Coups de coeur

  • L'intensité des émotions de l'enfance et la poésie d'une écriture tout en retenue.

    Les vacances avaient la forme d'un escargot avec la maison au centre, et je faisais des cercles de plus en plus grands pour tenter d'arriver au bord. Et puis un jour, un été, j'y suis arrivé. C'était là et je ne l'avais jamais su.

  • Ce nouveau roman de Wendy Delorme vient enrichir la liste de fiction de la collection Sorcières. Dans cette dystopie, se reflètent les crises que nous traversons aujourd'hui: une société totalitaire est mise en place après la disparition soudaine d'une partie de la jeune génération mobilisée pour le climat. Les livres sont interdits, les frontières fermées et les femmes appelées à procréer pour renouveler la population. Mais une communauté inspirée des «Guérillères» de Monique Wittig émerge pour résister à ce nouvel ordre imposé... Un roman choral incandescent, qui n'est pas sans rappeler «1984» de George Orwell ou «La Servante écarlate» de Margaret Atwood, où il est question d'émancipation des corps, d'esprit de révolte et de sororité.

  • Le narrateur, écrivain, a trouvé un travail idéal dans un village de Provence : gardien d'un monastère inhabité, niché dans les collines. Il s'y installe avec pour seule compagnie un petit chat nommé Solex. Un soir, en débroussaillant l'ancien cimetière des moines, il déterre une jambe humaine fraîchement inhumée. Mais quand il revient avec les gendarmes, la jambe a disparu... Qui a été tué? Et par qui?
    L'enquête mènera, par des chemins détournés, à des vérités inattendues. Entre-temps, nous aurons traversé les paysages de l'arrière-pays provençal, peints avec sensualité par René Frégni. Sa langue forte et lumineuse communique son émerveillement face à toutes les formes de vie et de plaisir. L'intrigue policière souligne l'âpreté de ces forêts et vallons sauvages et donne tout son rythme au récit, jusqu'au dénouement.

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  • Figure majeure de l'art de l'affiche et de l'illustration contemporaine, Laurent Durieux est devenu en peu de temps une signature reconnue par de grands artistes et des cinéastes tels Francis Ford Coppola ou Steven Spielberg.

    Inspiré par les travaux d'Antonio Petruccelli et d'Ernst Hamlin Baker, par le rétrofuturisme et le 7e art, il trace depuis plus de dix ans une oeuvre unique et reconnaissable entre mille. Contenant une sélection choisie de son travail - ses posters les plus célèbres comme certaines oeuvres non retenues et montrées ici pour la première fois -, agrémenté de nombreux textes et d'un entretien inédit, cet ouvrage de collection offre à découvrir un univers pictural fantastique et hors du temps.

    Bienvenue dans le monde de Laurent Durieux.

    « Le très beau travail de Laurent Durieux élève l'art de l'affiche à un haut niveau. Les images, qui sont exécutées remarquablement, expriment des idées et des thèmes du film qu'il a choisi d'un nouvel éclairage. Ses images racontent beaucoup de choses sans mots et font partie de la merveilleuse tradition de l'art de l'illustration.» FRANCIS FORD COPPOLA, réalisateur « Le travail de Laurent nous permet de redécouvrir des classiques d'une façon totalement différente. J'attends toujours avec impatience la sortie de ses nouveaux posters, et j'aimerais tellement avoir plus de place sur mes murs pour en afficher davantage.» BOB GALE, scénariste et producteur « Travailler avec Laurent sur la bande-originale d'Oldboy m'a rendu certain d'une chose : il n'est pas seulement l'un des meilleurs illustrateurs du moment, c'est d'abord un véritable artiste. Ce qu'il a créé pour Oldboy est profondément subliminal. C'est comme regarder un film à travers une image unique, laquelle contient une beauté infinie et inoubliable.» NICOLAS WINDING REFN, réalisateur

  • Ghada amer

    Susan Thompson

    The gender politics of abstraction: embroidered paintings and more from Ghada Amer New York-based painter and embroiderer Ghada Amer (born 1963) was raised in Cairo, Egypt, and later educated in Nice and Paris, France. Her experiences with sexism in both locations served as the impetus for her to forge new ground in a range of mediums, from painting and sculpture to ceramics and earthworks. With a background in abstract painting, Amer eventually turned to embroidery as a strategy for infiltrating the male space of painting with a material traditionally associated with women. Her work is frequently based on the images of female figures found in magazines, through which she explores the constructions of gender, sexuality and eroticism. Her embroidery is intentionally loose, with threads dangling from the canvas, provoking a pictorial effect not unlike Pollock's splattered paint. More recent works introduce a verbal element, with quotations and aphorisms. This volume reproduces these pieces along with a selection of works from across her career.

  • Entre 2016 et 2020, l'artiste brésilien Luiz Zerbini a composé un répertoire végétal hors du commun : à partir de feuilles, de fleurs et de branches trouvées en ville ou au coeur même de la nature, il a conçu plus de 300 monotypes, estampes uniques obtenues par un procédé non reproductible. Offrant au regard des formes et des couleurs étonnantes, entre figuration et abstraction, cette série exceptionnelle est pour la première fois réunie par la Fondation Cartier pour l'art contemporain dans un ouvrage au format généreux. La beauté, l'architecture et la diversité de la flore tropicale combleront les amoureux de la nature et les admirateurs du travail de l'artiste. Avec des textes d'Emanuele Coccia et Stefano Mancuso.

  • Provocateur, scandaleux, mystérieux, Walter Sickert, qui a longtemps vécu en France, demeure en Angleterre l'indiscutable précurseur de la peinture figurative moderne, celui qui influencera autant Francis Bacon que Lucian Freud. Ses tableaux, qui ont pu faire scandale à l'époque, restent encore singuliers aujourd'hui. Refusant la séduction d'une esthétique convenue, ces oeuvres peuvent fasciner ou susciter l'incompréhension. Le spectateur reste captivé par la puissance évocatrice de ses toiles.
    Le retour de Sickert en Angleterre après un séjour prolongé en Normandie signe son oubli dans l'hexagone. La portée de son oeuvre et ses liens avec la France rendent cette lacune d'autant plus regrettable. « J'ai espéré pendant plus de cinquante ans que Sickert serait enfin reconnu en France » nous dit Wendy Baron dans sa préface. Notre monographie de référence, la première en langue française, comblera ce manque. Cet ouvrage sera richement illustré, oeuvres de Sickert majoritairement, mais également de ses contemporains et de ses suiveurs. Une grande qualité de reproduction est requise tant la profondeur des noirs de Sickert est remarquable, à la source du maniement de couleurs dérangeantes.

  • Marie Pavlenko est née à Lille en 1974. Elle a étudié les lettres à la Sorbonne Nouvelle, a vécu un an en Jordanie, et a été journaliste de presse écrite. En 2010, elle a commencé à écrire des scénarios (télé, cinéma, BD), puis des romans pour jeunes adultes : Un été avec Albert (Flammarion, 2021), Et le désert disparaîtra (Flammarion, 2020 ; J'ai Lu, 2021), Un si petit oiseau (Flammarion, 2019), Je suis ton soleil (Flammarion, 2017 ; J'ai Lu, 2019), La Fille-Sortilège (Gallimard Folio SF, 2017), la trilogie Le Livre de Saskia (Scrineo, 2011 - 2013). Tous ont connu un vif succès critique et remporté de nombreux prix. Elle publie aussi des livres de littérature générale : Bientôt minuit (Flammarion, 2021), La Mort est une femme comme les autres (Pygmalion, 2015 ; J'ai Lu, 2018), pour enfants : La plus belle crotte du monde (Little Urban, 2020), Zombies zarbis (Flammarion jeunesse, 2018, 2019, avec Carole Trébor), et collectifs : Elle est le vent furieux (Flammarion, 2021). Elle est traduite dans une dizaine de pays (Allemagne, Brésil, Russie, Espagne, Hongrie, Corée, Chine...). Marie vit en Seine-Saint-Denis, aime les arbres et les araignées. Elle se consacre désormais à l'écriture de ses romans pour petits et grands, étudie l'ornithologie, le yoga, la céramique, et marche en montagne dès qu'elle le peut.

  • Simon vient de déménager à Paris. Il a quitté la banlieue verte et paisible pour intégrer le lycée. Une nouvelle vie commence, mais la précédente n'est pas tout à fait terminée. Il ressent le manque des lieux de l'enfance : la maison, les arbres, l'étang où il allait pêcher avec son frère, et la douceur de ces moments. La douceur, à présent, il la trouve auprès de Léa. Ses yeux qui changent de couleur, sa fragilité, l'impression qu'il a de la connaître et qu'elle lui échappe à la fois : une histoire pourrait naître entre eux. Jusqu'à ce qu'apparaisse la flamboyante Léonore...

  • Voici ma lettre au Monde.
    Qui ne M'a jamais écrit - Les simples Nouvelles que la Nature disait - Avec une tendre Majesté.
    Emily Dickinson.


    Emily Dickinson (1830-1886) passe sa vie à Amherst, dans la propriété familiale.Tombe amoureuse d'un révérend, qui s'enfuit. Elle écrit des poèmes, ne sait pas ce qu'ils valent (ou fait semblant), prend pour maître un gandin célèbre, Thomas Wentworth Higginson dont la bêtise - un siècle a passé - irradie comme un soleil. Les années filant, elle sort de moins en moins, signe ses lettres « Votre Élève », écrit encore quelques vers, s'intéresse à tout ce qui meurt.
    Quand elle commence à écrire aux soeurs Norcross, en 1859, Louise a seize ans, Frances treize. Vingt ans plus tard, elles n'ont pas grandi, sont pour Emily les mêmes petites filles imaginaires. Loo a toujours seize ans, Fanny treize. « Je souhaite que nous soyons enfants, écrit-elle à son frère. Je souhaite que nous soyons toujours enfants, comment grandir, je ne sais pas. ».

    La partie de la Correspondance ici traduite - Lettres à T.W. Higginson et aux soeurs Norcross - n'a pu l'être que grâce au remarquable appareil critique de l'édition américaine Harvard University Press. Les poèmes que l'on trouvera en seconde partie de volume parlent d'eux-mêmes.
    Patrick Reumaux

  • Nous avons tissé une toile à l'enfance.
    Une toile aérienne et ensoleillée.
    Et dans la prime enfance détecté une source.
    D'eau fraîche et non souillée.
    Charlotte Brontë.

    Tout le monde connaît les soeurs Brontë :
    Charlotte, Emily et Anne.
    Mais le frère, Branwell ?
    Et leur enfance dissimulée à inventer des mondes et des langages ?
    À travers poèmes et proses inédits, ce recueil reconstruit le cheminement imaginaire - « le monde du dessous », écrivait Charlotte - au coeur de la création romanesque des Brontë et lui donne tout son sens.

