les visites, les chants, les rituels et les festivités du Nouvel An. Écho d'une existence à l'inverse de la demi-mesure, ce récit vibre de l'expérience accomplie et rappelle que seule la passion guide l'homme dans l'immensité.

  • Cinq ans après son premier tour du monde à moto, Éric Lobo remonte en selle. Sans carte ni GPS, il va se risquer, seul, à travers l'Europe, l'Asie et l'Amérique du Nord, sur les routes les plus isolées de la planète. Son objectif : atteindre l'océan Glacial Arctique grâce à la solidarité des « Anges de la route », et être le premier à rouler en Harley-Davidson sur la mer polaire ! Au-delà de l'endurance et de la détermination du voyageur, l'homme et la moto devront se transformer, ne faire plus qu'un et devenir une machine à toute épreuve pour aller au bout de l'aventure. Road trip au rythme effréné, récit de solidarité, ce nouveau tour du monde à moto est une plongée au coeur de l'univers et l'esprit bikers qui passionnera les amateurs d'espaces sauvages et d'échappées belles motorisée.

  • En sept mois, Tanneguy Gaullier a foulé sur 2600 kilomètres les rives du Gange, de l'océan Indien aux trois sources sacrées. Immergé dans l'Inde traditionnelle et poursuivant une quête spirituelle, le jeune pèlerin s'est laissé envoûter par la nature sauvage et les villes surpeuplées comme Calcutta ou saintes comme Bénarès et Bodhgaya en passant par les hameaux déshérités du Bihar... Si la moitié du voyage fut nécessaire pour arpenter la plaine indo-gangétique, l'autre moitié fut consacrée à rencontrer les brahmanes, renonçants, sâdhus et yogis. Ainsi décrit-il les croyances et leur célébration mais aussi les textes et maîtres spirituels, mettant en regard les rites et leurs origines littéraires pour montrer la richesse d'une religion confusément perçue en Occident.

  • Gérard Janichon et son ami Jérôme Poncet sont partis à bord de leur cotre, devenu légendaire, pour un périple de cinq ans qui les a vus côtoyer l'Amazone, Le Cap et les archipels polynésiens, en touchant aussi les glaces du Spitzberg et de la Péninsule antarctique. Voici l'édition définitive, en un volume, de ce classique de la littérature maritime qui a poussé à la voile toute une génération de francophones.



    Damien est l'histoire d'un voyage devenu légendaire. Ce cotre en bois de dix mètres, parti le 25 mai 1969 de La Rochelle, a sillonné le monde cinq années durant. Son parcours de cinquante-cinq mille milles a été jalonné de grandes premières : Spitzberg, remontée de l'Amazone, cap Horn, îles australes, Antarctique...

    Pourtant, lors de ce tour du monde des extrêmes, de 80° nord à 68° sud, Jérôme Poncet et Gérard Janichon ne recherchent pas l'exploit. En confrontant leurs rêves d'enfant à la réalité d'une longue route inédite, ces jeunes gens assoiffés d'idéal et d'horizons nouveaux partagent une formidable aventure humaine. Renforcée par la veille aux icebergs, les chavirages et le démâtage dans les Cinquantièmes hurlants, la rencontre avec les caboclos du Brésil ou les chercheurs des stations antarctiques, leur amitié indéfectible les conduira à bon port, à eux-mêmes.

    Damien est un hymne à la jeunesse, à la vie et à la mer, la douce histoire, parfois cruelle, d'un bateau et de deux gitans de l'océan qui ne sont jamais tout à fait revenus. Voici l'édition définitive de ce récit devenu une référence en matière d'aventure maritime.

    Les protagonistes de cette aventure au long cours sont demeurés fidèles à leur vocation océanique. Fasciné par la navigation polaire, Jérôme Poncet s'est établi en famille sous les latitudes australes. L'Antarctique est devenu son jardin et il continue d'y ouvrir des voies insolites. Gérard Janichon, un temps aviateur, donne aujourd'hui par l'écriture une autre dimension à son goût du large et du voyage. Traduits en plusieurs langues, ses ouvrages ont été récompensés par différents prix littéraires.

