Boreal

  • Dans un monde hostile et froid, où la mort et la maladie sont partout présentes, où règnent la misère et l'obscurité, des enfants cherchent, à l'ombre de leur grand-mère toute puissante, à préserver coûte que coûte le feu de leur rébellion et de leur désir d'innocence. Né par un matin d'hiver, Emmanuel réussira-t-il, au terme de sa première saison d'existence, à poursuivre cette lutte farouche pour la vie qu'ont entreprise avant lui sa soeur Héloïse, son frère le Septième, et surtout Jean Le Maigre, par la révolte, par la poésie et par
    l'amour oe

  • La promesse

    Michele Ouimet

    • Boreal
    • 12 Janvier 2015

    Louise Durand est grand reporter pour un quotidien montréalais. Elle a la sensibilité à fleur de peau d'une femme qui a été témoin de trop de tragédies et la combativité de celle qui doit, pour survivre dans son milieu où la concurrence est féroce, donner plus de coups qu'elle n'en reçoit.

    Au cours d'une mission à Kaboul, Louise fait la connaissance de Soraya, jeune Afghane mariée de force à un époux violent qu'elle a fui. Elle habite dans un refuge tenu par Farida, qui se bat pour toutes les victimes de crimes d'honneur. Touchée par le courage des deux femmes, par la détresse de Soraya, Louise promet d'aider celle-ci. Elle lui promet de la soutenir si elle accepte de venir à Montréal, à titre de réfugiée.

    C'est à cause de cette promesse que Soraya, pour la première fois de sa vie, quitte son pays, sa culture, pour faire la longue route qui la mènera vers un autre monde, où elle pourra enfin aimer et vivre librement.

    « La Promesse » propose une fine réflexion sur la fragilité des idéaux, sur la difficulté de venir en aide aux êtres dont le destin nous émeut, sur l'amitié au féminin.

  • Envoutante lhasa

    Goodman Fred

    • Boreal
    • 18 Mars 2021

    Une voix riche, profonde. Une présence magnétique sur scène. Un seul prénom, qui évoque une haute quête spirituelle. Des musiques où elle se permettait tous les mélanges, des rancheras mexicaines au country-folk américain et au jazz, en passant par la chanson française et les mélodies sud-américaines. Lhasa était unique, et son souvenir brûle encore dans nos mémoires.

    Fred Goodman signe la première biographie de cette musicienne hors norme. Élevée entre les États-Unis et le Mexique dans un autobus scolaire transformé en caravane, entourée d'un père mystique, d'une mère incandescente et de trois soeurs qui mèneront plus tard une vie d'artistes de cirque, Lhasa a connu une enfance à nulle autre pareille qui allait marquer la femme et la chanteuse.
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    Bohème, Lhasa? Sans doute, mais elle n'en était pas moins ambitieuse, têtue, exigeante. Après deux albums qui lui avaient valu la célébrité au Québec et en Europe, elle ne désirait rien plus ardemment que s'imposer aux États-Unis, son pays, où elle était encore presque inconnue, quand la mort l'a fauchée à trente-sept ans.

  • Dans le gigantesque massif de prose que nous a laissé Simone de Beauvoir, Yan Hamel a préféré faire ressortir les pages que la philosophe a consacrées non pas aux marches revendicatives mais aux randonnées en montagne, où, turban au vent, elle escalade des sentiers escarpés, partant à l'aventure pédestre avec quelques compagnons, constamment téméraire, défiant le danger quand Sartre peine à la suivre... De toutes les figures du « Castor », caricaturales ou admiratives, Yan Hamel - qui a emprunté les mêmes itinéraires - en offre une fraîche, originale, singulière et drôle, celle de la trekkeuse.