  • De ce Louis Nicolas (1634-vers 1700) nous ne ne connaissons que peu de choses. Retenons au moins qu'il fait son entrée à l'âge de vingt ans dans la Société de Jésus, et surtout que cette carrière dans l'Ordre des Jésuites le verra prendre part à cette mission qui consiste à convertir le monde au catholicisme. Ainsi gagnera-t-il à cette fin la Nouvelle-France, vaste ensemble colonial français d'Amérique du Nord.
    Cette mission première le conduira cependant à découvrir et à s'intéresser, de près, aux vastes territoires qui s'offrent à lui et à ce qu'ils peuvent contenir de richesses inimaginables comme autant d'altérités terriblement déconcertantes. Pour rendre compte de cette expérience d'exception, Louis Nicolas réalisera son fameux Codex canadensis, un album de 180 dessins répartis sur 79 pages, réalisés à la plume et à l'encre et parfois réhaussés de couleur ; un document de premier ordre relevant à la fois du naturaliste, du cartographe, de l'ethnologue, de l'historien et de l'artiste ; une véritable oeuvre d'art où se trouvent traités les peuples indiens et leurs us et coutumes, et le monde qui les environne, une nature foisonnante, à la faune et la flore d'une richesse infinie.

  • Un minimalisme revisité qui inspire le design d´intérieur, de la Californie au Maroc, du Portugal au Mexique. Cette tendance mêle les influences ethniques et l´esthétique rustique, puise dans l´aridité des paysages pour mettre en scène chaleur, lumière et éléments organiques.

  • Journal intime de l?été 2020, dessiné entre montagnes et lacs : instants, sensations et sentiments captés à la gouache et au crayon. "Je marche vite, je dépasse tout le monde, personne devant, personne derrière, juste le ciel, le chemin, les lacs, la me ret des formes, des couleurs que mon nerf optique semble avoir beaucoup de peine à reconnaître. Je veux me retrouver seul, je ne perds pas de vue l?horizon, mais c?est quoi l?horizon quand tout nous laisse à vif, un voyage qui s?est égaré dans notre tête pour disparaître dans nos failles.»

  • Amoureux de l'art ? Amoureux de la nature ?
    Ou bien amoureux des deux ? Ce livre, original et élégant, ravira un public très large.
    Les auteurs y ont compilé les plus beaux dessins et tableaux où figurent des arbres. La majesté du monde végétal est ainsi mise à l'honneur chez Vincent Van Gogh, Gustav Klimt, Alex Katz et tant d'autres. Les conditions de réalisation des tableaux accompagnent la découverte des oeuvres.
    Des pages de jeux typographiques, rendant hommage aux arbres avec précision et érudition, ponctuent également la lecture de ce livre pas comme les autres !

  • À l'orée d'une année 2021 qui verra le travail de Christine Crozat largement diffusé, cette première vaste monographie relate les trois dernières décennies du travail de l'artiste et arrive à point nommé. Fruit des envies et des efforts conjoints de l'artiste elle-même, de plusieurs centres d'art, de collectivités territoriales, de ses galeries, d'amis et de passionnés, cet ouvrage est le témoignage de l'amour que la société - pas seulement le monde de l'art et ses collectionneurs - voue à ses créateurs, et un hommage qu'elle leur rend, en reconnaissance du bonheur qu'ils nous procurent. Plus qu'une monographie consacrée à son oeuvre, ce livre, est, comme une part d'elle même, son oeuvre à part entière.

    At this very beginning of 2021, a year during which the work of Christine Crozat will be widely disseminated, this first vast monograph recounts the past three decades of the artist's work and comes at an appropriate time. Resulting from both the desires and efforts of the artist herself, of several art centers, local authorities, of her galleries, friends and enthusiasts, this work is the testimony of the love that society - not only the art world and art collectors - dedicates to its creators, and is a tribute to them, in acknowledgement of the joy they give us. More than a monograph dedicated to her work, is like a part of herself, her work as a whole.

  • 52 microrécits fous d'amour, 52 gouttes d'eau qui subliment le quotidien et racontent les cartouches des suicidés de la veille, les oursins cannibales et les nuages gorgés de pluie artificielle. Le poète est ici dans son élément, il jette l'ancre à Québec et mord la fleuve qui le lui rend bien.

  • Le désir en nous comme un défi au monde se veut un témoin de l'éclectisme de la création poétique actuelle. Ici, aucun courant poétique ni aucune doctrine littéraire ne font la loi.

    Adonis ; Olivier Barbarant ; Linda Maria Baros ; Joël Bastard ; Claude Beausoleil ; Tahar Ben Jelloun ; Zoé Besmond De Senneville ; Zéno Bianu ; Carole Bijou ; Alexandre Bonnet-Terrile ; Alain Borer ; Katia Bouchoueva ; Nicole Brossard ; Tom Buron ; Tristan Cabral ; Cali ; Rémi Checchetto ; William Cliff ; François De Cornière ; Cécile Coulon ; Charlélie Couture ; Laetitia Cuvelier ; Seyhmus Dagtekin ; Jacques Darras ; René Depestre ; Thomas Deslogis ; Ariane Dreyfus ; Michèle Finck ; Brigitte Fontaine ; Albane Gellé ; Guy Goffette ; Cécile Guivarch ; Cécile A. Holdban ; Philippe Jaffeux ; Maude Joiret ; Charles Juliet ; Vénus Khoury-Ghata ; Anise Koltz ; Petr Kral ; Abdellatif Laâbi ; Hélène Lanscotte ; Jean Le Boël ; Yvon Le Men ; Perrine Le Querrec ; Jérôme Leroy ; Sophie Loizeau ; Lisette Lombé ; Mathias Malzieu ; Guillaume Marie ; Sophie Martin ; Jean-Yves Masson ; Edouard J. Maunick ; Marie Modiano ; Marcel Moreau ; Emmanuel Moses ; Anne Mulpas ; Bernard Noël ; Carl Norac ; Serge Pey ; Paola Pigani ; Eric Poindron ; Joseph Ponthus ; Jean Portante ; Jean-Luc Raharimanana ; Suzanne Rault-Balet ; Florentine Rey ; Zachary Richard ; Jacques Roubaud ; Valérie Rouzeau ; James Sacré ; Florence Saint-Roch ; Eric Sarner Eugène Savitzkaya ; Jean-Pierre Siméon ; Jean-Luc Steinmetz ; Frédéric Jacques Temple Mila Tisserant ; Milène Tournier ; André Velter ; Laurence Vielle ; Yolande Villemaire ; Thomas Vinau ; Pierre Vinclair ; Sanda Voica.

  • Nos corps, nos choix, nos combats - ces mots des luttes féministes résonnent aujourd'hui enfin de toute leur force. Dans une déambulation graphique sans paroles, Pole Ka mêle sa voix à ce choeur. Elle y explore non sans humour et piquant les normes de genre écrasantes et les possibilités de s'en affranchir, ici, maintenant, parce que cela devient urgent.

  • The latest instalment of this indispensable survey of contemporary drawing, chosen by the world's leading art experts.

    Over the past 50 years, drawing has been elevated from a supporting role to a primary medium, ranking alongside painting as a central art form.
    Since the publication of Vitamin D (2005) and D2 (2013), contemporary artists have continued to explore drawing's possibilities - from intimate to large-scale works, in a diversity of mark-making processes and materials. Vitamin D3 showcases more than 100 such artists, nominated by more than 70 international art experts.

  • Dara McAnulty est un naturaliste nord-irlandais, un amoureux de la faune et de la flore, un adolescent autiste ayant trouvé dans la nature un remède à ses maux, un refuge. En 2018, alors que sa famille s'apprête à déménager à l'autre bout du pays, Dara est dévasté par la perspective de devoir quitter les forêts et paysages qu'il affectionne. L'écriture s'impose à lui comme une nécessité - un moyen d'exprimer ses sentiments et son engagement, ses passions et ses frustrations. À tout juste quatorze ans, il entreprend la rédaction d'un journal et nous fait partager, au fil d'une année, son émerveillement au contact de la vie sauvage et sa lassitude face à l'inconséquence et l'indifférence humaines ; il nous dévoile le quotidien d'un adolescent tiraillé entre les préoccupations inhérentes à son âge et un combat pour la conservation de l'environnement, qui le pousse à transcender son «handicap invisible» en allant vers les autres. Mêlant observations scientifiques, nature writing, poésie et mythologie irlandaises, son récit nous offre la perspective unique d'un jeune autiste sur le monde vivant et nous invite à observer et protéger les merveilles trop souvent ignorées qui nous entourent.

  • La vie d'une trans : un an de leur vie équivaut à sept années « normales ». Tante Encarna a 178 ans et porte tout son poids sur ses talons aiguilles au cours des nuits de la zone rouge du Parc Sarmiento, à Córdoba, en Argentine. La Tante - gourou, mère collective avec des seins gonflés d'huile de moteur d'avion - protège et partage sa vie avec d'autres membres de la communauté trans, sa sororité d'orphelines, résistant aux bottes des flics et des clients, entre échanges sur les dernières télénovelas brésiliennes, les rêves inavouables, amour, humour, tendresse, et aussi des souvenirs qui rentrent tous dans un petit sac à main en plastique bon marché. Une nuit, entre branches sèches et roseaux épineux, elles trouveront un bébé abandonné qu'elles adopteront clandestinement. Elles l'appelleront Éclat des Yeux.

    Premier roman fulgurant, sans misérabilisme, sans autocompassion, Les Vilaines est un geste esthétique et politique qui raconte la fureur et la fête d'être trans. Avec un langage luxuriant, ce livre est un conte de fées et de terreur, un portrait de groupe, une relecture de la littérature fantastique, un manifeste explosif qui nous fait ressentir la douleur et la force de survie d'un groupe de femmes qui auraient voulu devenir reines mais ont souvent fini dans un fossé. Un texte qu'on souhaite faire lire au monde entier.

  • "Ça lui ronge les tripes et le cerveau, plus fort que sa volonté - une hargne qui l'habite, une violence qui déferle tel un vent d'orage, puissante et incontrôlable. Il voudrait lâcher mais ne pense qu'à frapper." Paul est amer. Son travail est ennuyeux, il vit seul et envie la beauté des autres. Nourrie de ses blessures, sa rancune gonfle, se mue en rage. Contre le sort, contre l'amour, contre les femmes.
    Par dépit, il jette son dévolu sur l'une de ses collègues. Angélique est vulnérable. Elle élève seule son petit garçon, tire le diable par la queue et traîne le souvenir d'une adolescence douloureuse.
    Paul s'engouffre bientôt dans ses failles. Jusqu'au jour où tout bascule. Il explose.
    Une radiographie percutante de la violence, à travers l'histoire d'un homme pris dans sa spirale et d'une femme qui tente d'y échapper.

  • Quand Élisabeth et Stéphane déménagent loin de l'agitation parisienne avec leur fille Maëva, ils sont convaincus de prendre un nouveau départ. Une grande maison qui leur permettra de repartir sur de bonnes bases : sauver leur couple, réaliser enfin de vieux rêves, retrouver le bonheur et l'insouciance. Mais est-ce si simple de recréer des liens qui n'existent plus, d'oublier les trahisons ? Et si c'était en dehors de cette famille, auprès d'autres, que chacun devait retrouver une raison de vivre ?
    Dans son premier roman, Carine Joaquim décrypte les mécaniques des esprits et des corps, les passions naissantes comme les relations détruites, les incompréhensions et les espoirs secrets qui embrasent ces vies.

