Paulsen

  • Explorateur d'océans Nouv.

    « On n'empêche pas une mouette de prendre le large ». Jean-Louis Étienne a fait sienne cette phrase de Bernard Moitessier, dont il partage le goût pour la liberté qu'offre les océans. Quand il voit la mer pour la première fois, Jean-Louis Étienne a 10 ans. Enfant, c'est la montagne qui han- tait ses rêves de bravoure et de territoires à explorer. Pourtant, quand il lui faut s'engager pour son service militaire, c'est la marine que le jeune médecin choisit. Un premier pas... Puis les rencontres et les embar- quements s'enchaînent. Avec le père Jaouen, qui emmène en mer de jeunes toxicomanes en rupture avec la société et leur dispense sa leçon d'humanité : « Démerdez­vous pour être heureux ». Avec Alain Colas, et à l'école du grand Éric Tabarly, avant de mener ses propres expéditions et de construire ses bateaux qu'il conduit au Groenland, en Antarctique, à Clipperton, au Spitzberg... Aujourd'hui encore l'explorateur regarde vers la mer. Bientôt il mettra à l'eau la plateforme POLAR POD, grâce à laquelle il dérivera pour explorer l'océan Austral, qui absorbe la majorité du carbone émis par l'homme.

    Jean-Louis Étienne est bien le plus marin des terriens, un amoureux de la mer. Elle est son champ d'exploration, d'investigation, de liberté aussi. Mais l'homme est aussi un scientifique, un médecin. Et ce livre est un cri d'amour à l'océan. L'océan qui produit la moitié de l'oxygène que nous respirons, l'océan qui est le premier apport de protéines pour 1 milliard d'êtres humains, l'océan qui abrite 90 % de l'habitat naturel de la Terre, qui représente 90 % des stocks d'hydrocarbures et qui en plus est une source d'énergie renouve- lable de plus en plus importante. L'océan, ce poumon de l'humanité grâce auquel nous vivons. À travers son parcours personnel et son regard de scientifique, Jean­Louis Étienne rappelle le rôle de l'océan et à quel point il est nécessaire de nous rapprocher de la mer, pour le bien de tous.

  • à Islande ! Nouv.

    à Islande !

    Ian Manook

    • Paulsen
    • 7 Octobre 2021

    En 1904, pendant la grande période de la pêche à la morue à Islande, le gouvernement français se prépare à légiférer sur la séparation des Églises et de l'État. La population est divisée par la future loi et le pouvoir reprend en main une marine trop longtemps laissée aux religieux. Mais est­ce pour le bien des hommes ? Dans ce contexte tendu, Marie Brouet, jeune infirmière bretonne à peine diplômée, se retrouve infirmière­chef d'un hôpital français dans les fjords isolés de l'est de l'Islande. Loin des légendes bretonnes et des romans à la gloire de ces islandais, elle découvre les terribles conditions de vie des marins-pêcheurs, forçats d'une mer terrible.

    Ce roman, inspiré de faits réels, raconte l'arrivée de Marie Brouet sur cette île où rien ne sera comme elle l'imaginait. Dans un village nommé Bùdir, au fond du Faskrudsfjordur, vont se croiser les destins de Lequéré et Kerano, deux pêcheurs bretons, d'une institutrice islandaise et d'une religieuse danoise opposée à la jeune infirmière républicaine venue soignée les pauvres marins. Tous, sur cette terre sauvage et quasi déserte, cherchent un sens à leur sacrifice. Une histoire de marins et de pêche, un grand roman social au souffle islandais, au tout début du XXe siècle.

  • Pauline est de ces femmes qui brisent les obstacles. Risque-tout, elle quitte sa Lorraine natale à la fin de l'épopée napoléonienne pour rejoindre Moscou où, simple vendeuse de mode, elle est courtisée par un richissime aristocrate. Ivan Annenkov est un fervent admirateur de la France des Lumières et un farouche adversaire du servage. Il appartient à une société secrète qui rêve de renverser le tsar. Le complot échoue, les décabristes sont déportés en Sibérie. Ivan serait mort dans l'oubli le plus total si Pauline, comme sept autres femmes de condamnés, n'avait décidé de le rejoindre.