  • Maria Chapdelaine

    Louis Hemon

    • Boreal
    • 1 Décembre 1991

    Seuil, écoutant le crépitement doux de la pluie, guettant la glissade indistincte du ciel sombre au-dessus de la masse plus sombre des bois, aspirant le vent tiède qui venait du sud. Le printemps n'est pas loin... Le printemps n'est pas loin... Elle sentait que depuis le commencement du monde il n'y avait jamais eu de printemps comme ce printemps-là. " Grâce à un intérêt sans cesse renouvelé d'une génération à l'autre, ce simple " récit du Canada français ", comme le qualifiait Louis Hémon dans son tapuscrit original, constitue aujourd'hui encore un des livres les plus lu de toute la littérature québécoise.

  • Un nouveau recueil de poèmes, inédits, de Gilles Vigneault nous fait entendre la voix du poète aussi assurée, aussi fraîche qu'au premier jour. Parfois proches de la chanson ou du conte, parfois pure poésie, ces textes sont tout à la fois confidences, souvenirs, méditations sur l'écriture et, surtout, une invitation au lecteur d'éteindre les écrans « pour voir le jour s'allumer / Pour entendre des merveilles ».

  • Connaissez-vous Massassoit, le vieux sage de la nation wampanoag, Jean-Baptiste Faribault et Jean Baptiste Eugène Laframboise, ces aventuriers canadiens-français qui ont bâti l'Ouest américain, ou l'oncle Yvan, revenu de la guerre alors que plus personne ne l'attendait, ou la tante Monique de Santa Monica ? Saviez-vous qu'une vieille Honda était douée de la parole, qu'une grande tortue sacrée vivait sur le boulevard Pie-IX, qu'un camion des années 1950 avait des yeux, et que ces yeux pouvaient parfois être tristes ? Voilà quelques-unes des merveilles que l'on découvre ici, ainsi que mille autres, grandioses ou infimes, lointaines ou familières, cachées dans le passé que nous avons oublié, chez les humbles que nous n'écoutons plus, ou bien là, tout près, dans la nature qui nous entoure comme dans la ville que nous habitons, mais que notre modernité trépidante et notre obsession de la vitesse et de l'efficacité nous empêchent de saisir.

    Après C'était au temps des mammouths laineux (2012), voici de nouveau une trentaine de petits essais écrits avec cet art qui est la marque unique de Serge Bouchard, le timbre même de sa voix : un art qui est à la fois celui de l'anthropologue, nourri par une attention passionnée aux visages et aux récits inépuisables des humains, et celui du poète, confiant dans les pouvoirs révélateurs de l'imagination et du langage.

  • Mina parmi les ombres

    Edem Awumey

    • Boreal
    • 22 Août 2019

    Kerim Neto est revenu dans sa ville natale, cette cité au bord de l'Atlantique prise entre les morsures du soleil et les sermons virulents de prêcheurs, apôtres et prophètes improvisés. Il est revenu parce qu'il s'est lancé à la recherche de celle qui fut son modèle, éternelle amante et égérie. Mina a disparu.

    Kerim refait leurs parcours d'autrefois, espérant découvrir Mina au détour d'une rue. Il interroge les anciens amis avec qui tous deux faisaient du théâtre et narguaient l'armée de dictateurs fantoches. Ils sont aujourd'hui imams ou indics de police.

    Et quelle Mina retrouvera-t-il ? Se cachera-t-elle derrière un voile ? Chantera-t-elle le Christ ressuscité ? Portera-t-elle les marques de la torture ?

    Ce n'est pas l'Afrique lointaine, exotique, que le lecteur retrouvera ici, mais celle où, comme en Occident, le pouvoir est désormais entre les mains de forces obscures. L'Afrique des esclaves d'hier qui se prête encore aujourd'hui aux commerces les plus sauvages sous prétexte de mondialisation. Et où les religions rivalisent d'imagination et de manipulation afin de convertir la population à la parole d'Allah ou à celle des Évangiles, sous l'oeil fatigué des antiques orishas.