  • Dans ce nouveau titre, le dialogue s'installe entre art et science, et plus particulièrement entre gravures et spécimens. Née en 1647, Anna Maria Sibylla Merian a très rapidement mis ses talents d'illustratrice au service de l'entomologie. À une époque où les femmes actrices dans le domaine des sciences sont rarissimes, elle s'illustre en participant à un long voyage scientifique au Suriname, alors colonie néerlandaise. Fascinée par les insectes et leurs métamorphoses, en particulier celle des papillons, elle multiplie les observations de plantes, insectes et autres animaux exotiques, participant avec ses gravures à l'avancée des sciences naturelles.
    La Bibliothèque des Musées de Strasbourg conserve un ouvrage scientifique paru à Paris en 1771 et contenant une édition française de l'oeuvre majeure de Merian, Metamorphosis insectorum Surinamensium, qui contient le fruit de ses observations, illustrées de nombreuses gravures. Dans ce numéro du Cabinet de l'amateur, les gravures en question figurant fleurs, papillons, chenilles et autres insectes, cohabiteront avec les spécimens du Musée zoologique de Strasbourg. Quelle meilleure illustration de l'esprit et du travail d'Anna Maria Sibylla Merian, qui associe étroitement ses illustrations à l'observation de la nature et qui, par ailleurs, collectionnait elle-même les insectes ?

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  • Modernités suisses

    Collectif

  • Scarlett et Novak

    Alain Damasio

    • Rageot
    • 3 Mars 2021

    Novak court. Il est poursuivi et fuit pour sauver sa peau. Heureusement, il a Scarlett avec lui. Scarlett, l'intelligence artificielle de son brightphone. Celle qui connaît toute sa vie, tous ses secrets, qui le guide dans la ville, collecte chaque donnée, chaque information qui le concerne. Celle qui répond autant à ses demandes qu'aux battements de son coeur. Scarlett seule peut le mettre en sécurité. A moins que... Et si c'était elle, précisément, que pourchassaient ses deux assaillants ?

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  • Depuis la terrible expérience du confinement, les États comme les individus cherchent tous comment se déconfiner, en espérant revenir aussi vite que possible au « monde d'avant » grâce à une « reprise » aussi rapide que possible. Mais il y a une autre façon de tirer les leçons de cette épreuve, en tout cas pour le bénéfice de ceux que l'on pourrait appeler les terrestres. Ceux-là se doutent qu'ils ne se déconfineront pas, d'autant que la crise sanitaire s'encastre dans une autre crise bien plus grave, celle imposée par le Nouveau Régime Climatique. Si nous en étions capables, l'apprentissage du confinement serait une chance à saisir : celle de comprendre enfin où nous habitons, dans quelle terre nous allons pouvoir enfin nous envelopper - à défaut de nous développer à l'ancienne ! Où suis-je ? fait assez logiquement suite au livre précédent, Où atterrir ?Comment s'orienter en politique. Après avoir atterri, parfois violemment, il faut bien que les terrestres explorent le sol où ils vont désormais habiter et retrouvent le goût de la liberté et de l'émancipation mais autrement situées. Tel est l'objet de cet essai sous forme de courts chapitres dont chacun explore une figure possible de cette métaphysique du déconfinement à laquelle nous oblige l'étrange époque où nous vivons.

  • Alias Caracalla

    Daniel Cordier

    « Voici donc, au jour le jour, trois années de cette vie singulière qui commença pour moi le 17 juin 1940, avec le refus du discours de Pétain puis l'embarquement à Bayonne sur le Léopold II. J'avais 19 ans. Après deux années de formation en Angleterre dans les Forces françaises libres du général de Gaulle, j'ai été parachuté à Montluçon le 25 juillet 1942. Destiné à être le radio de Georges Bidault, je fus choisi par Jean Moulin pour devenir son secrétaire. J'ai travaillé avec lui jusqu'à son arrestation, le 21 juin 1943. Ces années, je les raconte telles que je les ai vécues, dans l'ignorance du lendemain et la solitude de l'exil. J'ai choisi pour cela la forme d'un "journal", qui oblige à déplier le temps et à fouiller dans les souvenirs. Les conversations que je relate ont pris spontanément la forme de dialogues. Qu'en penser après tant d'années ? J'ai trop critiqué les souvenirs des autres pour être dupe de mes certitudes : là où finissent les documents, commence le no man's land du passé, aux repères incertains. Mais s'il est dans la nature d'un témoignage d'être limité, il n'en est pas moins incomparable : instantané du passé, il permet de faire revivre les passions disparues. J'ai consacré beaucoup de temps et de soins à traquer la vérité - elle seule donne un sens à une telle entreprise - pour évoquer le parcours du jeune garçon d'extrême droite que j'étais, qui, sous l'étreinte des circonstances, devient un homme de gauche. La vérité est parfois atroce. » Daniel Cordier.

  • Sur le plateau d´une île règne une fragile harmonie dans un village isolé. L´arrivée d´un puissant cyclone confronte ses habitants à une nature indifférente et dévorante. Survivre tient du hasard, de la chance ou de l´exploit. Mais qu´en sera-t-il après la tempête ? Les passions sauront-elles s´apaiser ? Ou au contraire est-ce que le cataclysme s´invitera dans les âmes en réveillant en l´homme sa soif de destruction ? Dans une langue virevoltante, André Masson crée un monde qu´il regarde s´effondrer.
    Décrivant le déchaînement des éléments grâce à une écriture saisissante, l´auteur emmène le lecteur assister au combat acharné de l´homme à sa propre survie. Ici, la nature se révèle une menace quand les hommes pensent qu´ils la dominent et non composent avec elle. Cependant un danger plus grand couve en dedans, car du ressentiment à la haine, les passions mauvaises ont la violence des tornades.

  • Cristina Sánchez Pradell, flic à Marviña, dans la région de Malaga, est de garde cette nuit-là. Quand la police est appelée pour un cambriolage, elle accepte de remplacer l'un de ses collègues, jeune père impatient de rentrer chez lui. Sans imaginer un seul instant qu'en mettant les pieds à La Paloma, ce quartier à la vue imprenable sur la Méditerranée où de riches expatriés se sont bâti de luxueuses villas, sa vie va basculer irrémédiablement et qu'elle va désormais craindre sans relâche non seulement pour sa vie, mais pour ceux qui lui sont chers, son fils Lucas, Antonio son mari, et sa tante Ana, aveugle et sourde. Tandis que John Mackenzie, un policier écossais réputé pour son flair autant que pour son caractère exécrable, est détaché sur l'affaire où des compatriotes sont impliqués, le paysage paradisiaque de ces confins du continent européen se peuple de sourdes menaces.
    Après les Hébrides, Peter May s'empare d'une autre région qui lui est chère, celle qui, à l'extrême sud de l'Espagne, voisine avec Gibraltar, infime possession britannique dans la péninsule Ibérique. Son flic au visage pâle s'y confronte au masque féroce d'une certaine Europe.

  • « Je travaille actuellement sur un nouveau projet : il s'agit de la réalisation d'un dessin animé basé sur le film First Blood. Après l'avoir vu régulièrement au fil des ans, j'ai remarqué que, plus que par l'action, j'étais attiré par l'atmosphère du film, et que celle-ci résidait dans ses décors, les paysages des montagnes Rocheuses à l'approche de l'hiver.
    Je me suis alors trouvé convaincu que le paysage était l'un des acteurs principaux du film. C'est pour vérifier cette intuition que le dessin animé s'est imposé : pour isoler le paysage du reste du film, j'ai entrepris d'en redessiner chaque scène l'une après l'autre, plan après plan, mais sans jamais dessiner ni les acteurs ni l'action. Juste les décors, la ville, les routes, les montagnes et les forêts.
    Le film d'action se transforme alors de lui-même en une ode poétique et mélancolique à la nature et aux paysages. Il laisse remonter à la surface des images, la peinture et la photographie américaines de paysage (de l'Hudson River School aux hyperréalistes en passant par les régionalistes des années 1930, Stephen Shore ou encore Walker Evans) et pointe bien l'importance - assez unique, je crois - du paysage naturel dans la construction de l'identité américaine. ».

    Depuis sa première exposition personnelle en 1992, Alain Bublex réinvente en permanence l'idée du voyage, plaçant la photographie au coeur de sa pratique plastique tout en la combinant au dessin.
    Mais plus que le déplacement et le mouvement, c'est le paysage lui-même qui apparaît comme son principal sujet. Les États-Unis ont tenu une place particulière dans ce développement. Parti à la recherche de Glooscap (une ville imaginaire qui n'existe que par ses archives), il a sillonné le continent nord-américain le traversant d'est en ouest, du nord au sud, pour en revenir convaincu que les paysages ont joué un rôle primordial dans la constitution de la nation américaine.

    Since his first solo exhibition in 1992, Alain Bublex has been constantly reinventing the idea of the journey, placing photography at the heart of his focus on the visual arts and blending it with drawing.
    But more than travel and movement, it is the landscape itself that shines through as his main subject. The United States has held a special place in this development. Having gone in search of Glooscap (an imaginary city that exists only through its archives), he travelled the North American continent, crossing it from East to West, North to South, returning convinced that the landscapes played a key role in the formation of the American nation.

  • L'odyssée terrible et merveilleuse d'un jeune migrant en quête d'une vie meilleure, loin de son pays en guerre.
    Omar, seize ans, fuit son pays ravagé par la guerre. Il embarque sur un bateau pour rejoindre l'Angleterre. En pleine tempête, alors que tout semble perdu et que son embarcation se renverse, il perd connaissance. Il se réveille miraculeusement sur un plage, où il rencontre de drôles de petits personnages qui l'appellent Gulliver...

  • Renard blanc et Lièvre blanc sont nés au printemps. L'été et l'automne les ont vus grandir et devenir amis, et voici que leur premier hiver arrive... Une sterne les prévient : bientôt, ils pourront gambader dans cette chose qu'on appelle la neige. Mais, c'est quoi la neige ?
    Renard blanc et Lièvre blanc partent à sa découverte, décidés à percer ce mystère. L'ours les met sur la voie : la neige serait blanche, comme leur fourrure. Le caribou poursuit : la neige serait froide, comme leur museau. Chacune de leurs rencontres amène un nouvel indice, mais le jour tombe et leurs interrogations demeurent. Les voilà qui s'endorment... et tout à coup, au réveil...

  • Une vieille femme arpente les rues d'une mégapole où les hommes se goinfrent sans vergogne et maltraitent le vivant. Elle constate, s'alarme, et se fâche. Sa vengeance sera terrible...

    Marie Pavlenko, Sophie Adriansen, Marie Alhinho, Coline Pierré, Cindy Van Wilder et Flore Vesco sont six autrices phares de la littérature jeunesse contemporaine. Chacune à tour de rôle explore la façon dont Dame Nature laissera libre cours à sa colère.

    Jusqu'où ira sa fureur ?

    Et saura-t-elle finalement pardonner les êtres humains ?