    La petite bande, qui deviendra légendaire, soutient si bien les conjurés qu'ils relèvent la tête et fondent, derrière les murs de leur prison, une minirépublique à la française... Qui était au juste cette Pauline qui croisa les hommes les plus célèbres de son temps, de Dumas à Dostoïevski, qu'elle fascina ? Irène Frain a suivi ses traces depuis la Lorraine jusqu'à la Transbaïkalie. Elle ressuscite son équipée et brosse avec feu et sensibilité le portrait d'une amoureuse endiablée.

  • Parti de Marseille pour une expédition vers l'Atlantique nord, Pythéas découvrit bien au-delà de la Grande-Bretagne une île qu'il baptisa Thulé et fut le premier à rapporter que la mer pouvait geler. À son retour, il consigna ses travaux scientifiques en astronomie, géographie et océanographie dans un traité De l'Océan, qui fut abondamment commenté et copié pendant toute l'Antiquité. Aucune page de son oeuvre n'a survécu. La plupart des commentateurs de l'Antiquité le traitèrent d'affabulateur, voire de menteur. Une mer gelée ? Quelle galéjade ! Son nom tomba dans l'oubli. Dans cette biographie imaginaire, François Garde réhabilite le marin, le Marseillais, l'astronome et le scientifique. Il retrace le destin d'un explorateur au temps d'Alexandre le Grand, et interroge le parcours d'un homme dont la vie fut guidée par la curiosité, la persévérance et la volonté de transmettre le savoir.

  • Mappa mundi : la grande aventure de l'invention du monde Nouv.

    Pour appréhender le monde qui l'entoure, pour s'orienter, l'homme a dû, et su, adapter ses connaissances en créant des représentations graphiques de la Terre et de l'univers. Ceux qui y ont contribué sont parfois de grands voyageurs, d'autres n'ont jamais quitté leur table de travail mais toutes et tous, qu'ils soient scientifiques, géologues, marins ou explorateurs, ont échafaudé les moyens de localiser, de mesurer, d'analyser, de modéliser.
    Ainsi Hérodote, Ibn Battuta, Zheng He, Bougainville, Alexandra David-Neel, Roald Amundsen ou encore Auguste Piccard ont participé à établir un cadre de plus en plus vaste, à comprendre comment l'homme habite la planète, à mettre en évidence la pluralité des milieux naturels et leur fragilité.
    Dans cet ouvrage illustré par Jean-Michel Charpentier, et agrémenté de nombreuses cartes anciennes, Paul Claval raconte la grande aventure de l'invention du monde et souligne l'importance de lui donner un sens.

  • Sur l'île noire

    Sonja Delzongle

    Comment un mythe façonne-t-il une région et ses habitants ? Pourquoi croit-on au fantastique ? Sonja Delzongle, pour qui la différence, la solitude, la marginalité ont toujours été source d'inspiration, s'interroge sur la force des figures extraordinaires. Et plus particulièrement de Nessie, créature des profondeurs lacustres, autour de laquelle on trouve : des îles riches en légendes, des canulars, de présumées apparitions, de sérieuses études scientifiques ayant abouti à 600 prélèvements d'ADN et surtout des doux dingues, des aventuriers du lac pour qui le monstre est devenu le quotidien. Partie sur les terres noires d'Écosse qui entourent le Loch Ness pour saisir l'esprit des Highlands et apprécier le trouble de ses eaux, elle est revenue avec un récit alternant enquête, rencontres improbables et voyage - tant intérieur qu'extérieur.

  • Magellan Nouv.

    Magellan

    Stefan Zweig

    • Paulsen
    • 17 Octobre 2021

    Fernand de Magellan, grand navigateur portugais du XVIe siècle, a une intuition géniale : on doit pouvoir contourner la barrière de l'Amérique et percer le passage du détroit antarctique pour rejoindre les très convoitées îles aux épices, les Moluques. Persuasif, il gagne la confiance du roi d'Espagne, Charles Quint, obtient cinq navires en piteux état, embarque une cohorte cosmopolite de 237 hommes et lève l'ancre le 20 septembre 1519. Tempêtes, mutineries, tensions à bord, épreuve du froid jalonneront l'épopée de ces navires.

