Dilecta

  • La Bourse de Commerce est un nouveau site de présentation de la Collection Pinault, à Paris. Dédiée à l'art contemporain vu au travers le prisme de la collection, ouverte à tous les publics et à toutes les disciplines artistiques, elle présente des accrochages thématiques et des expositions monographiques, mais aussi des productions nouvelles, des commandes, des cartes blanches et des projets in situ.
    Ce beau livre abondamment illustré revient sur le bâtiment patrimonial qu'est l'ancienne Halle aux Blés, ainsi que sur sa métamorphose contemporaine et respectueuse de son architecture exceptionnelle en musée du xxie siècle.
    « Le projet de transformation de la Bourse de Commerce - Pinault Collection a été porté par Tadao Ando avec l'agence NeM des architectes Lucie Niney et Thibault Marca. En parallèle, une restauration exemplaire du monument historique, conduite par Pierre-Antoine Gatier et son agence, a permis l'adaptation de l'édifice à sa nouvelle vie. »

  • Ouverture

    Collectif

    • Dilecta
    • 21 Mai 2021

    À l'occasion de l'inauguration de la Bourse de Commerce, les Éditions Dilecta s'associent à la Pinault Collection pour la saison d'ouverture de ce nouvel espace majeur dédié à l'art contemporain en plein coeur de Paris, avec la publication de ce catalogue de la première exposition collective.

  • L'exposition Jeff Koons Mucem. OEuvres de la collection Pinault, conçue en étroite collaboration avec l'artiste américain, présentera à Marseille certaines de ses oeuvres les plus célèbres, et explorera la relation entre ces oeuvres et les objets du quotidien, photographies et documents de la collection du Mucem, référence dans le domaine des arts populaires.

  • Ce catalogue est publié à l'occasion de l'exposition "Au-delà de la couleur. Le noir et le blanc dans la Collection Pinault" qui se tiendra à Rennes au couvent des Jacobins du 25 juin au 13 septembre 2020. Le blanc et le noir ne sont pas à proprement parler des couleurs qui procèdent - Isaac Newton en a fait la première théorie scientifique - de la diffraction de la lumière telle qu'on peut la constater dans un arc-en-ciel ou un prisme.
    Le blanc résulte du "mélange de toutes les couleurs" et le noir de leurs absences. Pourtant, le blanc et le noir sont culturellement des couleurs, au même titre que le rouge, le bleu ou le jaune. Elles ont une histoire, une mémoire et sont porteuses d'émotions. Dans la symbolique héraldique, elles sont désignées par les mots "argent" pour le blanc et "sable" pour le noir, ces couleurs qu'on retrouve dans le Gwenn-ha-Du breton, dans les armoiries de la ville de Rennes et dans celles de l'ordre des Jacobins.
    Artistes : Adel Abdessemed ; Richard Avedon ; Troy Brauntuch ; Daniel Buren ; Henri Cartier Bresson ; Maurizio Cattelan ; Tacita Dean ; Raymond Depardon ; Mark Grotjahn ; Subodh Gupta ; Damien Hirst ; Jeff Koons ; Bertrand Lavier ; Annie Leibovitz ; Paul Mccarthy ; François Morellet ; David Nash ; Paulo Nazareth ; Roman Opalka ; Giulio Paolini ; Yan Pei-Ming ; Irving Penn ; Man Ray ; Bridget Riley ; Pierre Soulages ; Rudolf Stingel ; Hiroshi Sugimoto ; Antoni Tápies ; Franz West ; Christopher Wool...