  • L'étrange feminin

    Collectif

    Fictions inédites de Caroline Audibert, Marie Cosnay, Bérengère Cournut, Clara Dupuis-Morency, Hélène Frappat, Karin Serres rassemblées par Lucie Eple et accompagnées par les paysages décomposés de Jérôme Minard. Six autrices des plus singulières de la littérature française contemporaine s´en vont explorer l´étrange. Six expéditions qui bousculent et métamorphosent le réel pour s´en émanciper. Six voyages à travers l´envoutement du féminin, de la nature et de la création. Six immersions dans les mystères du monde et de l´intime. Six aventures épousant les reflets profonds de l´ombre. Six expériences comme autant d´incantations pour l´obscurité, la sorcellerie et la littérature. Ce morceau de nuit qui a toujours une longueur d´avance.

  • Incroyable magicienne de la matière végétale qu'elle a, toute sa vie, collectionnée, sculptée, tressée, tissée, Marinette Cueco, née en 1934, réalise de délicats herbiers de pétales et de feuilles collectés au hasard de ses promenades. Jouant sur les couleurs autant que sur les formes, ces tableaux naturels dévoilent leur infinie richesse et leur diversité, d'une indicible poésie.
    Feuilles, racines, tiges, pressées, séchées, sont posées dans le mouvement vers lequel le port de la plante a guidé l'artiste.
    En s'approchant, on distingue tous les détails qui signent leur identité botanique. Le profane les découvre, les adeptes de la teinture végétale les reconnaissent. De plus loin, c'est la symphonie des formes et des couleurs qui se dégage. L'ensemble se lit alors comme une grande partition où les plantes séchées tiennent lieu de notes de musique, mais au lieu de voir les signes et d'entendre les sons auxquels ils correspondent, on regarde des parties de plantes et surgissent alors à l'esprit des visions colorées de tissus chatoyants. Car les plantes rassemblées sont les sources des plus belles couleurs que l'être humain ait jamais appris à concocter pour en parer ses diverses productions textiles.
    Marinette Cueco écrit, dessine avec les herbes un langage abstrait, une calligraphie très sensible qui exalte la spécificité de chacune.

  • Notes de chevet

    Sei Shônagon

    Les Notes de chevet sont l'un des plus beaux livres de la littérature japonaise. Composées dans les premières années du XIe siècle, au moment de la plus haute splendeur de la civilisation de Heian, par Sei Shonagon, une dame d'honneur, attachée à la princesse Sadako. Ces notes intimes proposent, sous forme de tableaux, de portraits, de récits, une illustration du Japon sous les Fujiwara.
    Les impressions sur le vif de l'auteur, abordent tour à tour les choses qu'elle aime ou déteste voir, écouter, manger et boire, ainsi que des historiettes au sein de la cour impériale, des poésies et quelques avis sur ses contemporains.
    Cette édition exceptionnelle est illustrée par les oeuvres d'Hokusai, le maître japonais de l'ukiyo-e, dont le trait raffiné entre en parfaite résonance avec la sensibilité et la grâce de l'écrivain. Elle invite le lecteur à découvrir la manière japonaise de sentir le monde, la nature -partie indissociable de la vie affective et intime au Japon-, de se former à l'écoute des mille détails du quotidien et d'en goûter les beautés simples qu'il offre. Une introduction et des notes permettent de comprendre et savourer pleinement cette prose poétique, y compris tous les jeux subtils sur les mots.

  • Cette fable universelle et bienfaisante s'adresse à toutes les générations.
    Elle raconte une histoire d'amitié entre un enfant, une taupe gourmande et pleine de vie, un renard que les épreuves ont rendu méfiant et un cheval sage et serein.
    Tous les quatre explorent le vaste monde. Ils se posent des questions. Ils traversent des tempêtes. Ils apprennent à s'aimer.
    Cette ode à l'innocence et à la bienveillance transmet des leçons de vie qui ont touché le coeur de plus d'un million de lecteurs.

  • Billy est un cow-boy solitaire. Problème : tout le monde veut faire de lui le chef de la bande de Quietcity ! Comment faire pour s'en sortir ?! Mais être le chef peut parfois avoir des avantages... Un album tordant pour se moquer tendrement du rôle de chef. Le 4e opus de la série Far West décalée de Françoise de Guibert et Ronan Badel.

  • Marseille 73

    Dominique Manotti

    Quand le terrorisme d'extrêmedroite planait sur Marseille.
    1973 : la France connaît une série d'assassinats. Dans la cible, des Arabes, surtout des Algériens, qu'on tire à vue. En six mois, plus de cinquante d'entre eux ont été abattus, dont une vingtaine à Marseille, épicentre du terrorisme raciste. Onze ans après la fin de la guerre d'Algérie, les nervis de l'OAS sont amnistiés, souvent intégrés dans l'appareil d'État et la police. Le Front national vient à peine d'éclore. Des revanchards appellent à plastiquer les mosquées, les bistrots, les commerces arabes, à faire peur...
    Le jeune inspecteur Daquin, officier de la PJ de Marseille, surveille de concert avec la police de Toulon des groupuscules de pieds-noirs animant de véritable camps d'entraînement paramilitaires.
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  • L'histoire commence par une fête, la nuit, sous les arbres du tortueux jardin des Tussilade. Agathe s'amuse sous les lampions. Elle apprend par les bribes d'une conversation que son oncle Yvon, qui compte pour elle plus que tout, a développé un cancer. « Une chance sur un million qu'il survive, » aurait dit le médecin.
    Terrassée, Agathe se réfugie dans une alcôve secrète du jardin. Passés la panique et le chagrin, elle décide de trouver cette chance unique et de la maîtriser pour sauver son oncle. Cette histoire raconte sa quête, à travers les événements de la vie, ses mondes imaginaires et les rencontres qu'elle vit dans ses rêves.

  • La Présidente de la République l'a décidé : tout élève doit faire, entre sa troisième et sa seconde, une année de service civique quelque part en France. Valentin Lemonnier n'a pas de chance : ses voeux ne sont pas respectés, et il est envoyé dans le Pas-de-Calais, dans un centre pour personnes âgées atteintes d'Alzheimer, minutieusement reconstitué pour ressembler à un village des années 60.

    Sa première mission semble assez simple : écrire une lettre à une pensionnaire qui a répondu à un concours dans un Salut les Copains de 1967, pour lui annoncer que, malheureusement, Françoise Hardy ne va pas pouvoir venir chanter dans leur ville.

    Sauf que c'est difficile d'annoncer une telle mauvaise nouvelle. Alors il annonce l'inverse. Françoise Hardy viendra ! il s'y engage personnellement. Et pour ce faire, il va falloir trouver un sosie de la star, qui vienne chanter son tube La maison où j'ai grandi à tous les pensionnaires.

  • Odillon est un petit canard. Il vit heureux parmi les siens, dans son cocon perché à la cime des arbres. Quand le cocon casse, Odilon se retrouve seul dans la jungle. Qui l'aidera à rentrer chez lui ? Un roi peureux, des moustiques aux longues pattes, un chat des mers féru de water-polo, un ver père de famille ou des tortues stalactites...

  • C'est fragile un arbre, il faut en prendre bien soin. Il faut s'en occuper comme d'un ami. Mon arbre et moi, on s'occupe bien l'un de l'autre. Parfois, il me donne une de ses pommes de pin. Une c'est peu, mais attention, toutes c'est beaucoup. Il faut trouver le bon équilibre. Mais si un jour il n'a plus de pommes de pins, il y aura encore ses épines, ses branches ou ses racines...

  • Dehors, le bruit des tirs s'intensifie. Rassemblés dans la cour de l'école, les élèves attendent en larmes l'arrivée de leurs parents. La jeune narratrice de ce saisissant premier chapitre ne pleure pas, elle se réjouit de retrouver avant l'heure « son géant ». La main accrochée à l'un de ses grands doigts, elle est certaine de traverser sans crainte le chaos.
    Ne pas se plaindre, cacher sa peur, se taire, quitter à la hâte un appartement pour un autre tout aussi provisoire, l'enfant née à Beyrouth pendant la guerre civile s'y est tôt habituée.
    Son père, dont la voix alterne avec la sienne, sait combien, dans cette ville détruite, son pouvoir n'a rien de démesuré. Même s'il essaie de donner le change avec ses blagues et des paradis de verdure tant bien que mal réinventés à chaque déménagement, cet intellectuel - qui a le tort de n'être d'aucune faction ni d'aucun parti - n'a à offrir que son angoisse, sa lucidité et son silence.
    L'année des douze ans de sa fille, la famille s'exile sans lui à Paris. Collégienne brillante, jeune femme en rupture de ban, mère à son tour, elle non plus ne se sentira jamais d'aucun groupe, et continuera de se réfugier auprès des arbres, des fleurs et de ses chères adventices, ces mauvaises herbes qu'elle se garde bien d'arracher.
    De sa bataille permanente avec la mémoire d'une enfance en ruine, l'auteure de ce beau premier roman rend un compte précis et bouleversant. Ici, la tendresse dit son nom dans une main que l'on serre ou dans un effluve de jasmin, comme autant de petites victoires quotidiennes sur un corps colonisé par le passé.

  • Thomas, Mehdi et Louise se connaissent depuis l'enfance.

    À cette époque, Les Verrières étaient un terrain de jeux inépuisable. Aujourd'hui, ils ont grandi, leur quartier s'est délabré et, le temps d'un été, l'usine devient le centre de leurs vies.

    L'usine, où leurs pères ont trimé pendant tant d'années et où Thomas et Mehdi viennent d'être engagés.

    L'usine, au centre de la thèse que Louise prépare sur les ouvriers frontaliers, entre France et Suisse.

    Ces enfants des classes populaires aspiraient à une vie meilleure. Ils se retrouvent dans un monde aseptisé plus violent encore que celui de leurs parents. Là, il n'y a plus d'ouvriers, mais des opérateurs, et les machines brillent d'une étrange beauté.

    Grande fresque sur la puissance et la fragilité de l'héritage social, Thomas Flahaut écrit le roman d'une génération, avec ses rêves, ses espoirs, ses désillusions.

  • C'est l'histoire d'un père qui élève seul ses deux fils. Une histoire d'amour. Les années passent et les enfants grandissent. Ils choisissent ce qui a de l'importance à leurs yeux, ceux qu'ils sont en train de devenir. Ils agissent comme des hommes. Et pourtant, ce ne sont encore que des gosses. C'est une histoire de famille et de convictions, de choix et de sentiments ébranlés, une plongée dans le coeur de trois hommes.
    Laurent Petitmangin, dans ce premier roman fulgurant, dénoue avec une sensibilité et une finesse infinies le fil des destinées d'hommes en devenir.

  • Pandora

    Victoria Turnbull

    • Arenes
    • 24 Juin 2020

    Pandora vit seule dans un monde en ruine.
    Personne ne lui rend jamais visite.
    Le jour où un oiseau tombe du ciel devant sa porte, le monde de Pandora commence doucement à changer...
    L'enfance peut être traversée par des temps de tristesse. À la manière d'une fable écologique, cette histoire d'espoir, d'amitié et de renaissance invite l'enfant à avoir confiance en des lendemains joyeux.
    Un succès en Grande-Bretagne, traduit en 8 langues. Un album mondialement primé.

  • Il était une fois un conte obscurci, englouti par un océan de ténèbres, qui gisait tout au fond du foyer des histoires, étouffé en secret sous le gris de la cendre.

