Livres d'art

  • Aristide Maillol

    Collectif

    • Gallimard
    • 7 Avril 2022

    D'abord peintre, Maillol se tourne vers la tapisserie et les arts décoratifs. Mal connue, cette première partie de sa carrière, au cours de laquelle il regarde Gauguin et Puvis de Chavannes et tisse des liens étroits avec les Nabis, montre un artiste désireux de retrouver les principes du décor mural.
    Il découvre la sculpture vers 1895 seulement, d'abord sur bois et de petites dimensions : Octave Mirbeau et Ambroise Vollard entre autres en reconnaissent les qualités.
    La Méditerranée réalisée pour le comte Kessler apparaît comme le manifeste du « retour à l'ordre », dont Maillol est un acteur majeur : proscrivant toute recherche d'expression, il instaure un nouveau classicisme et inscrit des corps féminins, à l'anatomie charpentée et sensuelle, dans des formes géométriques simples.
    Maillol passe avec aisance de l'esquisse au monumental, dans des allers-retours continuels. L'imposant Monument à Cézanne invite à plonger dans son processus créateur, avant les grandes figures, aboutissement d'un parcours dans lequel la recherche d'une perfection formelle tient une place essentielle.

  • Véritable célébration des cerisiers, ce coffret, accompagné d'un livret explicatif, déploie dans un format accordéon plus d'une soixantaine d'oeuvres des plus grands maîtres de l'estampe japonaise. Le sakura, dont la fleur est devenue l'emblème du pays, offre au début du printemps une floraison grandiose, dans de subtiles variations de couleurs, qui s'étend comme un nuage vaporeux sur tout le pays, et qui a donné lieu à un rituel ancestral, le hanami. De Hokusai à Hiroshige, en passant par Keibun, Bairei et Hasui, ces estampes mettent en valeur l'intensité et la fugacité de ce moment unique, occasion de recueillement en famille ou entre amis, où chacun est invité à méditer sur la brièveté de toute chose et sur la fragilité de l'existence, à contempler la nature pour y trouver la sagesse.

  • écrits sur l'art : édition de David Gullentops

    Jean Cocteau

    • Gallimard
    • 7 Avril 2022

    Les Écrits sur l'art rassemblent les articles, préfaces, hommages et études monographiques que Jean Cocteau a consacrés aux artistes qu'il a côtoyés et admirés. Notamment les principaux représentants de l'avant-garde, Gleizes, Picasso, Braque, Dalí, Delaunay, Modigliani, Dufy, Matisse, Lipchitz, Picabia, Man Ray et De Chirico ; tout en y incluant les femmes artistes actives en cette période, Abbott, Krull, Madame d'Ora, Laurencin, Lagut, Fini, Vautier.
    L'ouvrage contient les éloges aux maîtres du passé qu'il a pris pour modèles : le Greco, le Douanier Rousseau, Watteau, Toulouse-Lautrec, Cappiello, Vermeer, Cézanne, Tiepolo, Rembrandt, de Vinci, Van Gogh, Morisot, Ingres, Delacroix ; ainsi que les témoignages de soutien aux jeunes créateurs qu'il a considérés comme des précurseurs dans leur domaine : Bérard, Harold, Bellmer, Clergue, Buffet, Mathieu, Moretti.
    Ce volume montre comment Cocteau relie les différentes disciplines artistiques : le dessin, la caricature, la peinture, la décoration d'intérieur, le décor de théâtre, la mode, la photographie, la sculpture, la céramique et la tapisserie. Et révèle ses conceptions sur la création artistique en général, tout en livrant un panorama permettant de saisir l'évolution de l'esthétique dans la première moitié du XXe siècle.

  • Bote-tchu & Sèllatte

    Simon Boudvin

    • Art et fiction
    • 5 Avril 2022

    "Du Jura bernois aux montagnes neuchâteloises, Simon Boudvin traverse ici un territoire témoin des luttes que nous raconte l'historienne Marianne Enckell, bibliothécaire et archiviste bénévole au Centre international de recherches sur l'anarchisme (CIRA, Lausanne).
    Si ce livre reste difficile à classer, il présente néanmoins une idée simple: croiser une spéculation logique qui dénombre toutes les formes primaires de tabourets et une enquête de terrain qui inventorie les modèles existants et les histoires qu'ils portent."