  • Ce catalogue est publié à l'occasion de l'exposition "La couleur crue" qui se tiendra à Rennes au musée des Beaux-Arts du 25 juin au 13 septembre 2020 (dates à confirmer) L'exposition se concentre sur la relation entre la couleur et la matière. Derrière ce lien étroit, apparaît d'emblée la question - essentielle pour les artistes - de l'existence de la couleur à l'état naturel et de sa relation à la lumière.
    Comment existe-t-elle dans la matière même ? Peut-on toucher la couleur ? Peut-on la traverser ? Peut-on la capter, la figer, la transmettre ? Le terme de couleur crue renvoie aux éléments fournis en profusion par la nature, aux forces telluriques et aux socles communs d'une histoire de l'art plurimillénaire. Elle peut suggérer l'aspiration à une forme de simplicité, voire de pureté (originelle), par opposition aux sophistications des sociétés matérialistes.
    Elle peut également exprimer l'emploi direct d'objets trouvés, de matériaux considérés comme non nobles et des techniques artisanales abondamment remis au centre de la question artistique par plusieurs générations d'artistes du XXe et XXIe siècles, de l'Art & Craft à l'Arte Povera jusqu'à aujourd'hui. Enfin, la couleur crue c'est aussi des procédés chimiques et des expérimentations menées depuis toujours par les artistes.
    L'exposition explore ainsi la couleur de la matière dans la variété des formes et des formats dont les artistes se sont saisis : couleurs naturelles et artificielles ; pigments simplement recueillis ou transformés. Elle entre dans les profondeurs de la matière-couleur à travers des oeuvres, des processus et des expérimentations aussi bien naturels que technologiques, qui vont de la matière la brute à la plus insaisissable et instable.
    Liste provisoire d'artistes : Caroline Achaintre, Dove Allouche, Michel Blazy, Michele Ciacciofera, Edith Dekyndt, Sonia Delaunay, Daniel Dewar et Grégory Gicquel, Dan Flavin, Gérard Gasiorowski, Katharina Grosse, Ann Veronica Janssens, Anish Kapoor, Mike Kelley, Aglaïa Konrad, Wolfgang Laib, Perrine Lievens, Vincent Malassis, Flora Moscovici, Jean-Luc Moulène, Florian et Michaël Quistrebert, Evariste Richer, Anri Sala, SARKIS, Jennifer Tee, Adrien Vescovi, herman de vries, Jessica Warboys, Remy Zaugg...

  • Yves Klein Japon

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    • Dilecta
    • 18 Septembre 2020

    « Né le 28 avril 1928 à Nice, dans un milieu d'artistes, Yves Klein a «pris le goût de la peinture au biberon» : «Tantôt je peignais ou dessinais sous l'influence de mon père, alors c'était des petits chevaux dans un paysage ou la mer, et mon père me disait 'formidable, très beau, continue...', tantôt sous l'influence de ma mère j'exécutais une composition abstraite, et alors ma mère s'écriait 'c'est merveilleux, quel talent continue...' [...] Le fait que mon père et ma mère soient peintres m'agaçait et m'éloignait de la peinture. Cependant, c'est à cause de cela aussi, j'étais tenu au courant grâce à eux des plus extrêmes idées d'avant-garde en peinture. Je cherchais, d'ailleurs un peu à cause de cela, à aller toujours plus loin.» Avant de devenir «Yves le Monochrome», ce qui passionne Yves Klein, l'homme du bleu aujourd'hui devenu un mythe, c'est le judo, alors peu connu en France. Cette passion le poussera à aller jusqu'au Japon où il obtiendra sa ceinture noire 4e dan.
    Pendant sept ans, de 1947 à 1954, il va se consacrer au judo au point de penser en faire, dans un premier temps, son métier. Le judo, à peu près inconnu en France au lendemain de la première guerre mondiale, s'est développé dans les années 1930.
    Arman, Claude et Yves Klein, le «trio infernal», rêvent du Japon et envisagent même de s'y rendre à cheval... Mais le 22 août 1952, Yves KLEIN sera seul à partir et ce ne sera pas à cheval. »

