Nos nouveautés littérature

  • L'aiguilleur

    Schmid Bertrand

    • Inculte
    • 1 Septembre 2021

    Au fin fond de la forêt russe, alors que Staline accélère les déportations dans les camps, un vieil aiguilleur chargé de l'entretien des rails voit rejaillir un passé et un amour que rien ne saurait étouffer et se lance dans une dernière quête, à la fois folle et salvatrice.

  • Le parfum des cendres

    Marie Mangez

    Les parfums sont toute la vie de Sylvain Bragonard. Il a le don de cerner n'importe quelle personnalité grâce à de simples senteurs, qu'elles soient vives ou délicates, subtiles ou entêtantes. Tout le monde y passe, même les morts dont il s'occupe tous les jours dans son métier d'embaumeur. Cette manière insolite de dresser des portraits stupéfie Alice, une jeune thésarde qui s'intéresse à son étrange profession.
    Pour elle, Sylvain lui-même est une véritable énigme : bourru, taiseux, il semble plus à l'aise avec les morts qu'avec les vivants. Elle sent qu'il cache quelque chose et cette curieuse impénitente veut percer le mystère. Doucement, elle va l'apprivoiser, partager avec lui sa passion pour la musique, et comprendre ce qu'il cache depuis quinze ans.

  • Laura, passionnée de littérature japonaise, travaille pour la petite entreprise de peinture de son mari. A sa surprise, elle est sollicitée en urgence pour dépanner la médiathèque de sa ville et dialoguer publiquement avec l'un de ses écrivains favoris. Sa prestation est si étonnante que le romancier en parle sur les ondes d'une grande radio. Cette sortie soudaine de l'anonymat produit chez la jeune femme une étrange réaction.
    Elle grandit, grandit, grandit... A cette fable menée tambour battant, Murielle Magellan mêle des extraits de son journal qui, peu à peu, mettent en perspective la remarquable évolution de la place des femmes dans la société d'aujourd'hui. A bas bruit, Géantes est aussi un vibrant hommage à la littérature et à la lecture.

  • S'en aller

    D'Aubreby Sophie

    • Inculte
    • 18 Août 2021

    «S'en aller» conte le récit d'une émancipation féminine au cours de la première partie du 20ème siècle. De la Mer du Nord à l'île de Java, de son engagement dans la Résistance jusqu'à ses derniers jours de femme âgée, les épisodes de la vie de Carmen sont autant de jalons sur les chemins de la liberté. Roman d'apprentissage, hymne à l'amitié, «S'en aller »montre subtilement comment les luttes des femmes d'aujourd'hui font écho à celles de leurs aînées. Carmen est l'une d'entre elles.

  • 24 fois la vérité

    Raphaël Meltz

    Il y a Gabriel, un opérateur de cinéma qui a parcouru le vingtième siècle l'oeil rivé derrière sa caméra : de l'enterrement de Sarah Bernhardt au tournage du Mépris, du défilé de la paix de 1919 au 11 septembre 2001, il aura été le témoin muet d'un monde chaotique, et de certains de ses vertiges. Il y a Adrien, son petit-fils, qui est journaliste spécialisé dans les choses numériques qui envahissent désormais nos vies. Et il y a le roman qu'Adrien a décidé d'écrire sur son grand-père.

    En vingt-quatre chapitres, raconter une vie. Vingt-quatre chapitres comme les vingt-quatre images qui font chaque seconde d'un film. Vingt-quatre chapitres pour tenter de saisir la vérité : que reste-t-il de ce qui n'est plus là ? Que connaît-on de ce qu'on a vu sans le vivre ? Que faire, aujourd'hui, de tant d'images ?

  • Une histoire d'espoirs fous et de désirs, dans un XIXe siècle dominé par les interdits.

    Cécile Coulon nous plonge dans les affres d'un mariage arrangé comme il en existait tant au XIXe siècle. À dix-huit ans, Aimée se plie au charme froid de Candre Marchère, un riche propriétaire terrien du Jura. Pleine d'espoir et d'illusions, elle quitte sa famille pour le domaine de la Forêt d'Or. Mais très vite, elle se heurte au silence de son mari, à la toute-puissance d'Henria, la servante. Encerclée par la forêt dense, étourdie par les cris d'oiseaux, Aimée cherche sa place. La demeure est hantée par le fantôme d'Aleth, la première épouse de Candre, morte subitement peu de temps après son mariage. Aimée dort dans son lit, porte ses robes, se donne au même homme. Que lui est-il arrivé ? Jusqu'au jour où Émeline, venue donner des cours de flûte, fait éclater ce monde clos. Au fil des leçons, sa présence trouble Aimée, éveille sa sensualité. La Forêt d'Or devient alors le théâtre de désirs et de secrets enchâssés.
    Seule en sa demeure est une histoire de domination, de passions et d'amours empêchés.