    Dans un pays lointain, la jeune Eugénie est mariée de force au mystérieux Roi Barbiche par son père. Commence alors pour elle un voyage aux confins du monde qui l'entrainera dans un château rempli de noirceur.

    Pensé à la fois comme une relecture de Barbe-bleue, une réponse littéraire aux contes précieux du XVIIIe siècle et aux romans magiques d'Angela Carter, "Le chien noir" s'inscrit dans une histoire féminine de la littérature. Celle d'Anaïs Nin, de Mary Webb, en passant par les soeurs Brontë?

  • Dans la campagne irlandaise, une fillette est confiée pour quelque temps à un couple sans enfant. Peu à peu, des liens tout en retenue se tissent entre les personnages, laissant transparaître au fil des pages la part cachée de leurs existences.

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  • "Les plantes dites vulnéraires, utilisées dans de savantes décoctions, sont réputées pour leurs vertus cicatrisantes ; elles referment les plaies, effacent les blessures. La poésie de Cathy Jurado distille ainsi le temps pour dissoudre les terreurs, sublimer les dislocations de l'existence, décanter le passé coagulé et la mélancolie ordinaire. L'alchimie de la langue agit ici, dans l'alambic du poème, comme un élixir de vie : si la poésie ne guérit rien, elle retranscrit la douleur et ses signes et tente d'en ordonner le chaos, dans un geste de soin accordé au monde et à la langue."

  • Des mendiantes, des folles, des criminelles, des orphelines, des filles de joie, des sorcières, toutes les indigentes que l'on voulait soustraire au regard de la société sont enfermées à l'hôpital de La Pitié-Salpêtrière de Louis XIV jusqu'à Charcot qui y élaborera ses théories sur l'hystérie des femmes. Condamnées au pire : travailler et prier du matin au soir, entassées dans des dortoirs insalubres, violées, fouettées, attachées, traitées comme des bêtes sauvages, marquées au fer rouge, pour les plus récalcitrantes, mariées de force pour aller peupler les colonies, visitées le dimanche derrière les grilles par des familles en goguette, lamentables figurantes de nuits libertines organisées par les mères supérieures où se presse le tout-Paris. Invitée à créer des sculptures pour la chapelle Saint-Louis de l'hôpital de La Pitié-Salpêtrière, Mâkhi Xenakis s'immerge dans ces archives de l'Assistance publique pour laisser venir à elle l'esprit des lieux. Elle en exhume des manuscrits totalement inédits, bouleversants, qui bruissent encore des cris de ces femmes enfermées là Quand la plasticienne pense ciment, tiges filetées, pigments, inévitablement surgissent les mots. Travaillés comme une matière brute, qu'il faut élaborer, agencer, tordre pour qu'ils expriment l'indicible de cet univers carcéral oublié. Dans cette nouvelle édition, Mâkhi Xenakis, nous fait redécouvrir cette oeuvre à travers des photographies inédites.

  • À quoi s'attendre en ouvrant un livre intitulé Loups et Brebis ? À un conte pour enfants ? Une fable sur « la raison du plus fort » ? Une parabole à forte charge symbolique sur la férocité et la violence des rapports de domination ? Avec ce livre du poète Manuel Silva Acevedo, devenu un des jalons de la littérature chilienne, rien de tel. Ou plus exactement, rien d'aussi simple, nulle pensée binaire sur la victime et son bourreau, nulle lecture univoque possible. Ce texte étonnant, qui aura attendu près d'un demi siècle avant d'être traduit en langue française, se donne dans une ambiguïté permanente, déjouant nos représentations et résistant à l'analyse. Et si loups et brebis se trouvaient en chacun de nous ? Peut-être... Le poème sonderait alors le clairobscur de notre âme.

  • La narratrice explore la question du désir et de l' attachement à la lumière du parcours d' une femme et de ses expériences sexuelles et affectives.
    Comment devenir et rester soi-même dans une société où les discours tout faits et les modèles prêts à penser foisonnent? La narratrice revisite toute sa vie, de l' enfance à l' âge adulte et se projette aussi dans la vieillesse.
    La réflexion féministe apparaît à chacun de ces âges de la vie.
    Amandine Dhée poursuit ainsi la réflexion entamée en 2017 avec La femme brouillon sur la représentation des femmes dans l' imaginaire collectif et leur émancipation.

  • Il manque beaucoup de monde dans le tableau de famille de Louise. La jeune femme n'a plus que son père et Gary, un fauve domestique aux yeux d'or, qui assassine les mésanges. Alors elle s'évade auprès de la joyeuse troupe des Gazelles, avec lesquelles elle répète un spectacle de danse orientale. Mais ce matin-là, jour de son anniversaire, alors que les danseuses doivent se produire à Gai-la-Fontaine pour un événement caritatif, des enfants sont pris en otage dans l'école de Grisors, toute proche, et le pacemaker de son père décide de faire des siennes.
    Dans ce roman de la vie qui résiste à la violence de l'époque et aux rumeurs de la haine, par la grâce d'une écriture infiniment sensible, aux mouvements imprévisibles, Frédérique Cosnier fait surgir un monde dont les enchantements naissent des pulsations même du coeur.

  • Longuement mûri, Walden est le chef-d'oeuvre littéraire de Thoreau. Ses références littéraires, ses images, ses injonctions à vivre de façon plus libre et anticonformiste, ses magnifiques pages de descriptions de la nature sauvage ainsi que ses exercices d'introspection en font une oeuvre singulière, qui garde aujourd'hui intacte toute sa portée subversive. Considéré comme l'ouvrage fondateur du genre littéraire nature writing, apprécié par des générations d'écrivains américains, à commencer par certains des représentants de la Beat Generation, Walden est aussi à la source de la réflexion écologiste sur l'utilisation des ressources et la préservation des espaces sauvages. La traduction de référence de Brice Matthieussent est enfin disponible en format poche.
    Introduction Jim Harrison

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  • Les objets sont les os du temps (...) écrire un roman, par conséquent, ce sera non seulement composer un ensemble d'actions humaines, mais aussi composer un ensemble d'objets tous liés nécessairement à des personnages, par proximité ou par éloignement. (Butor, 1995). De ces trois versions du même jeu de massacre, l'écriture, celle du pédagogue (Genette), celle du géomètre (Butor) et celle du tireur (le garde-chasse Chaigneau), je n'entends que la dernière, celle où les plombs cinglent au-dessus de mes oreilles, où je pique la tête et relève, d'un coup de panache, la queue, feignant de tomber mort sur le coup.
    Il se produit (ou pas) entre un texte et son lecteur, un événement d'une intensité extraordinaire. Je ne lis plus le texte, je le bois, et m'y abreuvant, j'ai lieu. Moi aussi je suis Heathcliff.
    Lisant Proust, je me fiche du temps que dure le dîner chez la duchesse de Guermantes, de l'intervalle de temps qui sépare les séquences, de la répartition des convives et de celle des objets.
    Lisant Proust, je mesure le temps à mon asthme. Je tousse donc je suis. Je crache un sang moussu.
    Moi aussi, mes poumons sont atteints. Le renard tiré vivant est non seulement le renard qui va mourir, mais le renard de la fable. Je ne lis pas le texte du garde-chasse, j'épaule et, quand je presse la gâchette, je me retranche à l'autre extrémité du doute, là où le renard syncope, va syncopant, va feintant, va fabulant.

  • Errances

    Olivier Remaud

    • Paulsen
    • 26 Septembre 2019

    Jamais un marin n'avait autant marché que lui.
    Des côtes danoises du Jutland à la péninsule du Kamtchatka, il devait unir la terre et l'eau sur une même carte du monde.
    Il arpenta les steppes et les forêts de la Tartarie, franchit ses monts et ses vallées, descendit ses rivières. Il atteignit la pointe nord de l'Extrême-Orient, traversa la partie septentrionale de l'océan Pacifique et vit la Grande Montagne sur les rivages de l'Amérique.
    Avec les vents contraires, les complications du pouvoir et la pensée du retour. Jusqu'au naufrage.
    Le récit des tribulations de Vitus Bering (1681-1741), explorateur danois et capitaine qui mena, au tournant du siècle des Lumières, des expéditions titanesques vers les confins de la Sibérie et même au-delà, vers l'Alaska.
    Olivier Remaud raconte l'odyssée de ce grand marin que rien n'ennuyait plus que les rivalités politiques et les spéculations des cartographes. Il décrit les choix et les doutes d'un homme de plein vent, né voyageur, qui vécut comme un nomade avant d'échouer sur une île. Une vie dans laquelle une femme d'action, son épouse Anna, joua un rôle majeur. Entre Ulysse et Gulliver, un portrait intime qui se lit comme un roman d'aventures.

  • Ce livre relate les vies exemplaires, les anecdotes et les recherches de quelques hommes - naturalistes, botanistes, généticiens, philosophes et explorateurs - qui ont révolutionné notre idée du monde végétal.
    Cinq siècles de stupéfiantes découvertes botaniques. Charles Darwin et l'orchidée de Madagascar qui ne peut être pollinisée que par une seule espèce de papillon ; la théorie fondamentale du savant anglais sur la fécondation croisée et sur l'évolution des plantes ;
    Federico Delpino qui a étudié la collaboration entre végétaux et fourmis ; les observations de Léonard de Vinci sur la disposition adoptée par les feuilles pour capter la lumière solaire ; la découverte de l'Amorphophallus titanum par Odoardo Beccari à Sumatra ;
    L'histoire tragique de Nikolaj Ivanovi? Vavilov qui, en cherchant à sélectionner en laboratoire un super-blé capable de nourrir des millions de Russes, préservera la diversité des plantes mais mourra de faim dans une prison soviétique. Et encore, le génie de Marcello Malpighi ; l'invention de la génétique végétale par l'abbé Mendel;
    La vie extraordinaire de George Washington Carver, premier Noir américain diplômé, et la ténacité de Charles Harrison Blackley cherchant la cause du rhume des foins.

  • Penser comme un arbre

    Jacques Tassin

    Depuis quelques années, dans le sillage d'importantes découvertes scientifiques liées à la communication végétale, une tendance de fond nous incite à prendre l'arbre pour modèle, voire à pénétrer les arcanes de sa « vie secrète ». Mais, au-delà des métaphores et des analogies faciles, que peut-on vraiment espérer de ce nouveau rapprochement avec l'arbre ? Une source d'inspiration, un modèle écologique, la clé d'un nouveau bien-être fait d'ouverture et de partage ? Un écologue passionné nous livre ses réponses empreintes de science, de sagesse et d'un infini respect pour l'arbre :

    « L'arbre semble vouloir s'adresser aux grands primates irrévérencieux que nous sommes devenus. Des primates aujourd'hui perdus au bord du chemin pour avoir sottement oublié qu'ils vivaient sur la planète des arbres. » J.?T.

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  • L'histoire d'Antar, ce personnage pré-islamique et pourtant contemporain, est accompagnée de calligraphies arabes originales.