  • Marc Alaux a accompli cinq voyages à pied en Mongolie, où il a passé presque deux années et parcouru plus de 6 000 kilomètres. Il a traversé les prairies centrales et orientales du pays, mais aussi ses déserts méridionaux et ses confins montagneux et boisés. Désireux de partager le mode de vie des Fils de la steppe, il s'est initié à la langue mongole, a lié des amitiés, vécu sous la yourte des éleveurs nomades, pris part aux tâches pastorales, aux fêtes et aux migrations saisonnières. Il a aussi séjourné à Oulan- Bator, la capitale, et dans les villages isolés, afin de saisir toutes les nuances d'une société au riche patrimoine spirituel. Marcheur intrépide amoureux du pays du Ciel bleu, il livre sur sa quête de « l'âme mongole » un récit d'aventure qui est aussi un essai d'ethnologie.

  • À l'ouest de l'île de Chiloé, au Chili, David Lefèvre se retire seul dans une cabane, entre lac et forêt. Son projet. : vivre une existence frugale proche de l'autosubsistance et tisser avec le milieu naturel un lien de respect et de connivence. Au fi l des mois et des saisons, la vie s'ancre dans ce lieu isolé. L'auteur décrit ses travaux quotidiens, ses escapades au coeur de la nature sauvage qui l'entoure et les réfl exions qu'elle lui inspire. C'est aussi l'occasion pour David Lefèvre de s'interroger sur sa solitude, ses racines, son rapport au monde, la signifi cation de l'engagement, le concept de pauvreté volontaire ou encore le besoin d'errance qui l'a poussé à parcourir le monde. Ce voyage immobile est autant un récit sensible tourné vers le dehors qu'une plongée intérieure.

  • Séduit par une Italie rêvée, c'est à pied que François-Xavier de Villemagne a choisi de rejoindre et parcourant une boucle jusqu'à l'extrême sud du pays avant de rejoindre la Ville éternelle et Saint-Pierre, but du pèlerinage à la tombe de l'Apôtre. De Paris à Rome, des glaciers du Cervin aux oliveraies des Pouilles, de Florence et des hauts lieux de Toscane à Naples ou à la terre âpre de la Basilicate, un voyage de 4 000 kilomètres en six mois, aux multiples facettes, nourri de rencontres et de la découverte d'une Italie méconnue. Une confrontation avec le pays contemporain entrelacé dans le pays rêvé des artistes, des oeuvres d'art et de l'épopée antique. Et une expérience décapante. Pourquoi partir ? Comment affronter la solitude et, de sédentaire, devenir un passant ? Que se passe-t-il dans la tête d'un marcheur sur un périple aussi long, quelles leçons en tirer ?

  • « Par rapport au Goulag, je regarde l'Enfer de Dante comme un hôtel cinq étoiles... » Ce propos de Vadim Toumanov résume l'intensité tragique de son ouvrage.
    C'est un récit autobiographique dont le nerf est l'action. Sous l'action perce, en filigrane, la réflexion du narrateur aux prises avec les destinées de son pays, la Russie. Style narratif vif, direct, évocateur. Le cinéaste Alexandre Mitta a pu dire : « À chaque page, je vois un film, un scénario. » Marin au long cours, boxeur, poète, forçat du Goulag, chercheur d'or, entrepreneur, Vadim Toumanov pourrait ressembler à un personnage de Jack London. L'expression « un roman que sa vie », si galvaudée soit-elle, se justifie parfaitement en l'espèce, et son autobiographie est à la hauteur d'un tel destin.

    Ce livre est souvent comparé aux meilleures peintures littéraires des camps staliniens : Soljénitsyne, Guinzbourg, Chalamov, d'autres encore. Mais il les surpasse magiquement par la foi qu'il infuse dans le triomphe de la vie. Si la littérature commence là où l'auteur « embarque » son lecteur, alors nous y sommes : une puissance d'évocation qui nous entraîne aux enfers, et une puissance de caractère qui nous en extirpe, car la main qui écrit, pleine de vie, nous tire des situations les plus désespérées, par le col, pour nous ramener à la lumière. Au lieu de refermer ce volume avec des idées noires, on envie son auteur pour sa force, comme si ses poings de boxeur knockoutaient aussi le malheur et l'injustice.
    Sous sa plume, la poésie, la tendresse, l'amitié et l'amour ne sont jamais loin, et l'on verra que notre chercheur d'or réussit même son mariage. Un livre humain et humaniste.