    Le roman haletant d'une autrice confirmée.

  • Ce nouveau roman de Wendy Delorme vient enrichir la liste de fiction de la collection Sorcières. Dans cette dystopie, se reflètent les crises que nous traversons aujourd'hui: une société totalitaire est mise en place après la disparition soudaine d'une partie de la jeune génération mobilisée pour le climat. Les livres sont interdits, les frontières fermées et les femmes appelées à procréer pour renouveler la population. Mais une communauté inspirée des «Guérillères» de Monique Wittig émerge pour résister à ce nouvel ordre imposé... Un roman choral incandescent, qui n'est pas sans rappeler «1984» de George Orwell ou «La Servante écarlate» de Margaret Atwood, où il est question d'émancipation des corps, d'esprit de révolte et de sororité.

  • « Je ne respecte les règles d'aucun romancier » affirme Chahdortt Djavann. En effet, la voilà qui entre et sort de manière virtuose de son roman, comme si elle franchissait les frontières d'un pays. Narratrice de sa fiction, elle en devient aussi un des personnages.
    Après « faute de naissance », un premier chapitre intime où l'auteur confesse son « indélicatesse d'être née sans pénis après un frère mort », elle nous raconte, de Téhéran à Ispahan, le destin de plusieurs femmes qui paient un prix effroyable pour avoir joué autour d'une fontaine, refusé un mariage arrangé en vivant un amour homosexuel, ôté son voile en public ou tenu tête à un mari puissant.
    /> Dans le dernier chapitre aux allures de conte, l'auteur traverse l'Europe, l'Arménie et l'Azerbaïdjan et rentre clandestinement dans son Iran natal, au risque d'être arrêtée comme espionne. Elle y retrouve deux cousines, devenues grandes résistantes, qui vont changer le cours de l'Histoire.

    Voici le roman le plus atypique, le plus poétique et le plus audacieux de Chahdortt Djavann dont la plume, limpide et puissante, nous surprend et nous transporte.

  • Arbre de l'oubli

    Nancy Huston

    «Arbre de l'oubli »brosse le portrait d'une famille américaine aisée, privilégiée, éduquée... puis, élargissant le tableau peu à peu, nous montre les fils inattendus qui relient cette famille aux pages les plus sombres de l'Histoire moderne. En dessinant un chemin tortueux à travers l'émancipation pas toujours réussie de trois personnages complexes, le roman aurait pu prendre les tonalités d'un parcours initiatique. Mais il s'agit, une fois le tableau appréhendé dans sa globalité, d'un grand roman d'Histoire vivante tant il convoque les enjeux essentiels d'aujourd'hui : racisme, religion et laïcité, procréation pour autrui, violence, misère et colère, féminisme et représentation.

  • Paul, psychologue et écrivain, donne régulièrement des conférences au sujet du deuil dont il s'est fait une spécialité, jusqu'à ce que la mort se manifeste à lui sous la forme d'un arrêt cardiaque. Rien de grave : une pile viendra suppléer à l'organe déficient, mais ce bref séjour au royaume des ombres ne lui épargne pas le vrai drame, celui qui guette en réalité sa femme Irène :
    « Est-il écrit que nous devons tous mourir d'une blessure d'enfance dont nous n'avons pas su guérir et qui, sans cesse prête à se réveiller, dort d'un sommeil de chat au plus profond de nos souvenirs » ?
    Tentée plusieurs fois par l'abîme, Irène, après avoir par son amour ramené Paul à la vie, se tue en voiture sur le lieu même qu'avaient choisi ses parents pour précipiter leur véhicule contre un parapet.
    Paul s'enfonce alors dans un deuil pathologique dont rien ne semble pouvoir le soigner. Rien, vraiment ? Un an après la disparition d'Irène, il finit par céder aux sirènes d'un énigmatique inventeur qui prétend avoir trouvé le moyen de permettre aux inconsolables de dialoguer avec leurs chers disparus.
    Et voilà cet esprit rationnel saisi par le vertige de ce que peut offrir la technologie de pointe : le coeur artificiel de Paul se remet à battre pour une femme virtuelle, dotée d'une intelligence elle aussi artificielle...