    Guerrier et poète, tel fut Antar, ou Antara. De l'Arabie préislamique du vie siècle où il vécut, la légende le projettera ensuite jusqu'à l'Espagne musulmane et aux Croisades. Fils d'une esclave abyssine, il devait à sa mère sa couleur noire qui le fit surnommer l'un des trois corbeaux des Arabes. Condamné par sa naissance illégitime à la condition d'esclave, il ne dût qu'à la vaillance qu'il déploya lors d'une incursion d'une tribu voisine, la reconnaissance de son père. Il devint alors le défenseur attitré des Bédouins dont il demeure, encore aujourd'hui, avec son esprit chevaleresque et aventureux, son amour de la liberté, son sentiment exalté de l'honneur, la figure emblématique.
    Les créations fougueuses, tendres, subtiles de Hassan Massoudy scandent le texte d'une épopée qui met en scène un homme d'armes et de mots, capable au plus fort des batailles, d'improviser de courtes stances d'un lyrisme remarquabIe, aux accents profondément poétiques, dont un certain nombre nous sont parvenues.

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  • Je suis l'hiver

    Ricardo Romero

    Fraîchement émoulu de l'école de police, Pampa Asain est muté dans la petite ville de Monge, à plus de 400 km de Buenos Aires. Là-bas, il n'y a rien - une route, un bar, une quincaillerie, des maisons abandonnées - et il ne se passe rien, du moins en apparence. Jusqu'à ce soir d'hiver où un appel de la centrale l'envoie au bord d'un étang ;
    Là-bas, il tombe sur le corps d'une jeune fille pendue aux branches d'un arbre. Presque malgré lui, et d'une manière qu'on peut qualifier de peu orthodoxe, Pampa va enquêter en pleine tempête de neige et découvrir les étranges secrets de cette petite communauté...
    Entre Fargo et Twin Peaks, Ricardo Romero nous mène dans un territoire au plus profond de l'Amérique où nos tragédies se font insignifiantes devant l'immensité de la nature.

  • L'invité du miroir

    Atiq Rahimi

    L'invité du miroir est un bref récit poétique dans la continuité de Terre et cendres ou de Syngue Sabour. Ce texte est inspiré par l'expérience de l'auteur au Rwanda sur le tournage de son dernier film Notre Dame du Nil (libre adaptation du roman de Scholastique Mukasonga, Gallimard, 2012).
    « Me voici, écrit l'auteur, vingt-quatre années plus tard, avec la même rage, les mêmes questions, le même besoin viscéral de reconnaître les désastres de l'Histoire, de les nommer, les filmer... » Atiq Rahimi se laisse imprégner par la culture du Rwanda, sa langue, son histoire, ses légendes et sa tragédie.
    Nous sommes au printemps 1994. C'est la guerre civile en Yougoslavie, celle fratricide en Afghanistan, pays de l'auteur, et l'atrocité du génocide rwandais. C'est le récit d'une triple rencontre, une mystérieuse nageuse dans le lac Kivu, une vieille femme sorcière, et un homme ivre, aux yeux rougis par les larmes. A mesure que le conte se déploie, on pressent l'horreur à venir, le génocide au Rwanda. C'est le poème de la violence décryptée dans les contes du pays.
    Le miroir, c'est cette terre de douceur qui nous invite à contempler ses blessures. L'invité, c'est lui, le poète qui passe de l'autre côté de l'horreur.

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  • Que signifie "être d'ici" ? Partant du constat d'une société toujours plus fragmentée socialement et territorialement, le collectif de photographes LesAssociés a mené à l'échelle de la région Nouvelle-Aquitaine, une enquête qui vise à élargir cette question identitaire. Et si, à l'heure des nouveaux ensembles - régions, Europe -, nos identités étaient multiples ? D'ici, ça ne paraît pas si loin invite à trois voyages - géographique, temporel et affectif -, autour de trois questions : quelle ruralité à l'ère des métropoles ? quel horizon pour chacun ? d'où se raconte l'histoire qu'un territoire inspire ? S'incarnant dans une géographie abstraite qui dépasse les frontières du Sud-Ouest, ce livre mêle textes et images en renouvelant les idées de faire culture et de faire société.

  • « Je suis un migrant, un chien mille fois blessé qui sait explorer une ville. Je sors et je fais des cercles autour de mon immeuble. Je renifle les bars et les restaurants ».
    Velibor Colic poursuit ici l'entreprise commencée avec son Manuel d'exil : un vagabondage autobiographique, une sorte de bildungsroman alliant une fantaisie mélancolique typiquement balkanique à une réflexion tourmentée et lucide sur l'exil. Héritier de Cortázar (pour l'invention surprenante, l'agilité des métaphores), de Pérec (le goût des listes et des inventaires), de Fante ou Bukowski (pour l'empathie avec les faibles et les marginaux, les déjantés, les solitaires, les excessifs - et le goût pour les alcools forts), Colic parle magnifiquement du sentiment de déréliction des migrants. Son récit reproduit l'errance désespérée de ceux qui ne trouveront jamais vraiment leur demeure. Il évoque aussi ses rapports avec les institutions, les administrations, les psychiatres et bien sûr les écrivains. Et avec les femmes, qui tiennent une grande place dans le récit bien qu'elles aient souvent été source de frustration et de désir ardent plus que de bonheur. C'est parfois déchirant, mais c'est aussi constamment drôle.
    Hommage palpitant à la littérature et à la langue française, ce livre vibre d'une tristesse tempérée par l'ironie et par un sens de l'absurde propres à ceux qui ont traversé des épreuves indicibles.

  • Amoureux. Un état, une chance, une surprise, un sentiment, une sensation, une émotion. L'amour se vit, l'amour se dit, l'amour se raconte, l'amour se partage, l'amour commence, l'amour se ternit, l'amour finit... parfois. Mais pas toujours. L'amour unique, l'amour éternel, l'amour une seconde fois, l'amour et la famille, l'amour et la maladie. L'amour, thème éternel.

  • Botanical Inspiration propose un panorama des plus belles illustrations contemporaines ayant pour sujet la flore sous toutes ses facettes avec une grande variété de concepts, styles et techniques.

  • Les sorcières n'ont qu'un but, éliminer les enfants qu'elles détestent, grâce à leur apparence tout à fait ordinaire. Un jeune garçon qui vit avec sa grand-mère, chasseuse de sorcières, apprend à les reconnaître à ses dépens, tout en déjouant un complot mené par la Grandissime sorcière.

  • Le coeur du rouge-gorge

    Ale + Ale

    Quand le rouge gorge rencontre la blanche colombe, il a un coup de foudre et se jure de tout faire pour gagner son coeur. Malheureusement, il n'est pas son seul prétendant, et chacune de ses tentatives pour l'impressionner est réduite à néant par un adversaire plus au point. La sérénade du rossignol ridiculise sa chansonnette ; le diamant de la pie éclipse son morceau de verre poli ; le tambourinage du pic-vert rend inaudibles ses efforts pour attirer son attention... et quand il rassemble son courage pour l'inviter à dîner, le merle l'a déjà conviée sur son cerisier en fleur. Le rouge gorge comprend qu'il lui faudra trouver une idée extraordinaire pour se démarquer...

  • Une fable sur le rapport entre l'homme et la nature, au cours d'une après-midi passée dans un parc entre un père et sa fille de 5 ans. Les jeux et les dessins qu'ils inventeront ensemble, au gré des rencontres, seront autant de propositions, de prises de conscience ou d'idées nouvelles pour préparer demain.

  • Cet ouvrage, adressé à un large public, montre, à travers de nombreux exemples issus du quotidien, en quoi les propriétés physiques et chimiques de l'eau sont tout à fait exceptionnelles, au point que sans elles il n'y aurait pas de vie sur Terre sous la forme qu'on lui connaît. Il montre aussi comment ces propriétés jouent un rôle important, pour le meilleur et pour le pire, dans les phénomènes à l'½uvre dans les problèmes de dérèglement climatique ou de pollution, et aborde les questions posées par la qualité de l'eau et celle de sa pénurie.

  • En 212, l'empereur Caracalla confère par édit la citoyenneté romaine à tous les habitants libres de l'Empire. Cette mesure couronne une évolution séculaire vers un empire à la fois politiquement unifié et culturellement universel. En 527, les élites romaines prennent conscience que les royaumes gothiques ont achevé de tuer l'Empire d'Occident. Le passage de témoin à l'Empire byzantin se réalise dans un V siècle qui se termine lorsque l'empereur Justinien tente de reconstituer une unité impériale universelle, sur des bases devenues profondément différentes de celles qui avaient fondé l'Empire romain.
    La longue période qui va de 212 à 527 a ainsi vu se produire des transformations impressionnantes : la fin d'une société d'ordres, la fusion des populations barbares et des populations provinciales, la déconstruction politique de l'Empire romain, la diffusion du christianisme. L'Antiquité tardive est aujourd'hui le sujet de vifs débats entre les historiens qui veulent réactiver la notion de déclin de la civilisation.

  • Qui sont ces hommes et ces femmes qui continuent d'habiter dans les campagnes en déclin ? Certains y fantasment le « vrai » peuple de la « France oubliée », d'autres y projettent leur dégoût des prétendus « beaufs » racistes et ignorants. Mais « ceux qui restent » se préoccupent peu de ces clichés éculés. Comment vit-on réellement dans des zones dont on ne parle d'ordinaire que pour leur vote Rassemblement national ou, plus récemment, à l'occasion du mouvement des Gilets jaunes ?
    Parmi les nouvelles générations, ils sont nombreux à rejoindre les villes pour les études, puis il y a ceux qui restent, souvent parce qu'ils n'ont pas les ressources nécessaires pour partir. Ceux-là tiennent néanmoins à ce mode de vie rural et populaire dans lequel « tout le monde se connaît » et où ils peuvent être socialement reconnus. Comment perçoivent-ils alors la société qui les entoure ? À qui se sentent-ils opposés ou alliés ?
    À partir d'une enquête immersive de plusieurs années dans la région Grand-Est, Benoît Coquard plonge dans la vie quotidienne de jeunes femmes et hommes ouvriers, employés, chômeurs qui font la part belle à l'amitié et au travail, et qui accordent une importance particulière à l'entretien d'une « bonne réputation ».
    À rebours des idées reçues, ce livre montre comment, malgré la lente disparition des services publics, des usines, des associations et des cafés, malgré le chômage qui sévit, des consciences collectives persistent, mais sous des formes fragilisées et conflictuelles. L'enquête de Benoît Coquard en restitue la complexité.

  • Opposer les scientifiques à un « public prêt à croire n'importe quoi » - et qu'il faut maintenir à distance - est un désastre politique. « Ceux qui savent » deviennent les bergers d'un troupeau tenu pour foncièrement irrationnel. Aujourd'hui, une partie du troupeau semble avoir bel et bien perdu le sens commun, mais n'est-ce pas parce qu'il a été humilié, poussé à faire cause commune avec ce qui affole leurs bergers ? Quant aux autres, indociles et rebelles, qui s'activent à faire germer d'autres mondes possibles, ils sont traités en ennemis.
    Si la science est une « aventure » - selon la formule du philosophe Whitehead -, ce désastre est aussi scientifique car les scientifiques ont besoin d'un milieu qui rumine (« oui... mais quand même ») ou résiste et objecte. Quand le sens commun devient l'ennemi, c'est le monde qui s'appauvrit, c'est l'imagination qui disparaît. Là pourrait être le rôle de la philosophie : souder le sens commun à l'imagination, le réactiver, civiliser une science qui confond ses réussites avec l'accomplissement du destin humain.
    Depuis Whitehead le monde a changé, la débâcle a succédé au déclin qui, selon lui, caractérisait « notre » civilisation. Il faut apprendre à vivre sans la sécurité de nos démonstrations, consentir à un monde devenu problématique, où aucune autorité n'a le pouvoir d'arbitrer, mais où il s'agit d'apprendre à faire sens en commun.