    Magellan passe dans l'étroit boyau du détroit qui porte désormais son nom, et sort enfin de l'enfer pour entrer dans cet océan inconnu qu'il baptisera Pacifique.
    Il mourra victorieux 150 jours plus tard, dans l'eau tiède d'un récif des Philippines, percé de flèches, avant d'avoir rejoint le sud de l'Espagne.

  • " Stéphanie Bodet redonne à la littérature alpine une fraîcheur et une intensité que l'on croyait perdues. " Jean-Christophe Rufin
    C'est l'histoire d'une enfant asthmatique qui serre très fort un caillou dans sa main pendant le supplice du cours de gym. D'une petite fille sensible qui aime se perdre hors des sentiers. Qui d'aussi loin qu'elle se souvienne, a choisi de regarder sa vie de haut, à la verticale de soi. Surtout depuis cette fêlure, celle d'une petite soeur disparue trop tôt et qui lui a donné ses ailes : " Vivre. Vivre intensément ", écrit-elle. Perdue pour le sport, Stéphanie Bodet s'est pourtant donnée à l'escalade. Elle raconte l'entraînement intensif, les podiums en compétition, puis les années de vagabondages verticaux sur des parois égarées dans des jungles, les bivouacs glacials sous les étoiles. Et cet amour fertile qui l'unit à Arnaud Petit. La corde entre eux ne signe aucune entrave. Synonyme de liberté et de confiance, elle leur permet de flâner les yeux grands ouverts dans ces lieux vertigineux qu'ils affectionnent ensemble depuis plus de vingt ans.
    À l'heure des rendez-vous avec soi-même, elle se raconte avec une totale sincérité, à l'écoute des tourments de son âme et de son corps. Plus qu'un terrain de jeux, les parois sont pour Stéphanie un territoire de connaissance, de reconnaissance. Se fondre dans la nature, ne faire qu'un avec l'hirondelle ou le pin funambule, pour éprouver sa nature véritable. La grimpeuse vit l'ascension comme un acte poétique, une voie d'intrépidité et de sagesse. Acquiescer à la vie coûte que coûte, et peut-être réussir à s'élever, dans tous les sens du terme...

  • Neuf vies

    Robert Mads Anderson

    Neuf fois, sa vie aurait pu s'achever à l'Everest... Un même regard pour raconter trois décennies qui ont changé la face du Toit du monde, et la façon d'y mourir. Ou d'y survivre. L'auteur, lui, s'acharne et revient, en solo, en hiver, en style alpin, son rêve en poche.
    " Je suis allé neuf fois en expédition à l'Everest. Et huit fois, je n'ai pas atteint le sommet. Alors j'y suis retourné, encore et encore. Personne à ma connaissance n'a consacré plus de temps que moi à d'obscures tentatives sur le Toit du monde. J'ai presque toujours évité les voies normales, et refusé ce qui aurait rendu les choses plus faciles : l'oxygène, le soutien des Sherpas... Les risques en étaient décuplés. Alors quand on me demande (et on me le demande souvent) s'il m'est arrivé de frôler la mort, je dois prendre le temps de rassembler mes souvenirs. Parce que oui, de nombreuses fois, et de multiples façons, j'aurais pu mourir, j'aurais vraiment dû mourir. Ce livre est ma réponse à cette question : vous est-il arrivé de frôler la mort ? "
    Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Charlie Buffet.