  • 200 best ad photographers worldwide 2021/2022

    Collectif

    • Luerzer's archive
    • 17 Janvier 2022
  • De février à mai 2022, la Fondation Cartier pour l'art contemporain consacre une grande exposition à Graciela Iturbide, figure emblématique de la photographie latinoaméricaine. Travaillant principalement en noir et blanc dans son pays natal, le Mexique, Graciela Iturbide s'intéresse à la cohabitation entre traditions ancestrales et rites catholiques, ainsi qu'à la relation de l'homme à la mort. Elle dédie également une part importante de ses photographies aux femmes et à leur place au sein de la société. Ces dernières années, ses prises de vues se sont vidées de toute présence humaine, révélant le lien fort qui l'unit aux choses, à la nature et aux animaux. À travers plus de 200 photographies, l'exposition et le catalogue réalisé à cette occasion présentent des oeuvres iconiques et une importante sélection de photographies inédites de Graciela Iturbide, ainsi qu'une série d'images couleur commandée spécialement par la Fondation Cartier, dévoilant ainsi une oeuvre sensible, poétique et humaniste.

  • 1000 ans de joies et de peines

    Wei Wei Ai

    • Buchet chastel
    • 3 Février 2022

    Pendant son incarcération en 2011, repensant au fossé d'incompréhension qui s'était creusé entre son père et lui, Ai Weiwei décide d'écrire ses mémoires pour que son enfant n'ait pas les mêmes regrets.
    Ai Weiwei est le fils du grand poète chinois Ai Qing, ami de Mao Tsé-Toung. Violemment critiqué lors de la Révolution culturelle, ce dernier est envoyé avec sa famille en camp de travail.
    Avec une absolue franchise et beaucoup d'esprit, dans ses mémoires intimes illustrés de cinquante dessins inédits, Ai Weiwei revient pour la première fois sur son enfance, sa jeunesse dans les camps pendant 17 ans, son éveil à l'art, sa formation à New York, son cheminement personnel, son amitié avec Allen Ginsberg ainsi que l'influence de Duchamp et de Warhol sur son travail. Il raconte sa prise de conscience de la puissance révolutionnaire de l'art, la façon dont la vie dans un régime totalitaire a façonné son oeuvre, ses provocations qui lui vaudront d'être incarcéré de nombreuses fois, son exil, et la permanence de son combat contre le système chinois.
    À travers une plongée passionnante dans la Chine de Mao Tsé-Toung à aujourd'hui, voici le récit d'un destin hors norme, de l'anonymat au statut d'artiste superstar et figure de l'engagement contre la répression.

  • Les piscines de Suzanne Hay

    ,

    • Gourcuff gradenigo
    • 3 Décembre 2021

    À l'automne 2021 le musée La Piscine - Musée d'art et d'industrie André Diligent à Roubaix, présente une exposition réunissant des peintures à huile sur toile et des dessins de Susanne Hay (1962-2004) provenant de la succession de l'artiste et de collections privées, pour la plupart parisiennes. Trois toiles proviennent de Berlin et de Stuttgart.
    Le catalogue présente 20 peintures et dessins sélectionnés parmi une oeuvre globale de l'artiste d'environ 230 toiles et 200 dessins. Il se concentre sur les séries consacrées directement par l'artiste au thème du rapport à l'eau, soit :
    - « Les Piscines » - « Les Salles de bains » et les « Douches »

  • Cet ouvrage collectif est la première publication en français du travail théorique et pratique d'un paysagiste japonais contemporain Nakamura Yoshio. Les contributions de chercheurs comme A.
    Berque, J. Cobbi, M. Conan, A. Guillerme, C. Grout, C. Marlin...
    Accompagnent deux de ses textes inédits. Sa pensée « entre France et Japon » fait une large part aux composantes sociales du paysage.
    Il propose d'emprunter un étroit sentier creusé à l'aide de la notion japonaise de fûkei. Entre « paysage » et « fûkei », il ouvre un horizon intermédiaire qu'il s'agit dorénavant d'explorer.
    Yoshio Nakamura est paysagiste, ingénieur et théoricien du paysage au Japon. Issu de l'université de Tokyo, il a étudié un an à l'École des Arts et Métiers (ENSAM) à Paris durant l'année universitaire 1967-1968, puis est devenu chercheur et professeur à l'Institut de technologie de Tokyo (Tôkyô Kôgyô Daigaku). Il a notamment obtenu le prix Mélina Mercouri de l'Unesco en 2003 pour le projet d'aménagement du parc de Koga au nord de Tokyo. Il est l'auteur de nombreux essais et articles de recherche théorique sur la question du paysage.