  • Pour la première fois en France, les plus grands spécialistes internationaux dressent un portrait de l'état actuel des connaissances sur le monde animal. Intelligence, compétences, sensibilité à la douleur, relation à la mort, sens de l'empathie et de l'altruisme, cultures, mémoire...  La grande originalité de cet ouvrage réside dans son approche transdisciplinaire qui convoque à la fois des éthologues, des paléontologues, des anthropologues, des philosophes, des psychologues, des juristes, des médecins vétérinaires ou des sociologues.

  • À quoi sert l'archéologie ? L'archéologie fascine, elle fait partie des métiers que voudraient faire les enfants, voeu que très peu réaliseront. Les enfants en effet s'interrogent sur l'origine, et tous les adultes à leur tour. Car, au fond, la question est bien celle de l'origine : du monde, des humains, de chaque société. Et pour élucider ces mystères, depuis le XIXe siècle, l'archéologie s'est progressivement substituée aux religions et assure une mission essentielle : elle construit le passé, le territoire et la légitimité historique de chaque nation.
    C'est ce que montre cet essai, où l'archéologue engagé Jean-Paul Demoule rend compte de la double fonction de cette discipline, scientifique d'une part, idéologique de l'autre, avec des frontières qui parfois se brouillent. En témoignent les débats français autour de l'enseignement de l'histoire et du « roman national », puis de l'« identité nationale », marqués depuis les années 2000 par l'irruption des « Gaulois », des « Barbares » et des manipulations de l'histoire dans les discours politiques et médiatiques.
    En témoignent également, dans de nombreux pays, les manières dont agit l'archéologie, tant dans ses interprétations historiques que dans sa mise en oeuvre sur le terrain, avec sa contamination croissante par les idéologies ultralibérales de la concurrence généralisée. On verra ainsi, dans le cas spécifique de la France, comment la convergence des intérêts économiques à court terme, de l'idéologie ultralibérale mais aussi des incuries administratives met en danger le sauvetage d'un patrimoine archéologique gravement menacé.

  • Cette biographie passionnante nous plonge au coeur de l'effervescence révolutionnaire mondiale des luttes anticoloniales. Dans ces mémoires, Elaine Mokhtefi fait de l'internationalisation des luttes son grand combat.
    Militante dès son plus jeune âge au sein du Mouvement des jeunes pour la paix et la justice dans le monde, Elaine Mokhtefi quitte New-York pour l'Europe en 1951.
    Elle restitue une fresque du Paris d'après-guerre, encore traumatisée par l'occupation. Elle s'immisce alors dans le milieu étudiant, de la Sorbonne aux Beaux-Arts, avant d'épouser la cause de l'indépendance algérienne.
    À partir de 1959, elle décide de se dédier pleinement à cette tâche au sein l'Office algérien de New York - un petit groupe de travail qui s'évertue avec succès à faire une place au FLN au sein des Nations Unies Débarquée à Alger en octobre 1962, Elaine Mokhtefi la qualifie de « capitale du Tiers-Monde ». Elle est notamment en charge du premier Festival panafricain en 1969 ainsi que de l'accueil de nombre mouvements de libération : Angola, Mozambique, Afrique du Sud...
    La section internationale du Black Panther y trouve également refuge avec l'arrivée clandestine d'Eldrige Cleaver. Elaine Mokhtefi nous raconte au plus près leur relation militante, son travail d'interprète, de compagnonne de route.

  • "Thérapie de Groupe" met en scène de façon éblouissante un auteur de bande dessinée à la recherche de l'inspiration. Dans une quête inlassable il parcourt l'univers de la création. Il remonte l'Histoire, fait appel aux plus grands peintres, interpelle Boileau, Nietzsche ou Dieu Lui-même.

    Faire rimer humour et désarroi n'est pas à la portée de tous les poètes. Avec cet album drôle et émouvant, cultivé et percutant, c'est pourtant l'exploit que réalise l'auteur.

    Ce voyage aux sources de la création est l'occasion pour le lecteur de constater l'extraordinaire talent graphique de Larcenet et l'ampleur de sa palette. Mais aussi d'entrevoir la douleur d'un artiste se cognant aux murs de l'incompréhension et de la solitude. Au bout du voyage, à chaque fois, l'impasse de la souffrance.

    Avec une lucidité féroce, l'auteur ne s'épargne jamais et dépeint de façon poignante un artiste à la dérive. Sauf que cet artiste, Manu Larcenet, est aussi le maître de l'autodérision. Et qu'il réussit à rendre chaque dessin, chaque page, chaque échec, aussi hilarants que bouleversants.

    Face à l'angoisse de la création, sans artifice ni dissimulation, il se met à nu dans une exploration d'une richesse et d'une profondeur rare et d'une vérité souvent déchirante. Et d'une drôlerie surprenante.

    Dialogues ciselés, mise en scène au cordeau, dessin incroyablement abouti, le dernier avatar d'une oeuvre originale et dense, "Thérapie de Groupe" enchantera évidemment la cohorte des fidèles de Larcenet. Et sera un vrai choc pour ceux qui le découvrent.

  • Paul à la maison

    Michel Rabagliati

    Paul à la maison est le 9e tome de la série. Cette fois-ci, l'action de déroule en 2012, Paul est auteur de bande dessinée à temps plein et lance un nouvel ouvrage au Salon du livre de Montréal. Entretemps, sa fille part travailler en Angleterre, Lucie n'habite plus avec lui et sa mère ne va pas bien... Paul à la maison traite du deuil, sous de multiples formes. Un album émouvant.

  • Bobby vit avec Julie dans une petite ville de province. Il travaille sur des chantiers. Il aime marcher dans la forêt qu'il connaît bien où une découverte macabre vient d'avoir lieu : le corps d'une femme assassinée. Bobby aime rendre visite à sa grand-mère et aime ses enfants. Ses enfants ? Mais ce sont les enfants de leurs amis Max et Alexa, prétend Julie quand Bobby les cherche partout dans la maison. Et Bobby ne sait plus très bien surtout depuis qu'il a surpris, croit-il, Julie avec Max, son meilleur ami, dans une scène sans équivoque. Ou n'ont-ils jamais eu d'enfants ? D'ailleurs, Bobby est-il bien en couple avec Julie ? Et a-t-il jamais voulu d'enfants ?
    « Je me suis servi de ma vie banale de père de famille pour inventer une histoire la plus excitante et stimulante possible », dit l'auteur. La question de la paternité devient une énigme embarrassante : désir d'enfant, peur de les perdre, de ne pas bien s'y prendre, fantasme de la vie avant ou sans les enfants.
    Pierric Bailly entraîne ses lecteurs dans un roman infernal où le doute devient le principe même de la narration. Le suspens du récit porte autant sur l'adultère, le désir d'enfants, l'assassinat d'une femme, que sur l'identité même du personnage principal. La lecture se fait au gré d'une succession de bascules dramatiques, ce qu'on appelle au cinéma des twists, pour démultiplier l'espace des possibles.

  • Michelle Perrot est une des plus grandes historiennes contemporaines. Ses travaux, pionniers en matière d'histoire sociale, d'histoire des marges, des femmes et du genre, ont puissamment contribué à renouveler la discipline et ses objets. Les trois séquences qui rythment ce volume correspondent à ses thèmes de prédilection : ouvriers, marges et murs, femmes.
    S'intéressant à travers eux à des figures de dominés, longtemps ignorés par les chercheurs, elle explore les traces à demi effacées de vies ordinaires qui, elles aussi, ont fait l'histoire : celles des ouvriers en grève ou des détenus du XIXe siècle, celles des enfants des rues, vagabonds ou autres Apaches de la Belle Époque. Celles enfin des femmes, toujours inscrites dans la diversité de leurs parcours et saisies dans la variété de leurs lieux de vie : la chambre, l'atelier, l'usine, la maison bourgeoise, la rue.
    Longtemps étouffées ou inaudibles, les voix de ces femmes, ouvrières (« mot impie », selon Michelet) ou autrices (au premier rang desquelles George Sand), militantes ou anonymes, aux corps assujettis ou triomphants, exploités et désirés, sont restituées par la force d'un style singulier. Toutes semblent se rejoindre in fine dans la figure de Lucie Baud, « révoltée de la soie », meneuse de grève en Isère et inspiratrice de Mélancolie ouvrière, saisissant livre-enquête ici reproduit en intégralité.
    Michelle Perrot a elle-même assuré la sélection, l'agencement et la présentation des textes retenus, portant un regard résolument lucide et personnel sur plus d'un demi-siècle de recherche et d'engagement. Ce volume permet d'en mesurer toute l'ampleur.

  • Quelques taches de lumière scintillent sur les collines enneigées. La tempête a effacé mes pas... Comment retrouver mon terrier ? La neige craque. De petits museaux apparaissent ça et là. Et puis, plus un bruit. La forêt semble endormie.

    Elena Selena nous transporte dans les paysages enneigés de son enfance, sur les traces d'un renard égaré... Une promenade, à pas feutrés, dans une campagne immaculée. Un pop-up envoûtant, poétique et tout simplement sublime.

  • Après l'immense succès d'"Animalia" (28 000 ex.
    Vendus), de "Paris" (30 000 ex.) et de "Dinomania" (22 000 ex.), un nouveau pop-up grand format pour découvrir les origines de l'humanité. Un cadeau de fin d'année original !
    - 5 tableaux saisissants montrent quelles ont été les grandes évolutions, des australopithèque à Homo sapiens.
    Des pop-up qui mettent en scène les premiers hommes, avec la touche magistrale d'un illustrateur de talent, Owen Davey.
    - Les scènes de vie en pop-up, alliées aux textes très documentés des rabats, nous plongent dans le quotidien des hommes préhistoriques, tout en apportant les informations caractéristiques de chaque stade de l'évolution.
    - L'auteur, Bertrand Poissonnier, spécialiste de préhistoire, est archéologue à l'Inrap et membre du CNRS.
    - Les illustrations d'Owen Davey ("Le Who's who des grandes personnes") démarquent cet ouvrage des autres documentaires sur la préhistoire, par un style inattendu, moins réaliste, et pourtant très adapté, le classant parmi les beaux livres.

  • Mon quartier

    Judy Kaufmann

    • L'agrume
    • 17 Octobre 2019

    Il y a toujours de l'animation dans ma rue. Au numéro 62, une nouvelle famille vient d'emménager au premier étage, tandis qu'au deuxième, Violette est en train de faire la cuisine. Elle fait les meilleures pâtisseries du quartier. Au 64, c'est là que vit mon amie Madeleine.
    Au 66, c'est le fleuriste et l'appartement des Botero.
    Pour rentrer à la maison, je passe aussi devant la librairie, le glacier et même la bergerie de Rosa. Au numéro 76, c'est chez moi. J'adore penser à tous les gens qui vivent dans mon quartier. Un grand tout-carton en accordéon que l'enfant peut déployer et poser debout comme un petit paravent. Sur chaque page : un bâtiment avec toute la vie qui s'y déroule ; de nombreuses saynètes à observer et plein de choses à nommer. Un beau livre objet qui ravira les enfants.