  • Canoës

    Maylis de Kerangal

    « J'ai conçu Canoës comme un roman en pièces détachées : une novella centrale, «Mustang», et autour, tels des satellites, sept récits. Tous sont connectés, tous se parlent entre eux, et partent d'un même désir : sonder la nature de la voix humaine, sa matérialité, ses pouvoirs, et composer une sorte de monde vocal, empli d'échos, de vibrations, de traces rémanentes. Chaque voix est saisie dans un moment de trouble, quand son timbre s'use ou mue, se distingue ou se confond, parfois se détraque ou se brise, quand une messagerie ou un micro vient filtrer leur parole, les enregistrer ou les effacer. J'ai voulu intercepter une fréquence, capter un souffle, tenir une note tout au long d'un livre qui fait la part belle à une tribu de femmes - des femmes de tout âge, solitaires, rêveuses, volubiles, hantées ou marginales. Elles occupent tout l'espace. Surtout, j'ai eu envie d'aller chercher ma voix parmi les leurs, de la faire entendre au plus juste, de trouver un «je», au plus proche. ».
    (M. de K.)

  • Là où le feu et l'ours. Histoire de Violette est le récit de la rencontre d'une jeune femme et d'un ours nouveau-né. Leur périple, dans une steppe parcourue de vents de feu, les mènera jusqu'à l'Oasis, un lieu foisonnant qui leur réserve bien des surprises...

    Là où le feu et l'ours. Histoire de Violette est le premier roman de Corinne Morel Darleux, autrice de l'essai politique et littéraire Plutôt couler en beauté que flotter sans grâce.
    Fortement empreint d'imaginaire, son récit vous transportera dans un univers déroutant, singulier et émouvant. Il est agrémenté d'un carnet réalisé par l'autrice qui permet de prolonger la lecture par des réflexions sur le climat, la société et notre rapport au vivant, en lien avec le roman.

  • Des atmosphères raréfiées et surréelles servent de cadre aux récits de Dépouillée. En suivant cette touche légère qui distingue le réalisme magique de Dario Franceschini, nous rencontrons des hommes étourdis par l'immensité de la mer, nous nous perdons dans le brouillard qui enveloppe la grande plaine, nous découvrons des souvenirs et des amours lointains, nous voyons les histoires à travers les yeux de leurs protagonistes. Sans se départir d'un fin sourire de tendresse ou d'ironie, Dario Franceschini observe le monde ordinaire d'un regard oblique, décentré. Il lui suffit de peu de mots pour suggérer beaucoup, son art est celui d'une magie sans ornements.
    Plusieurs récits de Dépouillée se concentrent sur les âges les plus fragiles et sans doute les plus riches de l'existence : l'enfance et la vieillesse. Peut-être, nous dit l'auteur, est-ce dans les choses les plus simples de la vie que se cache le bonheur.

  • Live !

    Jeff Jackson

    Un déferlement de violence s'abat sur les États-Unis : à travers le pays, des musiciens sont assassinés en plein concert. Quand vient le tour de Shaun, sa petite amie et le guitariste de son groupe tentent d'expliquer le geste des tueurs. S'agit-il de simple jalousie ou d'obsession fanatique ? À moins qu'il s'agisse d'une contestation qui touche à l'essence même de la musique...

    Que reste-t-il du rock'n'roll ? De la scène à la fosse en passant par les coulisses, Jeff Jackson explore les ambiguïtés de notre fascination pour l'univers du rock. Sur une trame profondément ancrée dans l'actualité la plus brutale, il nous offre une romance noire et hantée, ainsi qu'une déclaration d'amour grunge à la musique.

  • Difficile de ne pas frissonner dans la bourgade anglaise de Middenshot. Quand le vent cesse enfin de hurler, c´est le tumulte intérieur qui prend le relai. Depuis son accident, quelque chose s´est brisé en Mr. Jarrow. Sa femme aimante et bien vivante, il s´est convaincu qu´elle était morte, alors il ne s´adresse à elle que lors de séances de spiritisme. Sa fille, en passe de devenir vieille fille, supporte toutes ses manies en se berçant d´illusions sur les intentions de son voisin : Mr. Holme. Or ce dernier sous ses allures de gentleman a des désirs bien dévorants. Et ce monde déjà bancal est menacé : un tueur fou rode à Middenshot. Pour lui échapper, il faudra aux personnages s´aventurer au-delà du bien et du mal. Êtes-vous prêts à les suivre ? Edgar Mittelholzer invente un ton inédit de comédie noire. Tout y est terrifiant et tout y est amusant. Cet impossible équilibre n´a guère d´équivalent à part chez les frères Cohen.