    Mina parmi les ombres est un hymne à la pérennité du désir, au pouvoir immortel de la beauté et au courage des femmes.

  • Ce livre retrace les années de formation de G. Roy, depuis son enfance manitobaine jusqu'à son retour d'Europe à la fin de la Deuxième Guerre mondiale, c'est-à-dire 3 ou 4 ans avant qu'elle commence à écrire Bonheur d'occasion.

  • De sa manière inimitable, sur le ton de la confidence, Serge Bouchard jette un regard sensible et nostalgique sur le chemin parcouru. Son enfance, son métier d'anthropologue, sa fascination pour les cultures autochtones, pour celle des truckers, son amour de l'écriture.

  • Saints-Damnés

    Marie-Laurence Trépanier

    • Boreal
    • 12 Septembre 2019

    Au village des Saints-Damnés, un homme, Pa, recueille un bébé qu'il a trouvé au creux d'un orme dans la forêt. Il l'emporte chez lui. Tout de suite, il en devient fou amoureux. Tandis que Ma, sa femme, prend la petite en aversion. Millie grandit néanmoins pour devenir une adolescente d'une envoûtante beauté. Ce qui n'est pas sans troubler Pa. Est-ce pour cela qu'un jour Millie décide de disparaître ?
    À la jonction du conte et de l'enquête policière, ce roman charme tout autant qu'il ébranle le lecteur. Il donne à lire des scènes d'une sourde violence, fait battre un mystérieux sabbat au milieu d'une forêt qui n'existe peut-être pas, évoque deux jumeaux maléfiques comme deux soleils qui se tournent autour avant de s'abîmer l'un dans l'autre. En quelques mots, Marie-Laurence Trépanier brosse un décor, fait vivre ses personnages dans toute leur complexité et laisse place aux zones d'ombre. Il y a une grande lucidité dans ce que ce roman nous dit du monde qui est le nôtre. Le regard que les hommes portent sur les femmes, celui que les femmes portent les unes sur les autres, la maternité, le pouvoir du sexe et du corps, tout cela est abordé de manière originale, subtile, profonde. N'hésitant pas à toucher aux grands thèmes de la littérature - le désir, la mort, la rédemption -, Marie-Laurence Trépanier fait montre d'une maturité à la hauteur de son ambition littéraire. Dans un style parfaitement maîtrisé, elle pénètre avec force au coeur des mythes qui nous habitent tous.

  • Gabrielle Roy, à partir du souvenir d'un été passé dans une région sauvage du Manitoba, au nord de Winnipeg, un pays situé plus loin que le « fin fond du bout du monde », a imaginé le recommencement de toutes choses : de l'éducation, de la société, de la civilisation même. Ce pays de grande nature et d'eau chantante, elle l'a peuplé de personnages doux et simples, épris à la fois de solitude et de fraternité à l'égard de leurs semblables. Ce roman, le deuxième de Gabrielle Roy, a été publié pour la première fois à Montréal, en 1950, puis à Paris et à New York en 1951.

  • Il y a des vies qui sont si étonnantes quon naurait pu les inventer. Cest le cas de celle de Julian Gruda, alias Jules Kryda, alias Roger Binet. Comment, à quatorze ans, un garçon peut-il déjà avoir emprunté autant didentités ? Avoir vécu avec autant de familles différentes sans se faire démasquer ? Avoir servi dagent secret de la Résistance ? Comment peut-il avoir grandi à lorphelinat même sil a deux mères, au moins ? Et surtout, où a-t-il appris à parler la langue des chiens, ce qui fait tant ladmiration de ses camarades ?

    En nous racontant sous forme romanesque lhistoire véridique de son père, Joanna Gruda dépeint une enfance hors du commun, qui commence à Varsovie à lorée de la guerre et qui sachève dans Paris libéré. À travers les yeux de Julek, ce sont les heures les plus sombres du siècle dernier quon voit défiler, mais rendues avec une vérité et une vivacité hors du commun. Cest la guerre inhumaine, trop humaine , comme si nous y étions.