  • Comment rassurer un enfant qui a peur de la nuit, convaincre un tout-petit que le sommeil est doux ? En lui montrant que tout finit par aller se reposer après un instant d'hésitation : le papillon qui volète, les chatons qui miaulent, les pommes et les jouets qui roulent... et bien sûr, lui aussi. Quel enfant ne se reconnaîtra pas dans la petite Louise de l'album, avec son pyjama rose et son doudou à l'envers ?

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  • Un bel album pour apprendre à compter avec des dinosaures tout en jouant avec des gommettes !
    «Quand 4 dinosaures rencontrent 2 ankylosaures, ça fait combien de dinosaures ?» Chaque double page présente un paysage peuplé de dinosaures dans lequel l'enfant peut ajouter les gommettes repositionnables représentant l'espèce mentionnée dans la consigne, et apprendre à additionner ainsi qu'à reconnaître les différents dinosaures. Avec cet album, l'enfant pourra compter 35 dinosaures !

  • Ce conte classique, peut-être un des premiers contes écrits, a connu mille versions, réinterprété par les voix de chaque époque (Peau de mille-bêtes chez les frères Grimm). Dans cette réécriture de Cécile Roumiguière, c'est la sujétion de l'enfant au père qui est mise en lumière, par une sorte d'effet loupe. On y voit aussi tout le silence de la cour courbée devant le pouvoir, capable et coupable de fermer les yeux sur l'inceste. Enfin, le rôle de la marraine, fantasque et libre, est finement exploré.À partir de 9 ans.

  • Jules le souriceau vivait tout seul dans son petit terrier et il aimait ça. Il échappait ainsi à tous ceux qui voulaient le croquer, sous la terre ou en surface : hibou, taupe, blaireau, chien, lapin, fermière. Mais la vie est pleine de surprises. Un jour, parce qu'il a eu pitié d'un renard très rusé, mais surtout affamé, Jules finit par devenir... non ! pas sa proie. Beaucoup mieux que ça !

  • "Étrangissime" propose un tour du monde des lieux les plus mystérieux, des événements les plus étranges et des légendes les plus inquiétantes de la planète, révélés grâce à la magie des trois filtres colorés.
    - La lentille verte montre les monuments et lieux visités :
    Le château de Dracula, la tour de Londres, la Forêt- Noire...
    - La lentille rouge présente les aspects historiques du lieu, les gens ou animaux qui y ont vécu, ce qu'on peut y trouver : Vlad l'Empaleur (à l'origine de la légende de Dracula), Henri III et ses léopards, les vers géants de la Forêt-Noire...
    - Et la lentille bleue, dont la qualité a été améliorée, révèle les spectaculaires créatures paranormales qui s'y cachent : vampires, fantômes et autres loups-garous dont les légendes regorgent.

  • Gioconda

    Nikos Kokantzis

    Magnifique histoire d'amour, tragique récit des heures parmi les plus sombres de l'Histoire, comment raconter Gioconda ? Elle est d'abord une jeune fille, une jolie jeune fille de Thessalonique, amoureuse de son voisin Nìkos. Mais alors que l'insouciance de la jeunesse devrait porter son existence, alors que le désir et la découverte des plaisirs charnels devraient presque totalement occuper son esprit, la vie de Gioconda et des siens est brutalement interrompue. Pour qu'elle ne soit pas oubliée, parce que tous ceux qui l'ont connue ont été arrachés à la vie, Nìkos nous raconte Gioconda.
    Ce récit est devenu un livre classique de l'Aube, que nombre de libraires se sont approprié. Aujourd'hui l'Aube en propose, pour la première fois, une belle édition à offrir.

  • Dry bones

    Craig Johnson

    La découverte d'un énorme T-Rex parfaitement conservé est une excellente surprise pour le comté d'Absaroka. En revanche, la découverte du corps du rancher cheyenne Danny Lone Elk, propriétaire des terres où gît le dinosaure, est une sacrée mauvaise nouvelle pour le shérif du comté, Walt Longmire. D'autant que les ossements du monstre préféré d'Hollywood sont estimés à des millions de dollars, ce qui crée bien des complications juridiques.
    Lorsque le FBI s'en mêle, Walt a peu de temps pour découvrir à qui profite la mort de Danny. Il fait donc appel à ses fidèles amis, le vieux shérif Lucian Connally et l'infatigable Indien Henry Standing Bear, et se lance dans une poursuite particulièrement périlleuse.

  • Fin des années 1990, dans l'est sauvage de la Slovaquie. Veronika, 17 ans, est enlevée par deux hommes alors qu'elle fait du stop. Après l'avoir violée, les deux malfrats prévoient de la vendre à un bordel au Kosovo. Mais lors du transfert, la jeune fille s'échappe, puis porte plainte auprès de la police locale. C'est alors que les choses se compliquent : les kidnappeurs semblent bénéficier de protections haut placées, et l'enquête piétine... Aidée de Pavol Schlesinger, le journaliste qui raconte son histoire, Veronika tente d'échapper aux trois plus grands groupes criminels de l'époque : la police, la justice et les services secrets. Réfugiée dans un hôtel désert à la frontière ukrainienne, elle fait la connaissance du mystérieux Igor, qui l'initie à la fabrication des bombes. Car si elle ne peut obtenir justice, Veronika refuse de laisser impunis ses tortionnaires. Et la vengeance est un plat qui se mange froid... Puisant dans les nombreuses affaires qu'il a pu suivre comme journaliste lorsqu'il couvrait les mafias de l'Est, Arpad Soltesz dresse un tableau noir et âpre des brutales années 1990 et du capitalisme sauvage qui a suivi la chute du communisme.

  • Sous les eaux noires

    Lori Roy

    Lorsque, à la fin du lycée, Lane Fielding a fui Waddell, sa ville natale au fin fond de la Floride, pour l'anonymat de New York, elle s'est juré de ne jamais y revenir. Pourtant, vingt ans plus tard, fraîchement divorcée et mère de deux filles, elle se retrouve contrainte de retourner vivre chez ses parents, sur la plantation historique de la famille. Un lieu hanté par le passé et les crimes sinistres de son père, ancien directeur d'une maison de correction.
    La disparition de sa fille aînée vient confirmer la malédiction qui pèse sur cette ville. D'autant que dix jours plus tard, une étudiante se volatilise à son tour. Lane, désespérée, entreprend alors de faire tomber les masques autour d'elle pour découvrir si quelqu'un n'a pas enlevé sa fille afin de se venger des crimes de son père.

    Sous les eaux noires questionne la solidité des liens familiaux et le danger des sombres rumeurs qui peuvent courir dans une petite ville de province... tout en montrant qu'il n'y a parfois pas de pire endroit que le foyer parental.

  • La mort selon Turner

    Tim Willocks

    Lors d'un week-end arrosé au Cap, un jeune et riche Afrikaner renverse en voiture une jeune Noire sans logis avant de disparaître. La mère du chauffeur, Margot Le Roux, femme puissante qui règne sur les mines du Cap-Nord, décide de couvrir son fils. Pourquoi compromettre une carrière qui s'annonce brillante à cause d'une pauvresse ? Dans un pays gangrené par la corruption, tout le monde en effet s'en fout. Tout le monde, sauf Turner, un flic noir de la brigade criminelle. Lorsque celui-ci arrive sur le territoire des Le Roux, une région aride et désertique, la confrontation est terrible, entre cet homme déterminé à faire la justice, à tout prix, et cette femme décidée à protéger son fils, à tout prix.

    Ce roman a reçu le Prix Le Point du polar européen.

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  • Dix ans après La Solitude des nombres premiers, un adieu à la jeunesse dans un bouleversant roman d'amour et d'amitié.

    Chaque été, Teresa passe ses vacances chez sa grand-mère, dans les Pouilles. Une nuit, elle voit par la fenêtre de sa chambre trois garçons se baigner nus dans la piscine de la villa. Ils s'appellent Nicola, Bern et Tommaso, ce sont « ceux de la ferme » d'à côté, jeunes, purs et vibrants de désirs. Teresa l'ignore encore, mais cette rencontre va faire basculer sa vie en l'unissant à ces trois « frères » pour les vingt années à venir, entre amours et rivalités, aspirations et désillusions. Fascinée par Bern, personnage emblématique et tourmenté, viscéralement attaché à la terre somptueuse où il a grandi, elle n'hésitera pas, malgré l'opposition de sa famille, à épouser ses idéaux au sein d'une communauté fondée sur le respect de la nature et le refus du monde matérialiste, à l'image de la génération des années 90, tiraillée entre le besoin de transgression et le désir d'appartenance, mais entièrement tendue vers l'avenir, avide de tout, y compris du ciel.

  • Croire aux fauves

    Nastassja Martin

    « Ce jour-là, le 25 août 2015, l'événement n'est pas : un ours attaque une anthropologue française quelque part dans les montagnes du Kamtchatka. L'événement est : un ours et une femme se rencontrent et les frontières entre les mondes implosent. Les limites physiques entre un humain et une bête, en se confrontant, ouvrent des failles sur leurs corps et dans leurs têtes. C'est aussi le temps du mythe qui rejoint la réalité ; le jadis qui rejoint l'actuel ; le rêve qui rejoint l'incarné. » Croire aux fauves est le récit d'un corps-à-corps entre un ours et une anthropologue au Kamtchatka. Et comme Nastassja Martin le souligne immédiatement, c'est une blessure et une renaissance, dont elle sortira en partie défigurée, mais surtout transfigurée. La singularité de son point de vue a toujours tenu à son engagement avec les peuples étudiés - les Gwich'in de l'Alaska puis les Évènes d Kamtchatka -, engagement si total qu'il a parfois aboli les distances soi-disant objectives et soulevé en elle des interrogations vertigineuses.
    Ainsi, avec cet ours, s'est-elle confrontée à une figure essentielle des mythologies locales, « l'âme sauvage », comme si cette bête fauve était le point de collision entre savoirs scientifiques et implication animiste.
    Outre ce motif initial, elle relate les nombreuses opérations subies en Russie à l'hôpital de Petropavlosk, puis en France à La Salpêtrière ou au CHU de Grenoble. Au cours d'une énième hospitalisation, de nouvelles menaces surviennent, une maladie nosocomiale puis un risque de tuberculose. Face à ces sombres perspectives, la rescapée décide de retourner sur les lieux du « baiser de l'ours ». Et c'est dans ce refuge d'une inquiétante familiarité qu'elle approfondit les questionnements qui l'ont assaillie depuis des mois, les met au diapason d'une pleine Nature habitée par des croyances ancestrales et des solidarités élémentaires, mais aussi à l'épreuve des préjugés de certains habitants envers la « miedka » qu'elle est devenue, mi-femme mifauve.
    Ultime stigmatisation qui va nourrir son désir de pousser plus loin encore sa méditation anthropologique.

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