  • Carnets de marins

    Huw Lewis-Jones

    • Paulsen
    • 19 Septembre 2019

    La mer est depuis toujours une inépuisable source de fascination, un lieu d'émerveillement et de terreur. Les journaux de bord, carnets de croquis, lettres et dessins nous font partager les expéditions et navigations des marins les plus intrépides. Une source essentielle pour comprendre leur vécu et leur ressenti, suivre leurs découvertes de nouveaux rivages et de créatures extraordinaires, connaître leurs appréhensions des dangers et leurs accomplissements.
    À travers des documents datant du XVIe au XXe siècle, complétés par des notices biographiques, nous partons à la rencontre d'officiers et de matelots ordinaires, de cuisiniers et de baleiniers, de chirurgiens et d'artistes, tous explorateurs et aventuriers à leur manière. Parmi eux, Jeanne Baret, première femme à avoir fait le tour du monde - sur un navire où elle s'était embarquée clandestinement -, l'Italien Antonio Pigafetta, qui navigua avec Magellan, William Bligh, capitaine du Bounty, Piri Reis, amiral ottoman et cartographe, le Tahitien Tupaia, qui participa au premier voyage de Cook, ou les figures exceptionnelles que furent le flibustier Bartholomew Sharp, le naturaliste Georg Steller et Zheng He, l'homme aux commandes d'une flotte chinoise de 200 navires sous l'empereur Ming.
    Comme des trésors surgis des malles, les carnets des hommes et des femmes qui prennent la mer sont une invitation à embarquer.

  • On croit tout savoir sur le courage, persuadés que les chemins qui y mènent ont été largement défrichés. Mais en les empruntant, on comprend vite que ces sentiers sont encore très peu balisés. Quels sont les points communs entre le courage de risquer sa peau, de jouer sa réputation, d'affronter l'inconnu ou de mourir dignement ? Le courage d'une mère Teresa partage-t-il les mêmes racines que celui d'un Winston Churchill ou d'un Ernest Shackleton ? Et aujourd'hui, est-il en déclin ?

    En compagnie de philosophes et de scientifiques, de sportifs, aventuriers, secouristes, militaires et héros du quotidien - de Géraldine Fasnacht à Élisabeth Revol, de Mike Horn à Matthieu Ricard, du policier du Raid à monsieur Tout-le-Monde -, Gérard Guerrier part à la découverte du courage. Pourquoi tant de peine ? Parce que le courage fait et continuera à faire la noblesse de l'Homme et parce qu'il ne peut y avoir de bonheur individuel ni de société juste sans courage.

  • Un auteur d'altitude descend vers l'île-montagne, la Corse, sa passion secrète, et suit la ligne rouge et blanche tracée sur son épine dorsale qui dessine le plus beau sentier d'Europe : le GR20 de la mer à la mer.
    Une île, une montagne : double promesse. Trente ans après avoir traversé la Corse hors saison par son sentier vedette, Gilles Modica en reprend les étapes sous un soleil de sirocco. Une aventure sportive de 180 kilomètres entre deux mers. Une itinérance pour retrouver l'énergie du granit et des vents, le bonheur des sources, les bergeries oubliées ou les sangliers dans les jungles d'aulnes.
    Passionné d'histoire et des cimes insulaires, l'auteur remonte le temps et les paradoxes du plus beau sentier d'Europe. Au rythme des crêtes et des rencontres du GR20, son récit convoque l'hiver, les premiers explorateurs de sommets et les motifs de sa fascination.

  • Norilsk

    Caryl Férey

    Grand voyageur, il n'avait pourtant jamais été en Russie. Encore moins en Sibérie. Il n'aime pas le froid et avait quelques a priori sur les Russes. Mais il a dit oui. Et il s'est embarqué avec son acolyte "La Bête" dans une aventure sans égal : découvrir Norilsk, cité minière aux mains des oligarques, à trois cents kilomètres au-dessus du cercle polaire.

    Un ancien goulag, fermé aux touristes et aux Russes, accessible uniquement avec une autorisation du FSB. Une ville sans animaux, sans arbres. En résumé, la ville la plus pourrie du monde. Revenu de ce voyage pas comme les autres, nourri de rencontres inoubliables, il en tire un livre qui oscille entre enquête gonzo et récit au décor noir.