    La nécessité, pour les Juifs dEurope, de fuir et de se cacher, les délices de lécole buissonnière, loccupation allemande, les amourettes heureuses ou malheureuses, les bombardements qui ont accompagné loffensive alliée, la joie de retrouver les êtres aimés quon croyait perdus, labîme dans les yeux de ceux qui sont revenus des camps, tout cela est raconté sans la moindre sentimentalité, rendant plus palpable encore le tragique qui imprègne ces années sombres.

    Mais ce récit captivant est dabord lhistoire dun enfant qui garde sa capacité détonnement devant les tours et les détours du destin. Animé dun espoir inextinguible, il nous donne une extraordinaire leçon de survie.

  • Je ne suis pas de son monde, un maestro de la poésie et sa ritournelle, un prof de littérature et son étudiante, un homme coincé devant un petit pétard blond, deux univers défigurés par la présence de l'autre, non, je ne suis pas de son univers et il passe son temps à me le rap-peler aussi. Oui, je viens d'un univers très différent du tien, me répond-il tout le temps comme pour me signifier que je suis une extraterrestre dans sa vie et qu'être ensemble pour vrai relève de la fiction. Quand il me dit ça, j'aurais envie de m'arracher un oeil et de l'avaler, qu'il me laisse donc me raconter une belle histoire, la belle histoire de deux mondes qui s'effondrent ensemble. Plus nos plaies seront profondes, plus on s'infiltrera l'un dans l'autre. Émilie-Kiki a vingt-six ans et aime Tchéky K., cinquante-six ans, son professeur de littérature, marié «jusqu'aux oreilles». S'engage alors un rapport de force qui oppose jeunesse et savoir, une lutte à finir entre deux clowns tristes dont la piste prend souvent l'allure de chambres d'hôtel minables et où tous les coups sont permis.

  • Au printemps 1939, l'esprit encore habité par son séjour de dix-huit mois en Europe, Gabrielle Roy, qui vient juste d'avoir trente ans, loge dans une chambre du centre de Montréal - " la plus misérable petite chambre qui se puisse trouver en dehors des prisons ", se souviendra-t-elle une quarantaine d'années plus tard. Elle a choisi de ne pas retourner au Manitoba, où l'attend pourtant un poste d'institutrice, et de rester dans la métropole pour y gagner sa vie en écrivant. Puis voilà qu'un beau jour du printemps 1940 " une grâce toute spéciale de la Providence " la conduit au bureau de René Soulard, le rédacteur en chef du Bulletin des agriculteurs, magazine montréalais auquel le nom et la plume de Gabrielle Roy vont dès lors demeurer associés pendant plus de cinq ans. Plus qu'un simple gagne-pain, la collaboration au Bulletin peut être envisagée comme le point de départ du parcours littéraire de Gabrielle Roy, c'est-à-dire à la fois comme un apprentissage décisif et comme une " première consécration [...] qui l'oriente définitivement vers l'écriture ". Elle va s'y consacrer avec beaucoup d'application et mettre au point, durant ces cinq années, une vision du monde, une sensibilité et un ensemble de valeurs qui seront par la suite indissociables de son oeuvre : la compassion, l'intérêt pour les minorités culturelles et les colonies, mais aussi la fascination pour le nomadisme et les personnages solitaires ainsi que le goût des paysages et de la géographie. Ce livre reprend vingt-huit de ces reportages, qui portent sur Montréal, la Gaspésie et la Côte-Nord, l'Abitibi, l'Ouest canadien et diverses régions du Québec. Les textes sont agrémentés de nombreuses photos - souvent prises par Gabrielle Roy elle-même - qui accompagnaient originalement les reportages.