  • Steam Power est le témoignage en photographies d'une passion d'enfance?: celle du photographe et architecte italien, Pietro Pietromarchi (né en 1965), pour les trains à vapeur. En 1992, à l'occasion d'un stage chez un architecte indien, Pietromarchi découvre depuis Ahmedabab, où il réside alors, la richesse du réseau à vapeur local toujours en activité. Dès lors, chaque voyage devient pour lui un prétexte pour découvrir des lignes ferroviaires et des sites miniers où ces vieux engins sont encore utilisés au quotidien. Il s'agit pour le photographe de conserver par l'image un pan d'histoire, d'immortaliser les locomotives à vapeur jusqu'à leur dernier souffle. Cette démarche documentaire le conduit dans les endroits les plus reculés et les plus inhospitaliers de la planète. Locomotives, gares, signaux, nuages de vapeur... les photographies de Pietromarchi font revivre ce paysage ferroviaire, qui était entré dans l'imaginaire par la littérature, de Jules Verne à Zola, la peinture, de Turner, Monet, Caillebotte à Delvaux, et le cinéma, mais qui disparaît du quotidien au rythme accéléré du progrès. Seuls résistent les pays riches en charbon d'Europe de l'Est ou trop pauvres pour moderniser leurs infrastructures de transport, comme l'Afrique du Sud, la Chine ou l'Inde. À l'Ouest, des anciens, conscients de la valeur de ce patrimoine, parviennent néanmoins à la sauvegarde de quelques lignes, à la grande joie des touristes. De l'Erythrée au Skri Lanka, jusqu'en Patagonie... À travers l'oeil de Pietro Pietromarchi, on peut entendre les convois s'ébranler, les motrices s'élancer, les essieux crisser à l'arrivée en gare.

  • Des cinéastes Sergio Leone à Serge Corbucci. Des acteurs Gian Maria Volonté, Klaus Kinski ou Tomas Milian jusqu'aux incontournables Lee Van Cleef ou Clint Eastwood. De la musique d'Ennio Morricone, aux inspirations de Marlon Brando et Akira Kurosawa. Ce livre somme du cinéaste Alex Cox est une plongée encyclopédique sur l'Age d'Or du Western Spaghetti Italien, en plus de 50 films décryptés, analysés : un ouvrage de plus de 600 pages (inclus un cahier photo), dans le format de la collection « les Carnets d'Ozu ».

  • Femmes d'art

    Marie-Stéphanie Servos

    • Leduc
    • 3 Novembre 2021

    Quel meilleur endroit pour découvrir des femmes artistes que le musée ? Cependant, en se promenant dans les allées de nos grands musées, on découvre que leurs noms sont très peu présents au bas des cartels qui accompagnent les oeuvres. Absentes en tant que créatrices, elles sont pourtant si présentes en tant que sujets, la plupart du temps nues. Les femmes n'ont-elles jamais créé ? N'ont-elles jamais été suffisamment talentueuses pour être retenues par l'histoire ? Évidemment, non. Les femmes ont tout simplement longtemps été invisibilisées. Heureusement, en l'espace de dix ans, et sous l'impulsion des femmes de tous horizons - commissaires d'expositions, galeristes, critiques, collectionneuses... -, les lignes bougent, permettant aux femmes de prendre enfin toute la place qu'elles méritent.

    Ce livre a vocation à mettre en lumière le travail de femmes artistes d'hier et d'aujourd'hui. Des portraits de celles qui ont ouvert la voie (Berthe Morisot, Louise Bourgeois, Georgia O'Keffe , Niki de Saint Phalle...), des conversations avec celles qui créent (Agnès Thurnauer, Prune Nourry, Inès Longevial, Joanna Vasconcelos...) et celles - actrices du monde de l'art - qui les soutiennent.

  • Les métamorphoses de l'argentique

    Denis Brihat

    • Le bec en l'air
    • 25 Novembre 2021

    Denis Brihat, photographe installé en Provence et internationalement célébré, a consacré une oeuvre immense à une obsession unique : la nature. Il porte sur elle un regard intense et sensible, mélange de sensualité, de rigueur et de pratique quotidienne. Il a exploré comme peu d'autres les immenses possibilités chromatiques de la chimie liée à la photographie argentique, avec la volonté de reconstituer au plus juste les couleurs de la nature sous la forme de « tableaux photographiques » révélant le monde invisible des coquelicots, des oignons, des poires ou des citrons...
    Avec plus de 120 photographies réalisées depuis la fin des années 1960 et un corpus de texte issus de douze heures d'entretiens inédits avec le photographe, cet ouvrage met en lumière la démarche de ce grand artiste.