  • Avec ses 25 ans pour tout bagage, et son ami Maxime Du Camp comme compagnon de voyage, le jeune Normand Gustave Flaubert fait, en 1847, le tour de la Bretagne à pied. Les deux compères parcourent une région fière et sauvage, encore ignorée par le chemin de fer et l'école. Ils s'aventurent à travers champs, s'embarquent pour Belle-Île, découvrent le bagne à Brest, la manufacture de tabacs à Morlaix, et la tombe de Chateaubriand à Saint-Malo. De ce périple, ils tireront un livre méconnu, Par les champs et par les grèves, où l'on sent déjà toute l'ironie et les fulgurances du futur écrivain. Du brut de Flaubert, qui pétille tel un cidre breton - ou normand, on ne sait de quel tonneau.
    Parti sur les pas de Flaubert, Thierry Dussard confronte la Bretagne d'hier à celle d'aujourd'hui, évoque ses lectures et ses voyages, en prenant « Gust » par le col au passage, pour faire sortir de sa tanière l'ours qui avait voué sa vie entière à l'écriture. Son récit est un élixir de littérature buissonnière.

  • Novembre 1799. Un ambitieux général de trente ans prend les rênes d'un pays aux abois.
    Pour redresser la France, Bonaparte a besoin de fonds, et de l'or, les États-Unis, débiteur d'une guerre d'Indépendance largement financée par la patrie des Droits de l'Homme, en regorge.
    Gilles Belmonte, le jeune capitaine de frégate aux idéaux et à l'activisme bien trempé, se voit alors confier une nouvelle mission qui conduira l'Égalité à la recherche d'un trésor disparu. Mais la France n'est pas la seule puissance à convoiter le butin... Avant de reprendre la mer, notre héros assiste à Paris à la condamnation injuste de son ennemi intime devenu ami, le capitaine anglais George Davies. Tout en déjouant les manipulations des Anglais, Belmonte et son équipe cherchent à tromper la vigilance des Américains en alerte.
    Mais aux abords de Philadelphie, le voilà partagé entre son devoir et les retrouvailles tant attendues avec l'audacieuse Camille Desmaret, fuyant la tyrannie de son père, et désormais hébergée par ceux-là même qu'il doit dépouiller...

    Dans ce second tome de sa saga d'aventures maritimes, Fabien Clauw nous fait frémir des atterrages de Brest au fleuve Delaware.

  • Né en Écosse en 1838, débarqué à 10 ans dans la région des Grands Lacs, aux États-Unis, le jeune Muir s'échine chaque jour dans les champs et lève parfois la tête pour regarder la nature environnante qui l'émerveille. Le soir, il imagine et crée des objets mécaniques qu'il présente ensuite en ville comme, par exemple, cet appareil pour le sortir automatiquement du lit à l'heure du lever. Très vite, John Muir s'interroge sur le sens de cette vie de labeur, alors qu'il pourrait vivre en autonomie dans la nature. Il quitte le Wisconsin, sillonne le pays à pied du nord au sud et d'est en ouest, participe aux transhumances de bergers isolés, vit en ermite dans les bois, fasciné et nourri par la vie qui l'entoure. Dans la Californie de la ruée vers l'or, on fait fortune en creusant une dette écologique abyssale, que personne ne voit encore. Sauf Muir, qui la pressent grâce à son attention aux hommes et son amour du paysage. Figure mythique aux États-Unis, fondateur des parcs nationaux, sauveur du Yosemite, John Muir posa clairement la question du sens de la vie dans la nouvelle société industrielle et industrieuse et il y a répondu, par son mode de vie, en termes tout aussi clairs. Ancêtre du concept d'écologie, il fut, selon Roosevelt, « l'homme le plus libre que j'ai jamais rencontré ».

  • La France révolutionnaire est en guerre contre la plupart des monarchies d'Europe. L'Angleterre et sa puissante Royal Navy sont le fer de lance d'une lutte qui s'éternise. Hélas, la jeune Marine Républicaine se consume sur les cendres de la défunte Royale. À court de crédits, la flotte française souffre d'une corruption généralisée et une grande partie de ses officiers, de noble lignée, a immigré.

    Engagé dans la marine Royale à l'âge de 13 ans, le fougueux Gilles Belmonte en a 29 lorsqu'il accède au grade de capitaine de frégate. Il se voit confier un nouveau bâtiment, l'Égalité, et une mission cruciale pour la survie de la France.