  • Dans le quartier montréalais de Saint-Henri, un peuple d'ouvriers et de petits employés canadiens-français est désespérement en quête de bonheur. Florentine croit avoir trouvé le sien dans l'amour ; Rose-Anna le cherche dans le bien-être de sa famille ; Azarius fuit dans le rêve ; Emmanuel s'enrole ; Jean entreprend son ascension sociale. Chacun, à sa manière, invente sa propre voie de salut et chacun, à sa manière, échoue. Mais leur sort est en même temps celui de million d'autres, non seulement à Montréal mais partout ailleurs, dans un monde en proie à la guerre.

  • Nouvel onglet

    Guillaume Morissette

    • Boreal
    • 13 Septembre 2018

    Thomas était un Québécois francophone. Aujourd'hui, à vingt-six ans, il vit en anglais, parce que c'est, lui semble-t-il, la façon la plus commode de se réinventer.

    Il est concepteur de jeux vidéo. Son boulot l'embête, mais il hésite à remettre sa démission pour se consacrer à l'écriture. Après tout, les projections de films organisées par ses colocs dans la cour de leur appartement du Mile End ne suffiront jamais à générer les revenus nécessaires pour payer le loyer et les factures d'électricité.

    Au fur et à mesure que se succèdent les fêtes, plus ou moins réussies, les sorties dans les bars, toujours aussi futiles, les rencontres sur Facebook, les chats, les cours de création à Concordia, Thomas est de plus en plus tenté de franchir le pas : ouvrir, encore une fois, un nouvel onglet dans sa vie, une nouvelle fenêtre, une nouvelle page blanche qui sera également pour lui un nouveau départ.

  • Avril 1843, sur la digue de Saint-Louis, John James Audubon, le célèbre naturaliste, s'embarque pour ce qui sera sa dernière expédition. Son but est de capturer le plus grand nombre de spécimens possible pour les immortaliser dans le livre sur les quadrupèdes vivipares d'Amérique auquel il travaille. Lui qui est né Jean-Jacques Audubon à Saint-Domingue et qui a grandi en Bretagne se sent chez lui à bord de l'Omega, qui se fraie un chemin sur les eaux boueuses de la rivière, puisque c'est la langue de Molière qui y domine, mais qui a déjà pris des couleurs d'Amérique.

    C'est Étienne Provost, né à Chambly, véritable légende vivante, le plus courageux des coureurs de bois, qu'Audubon a engagé comme guide. Tout ce pan du continent, qui va de la Nouvelle-Espagne aux Grands Lacs, est encore le royaume des Indiens et des trappeurs, et bien sûr celui de toute une faune à l'abondance miraculeuse. Un monde qui est sur le point de disparaître. Il ne faut pas croire que les voyageurs se privent pour autant de piller ses richesses fauniques, tirant sur tout ce qui bouge au nom de la science, ou peut-être tout simplement au nom de l'ivresse que procure à l'homme moderne le maniement des instruments de mort qu'a produits son génie.

    Les Crépuscules de la Yellowstone explore les mythes de tout un continent comme on remonte un fleuve, entre ombre et clarté, histoire officielle et légendes diffuses. C'est aussi le périple de son auteur sur les traces d'Audubon, car Louis Hamelin a décidé de refaire le même voyage, en voiture, parmi les VUS qui ont remplacé les bisons sur les chemins du Dakota du Nord. Sa virée se terminera par une brosse d'anthologie au Murray Bar de Livingston, au Montana, en compagnie de Cal Winkler, étoile montante du nature writing et fervent disciple de Jim Harrison.

    Irrévérencieux, truculent, poétique, ce nouveau roman de Louis Hamelin révèle un écrivain en pleine possession de ses moyens en même temps qu'un homme qui prend la mesure de son âge et du monde qui l'entoure. En élevant un poignant tombeau en souvenir de toutes ces vies sacrifiées et de nos rêves désormais enterrés sous l'asphalte des autoroutes et des stationnements à l'infini, le romancier nous fait aussi entrer dans sa propre épopée.

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