  • En juin 2010, William Kentridge demande à Denis Hirson de se joindre à lui pour un entretien public à l'occasion de l'ouverture de son exposition rétrospective « Cinq thèmes » au Jeu de Paume, à Paris. L'échange s'avère si fructueux qu'ils décident de le poursuivre à chaque fois que l'occasion se présentera. Voici donc dix conversations lors desquelles ils explorent ensemble des thèmes et des questionnements qui traversent l'oeuvre de William Kentridge. Leurs propos sont irrigués par quarante ans d'une amitié profondément marquée par l'histoire passée et présente de Johannesbourg, et plus largement de l'Afrique du Sud, où ils ont tous deux grandi. William Kentridge est né en 1955 à Johannesbourg, où il vit toujours. Connu pour ses films d'animation, ses mises en scène d'opéra, de spectacles et de performances, c'est l'un des artistes les plus célèbres dans le monde de l'art contemporain. Il utilise de multiples moyens d'expression, parmi lesquels le dessin, la gravure, le collage, la sculpture et la tapisserie. Denis Hirson est né en 1951 à Cambridge, au Royaume-Uni. Écrivain, il a publié sept livres qui portent notamment sur la mémoire des années d'apartheid, et dirigé plusieurs anthologies de la poésie sud-africaine.

  • Afrique du sud

    Collectif

    La Fondation présentera également une exposition dédiée à la scène sudafricaine, particulièrement active depuis deux décennies. Une quinzaine d'artistes de différentes générations associera à ceux déjà reconnus du milieu international (David Goldblatt, William Kentridge, Santu Mofokeng, Robin Rhode, Guy Tillim) une génération plus jeune, dite postapartheid (Kemang Wa Lehulere, Tabita Rezaire, Bogosi Sekhukuni), qui se caractérise par une mobilité constante et une interrogation sur des problématiques d'aujourd'hui : sens de la démocratie, discriminations économiques et sociales, revendications identitaires.

  • La mécanique raciste

    Pierre Tévanian

    • Dilecta
    • 4 Septembre 2008

    Tout le monde ou presque en france est antiraciste.
    Et pourtant les discriminations racistes se perpétuent, de génération en génération, dans des proportions massives et une remarquable indifférence. c'est dans ce paradoxe que s'ancre la réflexion de pierre tevanian. a rebours des discours convenus de "l'antiracisme d'etat", qui réduisent complaisamment l'oppression raciste à un réflexe naturel et compréhensible de "peur de l'autre", il souligne le caractère social et systémique du racisme français, et son enracinement dans notre culture: loin d'être naturel, le racisme est une production culturelle, et loin d'être une pathologie individuelle, qui ne concernerait que quelques extrémistes, il traverse toute la société, sous des formes plus ou moins distinguées, adaptées à tous les univers sociaux et à toutes les sensibilités politiques.
    A l'heure oú te passé colonial, le présent postcolonial et la question des" minorités visibles" font un retour violent dans le débat public, ce livre remonte à la racine du problème et en mesure tout l'enjeu, non pas "l'intégration ", "le vivre-ensemble" et autres mascottes de l'antiracisme d'etat, mais ni plus ni moins que l'égalité de traitement.

  • Thomas Lanfranchi est l'un de ces artistes rares dont on guette avec un intérêt toujours renouvelé la moindre manifestation. Avec la même opiniâtreté qu'y mettrait un savant, il mène depuis des années une même recherche, en marge des grands circuits spectaculaires, quelque part aux confins - et au point instable, sinon même improbable où ils se croisent - de la sculpture, de la performance et du dessin.

  • Ce livre présente une série de dessins intitulée « 80 dessins de la France », réalisée au cours de l'année 2000, pour une installation exposée notamment à l'occasion de la 5e Biennale de Lyon. Faire des cartes de France repose sur un jeu de mots amusant et pervers : « Un ami est venu chez moi pendant que j'étais en train de dessiner des cartes de France, en l'an 2000. En souriant il m'apprit que «faire des cartes de France» était une expression pour nommer les pollutions nocturnes du jeune roi Louis XIII ! » (Annette Messager).

  • En binôme avec Thomas Fort (curateur et critique d'art), il prépare la première monographie consacrée à son travail sous la forme de deux volumes réunis sous étui :
    - une présentation de ses peintures à travers cinq séries qu'il développe depuis 2014 : « La Folie Hennequin », « La Nuit de l'histoire », « Blackouts », « La Géante », « Animals » - une correspondance écrite entre Damien Cadio et Thomas Fort afin d'évoquer les grands thèmes qui traversent l'oeuvre de l'artiste.
    Cet ouvrage monographique met en dialogue écrits et images afin de dévoiler un ensemble de réflexions autour de la peinture de Damien Cadio. À travers ce travail d'observation sur le long qui s'apparente à une traversée par les mots de sa peinture, Le lecteur est ainsi convié au fil des pages à tisser les liens entre les peintures, l'intention de leur auteur et l'approche du critique.