    Entre machinations des services secrets, combats navals et amour naissant, son sens de l'honneur et son formidable instinct auront-ils raison d'un ennemi prêt à tout ?

  • SOS Himalaya

    Denis Urubko

    L'alpiniste Denis Urubko, le sauveteur d'Élisabeth Revol au Nanga Parbat, raconte les six épisodes où il a sauvé des vies en Himalaya, avec un sens certain du récit et une voix singulière. Doué, entraîné, affûté et non dépourvu d'humour, il nous donne accès à cette "zone de la mort" au-delà de 8000 mètres qu'il a si souvent approchée.
    La France a découvert Denis Urubko en janvier 2018 lorsqu'il s'est porté au secours d'Élisabeth Revol, en perdition au Nanga Parbat. Abnégation : il renonce au K2 dont il tentait l'ascension hivernale ; suspense : la paroi du Nanga est immense et les infos floues ; exploit : il gravit 1 200 mètres de paroi en pleine nuit ; chance ou miracle : il retrouve la Française dans les ténèbres. Urubko raconte ce secours dans le détail pour la première fois. Mais il n'en était pas à son premier exploit : au moins six fois, il a ramené des alpinistes de la " zone de la mort ", ces hautes altitudes où chacun est trop obsédé par sa propre survie pour penser aux autres. Si Urubko peut jouer les saint-bernards, c'est qu'il est un as des 8 000, doué, entraîné et affûté. Il a su raconter ces histoires extraordinaires avec une voix talentueuse et singulière, où l'humour le dispute à l'orgueil.
    Denis Urubko est né en 1973 au pied du Caucase, en URSS. Il a pris la nationalité kazakhe en s'engageant dans l'armée aux débuts de sa carrière d'alpiniste, puis la nationalité polonaise lorsqu'il a participé à des expéditions hivernales nationales. Il a gravi vingt-deux fois des sommets de plus de 8 000 mètres, un record - parfois à plusieurs reprises, toujours sans oxygène, même en hiver.
    SOS Himalaya, traduit du russe par Nina Neverov, est son premier livre publié en France.

  • Un récit magistral sur l'essor du trail, à la première personne, par un journaliste du Guardian.
    " Au cours de cette plongée dans l'ultra, j'ai appris qu'il est presque impossible de savoir ce qui nous pousse à faire ce sport de dingues. Bien sûr, on veut gagner, on veut finir, on veut faire de notre mieux, on veut trouver ses limites, on veut que nos proches soient fiers de nous... Tout ça est vrai, mais ça n'explique pas grand-chose. Ce qui nous anime, c'est un besoin irrépressible, un désir profond et primitif d'aller braver la mort et d'en revenir. "
    Adharanand Finn, auteur d'une enquête remarquée sur les marathoniens kényans, court son premier trail pour un reportage. Deux ans plus tard, il est au départ du mythique UTMB. En chemin,
    il aura rencontré les plus grands champions de la course d'endurance, explorant les motivations de ces passionnés... et surtout les siennes.
    Les Ultraterrestres (The Rise of the Ultrarunners) est traduit de l'anglais par Jean-Philippe Lefief.

  • Le troisième opus de la saga de Fabien Clauw démarre à vive allure, avec un Gilles Belmonte prisonnier des Anglais. Napoléon n'est pas encore empereur, la campagne d'Égypte bat son plein, celle d'Italie débute, la quasi-guerre avec les États-Unis se termine, et les services d'espionnage britanniques sont toujours aussi performants.
    Seul face à l'ennemi, le capitaine de l'Égalité va devoir ruser pour se sortir du pétrin infernal dans lequel il est tombé.
    Ses nouvelles aventures le conduiront de Brest en Île de France (actuelle île Maurice), où nous croiserons aussi bien Talleyrand que Surcouf, sans oublier l'élue de son coeur, l'audacieuse Camille.
    Les combats maritimes, toujours aussi réalistes et saisissants, rivaliseront dans ce troisième tome avec une intrigue des plus originales, dans un pan de l'Histoire de France toujours aussi tourmenté, décidément propice à une belle tension dramatique.