    Traduction en anglais du cahier technique présentant les formules de Denis Brihat pour réaliser ses tirages.

  • En 1890 Paul Nadar entreprend un voyage vers l'Asie centrale en suivant la Route de la soie. Il en rapporte une impressionnante série de photographies témoignant de la modernité soviétique en marche, réalisées avec les premiers films gélatine Kodak.
    Un siècle plus tard, Payram emprunte la même route.
    Photographiant à la chambre avec les ultimes films Kodak grand format, il capte le quotidien des ex-pays d'URSS en pleine réappropriation de leur histoire.
    Ce livre met en dialogue leurs images en interrogeant la place de la photographie dans le champ mémoriel et sa capacité à se saisir de l'histoire. L'originalité de sa forme - deux livres superposés assemblés et reliés - ajoute un écho supplémentaire à ces deux récits ambitieux qu'analyse l'historien de la photographie Michel Poivert.

  • Alfreda Hitchcock & sisters

    Martine Doyen

    • Lettre volee
    • 19 Novembre 2021

    Partant du paradoxe que son panthéon cinématographique est quasi exclusivement composé d'hommes dont les films la touchent profondément et l'inspirent, en tant que cinéaste mais aussi en tant que spectatrice, Martine Doyen s'est prise au jeu de féminiser les traits de ses idoles pour découvrir ce qu'ils seraient en femmes, à défaut de pouvoir imaginer ce que leurs films auraient pu être, s'ils l'avaient été. et en attendant que s'installe la parité chez les réalisateurs et réalisatrices de films, cela soulage et permet de continuer à les adorer car, dans le fond, nos grands cinéastes sont des femmes aussi. reste à savourer cette galerie de portraits en tentant de reconnaître qui se cache derrière chacune de ces femmes dans ce who's who du cinéma international.

  • Alors draguons le sort pour embrasser(s)er la vie : puzzle 1000 pièces

    Madame

    • Alternatives
    • 4 Novembre 2021

    Quel est donc ce secret qu'elles se susurrent à l'oreille et qui les réjouit tant? Penchées l'une vers l'autre, dans une étreinte complice, ces deux jeunes femmes, dont les bustes émergent en miroir parmi les herbes hautes, s'apprêtent à jouer quelque tour, qui avec son allumette, qui avec sa vipère. Née de l'assemblage d'images glanées dans de vieilles éditions, cette composition associe la grisaille de l'imprimé au doré d'une peinture aérosol pour nous transporter dans un monde intemporel comme suspendu. Entre folklore et sacré, ces jumelles nimbées prennent l'aspect de nymphes mutines.Madame est une collagiste maniant l'image aussi bien que les mots. Ses oeuvres, poétiques et spirituelles, déclinent sur les murs de la cité une histoire de nos relations humaines dans ce qu'elles ont de plus intime mais aussi de plus universel. Entre maximes et mises en garde, les petites phrases qui jalonnent son travail ont valeur d'oracles. Toujours bienveillantes, souvent malicieuses, elles enchantent ses assemblages d'images et en constituent l'articulation même. Les oeuvres de Madame offrent des reparties à nos vies.Cyrille Gouyette

  • Un étranger nommé Picasso

    Annie Cohen-Solal

    • Fayard
    • 21 Avril 2021

    Comment, face aux aléas politiques du xxe siècle, traversant deux guerres mondiales, une guerre civile et une guerre froide, au sein d'une Europe déchirée par les nationalismes et dans une France xénophobe qui l'accueille mal, Picasso impose-t-il au monde son oeuvre magistrale ?
    Pourquoi le 18 juin 1901 Picasso est-il « signalé comme anarchiste » à la Préfecture de police, quinze jours avant sa première exposition parisienne ? Pourquoi le 1er décembre 1914 près de sept cents peintures, dessins et autres oeuvres de sa période cubiste sont-ils séquestrés par le gouvernement français pour une période qui dure près de dix ans ? D'où vient l'absence presque totale de ses tableaux dans les collections publiques du pays jusqu'en 1947 ? Comment expliquer, enfin, que Picasso ne soit jamais devenu citoyen français ? Si l'oeuvre de l'artiste a suscité expositions, ouvrages et commentaires en progression exponentielle à la hauteur de son immense talent, la situation de Picasso « étranger » en France a paradoxalement été négligée. C'est cet angle inédit qui constitue l'objet de ce livre.