  • Au coeur de la vallée de Jezréel, dans le nord d'Israël, Meir Shalev cultive son jardin bien-aimé. De sa plume, il donne vie à cette parcelle de terre, évoque les couleurs, les parfums et les sons qui la peuplent, au rythme des saisons qui défilent. Il décrit les paysages, mais converse aussi avec les vrais propriétaires du lieu : oiseaux, hérissons et autres amis. Dans cette collection d'impressions sur son jardin sauvage, l'amour de ce jardinier passionné pour son terrain dont il connaît tous les recoins transparaît à chaque ligne.
    Tout en distillant avec humour anecdotes et conseils, Meir Shalev invite à une méditation sur ce que la nature peut nous apprendre de nous-mêmes.

  • «La plupart des voleurs de trains sont pas malins, et c'est une chance pour les compagnies de chemins de fer. À eux seuls, cinq bandits pas trop idiots pourraient braquer tous les trains de ce pays.» Ainsi parle Woodrow Call, ancien capitaine des Texas Rangers désormais reconverti en chasseur de primes. Engagé pour éliminer Joey Garza, un dangereux criminel mexicain plus futé que les autres, il sillonne les étendues arides du Texas en compagnie d'une équipe hétéroclite. Mais le monde du vieil Ouest héroïque a changé ; la Frontière a été refermée, le pays est sillonné de lignes de chemin de fer, les cow-boys, Indiens et hors-la-loi ne sont plus ce qu'ils étaient. Une chose est sûre : Call, vieillissant, ne comprend guère la civilisation qui arrive. Mais Joey Garza est un adversaire à sa mesure.

    Dernier volet de la saga Lonesome Dove, Les Rues de Laredo conte les ultimes aventures du légendaire Woodrow Call.

  • Dans un futur proche, des phénomènes inexpliqués ont lieu dans diverses régions du monde. Décalages temporels, mutations dans l'espace, mystérieuses disparitions d'éléments naturels, d'objets et de personnes. Les réseaux sociaux et les moyens de communication s'en font l'écho et puis l'oublient.
    Seuls des experts tentent de décrypter des phénomènes qui apparemment leur échappent. Mais ces experts sont aussi énigmatiques que les anomalies qu'ils annoncent vouloir expliquer. Ces mystères leur échappent-ils ou en sont-ils les organisateurs ? C'est ce que ne cessera de se demander Jacob Sénder, le héros de ce roman. Tout commence par sa découverte, à la suite d'un accident, d'une salle de jeu à la place du commissariat où il est chargé de décrypter des documents en langage codé. Deux mondes semblent cohabiter et Jacob passe sans cesse de l'un à l'autre sans pouvoir déterminer lequel est réel et lequel est le fruit de son imagination.
    Et si le monde que nous considérons comme réel n'était qu'un type de jeu parmi d'autres ? C'est sur cette hypothèse implicite que repose la longue quête du héros de ce roman où l'on retrouve tout le talent de Felipe Hernández pour traiter de manière réaliste des situations dont la dimension fantastique n'est qu'une incitation à réfléchir de manière originale au désordre d'un monde où le virtuel menace d'occuper une place de plus en plus envahissante.

  • Dara McAnulty est un naturaliste nord-irlandais, un amoureux de la faune et de la flore, un adolescent autiste ayant trouvé dans la nature un remède à ses maux, un refuge. En 2018, alors que sa famille s'apprête à déménager à l'autre bout du pays, Dara est dévasté par la perspective de devoir quitter les forêts et paysages qu'il affectionne. L'écriture s'impose à lui comme une nécessité - un moyen d'exprimer ses sentiments et son engagement, ses passions et ses frustrations. À tout juste quatorze ans, il entreprend la rédaction d'un journal et nous fait partager, au fil d'une année, son émerveillement au contact de la vie sauvage et sa lassitude face à l'inconséquence et l'indifférence humaines ; il nous dévoile le quotidien d'un adolescent tiraillé entre les préoccupations inhérentes à son âge et un combat pour la conservation de l'environnement, qui le pousse à transcender son «handicap invisible» en allant vers les autres. Mêlant observations scientifiques, nature writing, poésie et mythologie irlandaises, son récit nous offre la perspective unique d'un jeune autiste sur le monde vivant et nous invite à observer et protéger les merveilles trop souvent ignorées qui nous entourent.