  • Sans repentir

    Bernard Frize

    • Dilecta
    • 7 Juin 2019

    Du 29 mai au 26 août 2019, le Centre Pompidou accueillera une exposition majeure consacrée à Bernard Frize, peintre français incontournable de la scène artistique internationale.
    Plus de quinze ans après la dernière exposition de l'artiste en France, au musée d'Art moderne de la ville de Paris, le Centre Pompidou revisite l'oeuvre de Bernard Frize, depuis ses débuts en 1977. Riche d'une soixantaine d'oeuvres, le catalogue Sans repentir propose un parcours thématique libre, sans direction, ni hiérarchie, en rupture avec l'approche sérielle pour laquelle l'artiste est connu.
    Bernard Frize, né en 1954 à Saint-Mandé, ne cesse d'interroger depuis ses débuts la pratique picturale et le rôle du peintre. À une époque davantage marquée par la virtualité et les images en mouvement, il engage une réflexion sur les enjeux du médium de la peinture, comme peu de ses contemporains.
    Depuis plus de quarante ans, l'artiste - qui vit aujourd'hui entre Paris et Berlin - expérimente de nouvelles voies picturales par un jeu contradictoire d'affirmations et d'esquives. Selon Frize, ses peintures ne sont pas l'expression d'un moi créateur, et « les sensations, les sentiments n'y ont pas de place ». Elles relèveraient simplement de l'application d'un protocole formel que l'artiste s'impose librement. Au geste démiurgique qu'il réprouve, Frize oppose la mise en oeuvre d'un processus technique, banal, parfois loufoque, souvent absurde, à l'instar des travaux de l'OuLiPo. Connu essentiellement pour ses peintures abstraites conceptuelles, fonctionnant le plus souvent en série, Bernard Frize intègre dans les années 1980 des éléments figuratifs dans son oeuvre, et s'intéresse aussi à la photographie.
    Six thèmes structureront l'exposition et le catalogue : « avec déraison », « sans effort », « avec système », « sans système », « avec maîtrise », « sans arrêt ».
    Afin de mettre en lumière les problématiques picturales multiples de chaque oeuvre, des peintures relevant d'une même série seront montrées dans différentes sections, chacune accompagnée d'un commentaire de l'artiste.

  • À travers son travail plastique et vidéo, Ali Cherri opère des glissements temporels entre les mondes antiques et nos sociétés contemporaines, des allers-retours constants entre mythes fondateurs et utopie d'un progrès sans limite. Son oeuvre explore ainsi les liens qui unissent archéologie, récits historiques et patrimoine culturel, et s'attache de fait aux processus de fouilles, de déplacement et de muséification de vestiges funéraires, qui sont autant de violences faites à des pratiques culturelles immémorielles et à des sites archéologiques.

  • Prison lisière

    Arnaud Théval

    • Dilecta
    • 6 Novembre 2020

    Dans cet ouvrage, l'artiste propose une immersion dans la prison de Draguignan qui a ouvert ses portes en 2017, six ans après l'innondation de l'ancienne prison. Destinée exclusivement à des hommes en attente d'un jugement ou déjà condamnés à des peines de moins de deux ans, la toute nouvelle prison, à la lisière d'une forêt, nous ouvre ses portes sous l'oeil et à la plume d'Arnaud Théval. Au fil de son récit nous découvons les différents lieux de l'établissement et ses contacts avec le personnel et les détenus ainsi que leurs interactions entre eux.
    Ses photos accompagnent son texte et achèvent de plonger le lecteur dans l'univers carcéral.