  • Le 1er août 1914, le jour où l'Europe entre en guerre, le trois-mâts l'Endurance quitte Plymouth. Le but de l'expédition ? Traverser l'Antarctique. Mais, au-delà du 60e parallèle sud, les glaces se referment sur le bateau qui va lentement dériver pendant neuf mois. L'Endurance finit par se briser et Shackleton donne l'ordre à ses hommes d'évacuer le navire. Ils vont devoir survivre aux orques, aux tempêtes, au froid et à la faim avant de pouvoir enfin atteindre une terre : l'île de l'Eléphant.
    Mais l'hiver arrive et les chances de survie sont presque inexistantes. Shackleton et cinq hommes décident alors de partir sur le James Caird, l'un des canots de secours de l'Endurance, pour tenter de rejoindre la Géorgie du Sud. Une navigation aléatoire de 1 500 km au coeur des 50e hurlants. Les six hommes réussiront contre toute attente et leur exploit restera légendaire. Mais il leur faudra encore affronter les montagnes escarpées de Géorgie du Sud avant de pouvoir enfin déclencher les secours et réunir tout l'équipage sain et sauf.
    Le récit de Sir Ernest Shackleton, agrémenté des photos de Frank Hurley, offre un témoignage bouleversant.

  • Nellie a fait le tour du monde, Thomas a voyagé dans les étoiles, Ada a survécu seule dans l'Arctique, Aliénor a parcouru l'Australie à cheval, Jessica a tenté un tour du monde à la voile à 16 ans... Pas de doute, ces hommes et ces femmes n'ont pas froid aux yeux ! Dédiant leur vie à l'aventure, ils et elles ont tracé leur route et exploré les lieux les plus extrêmes de la planète. Pour les uns, l'objectif est de passer un message écologique, pour d'autres, tout simplement dépasser ses limites. Ils ont en commun d'avoir suivi leurs rêves et leurs envies. En voyageant avec les trente figures incroyables de cet album, tu visiteras toi aussi les quatre coins du monde et comme eux, tu iras conquérir des espaces inconnus et vivre des moments historiques.

  • Janvier 1804. La paix d'Amiens a vécu. L'Angleterre, qui s'est affranchie de toute déclaration de guerre, a capturé des milliers de marins français et fomente une troisième coalition. À Boulogne, le futur empereur des Français riposte en rassemblant une formidable armée d'invasion et en octroyant des moyens inédits à la flottille de débarquement. La Royal Navy règne sur les mers ? Qu'à cela ne tienne : les escadres de Brest, Rochefort et Toulon convergeront par-delà l'océan Atlantique, où elles attireront les vaisseaux de Sa Majesté avant de surgir dans la Manche pour envahir l'Angleterre.

    Ce plan fou, Gilles Belmonte l'a mis en oeuvre avant de rejoindre sa frégate. Bientôt, notre héros nous embarque pour une hallucinante épopée de plusieurs mois et de milliers de milles, qui se soldera par le désastre que l'on connaît. Et si ce « coup de Trafalgar » masquait en réalité une page glorieuse de la Marine française ? À l'instar des opus précédents, Fabien Clauw nous conte cette bataille historique avec dextérité, justesse et une grande finesse dans la description des ressorts et jeux de stratégie.

  • Un corps en miettes au pied d'une falaise, des questions sans réponses... Le récit étrange et pénétrant d'un homme revenu de loin.
    " J'étais parti seul escalader la falaise. Elle n'a plus voulu de moi et je suis tombé. Cinquante mètres plus bas, je suis revenu à la vie. Un ange m'a-t-il gardé dans ma chute ? La question peut paraître ridicule, même pour un croyant. Dieu nous voulant libre, pourquoi se mêlerait-il alors du pataquès dans lequel je me suis mis ? "
    Trente ans après avoir échappé miraculeusement à une chute, Claude Compagnone la revisite dans un premier livre singulier, explorant les mots pour dire l'indicible et raconter son chemin du retour à la vie.

empty