  • La vie d'une trans : un an de leur vie équivaut à sept années « normales ». Tante Encarna a 178 ans et porte tout son poids sur ses talons aiguilles au cours des nuits de la zone rouge du Parc Sarmiento, à Córdoba, en Argentine. La Tante - gourou, mère collective avec des seins gonflés d'huile de moteur d'avion - protège et partage sa vie avec d'autres membres de la communauté trans, sa sororité d'orphelines, résistant aux bottes des flics et des clients, entre échanges sur les dernières télénovelas brésiliennes, les rêves inavouables, amour, humour, tendresse, et aussi des souvenirs qui rentrent tous dans un petit sac à main en plastique bon marché. Une nuit, entre branches sèches et roseaux épineux, elles trouveront un bébé abandonné qu'elles adopteront clandestinement. Elles l'appelleront Éclat des Yeux.

    Premier roman fulgurant, sans misérabilisme, sans autocompassion, Les Vilaines est un geste esthétique et politique qui raconte la fureur et la fête d'être trans. Avec un langage luxuriant, ce livre est un conte de fées et de terreur, un portrait de groupe, une relecture de la littérature fantastique, un manifeste explosif qui nous fait ressentir la douleur et la force de survie d'un groupe de femmes qui auraient voulu devenir reines mais ont souvent fini dans un fossé. Un texte qu'on souhaite faire lire au monde entier.

  • "Ça lui ronge les tripes et le cerveau, plus fort que sa volonté - une hargne qui l'habite, une violence qui déferle tel un vent d'orage, puissante et incontrôlable. Il voudrait lâcher mais ne pense qu'à frapper." Paul est amer. Son travail est ennuyeux, il vit seul et envie la beauté des autres. Nourrie de ses blessures, sa rancune gonfle, se mue en rage. Contre le sort, contre l'amour, contre les femmes.
    Par dépit, il jette son dévolu sur l'une de ses collègues. Angélique est vulnérable. Elle élève seule son petit garçon, tire le diable par la queue et traîne le souvenir d'une adolescence douloureuse.
    Paul s'engouffre bientôt dans ses failles. Jusqu'au jour où tout bascule. Il explose.
    Une radiographie percutante de la violence, à travers l'histoire d'un homme pris dans sa spirale et d'une femme qui tente d'y échapper.

  • Sur le plateau d´une île règne une fragile harmonie dans un village isolé. L´arrivée d´un puissant cyclone confronte ses habitants à une nature indifférente et dévorante. Survivre tient du hasard, de la chance ou de l´exploit. Mais qu´en sera-t-il après la tempête ? Les passions sauront-elles s´apaiser ? Ou au contraire est-ce que le cataclysme s´invitera dans les âmes en réveillant en l´homme sa soif de destruction ? Dans une langue virevoltante, André Masson crée un monde qu´il regarde s´effondrer.
    Décrivant le déchaînement des éléments grâce à une écriture saisissante, l´auteur emmène le lecteur assister au combat acharné de l´homme à sa propre survie. Ici, la nature se révèle une menace quand les hommes pensent qu´ils la dominent et non composent avec elle. Cependant un danger plus grand couve en dedans, car du ressentiment à la haine, les passions mauvaises ont la violence des tornades.

  • Le 11 novembre 1942, un télex apprend au monde abasourdi que le Maréchal Pétain a quitté Vichy pour rejoindre Alger où les Américains viennent de débarquer. À Londres, après la consternation c'est l'affolement. Le Général, qui a songé au suicide, décide de rassembler ses troupes et d'affréter un bateau de guerre surnommé le «cercueil flottant».
    À bord de cette nouvelle arche de Noé, une galerie de personnages tous plus excentriques et baroques les uns que les autres. A commencer par la garde rapprochée du Général - Aron, Kessel, Druon -, des traîtres, des héros, sans oublier un cortège de jolies femmes, espionnes, amoureuses, cartomanciennes, princesses. Des intrigues se trament, des couples se forment et se défont, la drogue circule même parfois, tandis qu'apparaissent des villes légendaires comme Samarcande.
    La plume de Jean-Marie Rouart virevolte, bondit, caracole. Mais derrière ce roman picaresque se cache un conte philosophique où, plus sérieusement, l'auteur s'interroge sur l'Histoire et ses folies, ainsi que sur certaines énigmes troublantes de la Résistance et de la Collaboration. Et sur une énigme plus grande encore : celle du temps qui fait l'Histoire et défait les amours.

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