  • Né en 1977 à Oradea (Roumanie), Mircea Cantor vit et travaille « sur Terre ». Il étudie d'abord à l'université d'art et d'esthétique de Cluj-Napoca puis se tourne vers l'école des Beaux-Arts de Nantes en 1999. L'artiste voit son oeuvre récompensée par le prix Fondation Ricard en 2004 et le prix Marcel Duchamp en 2011. Ses réflexions s'engagent à travers différents médiums : vidéos, installations, photographies, dessins, performances, sculptures, dont cette monographie tente de rendre compte de façon exhaustive. Mircea Cantor est nommé officier des Arts et des Lettres en 2019.

    Mircea Cantor se dit artiste du monde, un monde sans frontière, et souhaite mettre en lumière les failles et les dysfonctionnements de l'être humain par le prisme de notre société contemporaine. Poétique et allégorique, son oeuvre entière est caractérisée par cette faculté de traiter de sujets complexes mais toujours dans une esthétique suspendue entre le réel et la chimère. Mircea Cantor voue une obsession au motif. L'apparence des formes, leur temporalité et leur force de persistance rétinienne font également partie des finalités attendues par l'artiste pour ses oeuvres. Il se joue de nos traditions, critique la face du monde, la politique, le phénomène de globalisation, l'histoire, mais reste concentré sur les aspirations humaines, observant minutieusement nos comportements et nos failles. Ancré dans son temps, il en révèle les cicatrices, les absurdités ainsi que la beauté de notre monde. S'interroger sur l'essence humaine est primordial.

    Mircea Cantor souhaite livrer une oeuvre symbolique en s'inspirant de divers champs de la connaissance afin de donner sens à l'existence humaine. Les fondements de son travail pourraient se résumer en plusieurs mots : tradition, humilité, esthétique, indépendance, rigueur et morale.

  • Le studio de Théo Mercier et les Éditions Dilecta travaillent conjointement sur le projet de monographie de l'artiste afin de dresser l'inventaire de sa production prolifique, particulièrement intéressante dans la mesure où l'artiste apporte dans le paysage de l'art contemporain français un champ d'interventions spécifiques qui ouvre les frontières des arts plastiques à proprement parler. Issu d'études d'ingénierie (et non du parcours classique des Beaux-Arts), l'artiste se permet tout dans ses interventions : il flirte avec la performance et la production sonore, s'affranchit du bon goût, pioche sans vergogne dans des cultures qui ne sont pas les siennes, s'empare des matériaux les plus triviaux qu'il mixe avec les plus nobles, croise les époques sans avoir peur de l'anachronisme...

  • Pierre Moignard est né en 1961 à Tébessa, en Algérie. Des collages peints sans ciseaux, voilà comment les tableaux de Pierre Moignard pourraient être décrits. Allant au-delà de l'hommage et de la citation, il réalise des emprunts aux tableaux de grands noms de l'histoire de l'art, tels que Manet, Goya, De Kooning ou encore Picasso. Il dit bénéficier du travail des autres, et ses toiles réinventent ainsi l'intrication entre la chose faite (peinte) et la chose empruntée (déjà peinte). C'est cet ajustement contre nature qui s'invente en peinture et la renouvelle. Il pousse cette pratique encore plus loin avec ses films Who Chooseth Me, Notes for the Merchant of Vegas (2009) et Holyland Experience (2013), réalisés aux Etats-Unis. Pierre Moignard a été exposé récemment à la galerie anne barrault (Paris, 2018), au Centre culturel Cesson-Sévigné et au MAMCO (Genève, 2010). Il a également participé à la Nouvelle présentation des collections permanentes du Musée d'art moderne de la ville de Paris en 2017.