  • À deux reprises, et durant plus de six mois en 2005 et 2009, Géraldine Bérard et Valérie François ont recueilli le témoignage d'habitantes des confins de la Sibérie. Sur 8 000 kilomètres, du lac Baïkal à la mer d'Okhotsk, les deux voyageuses partagent bania et vodka dans les hameaux isolés de la taïga, écoutent la vie aventureuse des femmes de géologues ou de chercheurs d'or, partent cueillir baies et champignons avec leurs hôtesses ou découvrent leur face cachée de chanteuse ou de styliste à succès. Elles prennent aussi part à Yssyakh, la grande fête iakoute qui célèbre le solstice d'été. Au coeur d'une nature magnifique ponctuée de villes désolées, les héritières des « petits peuples du Nord » ou des pionniers venus défricher l'immense forêt boréale témoignent des traditions de chasse autochtones, du recul de l'État dans les campagnes, du désespoir des jeunes chômeurs ou de leurs rêves de Sibériennes. Ainsi, Natacha, Galina, Vera et Tatiana opposent à l'isolement et aux coups du sort un humour décapant et préfèrent évoquer, plutôt que l'histoire de la Sibérie, leurs amours, l'avenir de leurs enfants, l'évolution des mentalités et de la société russe.

  • Assoiffé de nature et d'aventure, un enfant russe de l'après-guerre se prend pour Tom Sawyer au bord du Don paisible. Pour vivre sa passion, le petit Valentin fait l'école buissonnière, fugue, se gave de livres, fraie avec les voyous. Mais, cédant à l'appel de la forêt, il choisit bientôt sa voie en devenant chasseur dans la taïga sibérienne. Et son récit, commencé comme une autobiographie, se développe en dialogue avec le monde sauvage. Que fait-il quand la chasse le désenchante ? Valentin Pajetnov s'installe à la source de la Volga pour se consacrer à l'étude de l'ours, court les bois du printemps à l'automne avec des oursons orphelins, les accompagne jusqu'à la tanière, retient leurs leçons. Ce livre est donc celui d'un berger à ours tout à la fois chercheur, observateur et conteur. Une singulière pastorale qui nous révèle un rapport intime et fusionnel à la nature, où chaque mot est vécu.

  • Pendant deux ans, d'avril 2010 à mai 2012, Benjamin Valverde a exploré l'Australie, l'Asie du Sud-Est, les plus hautes cordillères de l'hémisphère Nord, les mythes de la route de la soie et l'infini des steppes d'Asie centrale avant de regagner l'Europe par la Transcaucasie. Il a ainsi traversé les déserts du coeur australien, du Taklamakan et de l'Oustiourt pour y assécher son orgueil, louvoyé parmi les géants de l'Himalaya, du Pamir et du Caucase pour y troquer ses courbatures contre un peu de sagesse. Il a bravé les tempêtes de sable du Xinjiang qui ensevelirent bien des caravanes, éprouvé l'épuisante clandestinité en roulant dans les nuits glacées du Tibet oriental et tenu tête à son âme errante qui lui enjoignait de faire demi-tour.

  • Cavalier émérite amateur de voltige cosaque, Nicolas Ducret s'est lancé le défi de traverser l'Asie centrale à cheval. Parti seul des contreforts de l'Altaï avec un étalon et un hongre de bât, il chemine sur plus de 3 000 kilomètres, franchissant les monts Célestes et les chaînes du Pamir et de l'Hindu Kush. De l'aridité des steppes kazakhes aux riantes montagnes kirghizes, des plateaux tadjiks balayés par le vent aux vallées afghanes baignées de soleil, il s'aventure sur des terres mythiques marquées par les conquêtes successives, et découvre des peuples à la fois généreux, aguerris et libres. Après six mois de chevauchée, la caravane entre dans Kaboul, où le voyageur dispute une partie de bouzkachi, le célèbre jeu équestre que décrit Joseph Kessel dans Les Cavaliers .

