Claude Tabarini

  • Depuis plus de trente ans, à Genève, Claude Tabarini partage sa vie entre l'écriture, la musique et la photographie. De la façon la plus simple, il pratique quotidiennement et à part entière l'exercice de la poésie.
    Son écriture, « brindilles au vent », est faite de choses vues et rencontrées dans la ville ou à la campagne. Ces instants et les images qu'elles suscitent sont restituées sans aucun artifice ou affectation. Le photographe dirait : aucun montage ou mise en scène, aucune intervention ni recadrage lors du tirage.

    Du haïku au chorus de jazz, de la provocation dadaïste à la nature morte photographique, le principe est toujours le même : saisir et atteindre la réalité d'un moment précis en une fraction de seconde. Voici le champ ordinaire de son action!

  • Seul en son hacienda, le vieil homme recueille les échos de la fête mexicaine qui de l'autre côté de la frontière montent vers le ciel étoilé.
    Une voiture s'arrête au portail, troublant à peine le silence de la nuit. c'est un voisin qui apporte son trombone à pistons.

  • Rue des gares

    Claude Tabarini

    L'écriture de Claude Tabarini est faite de choses vues et rencontrées dans la ville ou à la campagne. Ces instants et les images qu'ils suscitent sont restitués sans aucun artifice ou affectation. Le photographe dirait : aucun montage ou mise en scène, aucune intervention ni recadrage lors du tirage. Du haïku au chorus de jazz, de la provocation dadaïste à la nature morte photographique, le principe est toujours le même : saisir et atteindre la réalité d'un moment précis en une fraction de seconde. Voici le champ ordinaire de son action !
    Les textes réunis sous le titre Rue des gares, sont un sorte de tableaux ou de scénettes dans lesquelles on retrouve des villages, des quartiers, des recoins du canton de Genève ainsi que des personnages qui les habitent ou les traversent.

  • Le projet et la réalisation de cet ouvrage sont nés grâce à la rencontre de deux habitant.e.s des Grottes, quartier populaire de Genève. Le premier, Claude Tabarini est écrivain, tandis que la seconde, Marfa Indoukaeva est illustratrice.
    Tous les deux sont des flâneurs urbains et, chacun à sa façon, ils prennent note de l'ordinaire, nourris par un sens de l'observation aigu, attentifs aux changements de saisons, aux bruissement des villes, aux éclats du quotidien.
    A la suite de Charles-Albert Cingria, Claude Tabarini perpétue avec art le vers déambulatoire si particulier à l'arc lémanique. Sorte de touriste curieux, dans sa propre ville ou ailleurs, il écrit au jour le jour des observations qui sont comme autant de petites vignettes à déguster. Des moments fugaces, des fragments de réel posés sur la page pour qu'ils continuent à exister. Que se soit par de brèves notations, des poèmes, des haïkus ou des textes plus long - sortes de chroniques -, Tabarini n'a de cesse de révéler les morceaux de poésie qui traversent l'ordinaire.
    Marfa Indoukaeva, elle aussi, travaille à partir de la magie et de l'enchantement du quotidien. Ses illustrations, souvent végétales ou animales, témoignent de promenades émerveillées dans la ville ou la campagne, où chaque petit détail mérite d'être constaté et rendu.
    La matière accumulée dans ce recueil forme une série d'éclats, de polaroïds. Ni un livre de poète, ni un livre de peintre, les textes et les gravures se démultiplient dans l'espace de la page pour mieux donner à sentir les miroitements de la vie de tous les jours, celle qu'on oublie parfois de regarder, et que les artistes nous permettent de réenchanter.

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