  • Re-bonjour monsieur buffon

    Collectif

    • Dilecta
    • 21 Août 2019

    Gloria Friedmann Re-bonjour monsieur Buffon Textes de Gloria Friedmann, Jean-Christophe Bailly, Christophe Donner 17 × 24 cm 104 pages Livre relié, cousu Langue : français Publication : 21 août 2019 ISBN : 9782373720983 Prix : 20 ? Gloria Friedmann est née à Kronach, en Allemagne. Elle vit et travaille entre Aignay-le-Duc, en Bourgogne, et Paris. Depuis les années 1980, elle développe une oeuvre dans laquelle la nature et l'animal sont omniprésents.
    L'artiste utilise des animaux taxidermisés ou des ossements, ainsi que des animaux domestiques (canaris ou lapins en cage) ou d'élevage (boeufs, vaches, chevaux) dans des installations qui s'apparentent à des "tableaux vivants" . Gloria Friedmann soulève avec ces "natures mortes" ou ces vanités des problématiques d'ordre écologique, telles que la disparition de notre écosystème et la fragilité du vivant.
    Un sentiment funeste se dégage en effet de ces installations : les animaux semblent prisonniers d'un contexte déterminé par l'être humain. Entre réflexion métaphysique et vision d'anticipation, l'artiste s'appuie sur la valeur symbolique des éléments qu'elle met en scène pour produire des dichotomies - entre nature et culture, biologie et technologie, vivant et mort - et pour interroger l'évolution de l'humanité, ses doutes, ses errances.
    Gloria Friedmann a bénéficié de nombreuses expositions personnelles : au Centre Pompidou à Paris (1980 et 1995), à la Kunststation à Cologne (2003) ou encore à la Fondation Maeght à Saint-Paul de Vence (2013). Elle a également participé à plusieurs expositions collectives notamment à la documenta 8 à Kassel (1987), au MUMOK à Vienne (2000), au musée du Louvre à Paris (2007) ou encore au Palais de Tokyo à Paris (2013).
    Ce livre est publié à l'occasion de son exposition personnelle, intitulée "Re-bonjour monsieur Buffon" (musée Buffon, Montbard, 27 avril-27 octobre 2019). Gloria Friedmann y raconte sa rencontre imaginaire avec le célèbre naturaliste par une mise en parallèle de leurs oeuvres respectives. S'adaptant ainsi au musée et à ses collections, les oeuvres de Gloria Friedmann et les planches de Buffon se répondent dans un parcours coloré.
    Une lettre écrite par l'artiste à Buffon complète ce panorama, ainsi qu'un texte de Jean-Christophe Bailly et une fiction inédite de Christophe Donner. L'ouvrage est illustré de photographies in situ prises au musée Buffon par André Morin.

  • Interdictions

    Annette Messager

    • Dilecta
    • 10 Octobre 2014

    « Faire de l'art, c'est truquer le réel ». À travers des installations qui combinent photographies, dessins, broderies, couture, animaux empaillés, poupées, peluches, objets divers, Annette Messager construit depuis les années 1970 une autobiographie fictive dont, telle une petite fille capricieuse, elle s'approprie les éléments qui deviennent ses jouets :
    « Mes trophées », « Mes petites effigies », « Mes pensionnaires », « Mes jalousies », « Ma collection de proverbes », « Ma vie pratique ».
    Pour ce nouveau projet, Annette Messager a redessiné une série de pictogrammes d'interdictions bien réelles trouvées sur Internet ou croisées au fil de ses voyages à travers le monde. Interdictions qui présentent, outre un graphisme souvent séduisant (« interdit au gaz de schiste »), un caractère franchement comique (« interdit d'uriner », interdit de porter des cheveux longs », « No sex in the Spa »), éventuellement grinçant (« interdit de se noyer »), absurde (« interdit de tourner le pied vers la droite en haut de l'escalator »), ou scandaleux (« interdit de conduire aux femmes en burqa »), et qui parce qu'ils sont réunis donnent envie de rire jaune. Ils créent un sentiment d'étouffement et de privation de liberté qui sonne comme un paradoxe quand on se souvient du slogan phare de mai 68, « il est interdit d'interdire ». Devant de tels freins à la responsabilité individuelle, Annette Messager montre les humains réduits à l'état de pantins désarticulés et mous, glissant sans consistance vers un avenir où tous leurs comportements seraient régis sans qu'il ne soit plus nécessaire de recourir à l'effort du libre-arbitre.
    Jouant avec les signes du quotidien, confrontant l'humour à la violence banale des restrictions individuelles, Annette Messager nous amène avec ses Interdictions à reconsidérer ces balises sociales comme un vocabulaire collectif dont il nous appartient de limiter l'invasion, sous peine non seulement de ridicule, mais surtout d'une moindre liberté.

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