  • Le 1eraoût1990, émeric Fisset quitte Barrow à pied, avec quarante kilos de bagages sur le dos, pour s'enfoncer dans les marécages de la toundra arctique. Une idée en tête: traverser l'Alaska du nord au sud, par ses propres moyens. Pour franchir trois mille cinq cents kilomètres à pied, à la rame et à skis, hors de toute route, de toute piste humaine, émeric part seul, sans sponsor ni radio. Le 9 juin 1991, il parvient à Cold Bay après dix mois d'efforts, riches en péripéties et en rencontres. Un ours le charge, des loups l'entourent, l'embâcle menace, le cratère d'un volcan le piège... Dix mois marqués par la faim, le froid, la maladie, la solitude, mais également la découverte des paysages, des animaux et des hommes pétris par le rude climat boréal. Les difficultés matérielles et morales du raid en solitaire ont confronté émeric Fisset à cet Alaska qui mêle Eskimos, Indiens et Aléoutes aux colons blancs, chasse et pêche à l'exploitation du pétrole, chaleur humaine et repli sur soi, modernité américaine et archaïsmes. Dans les pas de l'Ours entraîne le lecteur dans une véritable traversée solitaire de l'Alaska sauvage.

  • Cinq mois durant, seul à bord d'un rudimentaire canoë en toile, Philippe Sauve traverse la Sibérie sur la Lena. Depuis la chaîne du Baïkal jusqu'aux rivages de l'océan Glacial arctique, il parcourt ainsi 3 800 kilomètres à la force des bras. Il fait le gros dos sous l'orage estival, endure la morsure des insectes au bivouac, fraternise avec les habitants évenks ou iakoutes puis reprend goût à la solitude après la rencontre avec des brigands. Au coeur de la majestueuse taïga russe ou de la toundra, la nature s'o re au voyageur, le défi e ou bien l'épuise. Mais gardant le Nord pour horizon, Philippe Sauve pagaye sans faiblir jusqu'aux rivages déserts et ventés de la mer des Laptev, qu'il atteint au seuil de l'hiver, étanchant pour un temps sa soif de liberté.

  • Deux années durant, Julie Baudin et son compagnon ont arpenté le continent américain à la rencontre des peuples autochtones des seize pays traversés. Dans des sociétés traditionnelles en pleine mutation, ils s'intègrent à la vie communautaire et participent aux activités quotidiennes. Chacune des ethnies rencontrées les initie à ses traditions spirituelles et culturelles, du chant à la sculpture, du potlatch à la levée de totems, de la cérémonie du nouvel an à celle du mariage en passant par les séances de divination.
    Les peuples d'Amérique ont ainsi ouvert aux deux voyageurs les portes de leur existence :
    Ils leur ont transmis leur joie et ont transformé leur regard en livrant non seulement leurs secrets mais aussi leurs inquiétudes à propos de l'évolution des sociétés contemporaines.

  • Cinquante ans après Jack Kerouac, Guillaume Chérel parcourt, dans le même esprit et avec un regard aussi décalé, la route qui rendit célèbre la fi gure emblématique de la Beat generation .
    Durant trois mois, de New York à San Francisco, en passant par Chicago et Denver, il bourlingue, vibre, jouit, observe et note. À travers ce remix, il établit un dialogue avec son illustre prédécesseur, auquel il se mesure dans une lutte littéraire et fraternelle. Jack devient ainsi ce que fut pour lui Neal Cassady : un compagnon de voyage « solaire », sauvage et frénétique, une source d'inspiration, de style et d'attitude. Dans l'Amérique d'Obama et des homeless , le voyageur prouve qu'il est encore possible de tracer sa propre route, d'en goûter l'ivresse et d'en savourer l'immense liberté.

  • Jamel Balhi a remporté le pari fou de relier en courant toutes les villes saintes du monde. En quelque dix-huit mois, cet infatigable marathonien a parcouru près de 18 500 kilomètres du parvis de Notre-Dame de Paris à Lhassa en passant par Lourdes, Rome, Jérusalem, La Mecque et Bénarès. C'est à la découverte des grandes religions mais surtout à la rencontre des hommes, croyants ou non, qu'il est parti. Pour traverser l'Eurasie, la route est longue mais jamais ne se répète. L'hospitalité et la solidarité de ses semblables ont raison de l'épuisement, de la lassitude, de la faim, du dénuement et des tracas administratifs aux frontières. Son récit haletant est une ode à la vie et au respect d'autrui.

empty