    Pour l'éclairer, il faut exhumer des strates de documents ensevelis, retrouver des fonds d'archives inexploités, en rouvrir, un à un, tous les cartons, déplier chacune des enveloppes, déchiffrer les différentes écritures manuscrites. Alors tout s'organise autrement et le statut de l'artiste se révèle beaucoup plus complexe qu'on ne l'imaginait.

    Un étranger nommé Picasso nous entraîne dans une enquête stupéfiante sur les pas de l'artiste surdoué, naviguant en grand stratège dans une France travaillée par ses propres tensions. On le voit imposer au monde son oeuvre magistrale, construire ses propres réseaux et devenir un puissant vecteur de modernisation du pays. Un modèle à contempler et peut-être à suivre.

  • Au-delà du style

    Morton Feldman

    • Philharmonie de paris
    • 18 Novembre 2021

    De 1985 à 1987, année de sa mort, Morton Feldman s'est rendu chaque été à Middelbourg aux Pays-Bas où se tenait alors le Festival Nieuwe Muziek. Il y était invité à jouer sa musique, mais aussi à en parler au cours de conférences, masterclasses et conversations.
    Parler de musique, pour Morton Feldman, c'est évoquer l'enseignement, l'histoire de l'Occident, la classe moyenne, les tapis turcs et l'art - la peinture notamment, lui qui a aussi appris la composition en regardant travailler ses amis peintres, Willem de Kooning et Philip Guston. Face à un public d'auditeurs, de musicologues, d'élèves et de compositeurs (au premier rang, Bunita Marcus), Feldman se met en scène.
    Sa pensée, débordante, se jouant des conventions et de la barrière du style, laisse entendre l'oeuvre, son répertoire de mouvements, le sens de sa beauté. Entre ces pages, au fil des rencontres avec Bach, Mozart, Beethoven ou encore Cage, Stockhausen et Xenakis (partenaire d'une conversation mémorable ici donnée dans son intégralité), se compose l'autoportrait d'un homme que la musique a ouvert au monde.

  • Tokyo pourpre

    ,

    • Albin michel
    • 17 Novembre 2021

    « La nuit, Tokyo est rouge.
    C'est du moins ainsi que je la vois, comme un coeur palpitant, une flaque de sang, un néon ardent... À l'école, on m'avait appris que la capitale du Japon est une ville démesurée. C'est vrai. Et la nuit, c'est encore plus vrai : des millions de néons s'allument, les stations de métro sont bondées, les rues ruissellent de lumières et de vitrines... Mais sous ses éclats de kaléidoscope, survient alors autre chose. Un battement sourd, un murmure organique, qui vous attire et vous effraie à la fois.

    Tokyo la nuit recèle des milliers de secrets et parcourir ses rues, jusqu'au bout de l'aube, s'apparente à une quête de tous les extrêmes, envoûtante, inouïe, inoubliable. Ingmar Bergman imaginait l'intérieur de l'âme comme une membrane rouge, une sorte de chambre écarlate... La nuit tokyoïte, avec ses plaisirs, ses folies, ses excès, raconte l'histoire de cette chambre - celle de l'âme humaine. Bienvenue dans Tokyo pourpre. » Jean-Christophe Grangé

  • Itinéraires...

    ,

    • Loco
    • 19 Novembre 2021

    Itinéraires... s'est construit à partir d'une invitation lancée à une cinquantaine de photographes à proposer des images où se rencontre la photographie et le voyage sous toutes ses formes. Chacun a exhumé un corpus de photographies pour la plupart inédites, parfois solitaires, souvent des pépites oubliées.
    L'idée du voyage se décline ici sous de nombreuses formes autant réelles que symboliques...
    - errance et esprit nomade...
    - exploration de pays lointains ou voisins...
    - découvertes de nouveaux territoires...
    - rencontre de l'autre et célébration de la diversité humaine...
    - voyage intérieur, intime, à la recherche de soi...
    - voyage dans des pays imaginaires et des lieux fictifs...
    - voyage initiatique...
    Tous les photographes, dans leur proposition, ont joué le jeu de ce « voyage collectif en photographie » avec un enthousiasme exeptionnel, renforcé par un désir intense de faire oeuvre commune en ces temps de privation...
    Ce livre paraît en échos au festival Itinéraires des Photographes Voyageurs qui célèbre cette année ses 30 ans. Il a été également composé avec la complicité de Philippe Dollo (photographe) et Joël Van Audenaege (photographe, éditeur et graphiste).

  • Marvel : une histoire de design

    Collectif

    • Die gestalten editions
    • 16 Novembre 2021

    Les comics Marvel illustrent une histoire unique, celle d'une idée qui allait conquérir le monde et finir par influencer toute chose, du pop art aux émojis.
    En se penchant sur l'évolution graphique de l'univers de cet éditeur de légende, ce titre rend hommage à un pilier de la culture visuelle moderne.
    L'univers de Marvel est énergique, explosif et légendaire. Tout commença par un Boom !
    Et un Bang !
    Marvel a inspiré la vie de millions de lecteurs, familles et créateurs. C'est aujourd'hui l'une des marques les plus identifiables du monde, au riche langage visuel qui influença des générations entières. De l'art des années 1960 aux diffusions virales sur internet, le monde de Marvel a été un pilier de la culture populaire. L'évolution graphique de la marque joua un rôle majeur dans sa transformation et sa domination. Marvel By Design rend compte de ces étapes au fil du temps, de la façon dont la marque sut s'adapter à des environnements média en constante évolution et devenir un modèle inégalé, à l'héritage charismatique et à l'innovation sans cesse renouvelée.
    S'attardant sur les moindres détails, de la célèbre Marvel Method aux éléments graphiques qui ont modelé le plus illustre comics au monde, ce livre nous invite à découvrir une marque et son image de marque. Une vibrante épopée passant en revue logos, couvertures, modèles, typographies, brand books et bien plus. Un livre incontournable pour mieux saisir ce que la culture du comics doit à l'indiscutable influence de Marvel dans le champ créatif et comprendre pourquoi l'histoire d'un comics finit par devenir partie intégrante de la culture populaire.

  • Afin de célébrer la panthéonisation de Maurice Genevoix et rendre hommage aux morts de de la Première Guerre mondiale, le président de la République, Emmanuel Macron, s'est adressé à deux créateurs, l'un allemand vivant en France depuis plus de trente ans, l'artiste Anselm Kiefer, et l'autre français, alsacien-lorrain, le compositeur Pascal Dusapin. L'importance de cette commande publique est d'autant plus significative que, depuis un siècle, aucun artiste contemporain n'est entré au Panthéon de manière pérenne.
    Double choix judicieux s'il en est si l'on songe que, d'une part, l'oeuvre de Kiefer depuis ses origines se nourrit de l'Histoire, celle de l'Allemagne à jamais souillée par l'infamie du IIIe Reich, mais celle aussi des femmes de la Révolution, des reines de France ou encore des mythes de l'Antiquité - sans oublier que, à l'instar de Genevoix, Kiefer ne cesse de travailler sur une certaine mémoire traumatique. De Pascal Dusapin, d'autre part, nous connaissons ses admirables compositions et en particulier son Penthesilea créé en 2015, violent chant d'amour, âpres affrontements entre deux amants, Penthesilée et Achille, que l'Amazone finira par dévorer avant de se donner la mort.
    Dans le Panthéon, sanctuaire laïque de l'âme républicaine, Kiefer propose six vitrines « châsses » à l'intérieur desquelles s'écrit l'histoire de la Grande Guerre - celle de toutes les guerres. Dusapin, quant à lui, met en place un dispositif sonore ultra sophistiqué de manière telle que les voix, tour à tour chantées ou parlées, égrenant le nom des soldats, se répandent dans l'espace sans que la mélodie d'aucune d'entre elles ne prédomine.

  • Useful lies

    ,

    • Hemeria
    • 5 Novembre 2021

    Par une mise en récit sous forme de séquences, Useful Lies s'inscrit dans une continuité tout en renouvelant l'approche du photographe. Après Ensemble Seul, ce deuxième livre d'une collection qui, à terme, en comptera cinq (du noir au blanc), montre les dernières années de création de l'artiste.
    S'il consacre sa quête de perfection technique, il apporte aussi une nouvelle facette à son expérimentation formelle. La répétition du procédé est ainsi toujours aux prises avec une recherche intime et personnelle mais cette dernière se teinte cette fois-ci d'une nouvelle lumière. La tension bascule vers la présence d'un espoir neuf (factice ?), incarné par une forme sphérique, spectrale, qui navigue d'image en image. Cette sphère est ce mensonge utile, cet optimisme candide hérité de la pensée positive qui s'impose à nous quand il s'agit d'oublier la tragédie du monde.

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